Célébrations dans le judaïsme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fairytale bookmark silver light.png Vous lisez un « bon article ».
Célébrations dans le judaïsme
Image illustrative de l'article Célébrations dans le judaïsme
Divers accessoires pour les temps fixés du judaïsme
(dans le sens des aiguilles : chandeliers de chabbat, keli (à l’arrière-plan), Houmash, Tanakh, pointeur de lecture, chofar et boîte pour etrog)
Sources halakhiques
Textes dans la Loi juive relatifs à cet article
Bible Lévitique 23, Nombres 28-29
Talmud de Babylone Ordre Moëd
Mishné Torah Sefer Zmanim
Choulhan Aroukh Orah Hayyim chap. 242 à 697

Les célébrations et commémorations juives (hébreu : חגי ישראל ומועדיו ’haggei Israël oumoadav, « les fêtes d’Israël et ses temps fixés ») occupent environ 150 jours dans l’année juive.

Tandis que les haggim (hébreu : חגים « fêtes », « festivals » ou « pèlerinages ») désignent principalement, dans la Bible, les trois temps de pèlerinage au sanctuaire, les moadim (hébreu : מועדים « temps fixés ») sont, de manière plus générale, les temps fixés à n’importe quelle époque par une autorité temporelle ou spirituelle pour observer divers rites et coutumes de fête, de joie ou de jeûne. Ils peuvent être d’origine religieuse, nationale, civile ou communautaire, étant universellement observés par l’ensemble des courants juifs dans le premier cas et par certains seulement dans les autres.

Ces temps fixés rythment la vie du juif pratiquant et marquent de leur empreinte la culture juive, même profane, notamment dans ses expressions et dans sa tradition culinaire. Ils ont pour la plupart été institués en célébrations ou commémorations officielles de l’État d’Israël, outre les jours récemment instaurés.

Les moadim dans les sources juives[modifier | modifier le code]

Dans la Bible hébraïque[modifier | modifier le code]

La Torah présente comme « temps fixés par Dieu »[1] au cours de l’année :

  • le chabbat ayant lieu chaque septième jour de la semaine ;
  • les rashei hodashim (débuts des mois) célébrant chaque nouvelle lunaison ;
  • les premier et septième jours de la fête des Azymes (’hag hamatzot). La veille du premier jour de cette fête doit être marquée par l’offrande pascale, « pâque à YHWH ». Le « lendemain du chabbat », les Juifs célèbrent également la récolte à venir sur la terre d’Israël par le balancement de l’omer, une mesure de farine provenant de la nouvelle récolte de blé, et d'autres offrandes[2] ;
  • ’hag chavouot (fête des semaines) ou ’hag hakatsir (fête de la récolte), sept semaines après ce jour où l’omer est balancé ;
  • yom teroua (le jour de la sonnerie) ;
  • yom hakippourim (le jour des propitiations) ;
  • ’hag hasoukkot (la fête des tentes) ;
  • yom hashemini atzeret (la clôture du « huitième jour », à dater du premier jour de ’hag hasoukkot).

Ces solennités doivent être marquées par une cessation d’activité plus ou moins totale et l’apport d’offrandes particulières. Trois d’entre elles sont l’occasion d’un pèlerinage à la maison de Dieu et doivent être marquées par la joie[3] tandis que Yom Kippour est un jour de « mortification des âmes[4] ».

D’autres jours particuliers apparaissent au cours du récit biblique, notamment une fête à YHWH non datée où les jeunes filles dansent en rondes dans les vignobles[5] et quatre jeûnes prescrits par les prophètes suivant la destruction du premier Temple[6]. Sous la domination achéménide, les yemei hapourim (jours des sorts) sont institués par les Sages d'alors pour célébrer l’annulation in extremis d’une décision funeste aux Juifs[7].

Dans la littérature rabbinique[modifier | modifier le code]

La Haggada de Pessa'h, élaborée au temps des rabbins

Les aspects pratiques et autres des temps fixés sont colligés dans le seder Moëd (« ordre du Temps Fixé »), second des six ordres de la Mishna[8]. De nombreux points de loi, insuffisamment décrits par la Bible et dont les détails s’étaient transmis oralement, comme l’identification des quatre espèces[9] ou le statut du jour de la seconde pâque[10] y sont laconiquement mais précisément consignés. On y trouve aussi des cérémonies antérieures à la Mishna mais couchées pour la première fois par écrit, comme les hoshaanot et la cérémonie de la libation d’eau[11], ainsi que d’autres, vraisemblablement élaborées à cette époque comme le seder leil hapessa’h (« rite de la nuit de la pâque »). Visant à remplacer la traditionnelle offrande pascale, abolie après la destruction du Temple, il fait oublier la dénomination biblique de ’Hag hamatzot pour celle de Pessa'h (la Pâque)[12].

Le chabbat est considéré le moëd par excellence et le paradigme des autres moadim. Les Sages y déterminent trente-neuf types d’activités interdites afin de se conformer à la prescription « vous ne (n’y) ferez aucun travail » qu’ils élargissent avec diverses mesures afin d’en garantir la sainteté[13]. Ils instituent cependant certains aménagements aux mesures rabbiniques afin d’en faire conserver la pratique au peuple[14]. Ils procèdent de même pour les autres jours, définissant avec précision le statut de yom tov, examinant ce qui le distingue et ce qui le rapproche du chabbat[15], et celui de hol hamoëd, jours intermédiaires entre deux convocations saintes lors de la fête des azymes et de celle des tentes[16].

