Planche à voile

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planche à voile
Windsurf
Autres appellations Windsurfing, funboard.
Fédération internationale FFV
Image illustrative de l'article Planche à voile
Planche à voile à Cabo de Gata en Espagne
Un planchiste dans les vagues de Porto Pollo en Sardaigne.
Planche à voile face à l'ile du Dragon à Dakhla.

La planche à voile ou windsurf est un type d'embarcation à voile minimaliste, c'est aussi le sport de glisse pratiqué avec cette embarcation.

Elle est constituée d'une simple planche insubmersible, ou flotteur, et d'un gréement articulé à la planche par la base du mât. La planche à voile se caractérise par la position debout de son pratiquant nommé « véliplanchiste » et par l'absence de gouvernail. C'est le véliplanchiste qui soulève puis maintient le mat dans sa position verticale, s'orientant sur l'eau en inclinant d'avant en arrière le gréement, ou en changeant ses appuis sur la planche.

Historique[modifier | modifier le code]

Planche à voile des années 1970

Plusieurs inventeurs s’attribuent la paternité de la planche à voile.

Tout d’abord, un jeune Anglais Peter Chilvers qui esquissa, au début des années 1960, une sorte d'ancêtre de la planche à voile.

Au mois de mai 1964, en Pennsylvanie, un Américain, Newman Darby, installe un mât et une voile sur une planche qui tient plus de la porte que de la planche de surf. Sa planche mesure trois mètres de long pour 90 centimètres de large et possède un mât et une rotule qui malheureusement ne peut s’orienter que latéralement et se trouve dans le dos du pratiquant. Pendant deux ans, il va peaufiner son invention mais ne saura convaincre les investisseurs.

En janvier 1965, un Français, Serge Loiselot, dépose une demande de brevet pour le « plateau à voile » : flotteur caisson individuel plat de très faible densité aux contours ovoïdes sans arête vive, muni d'une quille-gouverne et d'un mât vertical supportant un mât horizontal de 1 mètre entre lesquels une voile triangulaire est tendue. Cet engin est entièrement démontable[réf. à confirmer][1].

Croquis du brevet déposé en 1968

En 1968, Hoyle Schweitzer, surfeur et Jim Drake, ingénieur aéronautique, mettent au point le système de joint universel qui permet d’orienter le gréement en tous sens en s'inspirant du joint de cardan présent en automobile. Ils créent également le wishbone, un double arceau permettant de tenir le gréement, et dont la forme rappelle l'os dont il est inspiré.

Jim Drake et Hoyle Schweitzer déposent alors la marque Windsurfer en s’assurant d’un brevet dans les pays ayant le plus de relations commerciales avec les États-Unis (n'ayant les moyens de déposer le brevet que dans deux pays en Europe, ils choisiront l'Angleterre et l'Allemagne, oubliant la France). Hoyle Schweitzer rachètera par la suite l’ensemble des droits à Jim Drake.

En 1973, la société néerlandaise Ten Cate achète la licence Windsurfer pour l’Europe et importe les premières planches à voile. C'est la France qui deviendra cependant le pays où la planche à voile se développera le plus, dans un premier temps grâce à ses pionniers et promoteurs historiques (Patrick Carn, Charles Daher, Pierre-Yves Gires, Yves Loisance) et, dans leur sillage, grâce aux nombreux constructeurs qui s’inspirent de la planche originale Windsurfer sans avoir à en payer la licence.

L'invention du harnais, qui permet de maîtriser une voile plus grande, marque une transition entre l'ancienne pratique de celle de nos jours. 1977 voit l’arrivée de la Rocket Windsurfer, planche de saut plus courte, avec des attaches pour les pieds (footstrap), et un mât reculé. Le funboard, qui permet la navigation dans les vagues et le vent fort, est né.

Robby Naish devient le premier champion du monde de planche à voile à l'âge de treize ans.

La planche à voile devient sport olympique en 1984, à Los Angeles[2].

