Menachem Mendel Schneerson

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Lubavitcher Rebbe
Image illustrative de l'article Menachem Mendel Schneerson
Menachem Mendel Schneerson lors de la parade de Lag Ba'omer 1987.
Présentation
Nom de naissance Menachem Mendel Schneerson
Surnom(s) Le Rebbe
Naissance 5 avril 1902
Mykolaiv, Ukraine
Décès 12 juin 1994 (à 92 ans)
Brooklyn, New York
Lieu de sépulture Queens
Dynastie Habad-Loubavitch
Prédécesseur Yosef Yitzchok Schneersohn
Successeur Titulaire
Œuvre Likutei Sihot, Torat Mena'hem,Sefer Hamaamarim,Hayom Yom
Place dans la lignée 7
Prise de ses fonctions 17 janvier 1951
Fin d'exercice 12 juin 1994
Père Levi Yitzchak Schneerson
Mère Chana Schneerson, née Yanovski
Épouse 1 Chaya Mushka Schneerson

Menahem Mendel Schneerson, né le 18 avril 1902 à Mykolaïv, Ukraine et mort le 12 juin 1994, également connu par ses fidèles comme le Rebbe ou le Rabbi de Loubavitch, est le septième héritier de la dynastie du Hassidisme HaBaD fondée en 1797 par Rabbi Schnéour Zalman de Lyadi. Il fut un des leaders spirituels du judaïsme mondial et notamment de la mouvance loubavitch depuis 1950 à la suite du décès de son beau-père Joseph Isaac Schneersohn. Il a notamment encouragé et agi pour la diffusion du judaïsme et la fondation d'un réseau d'institutions d'études juives et de l'enseignement de la Torah.

Une rumeur diffusée de son vivant voulait que Rebbe fût le Mashiah potentiel de la génération attendu par les Juifs. Il n'a pas eu d'enfants mais a légué depuis son décès en 1994, appelé « voilement » par une partie de ses fidèles, plus de 4 600 institutions à travers le monde.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Menahem Mendel Schneerson est né le 18 avril (11 Nissan) 1902 à Mykolaïv, en Ukraine, au foyer de Reb Levi Yits’hak et de la rebbetzin Chana Schneerson. Son grand-père maternel est le rabbin Meir Shlomo Yanovsky, le rabbin de Mykolaïv.

Il porte le même patronyme que Yosef Yitzchok Schneersohn, son futur beau-père auquel il succèdera du fait que tous deux descendent, à travers deux lignées différentes, de Rabbi Menahem Mendel, troisième de la lignée, le célèbre Tsemah Tsedek.

Il passe sa jeunesse à Iekatérinoslav (rebaptisée Dniepropetrovsk par les Bolchéviks) dont son père Rav Levi Yits’hak est le rabbin.

Rav Levi Yits’hak est un maître inspiré de la Kabbale, qui explore le Zohar et le Talmud. Contre toute attente, le futur Rabbi de Loubavitch ne fréquente pas de yeshiva. En dehors d'un premier maître avec lequel il fait ses premiers pas dans les textes — et auquel il voue une éternelle déférence —, son père est son unique précepteur.

Reb Levik prescrit à son fils un cursus de 16 heures d'études quotidiennes allouées à la Torah et lui accorde les huit qui restent pour s'alimenter, dormir et pour les études profanes avec différents professeurs de la ville. L'enfant accumule les lectures, dévore des dictionnaires de langues, tout en passant le plus clair de son temps à étudier les ouvrages dont il devra un jour assurer l'héritage. Sa chambre est tapissée de cartes astronomiques. Sa mère se plait à vanter ses capacités d'absorption — celles qui lui permettront, le moment venu, de dicter la réponse à une lettre en en lisant trois autres. On sait également qu'il ne prise guère les distractions de son âge et que les livres sont déjà sa patrie.