Les Sages fixent de surcroît les dates des fêtes qui ne l’ont pas explicitement été dans la Bible, instituent certains jours, en abandonnent d’autres et déterminent les rites de tous. Ainsi :

  • quatre moments sont désignés comme nouvel an de l’année. Le 1er nissan, nouvel an des fêtes et années de règne, le 1er eloul, pour les dîmes animales, le 1er tishrei, pour le dénombrement des années et le 1er ou le 15 chevat pour les récoltes et plantations. Seul le 1er tishrei, yom teroua de la Bible, est couramment connu et célébré de nos jours sous le nom de Roch Hachana car la sonnerie du chofar qui le caractérise résonne pour les rabbins comme l’annonce du jugement divin de l’humanité pour ses actes au cours de l’année écoulée[17] ;
  • les yemei ha’hanoukka (jours de la réédification de l’autel des offrandes) institués à la suite de la révolte des Maccabées sont conservés car il s’y est produit un miracle visible de tous et renforçant la foi d’Israël[18]. Toutefois, les jours où il est interdit de jeûner, institués le plus souvent pour commémorer quelque haut-fait des Hasmonéens, sont abandonnés avec la chute du second Temple[19]. Les rabbins enseignent en outre qu’il est interdit de jeûner pendant nissan, à l’exception des aînés la veille de Pessa'h en mémoire de la plaie des premiers-nés[20] ;
  • la période de l’omer, entre le lendemain du premier jour de Pessa'h[2] et Chavouot, autrefois joyeuse, est assombrie par une mystérieuse plaie frappant 24 000 disciples de Rabbi Akiva[21] (le livre apocryphe de Tobie, écrit au IIe siècle avant l’ère commune, signale lui aussi que, conformément à la prophétie d’Amos, les jours de joie ont été changés en jour de deuil[22]) ;
  • les jeûnes pleurant la chute du Temple de Salomon commémorent désormais également celle du second Temple et sont observés le 10 tevet, le 17 tammouz, le 9 av et le 3 tishrei[23] ;
  • un jour faste avant la chute du Temple, le 15 av, perd de son éclat[24]. En revanche, le dernier jour de la fête des tentes qui avait acquis une importance majeure conserve la sienne[25].

L’existence de nombreuses communautés à plus de dix jours de marche de Jérusalem contraint les Sages à adopter un second jour férié en diaspora[26].

Dans la littérature médiévale[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge voit d’une part l’émergence du karaïsme, un mouvement juif babylonien entendant se baser sur la seule Bible hébraïque et rejetant en bloc les ordonnances rabbiniques (y compris celles concernant les temps fixés) et d’autre part la reviviscence de rivalités entre les centres de savoir babyloniens et galiléens[27]. Les académies talmudiques de Babylonie réagissent énergiquement par une abondante littérature visant à consacrer leurs ordonnances en norme. Le calendrier qu’ils adoptent pour déterminer le cycle de l’année juive et de ses temps fixés est en vigueur jusqu’à nos jours. Il prévoit de nouvelles réjouissances lors du second jour de la fête de la clôture afin de célébrer la fin et le renouveau du cycle annuel de lecture de la Torah, par opposition au cycle de lecture triennal de la terre d’Israël[28]. D’autres mesures, dont la prescription de manger chaud à chabbat et lors des fêtes contribuent, conjointement aux influences locales, à façonner durablement la culture juive.

Diverses pratiques mentionnées pour la première fois à l’époque des gueonim s’épanouissent au Moyen Âge, parmi lesquelles le jeûne en mémoire de celui qui avait été décrété par Esther[29]. Par ailleurs, la Kabbale, tradition des savoirs ésotériques des Sages, se diffuse irrésistiblement, malgré le secret qui entoure sa transmission. Elle dote les fêtes de nouvelles dimensions et de nouveaux rites, se réappropriant parfois entièrement certains moadim comme Hoshanna Rabba[30], Tou Bichvat[31] et le trente-troisième jour de la période de l’omer[32].

Observance des moadim dans le judaïsme rabbinique[modifier | modifier le code]

Les temps fixés ont lieu à date fixe dans le calendrier hébreu fixé par Hillel II. Cependant, ce calendrier luni-solaire de 354 jours suivant un cycle métonique ne correspond pas au calendrier grégorien et les dates des moadim varient donc dans celui-ci.

Temps fixés par la Torah[modifier | modifier le code]

Les temps fixés par la Torah (judéo-araméen : מועדים מדאורייתא moadim midèoraïta), se caractérisaient jusqu’à la destruction des Temples par un chômage plus ou moins étendu et des offrandes supplémentaires variant en fonction des occasions. Ceux-ci sont remplacés ensuite par une lecture de la Torah et des offices de prière supplémentaires[33]. Leur observance varie au sein des courants du judaïsme rabbinique, de la fidélité scrupuleuse du judaïsme orthodoxe à l’observance libérale des courants reconstructionniste et réformé, le judaïsme conservateur occupant une position intermédiaire[34]. Par ailleurs, certaines communautés observent des coutumes propres, influencées par leur habitat d’origine.

