Jean-Marie Thiébaud

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Jean-Marie Thiébaud

Jean-Marie Thiébaud (né à Pontarlier (Doubs) le 21 novembre 1944), est un médecin, écrivain, héraldiste et généalogiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Thiébaud a été reçu bachelier à Dakar (Sénégal), docteur en médecine à la Faculté de Besançon (Doubs) et diplômé de la Faculté de droit de Besançon avant d'exercer à Pontarlier en 1974 puis à Besançon en 1989, chargé de cours à la faculté de médecine de Besançon et à l'université ouverte de Franche-Comté, administrateur du Centre hospitalier général de Pontarlier de 1978 à 1998, fondateur et rédacteur en chef de la revue Médecins de Franche-Comté de 1994 à 1997.

Responsabilités socio-professionnelles[modifier | modifier le code]

Médecin résidant, également autorisé à exercer dans les communes limitrophes suisses[1][réf. insuffisante], médecin-chef de l'équipe sanitaire mobile no 20 de Pontarlier[2][réf. insuffisante], médecin assermenté[3], médecin agréé[4], président-fondateur de l'association des professions de santé de Pontarlier et du Haut-Doubs, il a exercé diverses responsabilités ordinales et syndicales au niveau local, régional et national, devenant délégué national des Chambres des Professions Libérales, membre du groupe Université-Santé-Recherche à l'Assemblée Nationale[5][réf. insuffisante], secrétaire général de la Chambre nationale des professions libérales de 1989 à 1998[6][réf. insuffisante], siégeant alors au sein de la commission de concertation des professions libérales auprès du Premier ministre puis du ministre du Commerce. Il a aussi été administrateur et vice-président de commission de la CNAF (Caisse nationale d'allocations familiales) en 1997-1998 et administrateur de l'UFJT (Union nationale des foyers et services pour jeunes travailleurs). En mai 2009, il a été élu délégué de la région Bourgogne-Franche-Comté de la CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France).

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Sur le plan politique, bien que n'ayant jamais adhéré à aucun parti, il s'est présenté au premier tour des élections municipales de Pontarlier le 13 mars 1977 à la tête de la liste apolitique « Pontarlier Avenir » et, face au président Edgar Faure, a obtenu un score personnel de 15,16 % [7]. Puis, aux élections suivantes, le 6 mars 1983, il a été élu maire-adjoint de Pontarlier et président du Syndicat intercommunal du château de Joux[8] et du fort Mahler du Larmont inférieur à La Cluse-et-Mijoux de 1983 à 1989 (il a reçu au château de Joux François Mitterrand, président de la République, et l'ambassadeur d'Haïti, venus se recueillir dans la cellule du général Toussaint Louverture le 31 mars 1987[pertinence contestée]) [9][réf. insuffisante], président de la commission de jumelage avec Villingen-Schwenningen (Bade-Wurtemberg, Allemagne). Il a aussi été tête d'une liste apolitique (Liste d'Union d'Opposition Républicaine et Libérale du Doubs) aux élections régionales de Franche-Comté le 16 mars 1986[10][réf. insuffisante], recueillant 4,85 % des voix. Par décret de Jacques Chirac, président de la République, il a été nommé membre de la section des finances du Conseil économique et social (1997-1999)[11]

Généalogie et héraldique[modifier | modifier le code]

Écrivain, il a été élu membre correspondant (1982) [12] puis membre titulaire de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté en 1987[13][réf. insuffisante], président de la Fédération française de généalogie (1993-1998)[14] et de la Confédération internationale de généalogie et d'héraldique (1995-1998), élu à l'unanimité au congrès international qui s'est tenu à l'Académie des Sciences de Pologne à Cracovie. Dès son élection, il a fait admettre, pour la première fois, au sein de la Confédération internationale des pays de l'ex-URSS comme la Russie et l'Ukraine [15],[16][réf. insuffisante],[17][réf. insuffisante].
Il a aussi été nommé membre du Conseil supérieur des archives (1994-1998), sous la présidence de René Rémond[18][réf. insuffisante]
Il a été au nombre des personnalités consultées par Guy Braibant, président de section honoraire du Conseil d'État, lors de la mission confiée à celui-ci par le Premier ministre pour une révision de la loi sur les Archives (mars-avril 1995)[19]. Le rapport de cette mission exécutée à la demande d'Édouard Balladur, Premier ministre, a été remis, le 28 mai 1996, à Alain Juppé, Premier ministre suivant. Jean-Marie Thiébaud est membre sociétaire de la Société des gens de lettres et de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia).