Pour les qualités humaines, sa mère relate tardivement qu'il sauta à l'âge de dix ans dans le Dniepr gelé pour sauver un enfant qui se noyait et qu'il manque d'être emporté par le typhus, contracté lors d'une épidémie après s'être porté secouriste volontaire. Le jeune homme s'intéresse à tout, c'est-à-dire à tous les déploiements intellectuels dont il fera plus tard usage pour « valoriser le Créateur et la profession de foi rédemptrice de la Torah ». Il s'inscrit en candidat libre dans divers établissements et y obtient des diplômes.

Au moment où il rencontre Rabbi Yossef Yits’hak en 1923, à Rostov, il est quasiment inconnu de la communauté hassidique qui campe autour du maître. Elle est même un peu surprise par ce jeune homme de vingt et un ans, impeccablement mis et aux manières raffinées, d'autant plus que l'on saura vite que le sémillant jeune homme est destiné à épouser la dernière des filles du Rabbi : Chaya Mushka Schneerson. Le Rabbi rassure ses disciples en attestant que ce jeune homme un peu suspect sait mot à mot les deux Talmud et les grands décisionnaires, et que les larmes qu'il verse lors du Tikoun ‘hatsot — ces lamentations que les très pieux récitent quotidiennement à minuit — sont indicibles.

Berlin[modifier | modifier le code]

En 1927, le régime de Staline commence à réprimer les institutions religieuses et Rabbi Yossef Yits’hak, qui ne laisse planer nulle équivoque sur le mépris qu'il voue à ce régime et du peu de cas qu'il fait de son règlement, est arrêté. La sentence de mort prononcée contre lui est commuée en exil et durant l'été suivant, il doit quitter la patrie du ‘hassidisme pour Rīga où il établira six ans durant son « gouvernement en exil ». Il emmène sa famille, ses proches disciples et son futur gendre.

Le 27 novembre 1928 à Varsovie, Rabbi Menahem Mendel épouse la fille de son cousin[1], le Rabbi Yossef Yits’hak, Chaya Mushka Schneerson. Ce mariage est célébré dans la capitale polonaise, haut lieu du judaïsme d'Europe centrale. Des sommités rabbiniques, dont le lieu foisonnait à l'époque, eurent alors l'occasion de mesurer la texture intellectuelle de cet homme apparu ganté de blanc qui leur fournit une matière édifiante.

Le nouveau couple part ensuite s'installer à Berlin où le futur Rabbi fréquentera l'université, et un grand nombre d'intellectuels juifs (il se souviendra par la suite y avoir vu Albert Einstein jouer du violon).

Paris[modifier | modifier le code]

En 1933, la montée au pouvoir du nazisme les fait quitter Berlin pour Paris. Là, il fréquentera la Sorbonne et d'autres établissements de l'enseignement supérieur, telle que l'École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie (ESTP), tout en revivifiant l'esprit des nombreux réfugiés que la tourmente commence à déverser dans la Ville des lumières. Il assure aussi un cours quotidien à l'oratoire du 17, rue des Rosiers.

Ceux qui fréquentent le couple, qui habite à quelques pas de la station Mouton-Duvernet, attesteront que l'ouverture de cet homme aux êtres et aux idées cohabite avec une piété méticuleuse. De son séjour dans la capitale française, le Rabbi gardera toute sa vie un attachement particulier au judaïsme français, dont l'histoire par la suite le lui rendra bien. Au point même que lors d'un mémorable Sim'hat Torah en 1974 à New York, auquel assistaient quelque cinq cents Français, il fit danser les Français sur l'air de la Marseillaise qu'il entonna sur les paroles d'un cantique à la gloire de Dieu, récité le Shabbat et les jours de fêtes à la synagogue.

À la suite de l'invasion de la France en 1940, il quitte Paris pour la Zone libre. Son périple le conduit à Vichy puis à Nice. Certains témoignages attestent qu'il y aura des liens avec la Résistance locale, et qu'il emmènera même des jeunes en montagne la nuit pour confectionner des Matsot à l'approche de Pessa'h.