Chabbat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chabbat.
Table de chabbat traditionnelle pour la seouda rishona (premier repas chabbatique)

Le chabbat, septième jour de la semaine (qui, selon la Bible, commence le dimanche, ou bien-sûr la nuit du samedi) est un jour chômé car c’est Dieu même qui s’est interrompu dans son œuvre créatrice lors de la semaine de la création.

Le chabbat commence le vendredi soir au coucher du soleil. Toute activité créatrice est interdite dès le commencement du chabbat jusqu’à la sortie des étoiles le jour suivant et toute enfreinte volontaire est théoriquement passible de retranchement spirituel ou de mise à mort. La liturgie comprend de nombreuses piyyoutim (poèmes) et psaumes la différenciant des jours profanes. C’est également lors de la prière du matin qu’on lit publiquement la section hebdomadaire de la Torah ainsi que des livres prophétiques.

Trois repas copieux doivent être pris après les offices du soir, du matin et de l’après-midi afin d’honorer le chabbat et de s’y réjouir ; outre les traditionnelles hallot (pains tressés), au nombre de deux pour rappeler la double portion de manne lors de l’Exode hors d’Égypte, viandes (accompagnées de couscous dans les communautés originaires d’Afrique du Nord), poissons (frits à l’huile à la mode andalouse ou farcis à la mode ashkénaze) et vin (casher) doivent trôner sur la table. Cette prescription a préséance sur tout jeûne, volontaire ou obligatoire, à l’exception de Yom Kippour, le shabbat shabbaton (« chabbat des chabbatot »)[35].

Roch Hodech[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Roch Hodech.

Roch Hodech (la néoménie) est célébré le dernier jour du mois et le lendemain de celui-ci par un office supplémentaire précédé du Hallel (office de louanges)[36], à l’exception du mois de tishrei dont la célébration solennelle est incompatible avec la joie des louanges[37].

Jours fastes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Yom tov.
Fêtes de pèlerinage[modifier | modifier le code]
Soukka élevée à l'occasion de la fête de Souccot, rue des Écouffes à Paris
Célébration de Pessa'h en Ukraine au XIXe siècle
Article détaillé : Shalosh regalim.

Les trois fêtes de pèlerinage, Pessa'h, Chavouot et Souccot, commémorent à la fois l’Exode hors d'Égypte et le cycle agricole. Elles sont construites sur un même canevas liturgique (office de prière supplémentaire, lecture de la Torah et de l’un des cinq rouleaux, Hallel), chacune possédant en outre un rite particulier. Pessa'h se caractérise par le séder lors de la ou des premières nuits (en diaspora) et par une exclusion absolue de tout levain, à l’origine de plats parmi les plus typiques de la cuisine juive parmi lesquels les kneidlach, boulettes de matza également consommées à chabbat. Chavouot se signale par une veillée d’étude et une consommation préférentielle de laitages. Souccot est marquée par l’obligation de demeurer dans une tente recouverte de branchages (ou d’y prendre au moins ses repas, si le temps le permet) et par les quatre espèces[38].

Pessa'h et Souccot étant célébrées une semaine durant alors que seuls les premiers jours sont fériés, les jours intermédiaires obéissent à des lois et statuts particuliers[39]. Au second jour de Pessa'h[2], le décompte du ’omer inaugure une période de sept semaines (jusqu’à Chavouot) au cours desquelles les manifestations de joie sont fortement découragées, au moins jusqu’à Lag Baomer[40]. Souccot, dont le septième et dernier jour, Hoshanna Rabba, a acquis une solennité équivalente aux jours redoutables, est quant à elle immédiatement suivie d’une fête d’un jour (deux en diaspora) appelée Chemini Atzeret. Elle se caractérise par l’abandon de la soukka et, surtout, par les réjouissances de Sim'hat Torah, célébrant la fin du cycle de lecture annuel. Ces réjouissances ont lieu le second jour de Chemini Atzeret en diaspora[41].

Jours redoutables[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Yamim Noraïm.

Roch Hachana, le nouvel an juif, est un jour de jugement précédé d’une période pénitentielle commençant au mois d’eloul au cours de laquelle les séfarades récitent des poèmes pénitentiels (les ashkénazes ne commencent qu’à la semaine précédant Roch Hachana). Célébré pendant deux jours, en terre d’Israël comme en diaspora, il est marqué par la sonnerie du chofar et diverses cérémonies propitiatoires comme le tashlikh, renvoi symbolique des péchés aux tréfonds d’un point d’eau. Cependant, la fête n’est pas totalement dépourvue de joie, les Juifs affirmant leur confiance en Dieu en se parant de leurs plus beaux atours et en prenant des repas où, à l’image du pain ou de la pomme trempés dans le miel, la douceur prédomine[42]. D’autres aliments de bon augure sont consommés parmi lesquels les épinards[43], à l’origine de la bkaïla tunisienne. Les dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour sont une période d’introspection et de réconciliation avec autrui. Certaines communautés observent également la coutume des kapparot, « offrant » un coq en victime expiatoire par substitution[44].

Yom Kippour, le jour du grand pardon, jour chômé aussi absolument que le chabbat, est marqué par le jeûne (de 25 heures) et les privations (baignades d’agrément, port de cuir et relations conjugales sont interdits). De l’imposant culte qui se tenait en ce jour à l’époque du Temple, comprenant l’envoi d’un bouc à Azazel et culminant avec l’entrevue du Grand prêtre d'Israël avec Dieu dans le Saint des Saints ne subsistent que le traité Yoma qui le décrit et les cinq offices de prière du jour, consacré tout entier au repentir[45]. Au vu de la solennité du jour, on n’y lit pas le Hallel mais on omet également le Tahanoun, office de supplications[46].

