Adrien Barrère

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Adrien Barrère, nom d'artiste de Adrien Baneux, né le 13 novembre 1874 à Paris 11e[1] et mort en 1931 à Paris, fut un affichiste et un peintre français de le Belle Époque[2].

Professeurs de la Faculté de médecine (1904). De la gauche vers la droite: André Chantemesse (1851-1919) (médecine expérimentale), Georges Pouchet (1833 - 1894) (histologie et anatomie), Paul Poirier (1853-1907) (anatomie), Georges Dieulafoy (1839-1911) (pathologie), Georges Debove, (1845-1920) Paul Brouardel, (1837-1906) (médecine), Samuel Pozzi (1846-1918) (gynécologie), Paul Tillaux (1834-1904) (chirurgie), Georges Hayem (1841-1933) (médecine clinique), Victor Cornil (1837-1908) (pathologie), Paul Berger (1845-1908) (membre de l'Académie de médecine), Felix Guyon (1831-1920) (urologie), Henri Depeton (1857-1929) (histologie), Adolphe Pinard (1844-1934) (obstétrique), Pierre Budin (1846-1907) (obstétrique)
Louis Duchesne croqué par Adrien Barrère.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié le droit et la médecine, Adrien Barrère se tourna vers l'illustration et plus particulièrement l'art de la caricature, dessinant aussi un grand nombre de posters pour les cinémas parisiens et le Grand Guignol. Son affiche avec des caricatures de la faculté de médecine de Paris, dont l'original est détenu par l'université de Rouen dans des dimensions (72 × 116 cm) deux plus grandes que les dernières copies, était immensément populaire à l'époque — pas un étudiant qui n'en avait pas une copie — et atteignit les 420 000 copies imprimées[3].

Sa collaboration avec Pathé fut fructueuse et donna lieu à une célèbre affiche: Tous y mènent leurs enfants. En 1912, le Courrier cinématographique, journal de la profession, le décrivit comme étant l'homme du moment à Pathé, créateur de plus de 200 affiches "à la verve et l'imagination débridées".

Barrère est l'auteur en 1919 de l'affiche du bolchévik hirsute et effrayant, serrant entre ses dents un couteau dégoulinant de sang et qui servit de propagande anticommuniste lors des élections législatives d'après-guerre[4].

Adrien Barrère chroniqua et caricatura des acteurs de la scène parisienne en adoptant un attitude plus complaisante que celle de Toulouse-Lautrec[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives Départementales de Paris en ligne, acte de naissance N° 11e/1874/4817
  2. Posters Please
  3. http://www.kugener.com/abfrage.php?id=1161
  4. Christian Delporte, La IIIe République de Poincaré à Paul Reynaud, Pygmalion 1998, p.32
  5. Encyclopaedia of Cinema Personalities

Liens externes[modifier | modifier le code]