Ihor Kolomoïsky

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Ihor Valeriovitch Kolomoïsky

Description de cette image, également commentée ci-après

Ihor Kolomoïsky en séance publique

Alias
Benya (Беня), Bonifatsiy
Naissance 13 février 1963 (51 ans)
Dnipropetrovsk
(République socialiste soviétique d'Ukraine, Drapeau de l’URSS Union soviétique)[1]
Nationalité Drapeau d'Ukraine Ukrainien
Drapeau d'Israël Israélien
Drapeau de Chypre Chypriote[2]
Pays de résidence Drapeau de Suisse Suisse[2]
Profession Homme d'affaires
Autres activités
Second ou troisième homme le plus riche d'Ukraine
613e homme le plus riche du monde
2,4 milliards USD selon Forbes, 2013[3]
6,2 milliards USD selon le Korrespondent (en), 2011[4]
Président du Parlement juif européen (en)[5]
gouverneur de l'oblast de Dnipropetrovsk (mars 2014- )[6],[7],[8],[9]
Famille
marié, 2 enfants

Ihor Valeriovitch Kolomoïsky — en ukrainien : Ігор Валерійович Коломойський, en russe : Игорь Валерьевич Коломойский, Igor Kolomoïski[10] — né le 13 février 1963 est un homme d'affaires oligarque israélo-chyprio[2]-ukrainien[11] né au sein d'une famille juive ukrainienne. Igor Kolomoïsky est le principal actionnaire du Privat Group (en) et le président de facto du FC Dnipro Dnipropetrovsk[12].

Parmi les multimilliardaires, M. Kolomoïsky prend le 2e ou le 3e rang en Ukraine, après Rinat Akhmetov et/ou Viktor Pintchouk, depuis 2006[13],[14] et la 613e position dans le classement mondial selon le magazine Forbes[3]. Selon le Forbes, son patrimoine s'élève à 2,4 milliards de dollars, alors que le Korrespondent (en) l'évalue à 6,2 M $[4].

Nom[modifier | modifier le code]

La transcription du nom de M. Kolomoïsky s'écrit aussi Igor/Ihor Kolomoyskyi/Kolomoysky/Kolomoisky/Kolomoiskiy/Kolomoyskiy.

M. Kolomoïsky est souvent surnommé Benya (Беня), diminutif juif russe populaire au début du XXe siècle, et Bonifatsiy, d'après un personnage du dessin animé soviétique populaire (ru) auquel M. Kolomoïsky ressemble, notamment par sa coupe de cheveux[15].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1985 Igor Kolomoïsky est diplômé de l'Institut universitaire de métallurgie de Dnipropetrovsk (en)[1]. Marié, il a deux enfants[16].

Kolomoïsky est co-fondateur de la PrivatBank, ainsi que du Privat Group (en). Il en est président du directoire en 1997[1],[12]. Il compte parmi ses autres activités : ferroalliage, finance, exploitation pétrolière, médias de masse[16] industries métallurgiques et pétrolières (également en Russie et en Roumanie)[17].

Biens et participations[modifier | modifier le code]

Au travers de la PrivatBank il contrôle Aerosvit Airlines, Dniproavia et Donbassaero[18]. Le contrôle de la compagnie Mansvell Enterprises Limited lui permet celui des compagnies aériennes Skyways Express, City Airline (en) et Cimber Sterling[19].

Kolomoïsky est un milliardaire classé en 2007 par Forbes à la 799e position des plus riches du monde, avec 3,8 milliards de dollars[20], en 2010 le Kyiv Post estimait sa fortune à 6,243 milliards USD[21]. En mars 2012 Forbes le plaçait en 377e position avec 3 milliards de dollars[13]. En 2010 le Kyiv Post plaçait Kolomoïsky au second rang en Ukraine[21] ; en 2012 Forbes l'évaluait au troisième rang en Ukraine[13]. Dans ces listes la fortune de Kolomoïsky n'a jamais été surpassée que par celles de Rinat Akhmetov et/ou de Viktor Pintchouk[13],[14].