Types de pratiques[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, il existe plusieurs types de pratiques, qui tiennent à la fois aux conditions de navigation et aux préférences du planchiste, et qui donnent lieu à un matériel adapté.

Régate en monotypie[modifier | modifier le code]

Windglider[modifier | modifier le code]

La Windglider a été la première planche à voile utilisée aux Jeux olympiques, en 1984.

Lechner[modifier | modifier le code]

La Lechner a été utilisée des Jeux olympiques de 1988 à Pusan à ceux de Barcelone en 1992. C'est une planche à dérive aux formes rondes, instable mais performante, issue de la jauge IYRU Division 2.

IMCO/Mistral One Design[modifier | modifier le code]

Mistral One Design Class

Monotypie, adaptée à la régate sur des parcours mettant en œuvre toutes les allures et se courant dans des conditions très variées, c'est la pratique qui a été retenue pour la voile olympique de 1996 à 2004. Avec l'avènement du funboard dans les années 1990, elle a été pratiquée essentiellement par des régatiers, des jeunes (circuit international à partir de 16 ans) aux athlètes accomplis (jeux olympiques). Initialement le flotteur mesure 3,72 mètres ou 2,93 mètre pour les moins de 17 ans dérive et une voile de 7,4 m² ou 6,6 m² [3].

RS:X[modifier | modifier le code]

RS-X

Depuis 2005, la planche support des Jeux olympiques a été modifiée dans l'idée de rapprocher ce matériel de celui plus performant utilisé au quotidien par les coureurs en Formula ; c'est ainsi l'équipementier Neil Pryde qui a enlevé le marché devant Mistral et d'autres concurrents tels Starboard ou Exocet. La RS:X a été la planche présente aux Jeux olympiques de Pékin en 2008.

Formula racing[modifier | modifier le code]

Formula racing

Issue de la Race, discipline de régate sur funboard, la formula a été une tentative de supplanter la raceboard, tout en augmentant les chances de courir des régates dans des conditions de vent plus faible et en privilégiant le spectacle (les planches déjaugent).

Les flotteurs de formula sont dépourvus de dérive, ils sont larges (autour de 1 mètre) et courts (moins de 2,5 mètres). Les voiles de formula sont généralement de très grandes tailles (de 8 m² à 12,5 m²). Les matériaux employés sont relativement onéreux et fragiles (mâts, wishbones et lattes de voile 100 % carbone, voiles en monofilm de faible grammage, etc.), mais très légers, pour favoriser les performances dans les vents faibles.

Slalom[modifier | modifier le code]

Pratique alliant la vitesse, l'habileté et la stratégie dans les manœuvres (jibe), le slalom se pratique autour de deux bouées, sur un parcours en « 8 » et de plus en plus sur un parcours en W appelé Downind, plus simple que ceux des One Design ou des formula, n'intégrant ni gain au vent ni gain sous le vent. Elle requiert un vent plus fort (à partir de 15 nœuds) et fait appel à des flotteurs courts (moins de 2,5 mètres) et large, ainsi qu'à des voiles puissantes. Le champion du monde en titre est le Français Antoine Albeau (FRA 192).

Vitesse[modifier | modifier le code]

Pratique assez peu courante car très exigeante en matériel et en conditions, la vitesse est toutefois une discipline intéressante pour la recherche et développement ainsi que les records. Pour faire des pointes de vitesse sur 500 mètres, on utilise des planches très étroites et qui remontent peu au vent, aussi appelées guns.

Le record de vitesse en planche à voile est détenu par Antoine Albeau sur une planche de funboard avec une vitesse moyenne de 49,09 nœuds (90,915 km/h) sur les 500 mètres du canal des Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue, le 5 mars 2008[4]. Il a amélioré son record en novembre 2012 en Namibie où il a atteint 52 nœuds (plus de 96 km/h)[5].

Karin Jaggi a établi le record féminin en planche à voile à 41,24 nœuds (76,37 km/h), sur le même canal le 10 avril 2005 (l'ancien record datait de douze ans).