Temps fixés par les rabbins[modifier | modifier le code]

Pèlerinage à Meron, 1920

Les temps fixés par les rabbins (judéo-araméen : מועדים מדרבנן moadim miderabbanan) célèbrent un miracle particulier ou une occasion de se réjouir devant Dieu non mentionnés dans la Bible. Pour cette raison, on n’y lit pas le Tahanoun[46] et les oraisons funèbres sont interdites[47].

Hanoucca, fête de louange et de reconnaissance, célèbre le miracle de la fiole d’huile, selon lequel une petite flasque suffit à alimenter le candélabre du Temple pendant huit jours alors que la quantité suffisait pour un jour à peine. Dès lors, un chandelier à huit branches est allumé à la fenêtre principale chaque nuit pour « publier le miracle » et le Hallel est déclamé pendant huit jours après qu’une courte action de grâce a été insérée dans la prière[48].

Le 15 chevat, désigné par les rabbins comme une date de calcul pour diverses prescriptions relatives aux fruits, devient en France[49] l’occasion pour les exilés de se rappeler la terre d’Israël en consommant des fruits secs qui en proviennent. Cette coutume est importée en terre d’Israël même par les kabbalistes de Safed qui en font un repas rituel à part entière[50].

La fête de Pourim, bien que fêtant les évènements relatés dans le Livre d'Esther, dernier Livre de la Bible hébraïque, a été instituée par des Sages et est donc considérée comme une fête rabbinique. Aux prescriptions d’Esther et Mardochée de faire de grands festins, s’échanger des cadeaux et venir en aide aux indigents, les rabbins ont ajouté la lecture du Livre d’Esther lui-même. De nombreuses coutumes de joyeuse exubérance se développent ultérieurement, allant jusqu’à l’adoption des mascarades inspirées des carnavals italiens[51].

Lag Baomer marque la fin de tourments à l’époque de la Mishna et est par ailleurs considéré comme le jour de la hiloula (« noces » avec les cieux, c’est-à-dire décès) de Rabbi Shimon bar Yohaï, haute figure de la Kabbale. Ceci donne lieu à des pèlerinages annuels au mont Méron sur le lieu de sa sépulture[40].

Jeûnes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeûne dans le judaïsme.
Juifs pendant les trois semaines

Le 9 av, commémorant la destruction des deux Temples, est marqué par les mêmes privations qu’à Yom Kippour mais il est consacré au deuil et non à l’expiation. Par conséquent, on ne lit en ce jour que des kinot, élégies pleurant les Temples (parmi lesquelles le Livre des Lamentations) et les tragédies qui se sont abattues sur le peuple juif depuis, comme la mise à mort des dirigeants spirituels de plusieurs générations, la crémation du Talmud à Paris, l’expulsion des Juifs d’Espagne et la Shoah[52]. Le jour de la destruction étant appelé moëd, on n’y lit paradoxalement pas le Tahanoun[46].

Les autres jeûnes, qu’ils soient d’institution prophétique comme le 10 tevet, le 17 tammouz et le 3 tishrei ou rabbiniques comme le jeûne d’Esther et celui des premiers-nés, ne durent que de l’aube au coucher du soleil. Ils ne s’accompagnent d’aucune restriction d’activité (qui demeure découragée) et ne peuvent, 9 av y compris, avoir priorité sur le chabbat. La période de trois semaines entre le 17 tammouz et le 9 av est une période de deuil, au cours de laquelle ne peuvent se tenir que les réjouissances « naturelles » comme le chabbat et la circoncision d’un enfant mais non les mariages. Les personnes pieuses s'abstiennent de viande et de vin, sauf dans les cas mentionnés, ne soignent plus leur apparence et ne lavent plus leurs habits[53].

Samaritains, après l’un de leurs pèlerinages sur le mont Guerizim

Observance des moadim dans les traditions non-rabbiniques[modifier | modifier le code]

Outre le judaïsme rabbinique, divers courants fondés sur la Bible ou au moins ses six premiers Livres, en tirent des interprétations différentes. Les Samaritains ignorent les célébrations et commémorations post-exiliques[54] tandis que les Karaïtes rejettent les innovations rabbiniques (mais observent leur version de Pourim)[55]. Les Beta Esraël d’Éthiopie, dépositaires d’un judaïsme pré-rabbinique, ne célébraient pas Hanoucca ni Pourim car ces fêtes leur étaient inconnues avant l’arrivée d’émissaires de l’Alliance israélite universelle[56].

Ces courants ne suivent pas le calcul du calendrier effectué par les Rabbanites : les Samaritains adoptent un calendrier métonique différent[54] tandis que les Karaïtes déterminent la lunaison par observation directe de la conjonction lunaire et la nouvelle année par observation de la germination du blé[57]. Par conséquent, leurs célébrations ne correspondent généralement pas dans le calendrier grégorien.

