Tonnerre (Yonne)
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| Tonnerre | ||
Église Notre-Dame de Tonnerre, monument classé MH en 1920. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Yonne | |
| Arrondissement | Avallon | |
| Canton | Tonnerre (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Tonnerrois | |
| Maire Mandat |
André Fourcade 2008-2012 |
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| Code postal | 89700 | |
| Code commune | 89418 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Tonnerrois | |
| Population municipale |
5 243 hab. (2010) | |
| Densité | 90 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 129 m — Max. 323 m | |
| Superficie | 58,27 km2 | |
| Localisation | ||
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Tonnerre est une commune française, située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Traversée par le Canal de Bourgogne, la commune se situe au carrefour :
- de la RD 965 (ancienne RN 65), axe reliant Auxerre à 35 km à l'ouest et Troyes à 65 km au nord
- de la RD 905 (ancienne RN 5), axe reliant Sens à 70 km au nord-ouest et Dijon à 125 km au sud-est
Histoire [modifier]
Tonnerre apparaît à l’époque romaine sous le nom de Tornodurum, « forteresse » pour les Lingons, elle était le capitale du Pagus tornodorensis. Ici, sur la vallée de l’Armançon, s’est créé le Comté de Tonnerre, qui a servi de point de passage entre Paris et Dijon, à l’époque où le roi de France avait des visées sur le duché de Bourgogne.
Les étymologies de Tonnerre viendraient, pour l’époque celte, de Torn, dérivant de l'appellation d’une obscure divinité locale ; d’autres la rapportent à Douros : forteresse, enfin une autre dénomination correspondrait à Dour en liaison avec un lieu près du torrent. Il est également possible que les trois solutions se rejoignent en une seule :
- Un lieu divinisé : 1782, mise à jour des cavités contenant armes et ornements, monnaies et bijoux liés au culte de divinités.
- La forteresse dominant Tonnerre se serait située sur les lieux « Mont Bellant » et « Vieux Châteaux » livrant de nombreux vestiges antiques.
- Quant à la « source divinisée », le vestige en est d’une évidence flagrante, puisqu’il s’agit de la Fosse Dionne.
Elle constitue le chef-lieu du district de Tonnerre de 1790 à 1795 et de l'Arrondissement de Tonnerre de 1800 à 1926.
En 2005, des recherches au lieu-dit Les Petits Ovis ont permis de découvrir que le site était occupé par une nécropole datant de la fin de l’âge du Bronze et un habitat aggloméré datant du second âge du fer. Au lieu-dit Terre de Vauplaine des inhumations et des incinérations datant de la période située entre l’âge du bronze et l’âge du fer ont été mis à jour. Un établissement rural gallo-romain, connu mais mal localisé, a pu être circonscrit[1].
Blasonnement [modifier]
| Blasonnement :
« De gueules à la bande d'or ».
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Économie [modifier]
- Centre de développement du Tonnerrois (CDT) partagé entre la chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne et la chambre des métiers.
Cadre de vie [modifier]
- Ville fleurie : deux fleurs.
Patrimoine [modifier]
- Le vignoble de Bourgogne tonnerre
- La Fosse Dionne, source vauclusienne, au débit important, et aménagée en lavoir avec bassin circulaire au XVIIIe siècle. Cette curiosité touristique est un bassin aux eaux vert émeraude, serti dans une galerie couverte de tuiles de Bourgogne. Le site était voué à une divinité antique d’où le nom « Divona », qui signifie « Divine », évolué en « Dionne ».
- Le Vieil Hôpital ou Hôtel-Dieu, fondé par Marguerite de Bourgogne en 1293 et construit en trois années seulement, est un des plus anciens et des plus vastes ensembles hospitaliers de la France médiévale. Ses dimensions sont importantes avec notamment une toiture d'une surface de 4500 m² (initialement recouverte de tuiles vernissées) et une salle principale longue de 90 mètres pour une largeur de 18,2 mètres et une hauteur de 27 mètres. Le plafond est lambrissé et la gigantesque charpente est en forme de carène de vaisseau renversé. Jusqu'à 40 malades pouvaient y être soignés. À voir : la chapelle avec le tombeau de Marguerite de Bourgogne, le Mausolée de Louvois, un Saint-Sépulcre du XVe siècle, une méridienne du XVIIIe siècle, intéressant musée de l'Hôpital.
- L’église Saint-Pierre, avec sa façade de style baroque, domine la ville et offre un beau panorama. Bâtie à partir du IXe siècle, elle a subi de nombreuses modifications. Elle a été quasiment détruite en 1556 par un incendie qui ravagea Tonnerre. À l'intérieur, on peut remarquer un orgue dont le buffet date de 1616, une chaire à prêcher, réalisée dans les années 1712-1713 et des vitraux datant du XVIe siècle et restaurés en 2003. Aujourd'hui, Il ne reste plus rien de l’ancienne chapelle du XIe siècle.
- L'église de style gothique Notre-Dame du XIIe siècle. Le bâtiment religieux fut sévèrement endommagé par les bombardements de la seconde guerre mondiale.
- L’hôtel d'Uzès, maison natale du chevalier d'Éon, devenue propriété de la Caisse d'épargne depuis 1879. Le bâtiment, restauré profondément en 1888, est décoré de fresques murales du peintre Georges Henri Carré. Tonnerre compte de nombreux autres hôtels particuliers.
