Talmud de Jérusalem

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Le Talmud de Jérusalem (en Hébreu Talmoud Yeroushalmi, ou simplement Yeroushalmi), anciennement connu comme le Talmud palestinien ou galiléen, est une compilation de discussions rabbiniques discussions élaborant sur la Mishna en Araméen occidental, s'étant tenues en terre d'Israël à la même période que le Talmud de Babylone. Néanmoins, rédigé à la hâte deux siècles plus tôt que celui-ci, sous la pression des circonstances historiques, s'il couvre davantage de sujets (notamment les sujets relatifs aux lois agricoles et aux dîmes, dont la validité se limite en principe à la terre d'Israël), il s'approfondit moins et est en définitive moins complet et important en volume. Les traités de l'ordre Neziqin présentent d'importantes différences de forme et de style par rapport aux autres traités, ce qui laisse penser qu'ils sont le fruit d'une composition plus ancienne (50 ans avant le reste du Talmud).

Sur le plan halakhique, le Talmud de Babylone a préséance sur lui, et est également davantage étudié. Pour cette raison, de nombreux fragments du Yeroushalmi sont perdus et n'ont pu être retrouvés.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

De même que le Talmud de Babylone, le but du Talmud de Jérusalem était d'élaborer sur la tradition orale juive qui avait été cristallisée dans la Mishna au second siècle de l'ère commune. À la suite de la rédaction de celle-ci, beaucoup de savants Juifs qui vivaient dans la province de Syrie Palestine, sous contrôle romain, furent contraints à l'exil en Perse suite aux décrets sévères de l'empereur Hadrien après la révolte de Bar Kokhba. Les érudits qui restaient, principalement en Galilée, décidèrent de continuer à enseigner, malgré l'interdit qui frappait toute étude et tout enseignement des textes juifs, dans les académies qui existaient depuis l'ère mishnaïque. Les initiateurs de ce qui serait codifié comme le Talmud de Jérusalem, furent Rabbi Hanina et Rabbi Oshaya.

Bien que le Talmud de Jérusalem progressât à la même allure que son homologue babylonien tout en couvrant plus de sujets (cf. infra), son étude était rendue nettement plus difficile par les autorités romaines. Les écoles où il s'élaborait devaient être tenues dans le secret. Les choses ne firent qu'empirer lors de la conversion de l'empereur Constantin Ier au christianisme en 313.

Sous le règne de l'Empereur Théodose II, la communauté juive fut fortement persécutée. Sous l'influence de sa sœur aînée, Pulchera, l'Empereur byzantin se tourna vers le christianisme orthodoxe, dont la dimension anti-juive et antisémite conduisit à la destruction de lieux de culte juifs, de synagogues et d'académies. Suite à ces pressions, les derniers grands savants de Syrie Palestine, Rav Mana et Rav Yossi rédigèrent le Talmud de Jérusalem, vers l'an 400 de l'ère commune.


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Références[modifier | modifier le code]

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