D’autre part, le décompte du ’omer, initié par les Rabbanites au lendemain de la fête de Pessa'h, l’est au lendemain du chabbat suivant Pessa'h par les Samaritains et les Karaïtes et au dernier jour de Pessa'h par les Beta Esraël[2]. Il y a également divergence sur la question des pèlerinages : les Samaritains continuent, malgré la destruction de leur temple sur le mont Garizim, à y effectuer un pèlerinage et à réaliser l’offrande pascale, de même que les Beta Esraël en Éthiopie, tandis que Juifs et Karaïtes attendent la reconstruction du Temple[54],[55],[56].

Enfin, chaque courant possède des ordonnances et célébrations propres : si Juifs et Samaritains accordent à certains chabbatot une importance particulière, ces chabbatot sont les quatre entre Pourim et Pessa'h pour les premiers tandis que les tsimmot de Pessa'h et Souccot sont les chabbatot ayant lieu environ cinquante jours avant ces deux fêtes, propres aux seconds[54]. Les Beta Esraël fêtent le Sigd, célébrant les actions d’Ezra et Néhémie au mois de heshvan[56] et observent, ainsi que les Karaïtes, de nombreux jeûnes inconnus des autres Juifs[55],[56].

Tableau comparatif des moadim dans les différentes traditions israélites[modifier | modifier le code]

Calendrier rabbinique[58] Calendrier karaïte[59],[60] Calendrier des Beta Esraël[56],[61] Calendrier samaritain[54],[62] Date hébraïque Correspondance grégorienne Signification
Roch hodech nissan Roch hodech l’Aviv Hag lissan Roch Hachana 1er jour du 1er mois Mi-mars - fin mars Nouvel an biblique
Pessa'h Pessa'h Fassikha Zeva'h ou Moëd HaPessa'h Au soir du 14e jour du premier mois Fin mars - mi-avril Célébration de la sortie d’Égypte
Pessa'h Hag Hamatzot Ba'ala tafsahat Shib'at youmi Massot Du 15e au 21e jour du premier mois Fin mars - mi-avril Fête de la germination de l’orge
Yom hanef Yom hanafat ha'omer (lors de Bohoka) (pas de nom particulier) Au lendemain du 15 nissan (cal. rabbinique) ou du chabbat suivant Pessa'h (cal. karaïte et samaritain) Fin mars-mi-avril Jour de l’offrande de l'omer sur la nouvelle récolte d’orge.
Shevi'i shel Pessa'h Atzeret shevi'i Bohoka Massot 21e jour du 1er mois Début avril - fin avril Clôture de Hag Hamatzot
Jour du passage de la mer des Joncs (trad. rabbinique)
(célébré à Chavouot) (célébré à Chavouot) Yom Maamad Har Sinaï 3 jours avant la fête de Chavouot samaritaine Fin mai - mi-juin Jour du don de la Torah sur le mont Sinaï (trad. samaritaine)
Chavouot Hag Chavouot Baala Maerar Hag Chavout 50e jour après l’offrande de l’omer Fin mai - mi-juin Fête de la germination du blé
Jour du don de la Torah sur le Sinaï (trad. rabbinique et des Beta Israël)
Jeûne du 4e mois Jeûne du 4e mois Soma toums ou tamos variable selon les traditions Fin juin - mi-juillet variable selon les traditions
Jeûne du 5e mois Jeûne du 5e mois Soma av ou Ab tom variable selon les traditions Mi-juillet - début août variable selon les traditions
Roch Hachana Yom Teroua Berhan Sara'ka Moëd ha'hodesh hashevi'i ou Sabbat assarat youmi asseliyyot premier jour du septième mois Septembre - octobre Jour mémorial
Nouvel an civil (trad. rabbinique)
Jeûne du 7e mois Jeûne du 7e mois Soma tahasrin variable selon les traditions Septembre - octobre variable selon les traditions
Yom Kippour Yom hakippourim Baala As'tesserio Yom hakippour 10e jour du 7e mois Mi-septembre - mi-octobre Jour de l’Expiation
Souccot Hag Hasouccot Baal matsalat Hag Souccout Du 15e au 21e jour du 7e mois Mi-septembre - mi-octobre Fête des cabanes et de la récolte
Chemini Atseret Chemini Atseret (pas de nom particulier) Chemini Atseret 22e jour du 7e mois Fin septembre - fin octobre Fête de clôture de Souccot et du cycle agricole
Sigd 29e jour du 8e mois Fin octobre - novembre Renouvellement de l’alliance entre Dieu et Israël lors du retour à Sion
Ehel Beikouriyat 12e jour du 9e mois Mi-novembre - fin novembre Seconde fête de la moisson, typique du climat éthiopien
Hanoucca Du 25e jour du 9e mois au 2e ou 3e jour du 10e mois Fin novembre - décembre Fête de la ré-inauguration du Temple au temps des Maccabées
Jeûne du 10e mois Jeûne du dixième mois Soma tavt 10e jour du 10e mois Fin décembre - mi-janvier variable selon les traditions
Arpa assarat 13e jour du 10e mois Fin décembre - mi-janvier « Fête du dixième mois » dont l’origine s’est perdue[63]
Tou Bichvat 15e jour du 11e mois Mi-janvier - mi-février Nouvel an pour les dîmes, fête du renouveau de la nature pour les kabbalistes
Pourim Yemei Hapourim 14e et 15e jours du 12e mois Mi-février - mars Fête du sauvetage du peuple juif au temps d’Assuérus, roi de Perse

Observances modernes des moadim[modifier | modifier le code]

La Haskala, mouvement d'émancipation des Juifs dans l’esprit des Lumières, bouleverse considérablement les données des fêtes et leur esprit. En effet, outre les enrichissements qu’elle pourrait apporter à la tradition, elle est pour la plupart de ses adeptes prétexte de rupture avec celle-ci, que ce soit par le biais de la réforme du judaïsme ou du sionisme, redéfinition laïque et nationaliste du fait juif[64].