La planche à voile a été le support le plus rapide à la voile entre 1986 et 1993 (jusqu'au record de Yellow Pages Endeavour), puis de 2004 à 2008, avant que le kitesurf et le trimaran à foils l'Hydroptère ne se disputent le record validé par le World Sailing Speed Record Council. Celui-ci a été détenu entre 2010 et novembre 2012 par le kitesurfeur américain Rob Douglas. Depuis le 24 novembre 2012, le record est à Paul Larsen avec le Vestas Sailrocket 2[6].

Bump & Jump[modifier | modifier le code]

Planchiste en plein jibe

Il s'agit de s'adapter à des plans d'eau très divers, et de s'y amuser en combinant vitesse, surfs, sauts de vagues, slalom... Ce type de course est aussi désigné par SuperX.

Freestyle[modifier | modifier le code]

Le freestyle, littéralement « style libre », existe depuis l'invention de la planche à voile mais a connu un fort renouveau à l'approche des années 2000, transposant sur des plans d'eau calmes des figures empruntées à la navigation dans les vagues, mais aussi à d'autres sports de glisse.

Il a permis de montrer à un plus large public une dimension spectaculaire et aérienne de la planche à voile, en mettant l'accent sur la rapidité d'exécution, mais aussi de faire émerger une nouvelle génération de sportifs de haut niveau, tels que Kiri Thode ou encore Gollito Estredo.

On utilise pour cette pratique des flotteurs larges et courts très manœuvrants et des voiles de freestyle à la construction allégée et puissantes.

Il y a aujourd'hui de nombreuses compétitions comme l'European Funboard expression dans le Sud de la France, ou l'on retrouve de nombreux véliplanchistes de haut niveau comme: Antony Ruenes, Julien Mas, Adrien Bosson ...

Vague[modifier | modifier le code]

Robby Naish en surf backside

C'est la pratique la plus spectaculaire, elle nécessite une mer bien formée, et un vent assez soutenu. Il s'agit de surfer les vagues, et de réaliser des sauts et des figures (backloop, frontloop, aérial...). Les flotteurs de vagues sont courts (autour de 2,2 mètres) avec peu de volume, existant en 1, 2, 3 ou 4 ailerons et très manœuvrants, les voiles sont petites et peu puissantes, ce qui les rend plus maniables.

Matériel[modifier | modifier le code]

Matériel de funboard récent (2005)

Depuis le début de la planche à voile, le matériel a considérablement changé. Les fabricants de planche à voile ont dû alléger chaque éléments pour gagner en maniabilité et en accessibilité car la planche à voile a la réputation d'être un sport physique. Le carbone et les matériaux en polymères ont permis de gagner en légèreté. Les planches se sont spécialisées en fonction des disciplines (vitesse, vagues, ...) mais aussi en fonction des niveaux de pratique: les flotteurs gagnent en largeur pour plus de stabilité. Les gréements se sont diversifiés pour répondre à chaque type de conditions météo. Après l'apparition du kite-surf un nouvel effort a été fourni et on a vu arriver des flotteurs avec des extrusions à l'arrière pour réduire la surface mouillée. En 2011, grâce à la marque AHD, les planches à voiles avec foil apparaissent mais gardent un prix très élevé.

Flotteur[modifier | modifier le code]

Taille et volume[modifier | modifier le code]

La taille du flotteur varie communément entre 2,20 et 4,10 mètres. Son volume, qui détermine sa « flottabilité », varie entre 60 et 260 litres.

Les flotteurs ayant un volume inférieur à 100 litres nécessitent en général de pratiquer le water start, c’est-à-dire de s'aider de la force du vent pour se tirer hors de l'eau, alors que des planches plus volumineuses offrent une meilleure stabilité qui permet plus facilement d'extraire la voile de l'eau en position debout sur la planche. Ce sont le poids, l'habileté du planchiste et la force du vent, plus que le volume du flotteur, qui déterminent le choix de la méthode pour remonter la voile : au tire-veille, debout sur celle-ci, ou le water start.

