Sheldon Adelson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Sheldon Adelson

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Sheldon Adelson à Hong-Kong, en 2010.

Naissance 4 août 1933 (81 ans)
Boston (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis

Sheldon Adelson, né en 4 août 1933 à Boston, est un milliardaire américain, promoteur immobilier et propriétaire de plusieurs casinos. Il est la 8e fortune mondiale ; sa fortune, en 2014, est estimée par le magazine américain Forbes à 38 milliards de dollars (environ 27,6 milliards d'euros).

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Né dans une famille juive de la banlieue de Boston, il est le fils d'un chauffeur de taxi. À 12 ans, il est vendeur de journaux dans la rue ; il ne fréquente pas le collège. Il se lance dans les affaires, devient courtier en prêt, conseiller en investissement. Il crée par la suite plusieurs sociétés. En 1979, il crée et développe avec des partenaires un salon de l'informatique, le COMDEX, dont il fera le premier salon mondial de l'informatique et qu'il cèdera en 1995 pour 860 millions de dollars. En 1988, il acquiert toujours avec des partenaires le casino-hôtel le Sands de Las Vegas. L'année qui suit, il lui adjoint un centre d'exposition et de congrès nouvellement construit. En 1991, en lune de miel à Venise avec son épouse Miriam, il a l'idée de faire construire un gigantesque et moderne casino-hôtel reproduisant des bâtiments et des canaux de Venise à Las Vegas. Cela sera Le Venetian construit pour 1,5 milliard de dollars à la place de l'historique Sands qu'il fait détruire, révolutionnant l'industrie hôtelière de Las Vegas, l'orientant alors autant vers le divertissement et les congrès que vers le jeu. En 2003, il y fera ajouter une tour de 1013 suites. Depuis, il a investi, toujours dans les casinos, à Macao et à Singapour (notamment le Marina Bay Sands)[1].

En 2007, Adelson fit une offre infructueuse pour devenir le propriétaire d'un des principaux journaux israéliens, Maariv. Il envisagea ensuite de lancer un journal concurrent gratuit, mais abandonna le projet cette année-là. Cependant, par la suite, il parvient à lancer un quotidien gratuit nommé Israel Hayom, au grand dam des journaux Maariv et Yediot Aharonot.

Soutiens politiques[modifier | modifier le code]

Il était présent à la cérémonie d'investiture de Benjamin Netanyahou début 2009, dont le quotidien gratuit Israël Hayom réputé favorable au nouveau Premier ministre israélien est devenu le second quotidien le plus lu du pays[2].

Après avoir soutenu Newt Gingrich lors de primaires républicaines en vue de l'élection présidentielle de 2012, il se reporte sur Mitt Romney, après le retrait du premier. Il aura donné en tout une centaine de millions de dollars lors de cette campagne. En vue du scrutin de 2016, il apparaît encore comme un « faiseur de rois », plusieurs personnalités politiques républicaines participant à ses conférences dans l'objectif d'avoir son soutien[1]

En octobre 2013, il a publiquement déclaré qu'il lui semblait bon d'envoyer quelques missiles nucléaires « au milieu de Téhéran » pour lutter contre les ambitions de ce pays de se doter de l'arme nucléaire. Cette déclaration serait à l'origine de la cyberattaque présumée d'hackers affiliés à l'Iran contre son entreprise Las Vegas Sands quelques mois plus tard[3],[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Depuis 1991, Adelson est marié à Miriam Ochshorn, une médecin. Il a cinq enfants de son premier mariage : Sheldon Jr, Michael, Jennifer, Nicholas et Frank Sheldon Jr.

Philanthropie[modifier | modifier le code]

En 2006, Adelson donna 25 millions de dollars à l'organisation israélienne Birthright Israel, qui finance des voyages de juifs en Israël dans le but de resserrer les liens entre Israël et la diaspora. En 2007, Adelson donna à nouveau 25 millions de dollars au programme Birthright Israel, permettant à environ 20 000 personnes d'y participer[5].

Adelson et son épouse ont également financé des programmes médicaux, notamment en ce qui concerne les addictions à l'alcool et la drogue[1].

En 2011, Adelson donna à nouveau 25 millions de dollars pour soutenir le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Laure Mandeville, « Sheldon Adelson, en politique comme en politique », Le Figaro, encart « Culture », jeudi 24 avril 2014, page 38.
  2. « Le Fouquet's de Netayahou », Marianne, 11-17 avril 2009, page 50.
  3. (en) « Adelson: US should drop atomic bomb on Iran », sur http://www.jpost.com,‎ 24/10/2013
  4. « Cyberattaque : l'Iran fait sauter la banque à Vegas », sur http://www.zdnet.fr,‎ 12/12/2014
  5. (en) (rédaction), « Richest US Jew pledges USD 25 million to Taglit - birthright israel », Ynetnews,‎ 6 février 2007 (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]