Entre temps, en Russie, son père exaspère les Bolcheviks en refusant de jouer leur jeu. Une nuit précédant la fête de Pessa'h 1939, le NKVD fait irruption chez lui et l'emmène. Après avoir transité de prison en prison, il est envoyé en exil dans un cloaque du Kazakhstan où il décède le 9 août (20 Av) 1944 dans un état de déchéance physique. C'est là-bas qu'avec de l'encre confectionnée par son épouse - laquelle l'aura rejoint entre temps - il écrira ses commentaires kabbalistiques du Zohar, sur les marges des quelques livres qu'il aura pu emporter. Son fils les publiera par la suite et les commentera abondamment.

En mai 1941, le Rabbi et son épouse embarquent à Marseille pour Barcelone. Peu après, ils embarqueront à Lisbonne dans le dernier bateau qui accostera à New York le 23 juin 1941. Son beau-père s'y trouve depuis mars 1940 après avoir échappé d'une façon aussi rocambolesque que miraculeuse à l'anéantissement des Juifs de Varsovie.

Arrivée à New-York[modifier | modifier le code]

Le Menahem Schneerson qui arrive à New York est aussi méconnu de la colonie Loubavitch américaine qu'il l'était de l'entourage de son beau-père en Russie. Dans un premier temps, il se consacre exclusivement à la maison d'édition fondée par son beau-père et qui s'est donné pour tâche de publier l'immense patrimoine accumulé depuis deux siècles.

Mais la santé de son beau-père décline et il est appelé à le remplacer pour célébrer les Farbrenguen, ces réunions ‘hassidiques au cours desquelles les interventions du Rabbi alternent avec les chants. C'est ici que l'on va découvrir la trempe de cet intellectuel que son beau-père appelle « mon ministre de la culture ». Dans ses interventions, il fait sauter les clivages qui cloisonnent apparemment les diverses disciplines du savoir accumulé par la tradition juive. Le pilpoul talmudique est soudain chamarré de Kabbale, le sens littéral devient écarlate quand la sève du Hassidisme HaBaD les irrigue et les irradie. Cet homme qui n'a pas cinquante ans fait boire, danser, exulter et réfléchir des doctes qui ont parfois deux fois son âge et qui n'aperçoivent rien de semblable dans leur expérience passée.

Au printemps 1947, il fait son ultime voyage à l'étranger en revenant à Paris accueillir sa mère qui a réussi à quitter l'Union soviétique. Il ne quittera plus jamais son fief de Crown Heights à Brooklyn.

C'est aux États-Unis qu'il va lancer le mouvement de la Maison Chabad.

Le Rabbi de Loubavitch[modifier | modifier le code]

Le 17 janvier 1951, Menahem Mendel Schneerson reprend le siège laissé vacant par la Histalkout (décès) de son beau-père un an auparavant et devient le septième Rabbi de Loubavitch. Il abat très vite ses cartes et sa profession de foi se résume en un mot : « Oufaratsta » (voir verset biblique Genèse 28,14 : « Ta descendance sera (innombrable) comme la poussière de la terre; Et tu t'étendras (“oufaratsta”) à l'ouest, à l'est, au nord et au sud » ), la « diffusion de la Torah et de ses valeurs vers tous les horizons juifs qu'elles n'ont pas encore atteints ». C'est le saut à corps perdu dans cette entreprise qui attestera du véritable attachement de ses hassidim à son enseignement. Les farbrenguen qu'il célèbre - lesquels peuvent parfois durer huit heures et plus, et durant lesquels il discourt sans notes - exaltent jusqu'à ceux qui n'entendent pas un mot à son yiddish talmudique et didactique.

Dans ce foisonnement d'enseignements, une profession de foi générique : le refus de relativiser le moindre aspect d'une Torah divine, servi par un désir effréné d'asseoir chaque enseignement dans le monde du concret. Le déploiement in extenso de toutes ses interventions approche la centaine de volumes. Il discourt et chante[2], mais écrit aussi, et à tous. Aux rabbins, aux hommes d'État, à des artistes, des écrivains - Elie Wiesel compte parmi ceux dont il a marqué l'esprit - à des enfants et à tous ceux qui recherchent son conseil. Quelque trente volumes de sa correspondance ont été publiés.

