Notre-Dame-de-Gravenchon

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Notre-Dame-de-Gravenchon
La zone industrielle en bord de Seine.
La zone industrielle en bord de Seine.
Blason de Notre-Dame-de-Gravenchon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Canton de Lillebonne
Intercommunalité Caux-Vallée de Seine
Maire
Mandat
Virginie Carolo Lutrot
2014-2020
Code postal 76330
Code commune 76476
Démographie
Gentilé Gravenchonnais
Population
municipale
8 105 hab. (2011)
Densité 432 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 24″ N 0° 34′ 19″ E / 49.49, 0.571944444444 ()49° 29′ 24″ Nord 0° 34′ 19″ Est / 49.49, 0.571944444444 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 138 m
Superficie 18,74 km2
Localisation

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Liens
Site web www.notre-dame-de-gravenchon.fr

Notre-Dame-de-Gravenchon est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Ses habitants sont appelés les Gravenchonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Notre Dame de Gravenchon est située au bord de la Seine, entre Le Havre et Rouen.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La paroisse Saint-Georges-de-Gravenchon et sa succursale Notre-Dame faisaient partie du domaine royal en relevant du domaine de Lillebonne. Les comtes d'Évreux y ont fait construire au Moyen Âge le château-fort de la Fontaine-Saint-Denis. Les deux communes sont réunies en 1823 sous le nom de Notre-Dame-de-Gravenchon.
  • L'empereur Napoléon III inaugure Port-Jérôme, du nom du frère de Napoléon 1er, décédé l'année précédente. Une borne commémorative rappelle sa visite le 28 mai 1861, lors des travaux d'endiguement de la Seine.
  • Notre-Dame-de-Gravenchon est une ville agricole (rôle éminent de la famille Le Duc de Lillers jusqu'à l'installation vers 1930 de deux raffineries de pétrole avec deux cités pour les employés : la « Standard » (pour Esso) et la « Vacuum » (pour Mobil-Oil). Horace Finaly Directeur général de Paribas de 1919 à 1937 participe à la création de la Standard Franco-Américaine (et de la Compagnie Française des Pétroles).
  • Le 22 mars 1934, à 11 h 55, le pétrolier La girafe explose, 13 membres d'équipages sont portés disparus, y compris Joseph de Lochounoff porté disparu par erreur car, n'écoutant que son courage, il est monté à bord en plein incendie.
  • Les raffineries sont en partie détruites en 1940 et reconstruites après 1945.
  • Notre-Dame-de-Gravenchon est occupée par les Allemands à partir du 12 juin 1940 et est libérée le 31 aout 1944 conjointement par l'armée britannique et l'armée belge (brigade Piron) ; cette dernière traverse la Seine à Port-Jérôme[1],[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Notre-Dame-de-Gravenchon

Les armes de la commune de Notre-Dame-de-Gravenchon se blasonnent ainsi :
Coupé au 1) parti, au I de gueules au léopard d’argent mouvant de la partition, au II d’azur à l’ombre de drakkar mouvant du chef et du flanc voguant sur deux ondes d’argent ; au 2) de sinople aux deux épis d’argent, les tiges passées en sautoir, surmontés de trois ombres de ballons de chimie, remplis à moitié aussi d’argent, rangés en fasce, celui du milieu plus grand ; aux filets d’argent brochant sur la ligne de partition.[3]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Notre-Dame-de-Gravenchon est jumelée avec les villes de :

Économie[modifier | modifier le code]

Les industries pétrolières jouent un rôle important dans la commune, du fait de :