- L'ancienne abbaye Saint-Michel, reconvertie en hôtellerie. Ce fut durant des décennies un hôtel-restaurant doublement étoilé au Guide Michelin et Relais & Châteaux tenu par la famille de Christophe Cussac.
- L’ancien couvent des Ursulines (>1789), place Edmond-Jacob, actuel lycée.
- L’ancien couvent des Ursulines (1805>), rue Pasteur, actuels bâtiments annexes du Lycée.
- La crypte Sainte-Catherine, rue Saint-Pierre, voûtes romanes du XIIe siècle.
- Le marché couvert, inauguré en 1904 au style d'architecture de la fin XIXe, début XXe siècle, en fer et en verre à la mode Baltard.
- L’hôtel de ville construit en surplomb du marché couvert.
- Le château de Vaulichères, ancienne propriété de la Maison de Clermont-Tonnerre.
- Le musée municipal et sa bibliothèque.
- La promenade du Pâtis.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jupiter (Antiquité), roi des dieux dans la Mythologie Antique latine ; on lui attribue la création de la ville de Tornodurum lorsque celui-ci abattit ses foudres sur la vallée égarée du « Pagus tornodorensis ». Devenue Tonnerre à l'époque médiévale, on raconte encore que l'emplacement exact de l'impact est symbolisé par la Fosse Dionne et son eau dite « divona » (divine en latin).
- Thierry II d'Orléans (?-1022), ancien évêque d'Orléans, est mort à Tonnerre[7].
- Marguerite de Bourgogne-Tonnerre (1248-1308), retirée à Tonnerre, fondatrice de l'Hôtel-Dieu.
- Louise de Clermont (1504-1596), comtesse de Tonnerre, duchesse d'Uzès.
- François Michel Le Tellier de Louvois (1641-1691), ministre de Louis XIV, comte de Tonnerre à partir de 1684.
- Charles de Beaumont, chevalier d'Éon (1728-1810), né à Tonnerre.
- Jean-Baptiste Chaussard (1729-1818), architecte du roi, né à Tonnerre.
- Agnès Fayolle de la Marcelle (1746-1832), homme politique né à Tonnerre.
- Jean Gaspard de Vence (1747-1808), corsaire et amiral, mort dans sa propriété de Vaulichères.
- François Barbuat de Maison-Rouge (1767-1799), né à Tonnerre.
- Louis Anne Marie Gouré de Villemontée (1768-1813), général de brigade.
- Jean-Baptiste-Marie Campenon (1819-1891), général, ministre de la guerre, né à Tonnerre.
- Charles Joseph Dumas-Vence (1823-1904), amiral, né à Tonnerre.
- Armand Colin (1842-1900), éditeur, né à Tonnerre.
- Marie Huot (1846-1930), femme de lettres et féministe, née à Tonnerre.
- Frédéric Damé (1849-1907), journaliste, historien et philologue, né à Tonnerre.
- Henri Chaput (1857-1919), chirurgien, né à Tonnerre.
- Émile Bernard (1868-1941), peintre, fondateur de l'école de Pont-Aven.
- Georges Henri Carré (1878-1945), peintre.
- Ernest Archdeacon (1898-1950), précurseur et promoteur de tous les moyens de locomotion (terrestres, aériens, nautiques), propriètaire de l'abbaye Saint-Michel.
- André Maire (1898-1984), peintre.
- Élie Wermelinger (1906-1993), journaliste au journal L'Équipe, traceur de l'itinéraire du Tour de France.
Manifestations [modifier]
- Les médiévales de Tonnerre se déroulent durant le mois de septembre chaque année paire.
- Les vinées tonnerroises : exposition, dégustation et vente des vins du pays et des environs, et de produits gastronomiques, le week-end de Pâques, dans la grande salle de l'ancien hôpital Marguerite-de-Bourgogne, avec intronisation de nouveaux Chevaliers du Tastevin par la confrérie des Foudres du Tonnerrois et par la confrérie du Cassis.
- Le festival littéraire écrits et dits : en mai, manifestations liées à la littérature (conférences, théâtre, contes, lectures…) autour d'un thème choisi.
- L'académie et le festival de musique de Tonnerre : la première semaine de juillet.
- La foire exposition a lieu au centre ville sur le Pâtis devant la gare le dernier samedi d'août et s'étale du Vendredi au Lundi. Elle attire une centaine d'exposants avec une fête foraine.
- La course de côte régionale automobile : sur le mont Sara, dans la côte de la Chappe sur la route départementale 117. Elle se déroule le 3e dimanche du mois d'août. Organisée par l’écurie Vauban, sous l’égide de l’ASA de l’Yonne pour la coupe de France de la fédération française du sport automobile et les challenges Bourgogne Franche-Comté.
Jumelages [modifier]
Notes et références [modifier]
- Inrap rapport d'activité, 2006, page 75.
- Recensement de 2006 des communes de l’Yonne
- base Cassini
- Résultats du recensement de la population - Tonnerre, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Jacques Boussard, « Les évêques de Neustrie, avant la réforme grégorienne (950-1050 environ) », Journal des savants, vol. 3, no 3, juillet-septembre 1970, p. 179.