Il reçoit aussi beaucoup. Pendant plus de trois décennies, il donnera à raison de deux nuits par semaine des audiences privées lors desquelles, durant parfois un tour de cadran, il écoute et conseille ceux qui auront sollicité une entrevue. Il intercède aussi pour ceux qui lui en font la demande. II passe régulièrement des heures, à jeûn, et parfois sous un soleil de plomb à lire, sur la sépulture de son beau-père, les demandes de bénédictions qui affluent tous les jours à son secrétariat.

À l'âge de 76 ans, après un accident cardiaque au beau milieu de la joie des danses de la Fête de Sim'hat Torah en 1978, il récupère difficilement mais continue en refusant de prendre du repos malgré les inquiétudes de son entourage. Il célèbre un farbrenguen toutes les semaines, sans compter des interventions publiques inopinées à l'issue des offices du soir. Les audiences particulières interrompues après son incident cardiaque reprennent en la matière du « dollar » qu'il distribue chaque dimanche matin à des centaines de personnes (religieux, non religieux, hommes, femmes et enfants, célébrités de toutes sphères) qui passent devant lui - parfois pendant huit heures d'affilée - et demandent sa bénédiction et son conseil (pour des questions sur la Torah, mais aussi dans leur travail, leurs relations personnelles ou leurs études).

Dernières années[modifier | modifier le code]

Le Ohel
La tombe du rabbi et de son beau-père

Au début des années 1980, le Rabbi passe l'ultime et incontournable vitesse. Il annonce que les pas du Messie résonnent déjà et engage tous ceux qui aspirent à eux à les hâter en s'en faisant l'écho par l'étude des enseignements et lois liés à l'époque messianique en s'attachant à convaincre tous ceux qu'ils peuvent atteindre que la venue du Messie est une réalité qui n'attend que notre foi en elle pour prendre corps. Dès lors, à chacune de ses interventions, il accentuera encore l'urgence de l'effort à déployer pour faire aboutir l'ultime parachèvement de la Création. Parallèlement il encourage avec force et vigueur dans de nombreuses allocutions le peuple juif à encourager tous les peuples de la planète à accomplir leur part dans la création, but de leurs venu sur terre, en respectant les 7 Lois de Noé, tout en continuant leurs activités habituelles ; en effet Dieu n'a pas uniquement donné à Moïse sur le Mont Sinaï les décrets à respecter concernant le peuple d'Israël mais aussi les lois concernant tous les peuples de la terre.

Au début des années 1990, il déclare que les bouleversements politiques intervenus en Europe et qui mettent fin à la Guerre froide sont un signe caractéristique du prochain avènement messianique. Il relie le fait que ces mutations se soient effectuées sans effusion de sang aux prémices d'une ère de paix universelle.

Lorsque éclate la première Guerre du Golfe, il déclare qu'il s'agit de la réalisation des termes du Midrash Yalkout Chimoni annonçant, pour « l'année où le Machia'h se dévoilera », la guerre du dirigeant de la Perse (qui avait dans l'antiquité sa capitale à Bagdad) contre un pays arabe et le désarroi mondial qui en résultera. Suivant l'agencement du récit du Midrash qui relate la façon dont Machia'h rassurera le peuple juif et annoncera la délivrance, en se tenant sur le « toit du Temple » (lieu profane qui, selon le Rabbi, fait allusion à une terre extérieure à Israël), le Rabbi ne cesse d'encourager la population d'« Erets Israël » et annonce prophétiquement qu'il n'y aura à craindre aucune attaque non conventionnelle et que la guerre se terminera à Pourim, contrairement aux prévisions de tous les experts stratégiques. Dans la confusion régnante, il est une des voix qui rassérène et donne espoir aux Juifs du monde entier.