  • La raffinerie de Port-Jérôme-Gravenchon, appartenant à une filiale d'ExxonMobil[4], est une des plus importantes de France. Elle peut traiter jusqu'à 12 millions de tonnes de pétrole brut par an.
  • L'usine de Total Petrochemicals, qui produit du butanol. Le 10 mars 2009, dans un communiqué officiel, Total annonce : « À la suite de la dénonciation définitive, par le client unique, du contrat de fourniture de butanol secondaire produit à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime), Total Petrochemicals France se verra contraint de fermer ce site dédié à cette seule fabrication[5] ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 1983 François Deveaud Divers droite  
mars 1983 en cours Jean-Claude Weiss Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 105 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
454 300 482 463 740 708 757 780 757
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
780 716 720 669 714 705 757 803 716
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
715 739 740 606 604 555 2 030 2 368 3 655
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
5 488 6 273 8 335 8 963 8 901 8 618 8 300 8 208 8 105
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


D’après le recensement Insee de 2007, Notre-Dame-de-Gravenchon compte 8 254 habitants (soit une diminution de 4 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 130e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 038e en 1999, et le 30e au niveau départemental sur 745 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 20,8 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 24,6 %).
Pyramide des âges à Notre-Dame-de-Gravenchon en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
1,1 
6,2 
75 à 89 ans
9,0 
14,5 
60 à 74 ans
14,5 
21,4 
45 à 59 ans
22,2 
19,0 
30 à 44 ans
19,3 
19,2 
15 à 29 ans
16,4 
19,7 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le colombier Construit au XVIIe siècle est le seul vestige d'un manoir détruit en 1957. Le colombier est actuellement intégré à un équipement culturel.

Château des Lillers Le marquis de Lillers fait construire en 1840 le château en brique et calcaire, dont la décoration intérieure est due à son épouse, fille du banquier Collot. Brûlé vers 1930, reconstruit peu après et démoli en 1970 (opération immobilière du « Bois du Parc »).

Église Notre-Dame L'église paroissiale Notre-Dame était à l'origine une chapelle dépendant de l'église paroissiale Saint-Georges de Gravenchon. Elle a été construite au XIIe siècle. Elle était à trois vaisseaux, mais les bas-côtés ont été détruits. La flèche de la tour a été édifiée au XVIIe siècle. Dans le premier quart du XIXe siècle, le chœur a été reconstruit en conservant le pignon d'origine. La sacristie a été construite de 1851 à 1852. Le bas-côté sud a été élevé en 1899 par Constant Martin.

Églises Saint-Georges

  • La première église, détruite en 1826, fut fondée au XIIIe siècle : tour carrée en silex avec contreforts et flèche en pierre découpée en essente (connue par un dessin). Nef de 36 pieds de long sur 22 de large et 16 de haut en pignon. Chœur de 36 pieds de long sur 22 de large et 16 de haut. Il subsiste le presbytère du XVIIIe siècle et une croix.
  • L'église actuelle fut construite à la fin des années cinquante.

Ferme Joly Manoir du XVIIe siècle et grange du XIIIe siècle laissés à l'abandon dans les années 1990. La ferme est rachetée par la mairie qui fait tomber le manoir et rénove la grange pour en faire une salle à louer.

Cité de la Petite Campagne : architectes Pierre Chirol et Georges Peulevey

  • Pour loger le personnel de la raffinerie ESSO, plusieurs centaines de maisons néo-normandes (maisons individuelles pour les ingénieurs, maisons groupées pour les contremaîtres et ouvriers) et un hôtel appelé « Hôtel des célibataires » (actuel hôtel Saunier).
  • Écoles (École des garçons devenue école maternelle de la Petite Campagne, École des filles devenue école Marie-Curie)
  • Salle des fêtes, place de Normandie.
  • Chapelle (temple protestant aujourd'hui).
  • Club house avec tennis (ferme du XVIIe siècle bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale).

Le Mont BDP est une montagne perdu dans les contrés de la vallé gravenchonnaise .

Le pic du Val Raveno s'étend sur plusieurs kilomètres et atteind une hauteur proche des 100mètres et accueille plusieurs espèces d'oiseaux morts. Les colines de la,cité industrielle de gravenchon sont situées en face des plaines industrielle ou il fait bon vivre.

Dans les environs[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Activités sportives.
  • Piscine olympique.
  • Bowling.

Récompenses[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Notre-Dame-de-Gravenchon a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@[10] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]