Siddour

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Le siddour (hébr. סידור pluriel סידורים siddourim) formé à partir de la racine סדר qui signifie "ordre" désigne un livre de prière regroupant l'ensemble des prières journalières pour les jours ouvrés, yemey 'hol, le shabbat ainsi que les principaux textes des fêtes les plus importantes (essentiellement l'Amida des fêtes de pèlerinage, de Rosh hashanah).

En outre, il contient un certain nombre de textes liturgiques, de bénédictions en usage dans la liturgie domestique et les extraits du Pentateuque lus lors des offices du matin des lundi et jeudi.

Le siddour est le livre le plus répandu dans les foyers juifs pratiquants.

Siddour est un terme générique, et il existe différents siddourim, celui du Judaïsme réformé américain étant par exemple différent de celui des orthodoxes américains, et ayant d'ailleurs eu plusieurs versions (1892, 1922, 1941, 1975)[1] »..

Historique[modifier | modifier le code]

Les prières sont longtemps restées orales respectant en cela l'interdit de mettre par écrit la Loi orale. L'officiant les connaissait par cœur.
Puis, le nombre des ajouts et des prières augmentant, les officiants avaient à leur disposition des rouleaux contenant les piyyoutim ainsi que les passages intercalés dans les offices des grandes fêtes. D'autre part, selon la Loi orale, il suffit de répondre amen à l'officiant pour s'être acquitté de l'obligation de réciter une bénédiction ou toute autre prière.

Les vicissitudes historiques du Peuple juif (massacres, expulsions etc.) et, par la suite, la création de nombreuses communautés juives hors de la Palestine et l'enrichissement de la liturgie par de nombreux piyyoutim et bénédictions, ont rendu nécessaire de transgresser l'interdit et de copier ces bénédictions. C'est ainsi que vers le IIe siècle de notre ère est apparu le siddour.

Il existe différents Siddourim, non seulement suivant les époques, mais également suivant le rite suivi par la communauté dont il est issu.
Quel que soit le nousa'h (rite), le siddour est structuré plus ou moins toujours de la même manière en suivant l'ordre chronologique de la journée, du lever au coucher du soleil.

Nousa'h[modifier | modifier le code]

Chaque communauté juive a développé son propre nousah (rite - hébreu נוסח ). Les trois plus importants nous'haot (hébreu נוסחאות) :

  • Ashkénaze pour les communautés juives franco rhénanes, dont le rite de Francfort sur le Main en est le plus connu
  • Sfard pour les communautés d'Europe orientale, polono-russes, à ne pas confondre avec le suivant
  • Séfarade pour les communautés juives d'Afrique du Nord.

Signalons que les Juifs italiens ont leur propre rite. Chacun de ces trois grands rites comprend un nombre important de subdivisions.

Les mouvements du judaïsme progressiste (judaïsme réformé, judaïsme conservateur,...) ont également créés leurs propres Siddourim.

L'exemple sépharade[modifier | modifier le code]

Le nousa'h séfarade (selon ses variantes), contient plus ou moins les prières suivantes (référence Patah Eliyahu) :

Texte intégral[modifier | modifier le code]

Le portail Daat permet de consulter en ligne le texte intégral hébreu du siddour selon les différents nous'haot. [1]

Textes traditionnels du siddour chantés par Rabbi Mark Zimmerman [2]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Reforming Reform », par MICHAL LANDO, Jerusalem Post, 30 septembre 2007.