Formes[modifier | modifier le code]

Saut sur eau plate en funboard, une planche sans dérive

Les flotteurs modernes ont beaucoup évolué et permettent maintenant des prouesses inimaginables dans les années 1980, mais facilitent également l'apprentissage de la planche à voile. Les planches d'apprentissage sont larges (1 mètre) mais courtes (2,5 mètres), ont autant de flottabilité (240 litres) et conservent souvent une dérive, tout en étant performantes. Leur principal intérêt est d'offrir une grande stabilité et une faible sensibilité au placement du débutant, qui peut alors se concentrer sur la maîtrise de sa voile et l'observation du plan d'eau, plus que sur la recherche de son équilibre. Elles peuvent cependant donner du plaisir au nouveau planchiste pendant de plusieurs saisons, et lui permettre d'évoluer rapidement, avec une voile de plus grande taille.

Pour les plus expérimentés, de larges gammes de flotteurs sont adaptées à toutes les pratiques, à toutes les conditions de vent et de mer, et à tous les gabarits et préférences personnelles. Les flotteurs sans dérive sont appelés funboard. D'une manière générale, la tendance actuelle reste aux flotteurs courts et larges, mais le shape (forme et caractéristiques d'un flotteur) est souvent l'objet de retournements cycliques, les solutions écartées cinq ans auparavant au profit de la dernière innovation revenant finalement au goût du jour...

Aileron[modifier | modifier le code]

L'aileron est un élément déterminant pour la performance et le confort d'une planche à voile. Sa profondeur, son épaisseur et sa forme, voire leur nombre sur certains flotteurs doivent être adapté au programme de navigation, au gréement, aux conditions de vent et de mer, mais aussi au gabarit du planchiste et à ses préférences de sensations.

Il est généralement amovible, et est solidarisé avec le flotteur par un « boîtier », qui assure la rigidité et l'hydrodynamisme de l'ensemble.

En vague, plusieurs options sont possibles :

  • Avoir un seul aileron
  • Avoir 2 , 3 ou 4 ailerons.

Le choix du nombre d'ailerons se fait en fonction de la forme du flotteur et du style du pratiquant.

Construction[modifier | modifier le code]

La construction des flotteurs a également progressé. Si la construction en sandwich n'est pas une invention récente, celle-ci s'est généralisée dans toutes les gammes de flotteurs, au détriment de construction en extrudé (mousse enveloppée dans une peau en polyéthylène, très lourde, très solide mais irréparable et peu rigide) ou en thermoformé (pain de polystyrène sur lequel sont moulés à chaud deux panneaux en plastique, plus rigide et légère que l'extrudé, mais aussi plus fragile, notamment à la jonction des deux panneaux, sur la tranche du flotteur). De nouveaux matériaux (fibre de carbone, kevlar, mousses de différentes densité et bois) sont de plus en plus utilisés pour améliorer la légèreté et la résistance des flotteurs, mais au détriment d'un coût de fabrication plus élevé.

Exemple de composition d'un flotteur en sandwich:

  • noyau en polystyrène.
  • fine couche de mousse PVC haute densité pour le sandwich pris entre deux stratifications en fibre de verre, fibre de carbone, kevlar et résine époxy.
  • pour certaines marques, une fine couche de bois (améliorant la souplesse et la résistance aux chocs ponctuels)
  • finition: peinture ou vernis polyuréthane (comme les carrosseries automobiles), antidérapant et pads en mousse sur le pont.

Gréement[modifier | modifier le code]

Planchiste en combinaison étanche assemblant son gréement, tenant son wishbone de la main gauche et son mât de la main droite.

Le gréement d'une planche à voile est constitué par le pied de mât, qui relie le mât au flotteur, le mât, la voile, ainsi que par le wishbone, relié d'un côté au mât et de l'autre à la voile, et qui permet au véliplanchiste de tenir la voile. Chaque élément est adapté aux exigences des différentes pratiques. Une fois gréé (assemblé), le gréement est souvent désigné par le terme de voile.