Les moadim aux États-unis[modifier | modifier le code]

Barack Obama fête son premier séder à la Maison Blanche en 2009

Les partisans de la réforme sont pour la plupart établis en Allemagne puis aux États-unis. Ils souhaitent dans un premier temps ne conserver du judaïsme que son noyau moral et en exclure les aspects incompatibles avec la modernité. Diverses vagues d’immigration les entraînent à reconsidérer leur position mais leur idéologie libérale imbibe fortement le judaïsme américain, dont seule une minorité entend conserver, plus ou moins fidèlement, les prescriptions[65]. Roch Hachana, Yom Kippour, Pessa'h et Hanoucca demeurent des fêtes populaires mais elles répondent pour certains autant voire davantage à un besoin d’affirmation culturelle qu’au souci de préserver la tradition[66]. Pour beaucoup, Hanoucca est en effet devenue la réponse juive aux fêtes de fin d’année chrétienne[67], avec distribution de cadeaux et, pour certains, décoration d’un « buisson de Hanoucca » imitant le sapin de Noël[68]. Des manifestations plus traditionnelles continuent cependant à être observées, y compris dans les hautes-sphères du pouvoir : un allumage du chandelier de Hanoucca se tient à la Maison Blanche depuis 2001 et plusieurs présidents (Jimmy Carter, Ronald Reagan, George Bush Sr.) se sont affichés lors de célébrations publiques. La Maison Blanche tient de même, depuis 2009, un séder annuel à Pessa'h[69],[70].

Les moadim en Israël[modifier | modifier le code]

célébration de Yom Haatzma'out en Israël

Le sionisme des premiers temps, incarné dans les kibboutzim, installations agricoles collectives, et imprégné des idéaux de retour à la terre et de régénération des Juifs, entend revenir aux fêtes champêtres décrites dans les Livres des Juges et des Rois, avant l’établissement du Temple. Ne sont donc conservées que les fêtes agricoles, c’est-à-dire les trois fêtes de pèlerinage, Tou Bichvat et Tou Beav, célébrées à la gloire de l’Homme bien plus qu’à celle de Dieu. Les fêtes solennelles, reliquat indésirable du Juif diasporique attendant son salut de Dieu, sont remisées voire reniées, certains allant jusqu’à manger du porc à Yom Kippour. En revanche, Hanoucca et Lag Baʿomer deviennent les symboles de l’héroïsme juif, donnant lieu à des feux de joie et manifestations sportives[67],[71].

Après la création de l’état d’Israël, en 1948, les jours anniversaires de la déclaration de l’indépendance israélienne et de la réunification de Jérusalem sont proclamés jours de fête par le gouvernement[72], tandis que sont instaurés des jours mémoriaux pour les victimes de la Shoah, des guerres d’Israël et du terrorisme[73].

Cependant, le modèle sioniste de gauche s’effrite progressivement, tant dans les nouvelles générations issues du kibboutz, moins idéalistes que leurs parents, que dans celles de l’immigration, souvent attachées à leurs traditions[71]. Aux côtés des publics farouchement laïcs et orthodoxes émerge le sionisme religieux, idéologie mitoyenne reprenant les idées sionistes compatibles avec le judaïsme traditionnel. Ce courant, représenté par le Grand-rabbinat d’Israël, inclut les grandes victoires militaires israéliennes dans son calendrier à titre de yemei hodaa (jours de reconnaissance) et les célèbre sur le modèle liturgique de Hanoucca[72]. Cependant, il préfère commémorer les victimes de la Shoah le 10 tevet[74] plutôt qu’à la date du soulèvement du ghetto de Varsovie choisie par le gouvernement car la révolte a eu lieu en nissan, que la tradition considère comme impropre au deuil[73].

L’ordonnance des Procédures d’Administration et de Droit, la première adoptée par la Knesset en 1948, a décrété que les temps fixés par la Torah (mais non les temps fixés par les rabbins) ainsi que les jours fixés par vote parlementaire comme dates de célébration ou commémoration nationales sont des jours de congé obligatoires et qu’il est interdit d’y faire travailler un Juif[75]. Quant aux fêtes israéliennes, elles ne sont observées hors Israël que par les Juifs accordant créance au sionisme, laïc ou religieux, parmi lesquels les mouvements orthodoxe, conservateur, réformé et reconstructionniste américains mais non les hassidim de Loubavitch qui, à l’instar de la plupart des haredim, continuent à dire le Tahanoun (office de supplications) en ces jours[46]. Certains opposants farouches au sionisme, dont les Netourei Karta, vont jusqu’à les déclarer jours de deuil[76]. Les Karaïtes, vivant pour la plupart en Israël, ont intégré les fêtes nationales dans leur calendrier[77].

L’état d’Israël a également accordé le statut de fêtes nationales à certaines célébrations communautaires observées par une tranche significative de la population juive israélienne, parmi lesquelles la Mimouna des Juifs marocains[78], le Sigd des Beta Esraël et la Seharane des Juifs kurdes (bien que la célébration de celle-ci ait été déplacée dans le calendrier afin de ne pas concurrencer la Mimouna[78]). Plus récemment, des jours ont été institués pour commémorer le souvenir de grandes figures de l’État d’Israël et du sionisme[79].

