Viktor Vekselberg

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Viktor Vekselberg

Viktor Feliksovich Vekselberg[1] (en russe : Виктор Феликсович Вексельберг), né le 14 avril 1957 près de Lviv en Ukraine occidentale, est un entrepreneur russe.

Vekselberg après une présentation à l'Institut des sciences et technologie de Skolkovo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Doué pour les mathématiques, ses études universitaires le portent vers l'ingénierie des systèmes.

En 1979, à la faculté d'automatisation et de génie informatique, à l'Institut moscovite des ingénieurs en transport ferroviaire de Moscou (MIIT), il obtient un doctorat en mathématiques. Il poursuit ses études au Centre de Calcul de l'Académie des sciences de l'URSS et fait un peu de recherche dans un institut à Moscou.

En 1988 il crée avec quelques amis mathématiciens une société baptisée KomVek (pou Kompanie Vekselberg) qui crée des logiciels et importe des ordinateurs usagés. Il revend en Allemagne avec de gros profits des fils de cuivre récupérés en Russie[2].

Il profite de la vague de privatisation pour acquérir des bons de participation aux privatisation de sites sibériens de production d'aluminium et crée Rusal qui devient un géant de l'industrie de l'aluminium (second dans son pays)[2].

En 1996, il cofonde le groupe minier et métallurgique Sibérian-Urals Aluminium Company (SUAL) et s'intéresse aussi au pétrole en achetant via une société d'investissement Renova cette même année assez de parts pour devenir actionnaire majoritaire du groupe pétrolier Tyumen Oil Company (dit TNK). En 1997 il entre dans son conseil d'administration et devient (en 2002) Président de TNK qu'il fusionne un an après (en 2003) à la branche russe de British Petroleum créant le second groupe privé du marché pétrolier (derrière Lukoil)[2].
Dans le même temps il entre (en 2003) au conseil d'administration de SUAL-Holding. Trois ans après il se rapproche de son principal concurrent RusAl (ou Roussal) dirigées et détenue par Oleg Deripaska et les deux entreprises fusionnent en août 2006 en une nouvelle société détenue à 75% par Deripaska et à 25% par Viktor Vekselberg. Ils acquièrent ainsi ensemble un quasi-monopole sur le marché russe de l'aluminium et disposent une capacité de production de plus de 4 millions de tonnes/an. Deux mois plus tard, la nouvelle entité SUAL-RusAl fusionne avec la branche Aluminium de Glencore[2].

Viktor Vekselberg continue à étendre son empire. Récemment, l'oligarque propriétaire de 13,7 % du groupe zurichois OC Oerlikon, a annoncé vouloir investir 300 millions de dollars pour lancer une grande chaîne d'hôtels en Russie (la plus grande)[2]. Parallèlement, il investit plusieurs milliards dans des projets miniers en Afrique du Sud. Son fonds d'investissement « Renova » participe à un consortium pour la prospection de manganèse dans le Kalahari. Par ailleurs, Viktor Vekselberg, via IES-Holding, est actif dans l'énergie, la distribution de gaz et l'immobilier.

En mars 2012, il démissionne de son mandat de président de Rusal, déclarant « que le groupe russe était confronté à une "crise profonde" et qu'il croulait sous les dettes »[3] alors que le groupe, contrôlé par un autre milliardaire oligarque russe, Oleg Deripaska (qui est aussi directeur général du groupe) l'accuse « ne pas avoir été à la hauteur de ses fonctions de président »[3].

En mars 2010, le président russe Dmitri Medvedev lui demande de superviser la « Silicon Valley » russe qui doit naître près de Moscou autour de 5 pôles (énergie, information, télécommunications, nucléaire et biomédical)[2], pour notamment rendre l'économie russe moins dépendante du secteur pétrogazier. Il le fait via une « fondation Skolkovo » qui a obtenu le soutien du groupe aéronautique européen EADS représenté par Jean Botti, directeur technique qui a promis d'y installer un centre de R&D pour ses filiales Airbus, Eurocopter, Cassidian et Astrium pour améliorer les systèmes de communication, la motorisation et la consommation d’énergie des avions et engins spatiaux[4]. Il a confié la conception architecturale du projet à la division ingénierie de la SNCF.

En avril 2011, Viktor Vekselberg annonce vouloir produire des modules photovoltaïque via sa société Hevel Solar, qui selon le journal La Tribune, pourrait recevoir de l'oligarque 500 millions de dollars pour créer un centre de recherche près de Moscou et attaquer le marché.[5]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Sa fortune a été estimée par le magazine Forbes à 10 milliards $, puis en 2009 à 14 milliards d'US $[6] et 13 milliards en 2011[2].

En avril 2007, Vekselberg, collectionneur passionné d'œufs de Fabergé[7],[2] devient le premier actionnaire du fonds d'investissement Pallinghurst Resources de Bryan Gilbertson (l'un de ses collaborateurs) qui a cette année là racheté (38 millions de dollars) la marque Fabergé au conglomérat Unilever. Il serait le plus important collectionneur d'objets de Fabergé et détient une collection qui a été montrée au Kremlin et à Dubrovnik (en 2007)[2],[8]

Vekselberg fait des dons à des musées russes et à des œuvres culturelles[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié à Marina et a deux enfants, une fille, Irina, et un fils, Sasha.. a une relation amoureuse avec une jeune fille de 20ans (Emine)[9].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Du nom Wechselberg, en yiddish-allemand. Son père était juif et sa mère, ukrainienne.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Les Barons de la Bourse - Viktor Vekselberg - Biographie, Zonebourse.com, consulté 2011-03-29
  3. a et b Anne Marie Roantree, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Natalie Huet (2012), Le président de Rusal, n°1 mondial de l'aluminium, démissionne, Zone Bourse , Thomson Reuters 2012-03-13
  4. Les Barons de la Bourse Viktor Vekselberg reçoit le soutien d’EADS pour son projet de « Silicon Valley » russe, Zonebourse, 2011
  5. Les Barons de la Bourse (2011) Viktor Vekselberg investit le marché du photovoltaïque, zonebourse, 2011-04-14
  6. (en) The World's Billionaires 2009, Forbes, 2009
  7. (en) Russian Tycoon Buys Forbes Faberge Eggs, Forbes, le 2 avril 2004
  8. Les Barons de la Bourse (2011) Vekselberg-Gilbertson : Crime et châtiment pour le rachat de Fabergé publié 13/06/2011, consulté 2013-08-06
  9. (en) Version anglophone de l'article

Liens externes[modifier | modifier le code]