Menorah

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Page d'aide sur l'homonymie la Menorah (chandelier à 7 branches) ne doit pas être confondue avec la Hanoukkia (chandelier à 8 branches +1)
Arc de triomphe de Titus : Prisonniers juifs portant la Menorah et les trompettes du temple de Jérusalem
Cette réplique de la Menorah du temple est exposée dans un square, face au Mur des Lamentations, à Jérusalem.
la menorah en Y dessinée par Maimonide
Menorah et couvre-chef
Collection Harry S. Truman.

La menorah (hébreu : מְּנוֹרָה IPA [mnoː'ɾaː]) est le chandelier (ou candélabre, autre acception conventionnelle) à sept branches des Hébreux, dont la construction fut prescrite dans le livre de l'Exode, versets 31 à 40[1], pour devenir un des outils du Tabernacle et plus tard du Temple de Jérusalem. Ce mot « Menorah » provient du préfixe « Mé » indiquant la provenance d'une chose, associé à la racine hébraïque Norah, Nourah, de Nour, Nor (flamme) au féminin. MeNoRah signifie donc « de la Flamme », « qui provient de la Flamme » ; cette flamme, selon la Kabbale, n'est autre que la Schékhinah ou présence de Dieu.

La forme de la menorah, telle qu'elle est représentée sur l'Arc de Titus, ou encore sur la mosaïque de la synagogue "Shalom Al Yisrael" de Jéricho (Ve siècle), est inspirée d'une variété de sauge très aromatique de la famille de la menthe qui pousse en Judée, la "SALVIA PALESTINAE" appelée aussi sauge d'israël. La description biblique qui se trouve en Exode 25:31-36, utilise des termes botaniques tels que : branches, fleurs, pétales, calices, ... On remarquera à ce sujet que la sauge se dit "Marva" en hébreu et "Moriah" en araméen, qui est également le nom du Mont du Temple (2Ch 3:1), et le lieu du sacrifice d'Isaac (Genèse 22:2). Selon certaines interprétations, le mot "Mor" (מָר) désignant l'un des ingrédients composant l'encens qui était utilisé dans le Temple, et qui est souvent traduit par myrrhe, pourrait être l'abréviation de Moriah[2].

Une variante en Y de cette forme fut dessinée par Maïmonide dans l'un de ses traités midrashiques : trois branches droites à l'est, trois à l'ouest et une au centre. Cette forme en Y, selon la Kabbale, devait rappeler les Sept branches du delta du Nil ; et son huile sainte, les eaux sacrées du Nil qui ne devaient jamais manquer. La forme en Y a également été adoptée par le mouvement Loubavitch pour sa Hanoukkia.

Selon Zacharie, ces sept lampes sont les yeux de Dieu qui veillent sur toute la Terre (ceci est une interprétation. Les 7 yeux semblent plutôt signifier l'omniscience de Dieu). Toujours selon Zacharie, le chandelier à sept branches est encadré de deux oliviers qui fournissent l’huile aux lampes. Victor Klagsbald a rédigé une analyse symbolique de l'objet dans son article « La menorah et le vêtement de Dieu » dans A l'ombre de Dieu : dix essais sur la symbolique dans l'art juif, paru en 1997 aux Éditions Peeters.

Mais le chandelier à sept branches serait aussi un équivalent, et un héritier, de l’« arbre babylonien de la lumière » (cf. aussi l'étude de Léon Yarden sur le sujet). Certains se demandent aussi si la Menorah ne dérive pas d’un antique « arbre sacré », ce qui expliquerait sa forme arrondie dans le Temple détruit par Titus. Contrairement à la forme plus fréquente de la Menorah, la tradition juive (Maïmonide dans son célèbre dessin et Rachi dans son commentaire à Exode 25, 32) suggère plutôt une forme selon laquelle les six branches seraient des diagonales droites.

Rachi a écrit : "Sortent de ses côtés: De part et d’autre et en oblique, s’étirant en longueur jusqu’au niveau de la menora elle-même, à savoir de sa tige centrale. Elles prenaient naissance sur la tige centrale, l’une au-dessus de l’autre, celle du dessous étant la plus longue et celle du dessus la plus courte. Il fallait en effet que tous leurs sommets se situent à la même hauteur que celui de la tige centrale, la septième, d’où sortaient les six autres branches".

Flavius Josèphe écrit : « On lui a donné autant de branches qu’on compte de planètes avec le soleil ». C’est une « imitation de la sphère céleste archétype » selon Philon.

Clément d'Alexandrie considérait le chandelier à sept branches comme un équivalent de la croix du Christ.

Aujourd'hui, la menorah est aussi l'emblème de l'état d'Israël, car comme l'étoile de David, la ménorah est un symbole de l'identité juive. Et les voitures officielles des Présidents israéliens ont sur leurs plaques d’immatriculation comme unique inscription une ménorah [3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rachel Hachlili, The menorah. The ancient seven-armed candelabrum : origin, form and significance (Supplements to The Journal for the Study of Judaism, 68), Leyde-Boston-Cologne, Brill, 2001.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]