Alfa Romeo 156

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Alfa Romeo 156
Alfa Romeo 156

Marque Drapeau : Italie Alfa Romeo
Années de production Phase 1 : 1997 — 2002
Phase 2 : 2002 — 2003
Phase 3 : 2003 — 2005
Production 680 000 exemplaires
Classe Familiale
Usine(s) d’assemblage Drapeau de l'Italie Pomigliano d'Arco
Drapeau de Thaïlande Rayong
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence
1.6 118 ch
1.8 142 ch
1.8 138 ch
2.0 153 ch
2.0 148 ch
2.0 163 ch
2.5 V6 187 ch
2.5 V6 189 ch
2.5 V6 187 ch
3.2 V6 247 ch

Diesel
1.9 JTD 104 ch
1.9 JTD 108 ch
1.9 JTD 113 ch
1.9 JTD 138 ch
1.9 JTD 148 ch
2.4 JTD 136 ch
2.4 JTD 140 ch
2.4 JTD 150 ch
2.4 JTD 175 ch
Position du moteur Avant
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle 5 rapports
Manuelle 6 rapports
Robotisée 5 rapports
Robotisée 6 rapports
Automatique 4 rapports
Poids et performances
Poids à vide De 1 230 à 1 530 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline tricorps 4 portes, 5 places
Break (SportWagon) 5 portes, 5 places
Châssis Alfa Romeo 147
Alfa Romeo GT
Dimensions
Longueur 4 430 mm
Largeur 1 740 mm
Hauteur 1 410 mm
Empattement 2 595 mm
Chronologie des modèles
Précédent Alfa Romeo 155 Alfa Romeo 159 Suivant

Apparue en 1997, l'Alfa Romeo 156 a été élue voiture de l'année 1998. Elle symbolise à cette époque le renouveau de la marque, après quelques années de morosité. Elle a été dessinée par le designer italien Walter da Silva, qui travaille aujourd'hui chez Audi, après être passé par Seat.

À l'inverse des lignes anguleuses de l'Alfa Romeo 155 qu'elle remplace, l'Alfa 156 a renoué avec la tradition des anciens modèles de légende de la marque en adoptant des lignes fluides et bombées. Elle a cependant conservé quelques détails de la 155 comme les renflements sur le capot qui partent de l'emblème Alfa ou les phares arrières très fins alignés sur une seule ligne. La poignée de porte arrière est dissimulée dans le montant de portière, fluidifiant la ligne générale de la voiture. Relativement compacte pour la catégorie, l'espace intérieur est un peu restreint.

Le châssis est totalement nouveau et propre à Alfa Romeo contrairement aux modèles précédents qui reprenaient des plateformes Fiat. Le train avant est une suspension McPherson à pivot indépendant et double triangle. Le train arrière est fermement guidé par deux bras tirés et quatre barres transversales ainsi qu'une suspension McPherson. Ces suspensions directement issues de la compétition combinées à une caisse très rigide font de cette 156 une vraie berline sportive, fidèle à la tradition Alfa Romeo.

La première série (1999 - 2002)[modifier | modifier le code]

Entre 1997 et 2000 la 156 est proposée avec un moteur 1.6 Twin Spark de 110 et 120 ch, un 1.8 TS de 144 ch, un 2.0 TS de 155 ch avec une boite Selespeed en option, enfin le célèbre V6 "arese" placé en position transversale de 2.5 (190 ch). La gamme est également composée de diesels novateurs JTD 1.9 de 105 ch et 2.4 de 136 ch. La sonorité rauque des moteurs, aussi bien en essence qu'en diesel, est particulièrement plaisante. L'Alfa Romeo 156 a été la première voiture au monde équipée d'un diesel à rampe commune (Common rail), dont le brevet est dû à Fiat et Magneti-Marelli.

En 2000, la 156 est proposée en version break appelé Sportwagon (ou SW). Sa ligne très dynamique a beaucoup plu et permettra de conforter le succès commercial de la berline. Au niveau des moteurs, le 2.0 TS passe à 150 ch, le 1.9 JTD à 116 ch et le 2.4 JTD à 140 ch.

Alfa 156 2ème série
Alfa Romeo 156 GTA
Moteur Alfa 156 V6 2.5L 24V

La seconde série (2002 - 2003)[modifier | modifier le code]

La 156 a subi un léger changement de style en 2002, qui concerne principalement l'intérieur et le tableau de bord, comportant dès lors un ordinateur de bord de série. À l'extérieur, seules les coques de rétroviseurs et les baguettes sur les pare-chocs, peintes de la couleur de la carrosserie, la caractérisent. Côté moteurs, le 2.0 adopte l'injection directe et devient le 2.0 JTS de 165 ch permettant une légère baisse de la consommation, le V6 2.5 passe à 192 ch, le 1.9 JTD passe à 115 ch, 140 ch en version 16 soupapes, et le 2.4 JTD à 150 ch. Pendant le rapprochement du groupe Fiat (dont fait partie Alfa Romeo) et de General Motors (dont fait partie Opel), le moteur 1.9 JTD M-Jet 16v se retrouve dans certains modèles de chez Opel, comme la Vectra ou la Zafira.

Une version sportive GTA (Gran turismo allegrita) vit le jour, le sigle GTA faisant référence aux Alfa Romeo Giulia GTA des années 1960. La 156 GTA est reconnaissable à ses ailes élargies, ses boucliers et ses jantes spécifiques. L'habitacle est lui aussi spécifique avec des garnitures et des sièges baquet en cuir. Elle est équipée d'un V6 3.2 de 250 ch. Afin de concurrencer les breaks allemands de grosse cylindrée, la GTA fut aussi proposée en break (Sport Wagon).

