Histoire des Juifs en Turquie

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L’histoire des Juifs en Turquie ou dans l'Empire ottoman, remonte à l'exil de Babylone, narré dans la Bible. On compte aujourd'hui 17 400 Juifs en Turquie[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Juifs ont habité le territoire de l'actuelle Turquie dès le IVe siècle av. J.-C.[2]. Non loin de Smyrne, en Lydie se trouvent les ruines de la synagogue de Sardes, une des plus grandes de l'Antiquité[2].

Au XIVe siècle, la population juive de Constantinople représente 10% de la population. Les Romaniotes sont la communauté principale, plus tard remplacée par les Sépharades. Au XVe siècle affluent des populations ashkénazes, dont fait partie le rabbin Yitzhak Sarfati, ou Isaac Zarfati[3]. Bayezid II envoie Kemal Reis pour sauver 150 000 juifs d'Espagne de l'Inquisition en 1492.

Sabbatai Zevi fut considéré par la secte turque des Sabbatéens comme le messie et se convertit finalement à l'islam. Ses descendants sont les Dönme.

Au XVIe siècle, Joseph Nasi est le premier gouverneur juif en Turquie comme Seigneur de Tibériade.

La Famille Camondo a pour patriarche Abraham Salomon Camondo, né à Constantinople, au XVIIIe siècle.

En 1889, Makhlouf Eldaoudi devient Hakham Bashi (chef religieux des communautés séfarades).

En 1951, la synagogue Neve Şalom est construite à Istanbul.

Dario Moreno (1921-1968), est musicien et acteur et Can Bonomo, le représentant de la Turquie à l'Eurovision 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sergio DellaPergola, « World Jewish Population, 2012 », North American Jewish Data Bank,‎ 2013 (consulté le 17 avril 2013)
  2. a et b (en)« Turkey », sur Jewish Virtual Library
  3. Letter of Rabbi Isaac Zarfati, datée de 1454 environ, turkishjews.com.