Voile[modifier | modifier le code]

La taille de la voile varie en fonction du gabarit du véliplanchiste et de la force du vent : de 1,1 m² pour les enfants à 12,5 m² environ.

Les principales évolutions sur les voiles ont visé à limiter leur poids et à mieux définir leur profil. Leur forme, triangulaire à l'origine, s'est perfectionnée grâce à l'utilisation de lattes, puis de camber inducers, qui ont permis de bloquer le creux de la voile dans le premier tiers en partant du bord d'attaque, avant d'être momentanément écartés pour leurs différentes contraintes.

Les voiles sont assemblées avec différents tissus, selon les pratiques visées. On peut citer le dacron, le mylar et le monofilm, ce dernier étant parfois tramé avec des filaments pour améliorer sa résistance, malheureusement souvent au détriment du poids de la voile.

À chaque pratique correspond un type de voile. On peut distinguer les 3 grandes familles de voiles suivantes:

Voiles de slalom, vitesse ou race[modifier | modifier le code]

Conçues pour la puissance et la vitesse, elles présentent un profil très étudié et bloqué, notamment grâce aux cambers inducers et à de nombreuses lattes, souvent en carbone. Elles sont généralement de fabrication très légère, et de plus grande taille car leur creux stable et la souplesse de leur tête permet de naviguer « sur-toilé » (avec une surface importante par rapport aux conditions de vent), pour être toujours plus rapide, y compris entre les rafales.

Voiles de vague[modifier | modifier le code]
Chute d'Antoine Albeau dans les vagues

De taille réduite, ces voiles sont optimisées pour la maniabilité, et sont généralement « souples » et peu puissantes, pour neutraliser la traction en phase de surf et ne pas encombrer le planchiste dans les sauts. Elles présentent aussi la particularité d'être renforcées pour supporter les chutes violentes et la force des vagues après une chute.

Voiles de freeride, allround, cross[modifier | modifier le code]

Ces voiles sont plus polyvalentes que les 2 familles ci-dessus, offrant un compromis entre les performances des voiles de race et la maniabilité et la facilité d'utilisation des voiles de vagues, pour permettre aux pratiquants occasionnel ou en phase d'apprentissage, de pouvoir naviguer avec le plus grand plaisir..

Mât[modifier | modifier le code]

D'une longueur comprise entre 3,40 et 5,80 mètres, le mât est un cône en fibre de verre et/ou en carbone, démontable en deux parties ou plus rarement en trois parties[7] pour le transport.

Le taux de fibre de carbone, pouvant aller jusqu'à 100 %, permet de gagner en légèreté et en nervosité (vitesse de flexion et de retour à la normale en navigation). Les voiles haut de gamme, que ce soit en vagues ou en race, nécessitent donc des mâts avec un fort pourcentage de carbone pour donner le meilleur de leurs performances.

Si l'utilisation d'une rallonge est possible, chaque taille de mât correspond à un indice de rigidité (IMCS pour indexed mast check system), qui est requis par la voile. Un mât ne peut donc être utilisé que sur des voiles similaires. Il peut être d'un diamètre réduit, dans quel cas il est dit RDM (reduced diameter mast) et est souvent cylindrique et non conique.

Wishbone[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Wishbone.

Appelé ainsi en référence à l'os de poulet, le wishbone est une double-bôme, qui se fixe sur le mât par une poignée dite automatique, et qui permet de tendre la voile au point d'écoute. Il est également l'élément par lequel le planchiste tient son gréement.

Généralement constitué de tubes d'aluminium, matériau économique et assez rigide, il peut aussi être réalisé en carbone pour plus de légèreté et de rigidité, pour éviter que le profil de la voile ne se déforme.

Il peut comporter des bouts de harnais, et un tire-veille, sangle ou corde joignant le pied de mât et la poignée avant du wishbone, qui permet de sortir la voile de l'eau sur un flotteur suffisamment flottable.