M. Kolomoïsky bénéficie d'un forfait fiscal à Genève depuis octobre 2010[2].

Kolomoïsky et la politique ukrainienne[modifier | modifier le code]

Les commentateurs de la vie politique ukrainienne listaient Kolomoïsky parmi les alliés de la personnalité politique ukrainienne Ioulia Tymochenko et son Bloc Ioulia Tymochenko[1]. Cependant selon RIA Novosti, en janvier 2010, les relations entre Kolomoïsky et Tymochenko « se sont détériorées il y a quelques temps, sans doute à cause de son refus de financer la campagne électorale de Tymochenko » en 2010[22]. L'hebdomadaire croate Nacional publiait en septembre 2007 l'information selon laquelle Kolomoïsky était devenu un allié du président d'alors en Ukraine, Viktor Iouchtchenko, et avait financé le parti Notre Ukraine de Iouchtchenko[17]. Kolomoïsky est également connu pour ses liens d'amitiés avec les dirigeants du parti néo-nazi Pravy Sektor (secteur droit) Il est au cœur de plusieurs scandale pour avoir offert des récompenses de 28 000 euros à ceux qui réussiraient à capturer des pro-russes. Russophobe et antisémite convaincu en dépit de sa filiation, il offre un million de dollars à celui qui assassinera le député pro-russe et ancien candidat à la présidentielle ukrainienne du 25 mai 2014, M. Oleg Tsarev[23].

Depuis 2010 circulaient des rumeurs que les intérêts de Kolomoïsky étaient sous la pression des autorités gouvernementales[21].

Lors des élections législatives ukrainiennes de 2012 Kolomoïssky était perçu comme l'un des principaux soutiens de l'UDAR[24], ce qui était démenti par ce parti[25].

En 2014 M. Kolomoïsky a reporté son soutien du gouvernement vers celui du mouvement contestataire de 2013-2014 en Ukraine[26].

Après avoir démis Dmytro Kolesnikov de la charge, Oleksandr Tourtchynov — président de la rada suprême, Président ukrainien par intérim — a nommé le 2 mars 2014 Ihor Kolomoïsky gouverneur de l'oblast de Dnipropetrovsk[6],[7],[8],[9].

Igor Kolomoïski finance plusieurs bataillons spéciaux chargés de réprimer le soulèvement pro-russe de 2014 en Ukraine, dont le fameux bataillon Azov, qui a repris la ville portuaire de Marioupol, le 13 juin 2014[27]. Il fait l'objet de poursuites par le Comité d'enquête russe pour « organisation de meurtres, de recours à des moyens et méthodes de guerre illégaux », etc. Un mandat d'arrêt international est prévu[28].

Œuvres et philanthropie[modifier | modifier le code]