Généalogiste et héraldiste, il est fondateur du Conseil français d'héraldique (Paris (7 octobre 1984)[20] et de l'Académie internationale de généalogie (Turin[réf. souhaitée] (Italie) (22 septembre 1998)[21]. Il a écrit plus de 60 ouvrages et quelque 700 articles publiés en France et à l'étranger (Russie, Suisse, Italie, Allemagne, Canada, etc.), consacrant l'essentiel de son œuvre à la généalogie, à l'étude de familles françaises, suisses, russes, baltes, japonaises, ouzbèkes, à l'anthroponymie, à la toponymie, à l'héraldique, au symbolisme et à l'histoire de la médecine à travers des prosopographies, des dictionnaires thématiques, des inventaires de fonds d'archives privées et des manuels méthodologiques. Il a également consacré ses œuvres à la présence des Français en Extrême-Orient du XVIe siècle à nos jours et aux hommes célèbres ou méconnus du Premier Empire.

Il a été le premier à animer un atelier « Éthique et déontologie en généalogie » lors du XIIe congrès national de la Fédération française de généalogie à Vichy le 22 mai 1993. En sa qualité de président de la Fédération française de généalogie, il a initié une campagne de relevés d'inscriptions dans les cimetières pour éviter que ne disparaissent des monuments et des noms lors des procédures de reprises de sépultures par les municipalités[22].

Il a créé les armoiries de nombreuses communes : Amancey[23][réf. insuffisante], Le Bizot[24][réf. insuffisante], Dampjoux, Damprichard, Étalans, Frasne (en collaboration avec Michel Renaud), Malbuisson, Mathay, Mouthe, Pierrefontaine-les-Varans, Pirey, Saint-Vit[25][réf. insuffisante], Vernierfontaine, etc. Il a publié plusieurs articles spécialisés dans Archivum Heraldicum - Les Archives héraldiques suisses.

Il a collaboré à la revue Généalogie Magazine depuis sa fondation par les Éditions Christian en 1982 (rédacteur en chef : Jean-Louis Beaucarnot) et donné plusieurs centaines d'émissions radiophoniques sur Radio-France Besançon, consacrées à l'origine des noms de familles. Le 24 janvier 1987, il fut au nombre des membres fondateurs des Amis des archives du Doubs et de Franche-Comté (association devenue Amis des archives de Franche-Comté en 2006) et en assuma la vice-présidence. Il y donne des cours de paléographie[26][réf. insuffisante].

Il a découvert, au cours de l'hiver 1996-1997, une importante partie des archives de la Bastille à la Bibliothèque nationale de Russie à Saint-Pétersbourg. Ces documents avaient été récupérés par Petr Petrovitch Doubrovsky (1754-1816), diplomate russe en poste à Paris lors de la prise de la Bastille et offerts à l'empereur Alexandre Ier de Russie. Il en a publié un inventaire sommaire de 67 pages paru en 1997[27],[28]. En 1997, il a été envoyé en mission au Canada par le ministère des Affaires étrangères pour étudier la numérisation des archives et leur mise sur Internet.

Russophile[modifier | modifier le code]

Passionné d’histoire et de généalogie des familles russes, il leur a consacré plusieurs ouvrages (Les Romanov, les familles Galitzine, Demidov, Botkine) et a inventorié les inscriptions de plusieurs cimetières russes à Tachkent (12 000 tombes au cimetière Botkine) et Samarcande (Ouzbékistan), Séoul (Corée), Prague, Berlin, etc. Membre d’honneur de la Société historique et généalogique de Moscou et médaillé de la Fédération de Généalogie de Russie, il a donné une conférence à Saint-Pétersbourg, le 10 décembre 2010, sur le thème « Généalogie et génétique »(2.Тьебо, Жан-Мари, доктор медицины, основатель, первый президент и д.чл. МГА (Понтарлье, Франция). «Генетика и генеалогические исследования родственных связей, нынешних или прошлых»
http://gentis.ru/company/news/savelov-conference
. La recherche de liens parentaux actuels ou anciens»), les familles nobles de l’ex-Empire e Russie cherchant toutes à se rattacher soit aux Rurikides soit aux Guediminides. Auteur du premier dictionnaire héraldique franco-russe, il l’a publié dans un Armorial et nobiliaire de l’Empire de Russie.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Médaille de bronze de la Croix-Rouge française le 14 février 1980, médaille de la Fédération française des sociétés de généalogie, d'héraldique et de sigillographie (au congrès d'Avignon en 1985), il est membre d'honneur de la Société d'histoire et de généalogie de Moscou (Russie) (1998) et de l'Institut d'études culturelles d'Argentine (Fundacion Centro Interdisciplinario de Estudios Culturales de la Republica Argentina) (25 novembre 1991)[29]. Médaille de la Российская Генеалогическая Федерация (Fédération Russe de Généalogie) (18 décembre 2009). Président d'honneur du Conseil Français d'Héraldique [30]. Médaille de bronze de la Fédération française de boxe[31], il s'est vu aussi décerner, pour 33 années au service de la boxe amateur, la médaille d'or du comité départemental du Doubs de la Fédération française de boxe le 4 avril 2008.