Le soir du 12 avril (28 Nissan) 1991, il admoneste ses hassidims en disant tout l'effort qu'il sollicitait. Il affirme avoir accompli le travail qui relevait de sa tâche et que le reste appartient désormais à ceux qui l'écoutent.

Il passera l'année qui suivra à commenter la section hebdomadaire de la Torah en s'attachant particulièrement à montrer comment le monde dans sa finitude aussi bien que l'homme, tout humain qu'il soit, sont des vecteurs de l'Infini. Engageant chacun à révéler cette dimension dans sa vie quotidienne, il ne cesse d'annoncer qu'il suffit « d'ouvrir les yeux » pour prendre conscience que le seuil de la Rédemption est accessible. Plusieurs de ces éminents Hassidims aperçoivent dans un nombre considérable de ces discours la proclamation indirecte de par le Rabbi lui-même d'être le Machiah.

Le 2 mars 1992, alors qu'il se trouve sur la sépulture de son beau-père, une violente attaque cérébrale le soustrait aux yeux d'une communauté juive suspendue à ses lèvres. Après des mois d'une convalescence lors de laquelle il n'a cessé de répondre aux demandes de bénédictions et désormais atteint d'hémiplégie, il réapparaît dans sa synagogue le jour de Rosh Hashana de l'année hébraïque 5753, à l'automne 1992. Trois semaines plus tard, le jour de Sim'hat Torah, il encourage avec vigueur pendant plus de 2 années les hassidim s'adonnant aux chants du désormais célèbre Yehi adonenou…

Le 12 juin 1994, le Rabbi décède. Certains de ses fidèles pensent qu'il n'est pas vraiment mort et disent qu'il se voile physiquement. Il laisse aux Juifs la promesse de la Délivrance et l'injonction de travailler « de [leurs] propres forces », de celles que l'âme juive recèle, pour en concrétiser l'avènement.

Que ce soit en priant dans sa maison d'étude du 770, ou sur le Ohel (tombe du Rabbi et de son beau-père), laquelle est visitée par des dizaines, voire parfois des centaines de personnes chaque jour, énormément de juifs et non juifs de par le monde déclarent continuer de recevoir miraculeusement conseils et bénédictions de sa part.

Le rabbin Schneerson, Roi Messie ?[modifier | modifier le code]

Drapeau des Habad messianites.

La pensée développée par Menahem Mendel Schneerson vers la fin de sa vie est généralement interprétée comme une prétention à être lui-même le messie, et c'est d'ailleurs ainsi que le voient certains chasidim à la veille de sa mort. Le développement de ce messianisme et son impact sur le judaïsme orthodoxe et Habad en particulier fait l'objet de nombreux débats dans la presse juive et les revues spécialisées. La conviction que le défunt Menachem Mendel Schneerson est bel et bien le messie susceptible de revenir à tout moment est extrêmement répandue dans la communauté Habad.

De nombreux fidèles croient que le concept habituel de mort ne s'applique pas à un vrai tzadik (saint, juste) tel que le Rabbi de Loubavitch Menachem Mendel Schneerson, dont l'âme est plus proche de Dieu que celle d'un homme ordinaire. Ils considèrent ainsi que leur dernier rabbin n'est pas mort, mais reste vivant d'une façon imperceptible aux humains ordinaires, et qu'il se manifestera de nouveau pour proclamer son messianisme[3]. Beaucoup refusent ainsi de faire suivre son nom de la marque habituelle de respect aux défunts (zt"l pour Zecher Tzaddik Livrocho, « que la mémoire du juste serve de bénédiction »).

Article détaillé : Messianisme Habad.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir, Heilman & Friedman, 2010, p. xv.
  2. Voir, Tzomo Lecho Nafshi.
  3. Rabbi Levi Yitzchack Ginsberg (yeshiva Kfar Chabad), Mashiah Akhshav, volume IV, 1996.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Samuel C. Heilman & Menachem M. Friedman. The Rebbe. The Life and Afterlife of Menachem Mendel Schneerson. Princeton University Press: Princeton and Oxford. 2010. (ISBN 978-0-691-13888-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]