Pied de mât[modifier | modifier le code]

Élément de liaison entre le flotteur et le gréement, le pied de mât permet aussi d'étarquer la voile au point d'amure, à l'aide d'un palan: il intègre des réas et un taquet coinceur. Pour assurer la mobilité du gréement sur le flotteur, il est constitué d'un « diabolo » en caoutchouc, d'un tendon en uréthane ou d'un cardan.

Figures marquantes du sport[modifier | modifier le code]

Parmi les sportifs les plus marquants de la discipline, on peut citer Robby Naish, Björn Dunkerbeck, Svein Rasmussen (médaille d'or au JO de 1984 et président de StarBoard). Multiples champions du monde de ce sport, ils sont devenus des stars dans le monde entier.

Pratique par pays[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux représentants français de ce sport, on peut citer Raphaël Salles, Nathalie Lelièvre (cinq fois championne du monde), Nathalie Simon, Jenna de Rosnay, Erik Thiémé, Christian Marty qui effectua la première traversée de l'Atlantique en 1982 (pilote de ligne, il meurt lors du crash du Concorde à Gonesse le 25 juillet 2000), Patrice Belbéoc'h (champion du monde en vague dans les années 1990), Franck David, premier français champion olympique dans cette discipline à Barcelone en 1992 et bien sûr Robert Teriitehau, qui a énormément contribué à la médiatisation de ce sport et Arnaud de Rosnay, sportif, photographe et aventurier, disparu entre la Chine et Taïwan le 24 novembre 1984 lors de sa tentative de traversée du détroit de Formose.

Plus récemment, Antoine Albeau, originaire de l'île de Ré, s'est illustré en devenant champion du monde de Freestyle en 2001, de Formula Windsurfing en 2004, 2005 et 2007, de slalom 42 en 2006, de slalom en 2007, 2008 et 2009, et enfin de vitesse en 2007 et 2008. Il a également été champion de France à 10 reprises (1986, 1988, 1990, 1991, 1995, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001). Il remporte le « Défi Wind » de Gruissan en 2005, 2006 et 2007. Il est l'un des Français les plus titrés de l'histoire du windsurf et considéré comme l'un des meilleurs véliplanchistes du monde.

En 2004, Julien Taboulet devient champion français de vague, Faustine Merret a remporté la médaille d'or aux Jeux olympiques en Mistral One Design.

Raphaëla le Gouvello a réalisé la traversée des océans Atlantique, Indien, et Pacifique, ainsi que de la mer Méditerranée.

En 2008, Julien Bontemps remporte la médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Beijing, dans la baie de Qingdao.

Il existe plusieurs division pour la compétition en planche à voile en fonction du niveau et en fonction du support: D1, D2, D3,(Bic Techno 293), RSX, Formula[8].

Plusieurs associations existent, afin d'épauler la Fédération Française de Voile, qui a elle seul organise plus de 8800 compétitions de voile par an.

L'Association Française de Funboard (AFF) organise par délégation de la FFV le championnat de France Vagues et Slalom[9].

Aussi, l'Association France Windsurf (FW) a pour objet de promouvoir l'ensemble des supports de ce sport, encore peu médiatisé, méconnu de tous.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Lacombe, « La planche à voile », dans Techniques & Culture, no 39, 2002. Consulter en ligne : histoire et pratiques en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Brevet d'invention délivré le 21 mars 1966 INPI Paris
  2. (en) Boardsailing - An Olympic Class History, Bruce Kendall
  3. Association de Classe France Mistral
  4. « Record de vitesse battu », Sport.fr,‎ 5 mars 2008
  5. « planche à voile: nouveau record », le figaro.fr,‎ 22 novembre 2012
  6. « Liste des records sur le site de la World Sailing Speed Record Council », World Sailing Speed Record Council,‎ 2010
  7. North-Sails 2009
  8. http://www.ffvoile.fr/ffv/web/pratique/pav.asp
  9. http://www.aff.net/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]