Échos des moadim dans le christianisme et l’islam[modifier | modifier le code]

Des temps fixés de la Bible, le christianisme semble n’avoir retenu que le sabbat, la Pâque (Pessa'h) et la Pentecôte (Chavouot).

La plupart des Églises n’observent plus le sabbat au septième mais au premier jour de la semaine, invoquant pour ce changement des raisons théologiques[80]. Quelques Églises protestantes, dont la plus connue est celle des adventistes du septième jour, sont cependant revenues à une célébration du sabbat le samedi.

Deux des fêtes de pèlerinage, Pessa'h et Chavouot sont célébrées; mais observées à une date différente du calendrier juif, ces fêtes sont réinterprétées dans une perspective chrétienne (l’offrande pascale est Jésus, les prémices de la récolte les premiers chrétiens, etc.), tandis que leur rite s’éloigne des pratiques originelles au fur et à mesure des conciles qui visent à émanciper le christianisme de ses origines juives[81].
Souccot est par contre progressivement tombée dans l’oubli[82]. Une filiation est cependant couramment admise entre Hoshanna Rabba et le Dimanche des Rameaux[83]. Récemment, certains mouvements ont entrepris de célébrer les célébrations bibliques (Pessa'h, Souccot, etc.) à la date du calendrier rabbinique afin de se rapprocher des racines juives du christianisme ou de mettre en emphase le message chrétien[84].

Le « jeûne[85] » (Yom Kippour) et la période pénitentielle qui le précède semblent se retrouver en plusieurs endroits du calendrier chrétien oriental[86]. La fête de la Dédicace (Hanoucca), bien que mentionnée dans le canon chrétien[87] disparaît car, selon la doctrine chrétienne, le Temple spirituellement vide des Maccabées a été remplacé par l’Église[88].

