Palais El Badi

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Palais El Badi
Image illustrative de l'article Palais El Badi
L'extérieur du palais El Badi en 2003
Période ou style Islamique / moresque
Type Palais
Début construction 1578
Fin construction 1594
Propriétaire initial Ahmed al-Mansur Dhahbî
Destination actuelle Musée
Coordonnées 31° 37′ 06″ N 7° 59′ 09″ O / 31.618333, -7.98583331° 37′ 06″ Nord 7° 59′ 09″ Ouest / 31.618333, -7.985833  
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Localité Marrakech

Géolocalisation sur la carte : Maroc

(Voir situation sur carte : Maroc)
Palais El Badi


Le palais El Badi (parfois orthographié palais El Badiî ou El Badia, littéralement "palais de l'incomparable") est un ensemble architectural construit à la fin du XVIe siècle et situé à Marrakech au Maroc. Ancien palais, il fut édifié par le sultan saadien Ahmed al-Mansur Dhahbî pour célébrer la victoire sur l'armée portugaise, en 1578, dans la bataille des Trois Rois[1]. Aujourd'hui, il ne reste qu'une immense esplanade creusée de jardins, plantée d'orangers et entourée de hauts murs. En effet, en 1696, le sultan alaouite Moulay Ismaïl a pris ce qu'il y avait de plus riche dans ce palais pour construire la ville impériale de Meknès.

Depuis 2011, le palais El Badi est utilisé comme scène pour le festival du Marrakech du Rire, organisé par Jamel Debbouze.

Historique[modifier | modifier le code]

L'édifice fut érigé sur le coin nord-est de la Casbah, non loin des appartements privés du sultan saadien Ahmed al-Mansur Dhahbî. L'édification du palais se déroula de 1578 à 1594, certains travaux perdurant toutefois jusqu'en 1603, date de la mort du sultan. Symbole de puissance, l'ensemble palatial exprimait le faste du souverain tant auprès de ses sujets que des ambassades étrangères : il était le cadre d'audiences solennelles et de fêtes. Considéré comme un joyau de l'art islamique, sa construction fut influencée par l'alhambra de Grenade (Espagne).

Il ne reste aujourd'hui que peu de traces du faste du palais. Vers 1696 le sultan alaouite Moulay Ismaïl ordonna en effet sa démolition qui dura une dizaine d'années. Une grande partie des matériaux auraient été réemployés à Meknès, ville que le souverain désigna comme capitale de son empire en 1672.

En 1953, des fouilles archéologiques furent conduites. Outre des fragments de matériaux, elles ont relevées la structure générale du palais. Les restes de cet ensemble palatial, où des nombreuses cigognes font leur nid, sont aujourd'hui ouverts au public et accueillent chaque année le festival de folklore marocain.

Vue panoramique de l'intérieur de palais.

Description[modifier | modifier le code]

L'accès principal au palais s'effectuait au sud-ouest, par la porte de "Bab Al-Rokham" (porte du marbre). Le plan est ordonnancé autour d'une vaste cour rectangulaire de 135 mètres par 110. Le centre de cette dernière était agrémenté d'un bassin de 90 mètres sur 20 qui possédait en son centre une fontaine monumentale. Autour de la grande cour centrale, sur les côtés est et ouest, deux pavillons se faisaient face : le "pavillon de cristal" et le "pavillon des audiences" de plan quasi identique. Les côtés nord et sud, étaient quant à eux occupés par le "pavillon vert" ainsi que par celui de "l'héliotrope" qui possédaient deux galeries ouvertes. L'ensemble comptait 360 pièces.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]