Armançon

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Armançon
L'Armançon au pont Pinard de Semur-en-Auxois.
L'Armançon au pont Pinard de Semur-en-Auxois.
Caractéristiques
Longueur 202 km
Bassin 2 990 km2
Bassin collecteur Seine
Débit moyen 29,7 m3/s (Brienon-sur-Armançon)
Régime pluvial océanique
Cours
Source Pointe des Maillys à l'est du bois de Vêvre
· Localisation Essey
· Altitude 400 m
· Coordonnées 47° 13′ 05″ N 4° 32′ 05″ E / 47.21806, 4.53472 (Source - Armançon)  
Confluence Yonne
· Localisation entre les communes de Cheny et Migennes
· Altitude 81 m
· Coordonnées 47° 57′ 09″ N 3° 30′ 28″ E / 47.9525, 3.50778 (Confluence - Armançon)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Bornant, Cléon
· Rive droite Brenne, Armance, Créanton, etc
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions traversées Bourgogne
Principales villes Semur-en-Auxois, Ancy-le-Franc, Tonnerre, Saint-Florentin, Brienon-sur-Armançon, Migennes

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

[1]L'Armançon est une rivière française qui traverse les départements de la Côte-d'Or et de l'Yonne. Avec une longueur de 202 km et un débit moyen de 30 m3 c'est un affluent important de l'Yonne, dans le bassin collecteur de la Seine.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Cette rivière tire son nom du celtique aar, cours d'eau, rivière.

On dit proverbialement : « L'Armançon, mauvaise rivière et bon poisson ».

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Armançon prend sa source au lieu-dit Pointe des Maillys à l'est du bois de Vêvre, à l'altitude 400 mètres[2], entre Essey et Thoisy-le-Désert dans l'Auxois à 2 km au nord-ouest de Meilly-sur-Rouvres, dans le département de la Côte-d'Or, et se jette dans l'Yonne (rive droite), à l'altitude 81 mètres[2], à la gorge-d'Armançon en limite des communes de Cheny et Migennes, dans le département de l'Yonne.

Par sa longueur de 202 km[3], l'Armançon est la 37e rivière de France.

L'Armançon serpente au milieu des Vallées de l'As que sont les deux vallées de l'Armançon et du Serein. Elle est longée par le canal de Bourgogne à partir du confluent avec la Brenne, jusqu'à Migennes sur l'Yonne.

Départements et principales villes traversés[modifier | modifier le code]

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

L'Armançon traverse soixante-dix communes[3] et quatorze cantons :

Soit en termes de cantons, l'Armançon prend source dans le canton de Pouilly-en-Auxois, traverse les canton de Vitteaux, canton de Précy-sous-Thil, canton de Semur-en-Auxois, canton de Montbard, canton d'Ancy-le-Franc, canton de Cruzy-le-Châtel, canton de Tonnerre, canton de Flogny-la-Chapelle, canton d'Ervy-le-Châtel, canton de Saint-Florentin, canton de Seignelay, canton de Brienon-sur-Armançon, et conflue sur le canton de Migennes.

Principaux affluents[modifier | modifier le code]

Semur-en-Auxois : l'Armançon depuis le pont Joly
L'Armaçon à Cry.

L'Armançon a cinquante-et-un affluents référencés[3] dont neuf sont des bras de l'Armançon : les principaux sont :

Navigation[modifier | modifier le code]

Cette rivière, de 2e catégorie du point de vue piscicole, est navigable depuis le confluent avec la Brenne, pour de belles randonnées en canoë-kayak au départ des villages de Cry et de Lézinnes. Les courants étant peu véloces, et le cours de la rivière parsemé d'écluses ou autres aménagements, il faut compter plusieurs jours de navigation sans moteur.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Débits de l'Armançon à Brienon-sur-Armançon[modifier | modifier le code]

Le débit de l'Armançon a été observé sur une période de 43 ans (1966-2008), à la station hydrologique de Brienon-sur-Armançon, localité du département de l'Yonne située à une dizaine de kilomètres de son confluent avec l'Yonne [4].

Le module de la rivière à Brienon-sur-Armançon est de 29,7 m3 par seconde. La surface étudiée du bassin versant à cet endroit est de 2 990 km².

L'Armançon présente des fluctuations saisonnières de débit moyen typiques des rivières du sud-est du bassin parisien (Yonne, Arroux, Cure et aussi Dheune et Ouche). Les hautes eaux se déroulent en hiver, et portent le débit mensuel moyen à un niveau de 45,1 à 62,1 m³/s, de décembre à mars inclus (avec un maximum en février), et des basses eaux d'été, de juillet à septembre, avec une baisse du débit mensuel moyen jusqu'au niveau de 7,72 m³/s au mois d'août. Mais ces moyennes mensuelles cachent des variations bien plus importantes.

Débit moyen mensuel (en m³/s)
Station hydrologique : Brienon-sur-Armançon
(1966-2008)

Source : Banque Hydro - Station H2482010 - L'Armançon à Brienon-sur-Armançon (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
L'Armançon à Nuits.

Le VCN3 peut chuter jusque 1,9 m³/s, en cas de période quinquennale sèche.

Ce sont surtout les crues qui peuvent être importantes et qui sont assez fréquentes. Le débit instantané maximal enregistré a été de 349 m³/s le 11 janvier 1982, tandis que la valeur journalière maximale a été de 338 m³/s à la même date. Le QIX 2 et le QIX 5 valent respectivement 200 et 280 m³/s. Le QIX 10 est de 340 m³/s et le QIX 20 se monte à 400 m³/s. Quant au QIX 50, il est de 460 m³/s.