L’islam a également conservé le sabbat (observé le vendredi) ainsi que les jours redoutables (devenus dans la pratique musulmane le Ramadan) et, peut-être, le septième jour de Pessa'h sous la forme de l’Achoura[89].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lévitique 23, Nombres 28-29
  2. a, b, c et d Lévitique 23:10-13 ; voir T.B. Menahot 66a pour l’interprétation talmudique & « Shavuot », sur the Karaite Korner pour l’interprétation littéraliste
  3. Deutéronome 12:12
  4. Lévitique 23:32
  5. Juges 21:19-21
  6. Zacharie 8:19
  7. Esther 9:20-28
  8. Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, p. 689
  9. Mishna Soukka 3:4
  10. Mishna Pessahim 9:1-3
  11. Mishna Soukka 4:4-5 & 8-9 respectivement
  12. Mishna Pessahim 10:1-9 ; cf. J. Hauptman, « How old is the Haggadah ? »,‎ 2002 (consulté le 20 octobre 2010) & « Passover and Unleavened Bread », sur Karaite Korner,‎ 26 mars 2010 (consulté le 12 janvier 2010)
  13. (he)/(en) Pinhas Kehati, « Introduction au traité Shabbat » (consulté le 18 octobre 2010)
  14. id., « Introduction au traité Erouvin » (consulté le 18 octobre 2010)
  15. id., « Introduction au traité Beitza » (consulté le 18 octobre 2010)
  16. T.B. Haguiga 18a
  17. Mishna Roch Hachana 1:1-2
  18. T.B. Shabbat 21b-23a
  19. T.B. Roch Hachana 18b-19a
  20. traité Soferim 21:3
  21. T.B. Yebamot 62b
  22. Tobie 2:1-6, cité in (en) Ronald H. Isaacs, Every Person's Guide to Shavuot, Jason Aronson Inc. Publishers,‎ 1999 (ISBN 978-0765760418, lire en ligne)
  23. Mishna Taanit 4:6 ; T.B. Roch Hachana 18b & Taanit 28b
  24. cf. Mishna Taanit 4:7
  25. T.J. Roch Hachana 4:8, 59c
  26. T.B. Beitza 4b
  27. Henry Malter, Saadia Gaon, his life and works, Philadelphia: The Jewish Publication Society of America. 1921, p. 72 ; Élie Barnavi et al., Histoire universelle des Juifs, éd. Hachette, coll. Littératures, pp. 88-89
  28. (he) A. Yaari, Histoire de la fête de Sim'hat Torah, éd. Mossad HaRav Kook, Jérusalem 1964
  29. Maïmonide, Mishné Torah, Sefer zmanim, hilkhot taaniyot 5:5
  30. « Hoshanna Rabba, in Encyclopedia Judaica », sur la Jewish Virtual Library,‎ 2008
  31. l'Executive commitee & J.D. Eisenstein, « New-year for trees », sur la Jewish Encyclopedia,‎ 1901-1906
  32. « 'Omer, Lag be- », sur la Jewish Encyclopedia,‎ 1901-1906
  33. DEJ, p. 747
  34. cf. DEJ, pp. 533-546
  35. DEJ, pp. 175-184
  36. DEJ, p. 606
  37. DEJ, p. 425
  38. DEJ, p. 776
  39. DEJ, p. 476
  40. a et b DEJ, pp. 749-750
  41. DEJ, pp. 965-967
  42. DEJ, pp. 880-882
  43. cf. T.B. Keritot 6a
  44. DEJ, pp. 776-777
  45. DEJ, pp. 1091-1095
  46. a, b, c et d DEJ p. 980
  47. DEJ, p. 310
  48. DEJ, pp. 427-430
  49. cf. Maguen Abraham 131:16, citant le Tikkoun Issakhar
  50. DEJ, p. 741
  51. DEJ, pp. 801-803
  52. DEJ, pp. 101-103
  53. DEJ, pp. 518-520
  54. a, b, c, d et e « Educational guide » [PDF], sur The-Samaritans.com.
  55. a, b et c Mourad el-Kodsi, « Karaite history » (consulté le 21 octobre 2010)
  56. a, b, c, d et e (en) N. Halsted, The Jews of Ethiopia : the Beta Israel community, Ami-Shav Center for Aid to Ethiopian Immigrants,‎ 1985 & Wigoder 1996, p. 331-332
  57. « Abib FAQ », sur Karaite Korner (consulté le 21 octobre 2010)
  58. Kitov 2008
  59. (en) « Moetzet Hakhamim Official Holidays Dates », sur Karaite Judaism University (consulté le 29 juin 2011)
  60. (en) Mourad El-Kodsi, « Holy Days », sur Kararite (sic) Jews of America (consulté le 29 juin 2011).
  61. (he) « Minhaggei Hag oumoëd bekerev yehoudei Ethiopia » (consulté le 29 juin 2011)
  62. (en) Alan D. Crown, The Samaritans, Mohr Siebeck,‎ 1989 (ISBN 978-3161452376), p. 730.
  63. Permettait de distinguer les Beta Esraël des chrétiens d’Abyssinie.
  64. DEJ, pp. 434-435
  65. Cf. DEJ p. 539
  66. « Why do we even celebrate Jewish holidays ? », sur Our Jewish Community.org (consulté le 28 décembre 2010)
  67. a et b DEJ, p. 429
  68. E. Cohen in R. Isaacs, Ask the Rabbi: The Who, What, When, Where, Why, & How of Being Jewish Jossey-Bass 2003, ISBN 0-7879-6784-X
  69. (en) « Obama hosts first-ever Passover seder dinner at White House », sur Haaretz,‎ 2009 (consulté le 22 juin 2011).
  70. (en) N. Mosgovaya, « Matzah balls at the White House: Obama hosts third Passover seder », sur Haaretz,‎ 2011 (consulté le 22 juin 2011).
  71. a et b DEJ, pp. 368-371
  72. a et b DEJ, p. 366
  73. a et b (he) R' Yaakov Ariel, « Pourquoi le 10 tevet a-t-il été choisi comme jour du Kaddish public ? », sur Yeshiva.org (consulté le 21 octobre 2010)
  74. « The Tenth of Tevet – Asarah B'Tevet », sur Jafi.org (consulté le 21 octobre 2010)
  75. cf. (he) Dr Asher Cohen, « Foi et état - laïcs, pratiquants et haredim » (consulté le 21 octobre 2010)
  76. Mishpacha Magazine, Zealots and Zionism,Moishe Guttman. March 14, 2007
  77. Cf. « Moetzet Hakhamim Official Holidays Dates 2009-2010 », sur Karaite Judaism University (consulté le 21 octobre 2010)
  78. a et b « The Seharane », sur Jewish Agency (consulté le 19 octobre 2010)
  79. (en) « Israel Memorial Days » (consulté le 30 juin 2011)
  80. Voir par exemple Jean-Paul II, « Dies Domini », sur le site du Vatican
  81. cf. Bernard Lazare L’Antisémitisme, son histoire et ses causes - L’antijudaïsme dans l’Antiquité chrétienne, depuis la fondation de l’Église jusqu’à Constantin
  82. Jean Daniélou, Les Quatre-Temps de Septembre et la Fête des Tabernacles, La Maison-Dieu n°46,‎ 1956 (lire en ligne), p. 114-136
  83. Alexandre Schmemann, « The Pre-Constantinian Origins of the Church Year »
  84. « US Mormons mark Passover holiday with Seder », sur JPost.com,‎ 20 mars 2010 (consulté le 9 janvier 2011), « Zion's Hope: Prophecy with Precision, The Feast of Tabernacles », sur JPost.com,‎ 12 octobre 2008 (consulté le 9 janvier 2011), « Some 8,000 Christian pilgrims to arrive in Israel for Feast of Tabernacles », sur JPost.com (consulté le 9 janvier 2011)
  85. Actes 27:9
  86. A.H. Blackwell, Lent, Yom Kippur, and Other Atonement Days, Chelsea House Publications,‎ 2009 (ISBN 978-1604131000)
  87. Jean 10:22
  88. N.T. Wright, « Jerusalem in the New Testament »,‎ 1994 (consulté le 6 janvier 2011)
  89. E. Segal, « The Islamic "Yom Kippur" » (consulté le 19 octobre 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sylvie Anne Goldberg, La Clepsydre.Essai sur la pluralité des temps dans le judaïsme, Paris, Albin Michel, 2000. Sylvie Anne Goldberg, La Clepsydre 2.Temps de Jérusalem, temps de Babylone, Paris, Albin Michel, 2004.

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 11 janvier 2011 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.