L'Alfa 156 3ème série

La troisième série (2003 - 2005)[modifier | modifier le code]

Elle bénéficie d'un second restylage extérieur plus profond en 2003 par Giugiaro qui la dote d'un nouveau dessin des phares, d'une nouvelle calandre avec un scudetto plus proéminent, dont le style sera repris sur les restylages des modèles de la marque par la suite, notamment la 147 en 2005.

Les moteurs essence sont inchangés mais les diesels évoluent avec l'adoption du système Multijet de Fiat. Le 1.9 JTDm sera décliné en 126 et 150 ch, et 175 ch pour le 2.4 JTDm.

La production des berlines s'arrête en 2005. Elle est remplacée par l'Alfa Romeo 159.

L'Alfa 156 SW
L'Alfa 156 Crosswagon

Crosswagon Q4[modifier | modifier le code]

La garde au sol a été rehaussée de 6,7 centimètres et le poids augmente de près de 200 kg. Il reçoit trois différentiels verrouillables électroniquement, qui répartissent la puissance en fonction de l'adhérence. En conditions d'utilisation ordinaires 58 % du couple est transféré aux roues arrières mais seulement 40 % en cas de survirage ou jusqu'à 80 % à l'accélération. Elle est à l'aise dans les conditions d'adhérence précaire. C'était le dernier modèle de la gamme 156 encore en production.

Le coffre (le même que la déclinaison Sportwagon) ne propose qu'une contenance de 360 litres, inférieure de 20 litres à celle de la berline en position normale. Mais contrairement à la berline, la banquette arrière 2/3-1/3 se rabat pour offrir un espace de chargement beaucoup plus conséquent.

Selespeed[modifier | modifier le code]

L'Alfa-Romeo 156 2.0 Twin Spark Selespeed est équipé du moteur 2.0 essence Twin Spark et d'une boîte de vitesses séquentielle avec commande au volant (boutons sur les premiers modèles puis palettes). À noter que la boîte Selespeed a aussi équipé la version 3.2 V6 "GTA". La consommation en cycle urbain reste élevée avec 11,7 litres au 100 km.

La boîte 5 vitesses offre un double débrayage automatique au rétrogradage et adapte le temps de passage de vitesse au régime moteur (zone rouge affichée à 7 000 tr/min)[1].

L'Alfa Romeo 156 en compétition[modifier | modifier le code]

Moteur Twin Spark de l'Alfa 156 ETCC

Afin d'assurer son image de performance et de compétitivité, Alfa Romeo a voulu faire perdurer le mythe et la 156 GTA participe à ses premières compétitions dès 1998 en Italie, le modèle de série venant tout juste de commencer sa carrière.

C'est N.Technology, la division sport du groupe Fiat, qui mit au point la 156 GTA et pour l'occasion une écurie spécifique fut créée l'AutoDelta Squadra Corse.

Alfa Romeo engage sa 156 dans de nombreuses compétitions et elle sera d'une redoutable efficacité. Entre 1998 et 2004 elle remporte 60 courses sur 127 disputées, que ce soit au championnat italien ou européen ETCC. Au total elle remporte 2 titres au championnat italien et 4 au championnat européen dont le doublé titre constructeur et pilote en 2001, 2002 et 2003. Les auteurs de ces titres sont les pilotes Fabrizio Giovanardi et Gabriele Tarquini. Comme à l'époque de sa devancière, l'Alfa Romeo 155 TI qui courait en DTM, la 156 a mis à mal les BMW qui normalement étaient plus taillées pour la compétition avec leur transmission aux roues arrière. Mais N.Technology avait réussi à faire de cette traction avant un redoutable adversaire car, grâce à un judicieux réglage des suspensions, la voiture avait tendance à survirer dans les virages et pouvait donc rivaliser sans problème avec les propulsions.

Le championnat ETCC limitait la cylindrée des voitures engagées à 2 000 cm3, c'est la raison pour laquelle l'Alfa Romeo 156 GTA était équipée d'un 4 cylindres et non d'un V6 3.2 comme la GTA de série.

La base du moteur est un 4 cylindres Twin Spark, dont l'alésage est passé de 83 à 86 mm et la course de 91 à 86 mm avec un rapport volumétrique de 11:1. Le moteur développe 270 ch à 8 500 tr/min et 27 mkg à 7 000 tr/min. La gestion électronique du moteur est confiée à un boîtier Magneti-Marelli MR3. Il faut savoir que le moteur est bridé par un boitier papillon unique de 64 mm et un régime maxi de 8 500 tr/min, imposés par la règlementation ETCC.

La transmission est assurée par une boîte de vitesses séquentielle à 5 rapports et un autobloquant à rampe asymétrique.

Le freinage fourni par Brembo est composé de disques ventilés de 295 mm à l'avant et de disques pleins de 276 mm à l'arrière.

Le poids total avec les pleins et le pilote est d'environ 1 140 kg[2].


Curiosité[modifier | modifier le code]

L'Alfa Romeo 156 a aussi été assemblée en Thaïlande entre mars 2002 et fin 2004. Plusieurs centaines d'exemplaires avec volant à droite sont sortis des chaines de l'usine General Motors près de Bangkok. C'était à l'époque des accords de collaboration entre Fiat S.p.A. et G.M.

Au final ce sont plus de 680 000 Alfa Romeo 156 qui ont été fabriquées en Italie dans l'usine de Pomigliano d'Arco, près de Naples.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr)[html] « Fiche technique: Alfa 156 2.0 T.Spark Selespeed », LaCentrale.fr (consulté le 23 novembre 2006)
  2. [Magazine Échappement N°441 : Essai de l'Alfa Romeo 156 ETCC]

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