Il a reçu la légion d'honneur en avril 1998, avant que ne soit prononcée par arrêté du 22 novembre 1999 son « exclusion de droit de la Légion d'honneur, comportant en outre privation définitive de porter les insignes de toute décoration française ou étrangère ressortissant à la grande chancellerie de la Légion d'honneur »[32] en raison de sa condamnation de septembre 1999.

Condamnations[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Thiébaud a été poursuivi pour « vol avec violences, séquestration et dégradations »[33], et condamné le 2 septembre 1999 par le tribunal correctionnel de Versailles à trois ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis, et à 20 000 F d'amende, pour avoir organisé et coordonné une expédition punitive au domicile d'un sexagénaire de Saint-Germain-en-Laye[34]. Le procès a révélé l'existence et les activités d'une pseudo société secrète créée par Jean-Marie Thiébaud, le « Grand ordre souverain des aigles noirs », dont les adeptes étaient censés devenir les cadres d'un futur « service secret européen de lutte contre le terrorisme »[35]. Dans son jugement, le tribunal interdit en outre à M. Thiébaud l'exercice de toute fonction publique pendant une durée de cinq ans. Par un jugement rendu le 4 février2000, le Conseil régional de Bourgogne de l'Ordre des médecins inflige un blâme au docteur Thiébaud en maintenant son inscription au tableau de l'Ordre et la pleine autorisation d'exercer la médecine. Le parquet, le représentant de l'État et le ministère de la Santé n'ont pas fait appel de cette décision[36]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il a aussi collaboré à

  • L'Histoire de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Besançon - De l'Université de Dole (Jura) à l'Université de Franche-Comté à Besançon (Doubs) (sous la direction de Jean-Pierre Maurat et de Jean Royer), Besançon, Cêtre, 200 p. (ISBN 2-87823-090-6)
  • Sculpteurs et artisans du mobilier religieux comtois au XVIIIe siècle (de Jean Courtieu), Amis des Archives de Franche-Comté, 2014, 132 p. illustr. (ISBN 978-2-9531823-4-7)


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale, 11 avril 1975
  2. Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale, 21 novembre 1978
  3. Arrêté préfectoral du 16 février 1981 et prestation de serment au Tribunal de Grande Instance de Besançon, 10 mars 1981
  4. Arrêté du Préfet de la Région Franche-Comté, no 4404, 5 octobre 1995
  5. L'Est républicain, 11 décembre 1988
  6. L'Est républicain, 2 décembre 1989
  7. L'Est républicain, 14 mars 1977
  8. L'Est républicain, 2 juin 1983
  9. L'Est républicain, 1er avril 1987
  10. L’Indépendant du Haut-Doubs, 7 mars 1986
  11. décret du président de la République, J.O. du 8 octobre 1987
  12. Le Pays de Franche-Comté, janvier 1983
  13. Procès-verbaux et Mémoires de l'Académie de Besançon, 1988
  14. L'Est républicain, article de Jean-Pierre Tenoux, 1er novembre 1993
  15. Généalogie Magazine, no 142, octobre 1995
  16. Bulletin de la Confédération Internationale de Généalogie et d'Héraldique, 1995
  17. L'Est républicain, 9 et 19 mai 1995
  18. Archives nationales (France), comptes-rendus des réunions du Conseil Supérieur des Archives
  19. La Documentation française, collection des rapports officiels, "Les Archives en France : rapport au Premier Ministre", janvier 1996
  20. Bibliothèque nationale de France, notice no 11926421
  21. http://www.geneacademie.org/
  22. [PDF] http://www.memorial-genweb.org/~cimgenweb/CimGenWeb_2011.pdf
  23. L'Est républicain, 29 décembre 1991
  24. L'Est républicain, 22 septembre 2010
  25. L'Est républicain, 6 août 2000
  26. L'Est républicain, 21 novembre 2013
  27. L'Est républicain, article d'Yves Andrikian, 8 février 1998
  28. Bibliothèque nationale de France, notice n° FRBNF37173311
  29. http://www.funcidec.org.ar/c_mentor.htm
  30. http://www.conseil-francais-d-heraldique.com/index.php
  31. France-Boxe, mensuel no 128, août 1993
  32. « Journal Officiel »,‎ 1999
  33. Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné à des peines de prison les huit membres d'un « commando » anti-homosexuel., lemonde.fr, 3 septembre 1999
  34. Le notable gourou jouait les justiciers. Un médecin de Besançon, à la tête d'un groupe paramilitaire, est accusé d'avoir voulu venger un de ses adeptes. liberation.fr, 2 septembre 1999
  35. Prison ferme pour le notable gourou liberation.fr, 3 septembre 1999
  36. Archives du Conseil régional de Bourgogne de l'Ordre des médecins, dossier no 393, président : Dr Camille Perreau; avocat du défendeur : Philippe Cadrot)
  37. L'Est républicain, 13 avril 2012