À titre de comparaison, le QIX 10 de l'Eure à Cailly-sur-Eure[5] vaut 90 m³/s pour un bassin de 4 598 km², tandis que son QIX 50 est de 120 m³/s. Le QIX 10 comme le QIX 50 de l'Armançon dépassent de près de quatre fois ceux de l'Eure, alors que le bassin versant de ce dernier est de moitié plus étendu.

La lame d'eau écoulée dans le bassin de l'Armançon est de 315 mm annuellement, ce qui est assez semblable à la moyenne d'ensemble de la France (320 mm), mais nettement supérieur à la moyenne de la totalité du bassin versant de la Seine (240 mm). Le débit spécifique (ou Qsp) atteint 9,9 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Débit des cours d'eau du bassin de l'Armançon[modifier | modifier le code]

Nom Localité Débits en m3 par seconde Côte
max(m)
Max.
instant.
Max.
journ.
Lame
d'eau
(mm)
Surface
(km2)
Module VCN3
(étiage)
QIX 2 QIX 5 QIX 10 QIX 20 QIX 50
Armançon Brianny 1,63 0,012 32 50 62 73 88 2,41 87 63,1 232 223
Armançon Quincy-le-Vicomte 3,44 0,150 45 63 75 87 100 3,65 107 86,3 228 476
Brenne Montbard 7,83 0,150 81 100 120 130 - 3,87 133 115 339 732
dont Oze Darcey 2,55 0,014 27 41 49 58 - - 50,5 40,3 394 205
Armançon Aisy-sur-Armançon 12,3 0,310 130 180 210 240 - 2,62 241 185 289 1 350
Armançon Tronchoy 19,7 1,000 160 230 270 310 - 2,77 294 267 316 1 970
Armançon Jaulges 20,6 1,200 120 170 210 240 280 3,71 206 192 302 2 160
Armance Chessy-les-Prés 3,78 0,220 27 38 45 53 62 3,30 58,3 50,4 250 480
Armançon Brienon-sur-Armançon 29,6 1,900 190 280 330 390 450 4,49 349 338 314 2 990

Ancienne ville d'Armançon à la source de la rivière ?[modifier | modifier le code]

Semur-en-Auxois
L'Armançon et le pont Pinard

En 1862, à la demande d'Arcisse de Caumont président de la Société française d'archéologie, Jacques-Ferdinand Prévost présente à la XXIVe session annuelle du Congrès archéologique de France le résultat de ses récentes investigations archéologiques[6]. Après avoir exposé ses études sur les murs de forteresse vitrifiés, il rapporte les faits suivants:

La rivière d'Armançon prend sa source sur le territoire du village d'Essey à 1 kilomètre de ce dernier, qui dépend du canton de Pouilly-en-Auxois, arrondissement de Beaune. Le nom de Essey aurait une origine celtique, transformée par le latin du Moyen Âge en Acceicam ou Àcciacum. On trouve dans les champs voisins une grande étendue de terrain au sol noirci de cendres et jonché de tuiles à rebords, de pierres de substructions, de scories et de pierres rongées par le feu. Selon la tradition la ville d'Armançon, qui se serait tenue là, aurait été détruite par un incendie. À environ 600 mètres de l'Armançon et bien que le terrain soit encultivé, on peut suivre les traces d'une voie romaine sur une étendue importante.
Trois cultivateurs ont ouvert des fossés le long des murées qui longent leurs champs, à peu de distance de l'Armançon, pour enfouir les pierres ramassées de ces champs. Au lieu du terrain naturel attendu, ces fossés ont livré des décombres de bâtiments (sables, chaux, tuiles de toute espèce, pavés, etc) ainsi que des “corniches, chapiteaux, fûts de colonnes en pierre et débris de marbre monumental, torse d'une statue et deux têtes sculptées en relief, quantité innombrable de poteries rouges à dessins et monnaies grand-bronze de la fin du Haut Empire romain.” Une fouille plusieurs années auparavant, effectuée par MM. le maire et le curé du lieu, avait dévoilé une mosaïque formée de cubes blancs, bleus et verts. Une pierre sculptée de la même provenance, représentant un char attelé de deux chevaux avec leur conducteur, a été acquise par le marquis de Villers-la-Faye puis par le musée de Dijon[6].

Toponymes[modifier | modifier le code]

L'Armançon a donné son hydronyme à huit communes : Aisy-sur-Armançon, Argenteuil-sur-Armançon, Brienon-sur-Armançon, Chailly-sur-Armançon, Montigny-sur-Armançon, Pacy-sur-Armançon, Perrigny-sur-Armançon, Saint-Martin-sur-Armançon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rû Marbrier (rive gauche) 6,6 km prend sa source sur la commune de Méré à la fontaine et termine son cour sur la commune de Villiers Vineux
  2. a et b Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 5 septembre 2010)
  3. a, b et c SANDRE, « Fiche rivière l'armancon (F3--0210) » (consulté le 5 septembre 2010)
  4. Banque Hydro - Station H2482010 - L'Armançon à Brienon-sur-Armançon (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
  5. Banque Hydro - Station H9331010 - L'Eure à Cailly-sur-Eure (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
  6. a et b [http://www.archive.org/stream/seancesgenerales1862cong/seancesgenerales1862cong_djvu.txt Congrès Archéologique de France, XXIVe session, 1862. Séances générales tenues par la Société Française d'Archéologie pour la Conservation des Monuments. Compte-rendu complet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]