Après avoir été évincé en mai 2011 de la présidence du Conseil européen des communautés juives[29],[30] à laquelle il semblait avoir été élu en octobre 2010[31],[32], Conseil adhérant au Congrès juif européen (en), Ihor Kolomoïsky fonde et préside pour cinq ans dès novembre 2011 le Parlement juif européen (en)[5],[33],[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Igor Kolomoysky Renaissance Capital (en) (Archive)
  2. a, b, c et d Roland Rossier, « L’oligarque « genevois » qui défie Poutine », Tribune de Genève,‎ 30 mai 2014 (lire en ligne)
  3. a et b (en) Ihor Kolomoyskyy, Forbes list of billionaires, mars 2013.
  4. a et b (ru) Игорь Коломойский sur korrespondent.net, en 2011
  5. a et b toby axelrod, « European Jewish Parliament off to a semi-comedic start », JWeekly,‎ 3 novembre 2011 (lire en ligne)
  6. a et b (en) Interfax-Ukraine, « Kolomoisky appointed head of Dnipropetrovsk Oblast Administration », KyivPost,‎ 2 mars 2014 (lire en ligne)
  7. a et b (ru) [vidéo] Олігархи Коломойський і Тарута стали губернаторами le 2 mars 2014 par TeleCanal Novin sur YouTube
  8. a et b (ru) (rédaction), « Губернаторами Донецкой и Днепропетровской областей стали украинские олигархи », sur newsru.com,‎ 2 mars 2014 (consulté le 2 mars 2014)
  9. a et b (en) Andrew E. Kramer, « Ukraine Turns to Its Oligarchs for Political Help », The New York Times,‎ 2 mars 2014 (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  10. Piotr Smolnar, Le Monde, 17 juin 2014, p. 5
  11. M. Kolomoïsky bénéficie de la double nationalité israélienne et ukrainienne en dépit du fait que la double nationalité n'est pas reconnue en Ukraine.(uk) З життя українських олігархів – вілла Коломойського на Женевському озері, Ukrayinska Pravda, 10 mars 2009.
  12. a et b (en) « Three's a crowd for Dynamo and Shakhtar », sur guardian.co.uk,‎ 28 août 2007
  13. a, b, c et d (en) « Eight Ukrainians make Forbes magazine's list of world billionaires » Kyiv Post, 8 mars 2012.
  14. a et b (en) Mark Rachkevych « Rich Man In A Poor Country » Kyiv Post, 17 décembre 2010.
  15. (ru) « Спасение Бонифация! » (consulté le 27 février 2014)
  16. a et b Ihor Kolomoysky, Kyiv Post, 8 juin 2008.
  17. a et b Mislav Šimatović, « 100 richest Eastern Europeans », Nacional,‎ 25 septembre 2007 (consulté le 25 juillet 2012)
  18. (en) Tom Zaitsev, « Three Ukrainian carriers seek tie-up approval », Flightglobal, Reed Elsevier,‎ 12 février 2010 (lire en ligne)
  19. (en) Metet Fraende, « Cimber Sterling gets 165 mln DKK lifeline », Reuters,‎ 7 juillet 2011 (lire en ligne)
  20. (en) 50 richest Ukrainians, ForUm (29 mai 2007)
  21. a, b et c (en) « #2 Richest: Ihor Kolomoisky, 47 » Kyiv Post, 7 décembre 2010.
  22. (en) « Yanukovych versus Tymoshenko » RIA Novosti 20 janvier 2010.
  23. « Les subtils équilibres d’Igor Kolomoïski, nouvel homme fort du Sud-Est ukrainien »
  24. (en) « After the parliamentary elections in Ukraine: a tough victory for the Party of Regions » Centre for Eastern Studies, 7 novembre 2012.
  25. (en) « Klitschko: UDAR's election campaign to cost Hr 90 million » Kyiv Post, 15 septembre 2012.
  26. (en) « Quiet Oligarchs: Rich Powers Behind the Fighting in Ukraine », sur www.nbcnews.com/business/economy,‎ 21 février 2014 (consulté le 1er mars 2014)
  27. Piotr Smolnar, Le Monde, 17 juin 2014, p. 5
  28. (fr) RIA Novosti, Article du 18 juin 2014
  29. (en) « European Council of Jewish Communities Goes Back to Its Roots and Re-Launches as Democratic, Pluralistic, Non-Political Association », sur www.ecjc.org,‎ 6 juin 2011 (consulté le 28 février 2014)
  30. Serge Golan, « Le judaïsme européen en ordre dispersé », Hamodia,‎ 31 août 2011 (lire en ligne)
  31. (en) Tzvi Ben Gedalyahu, « Billionaire Ukrainian to Head European Jewish Group : The two largest European Jewish groups now are headed by billionaires following the election of a Ukrainian bank tycoon », Arutz Sheva 7, www.israelnationalnews.com,‎ 26 octobre 2010 (lire en ligne)
  32. (en) Ben Hartman, « European Jews name new president », The Jerusalem Post,‎ 27 octobre 2010 (lire en ligne)
  33. (rédaction), « Élections du premier parlement juif européen : la participation dépasse nettement les prévisions, selon les organisateurs », European Jewish Press, ejpress.org,‎ 8 novembre 2011 (lire en ligne)
  34. Roger Cukierman, « Tribune : Le pseudo parlement juif européen », Judaïque FM 94.8, www.crif.org,‎ 5 mars 2012 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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