Edmond Amran El Maleh

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Edmond Amran El Maleh

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Edmond Amran ElMaleh

Naissance 30 mars 1917
Safi
Décès 15 novembre 2010 (à 93 ans)
Rabat
Nationalité Drapeau du Maroc Marocaine
Profession

Edmond Amran El Maleh, né le 30 mars 1917 à Safi et mort le 15 novembre 2010 à Rabat[1] est un écrivain et intellectuel marocain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edmond Amran El Maleh est né au sein d'une famille juive originaire de Safi. Responsable du Parti communiste marocain (alors clandestin), il milite pour l'indépendance nationale du Maroc[2]. Il est professeur de philosophie au lycée de Casablanca, puis, cessant toute activité politique, il quitte le Maroc en 1965.

El Maleh est ensuite professeur de philosophie et journaliste à Paris. À partir de 1980, à 63 ans[3], il se met à écrire une série de romans et un recueil de nouvelles. Ses écrits sont tous imprégnés d'une mémoire juive et arabe qui célèbre la symbiose culturelle d'un Maroc arabe, berbère et juif.

Il revient au Maroc après la mort de sa femme. Il meurt à Rabat le 15 novembre 2010, à l'âge de 93 ans, et est inhumé à Essaouira.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Il a reçu, en 1996, le Grand Prix du Maroc pour l'ensemble de son œuvre.

Citation[modifier | modifier le code]

« Écrivant en français, je savais que je n’écrivais pas en français. Il y avait cette singulière greffe d’une langue sur l’autre, ma langue maternelle l’arabe, ce feu intérieur. » Edmond Amran el-Maleh, le Magazine littéraire, mars 1999.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Parcours immobile, Maspéro, 1980, réédité par André Dimanche, 2001
  • Aïlen ou la nuit du récit, La Découverte, 1983, réédité par André Dimanche, 2000
  • Jean Genet, Le Captif amoureux et autres essais, La Pensée sauvage/Toubkal, 1988
  • Mille ans, un jour, La Pensée sauvage,1986, Le Fennec, 1990, réédité par André Dimanche, 2002
  • Le Retour d'Abou El Haki, La Pensée sauvage, 1990
  • Abner, Abnour, La Pensée sauvage/Le Fennec, 1996
  • La maIle de Sidi Maâchou, Al Manar, 1998
  • Le café bleu. Zrirek, La Pensée sauvage, 1999
  • Une femme, une mère, La Pensée sauvage, éditions Lixus, 2004
  • Lettres à moi-même, Le Fennec, 2010

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bouazza Benachir, Edmond Amran El Maleh, cheminements d’une écriture, Paris, L’Harmattan, 1997.
  • R. Benjelloun, « Entretien avec E. A. El Maleh », Jeune Afrique, no 1724, du 20 au 26 janvier 1994, p. 57.
  • Abdallah Mdarhri-Alaoui, « Tendances de la littérature marocaine actuelle : l’exemple de E. A. El Maleh et A. Serhane », in Charles Bonn, Naget Khadda et Abdallah Mdarhri-Alaoui (dir.), Littératures maghrébines d’expression française, Paris, Edicef-AUPELF, 1996 ; article également disponible sur Internet à l’adresse suivante
  • Arnaud Genon, « Edmond Amran El Maleh autobiographe?», Revue @nalyses, Vol. 6, no 2. Printemps-été 2011, en ligne, http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1801
  • Marie Redonnet, Entretiens avec Edmond Amran El Maleh, Rabat / Grenoble, Publications de la Fondation Edmond Amran El Maleh / La pensée sauvage, 2005.
  • Mohammed Habib Samrakandi, Mohamed Saad Eddine El Yamani, (dir.), « Le Droit à la mémoire. Présences d’Edmond Amran El Maleh », Horizons Maghrébins, no 7, 1994.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décès de l'écrivain Edmond Amran El Maleh », sur europe1.fr,‎ 15 novembre 2010 (consulté le 16 novembre 2010)
  2. (fr) « Lettres à moi-même » Edmond Amran El Maleh le 5 mai à la Villa des Arts de Casablanca, sur www.marocbouge.net (consulté le 12 août 2010)
  3. (fr) « Petite biographie d’un très grand écrivain », sur www.aujourdhui.ma (consulté le 12 août 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]