Tonnerre (Yonne)

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Tonnerre
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Tonnerre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Tonnerre
(chef-lieu)
Intercommunalité CC Le Tonnerrois en Bourgogne
Maire
Mandat
Mme Dominique Aguilar (UDI)
2014-2020
Code postal 89700
Code commune 89418
Démographie
Gentilé Tonnerrois
Population
municipale
5 235 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 20″ N 3° 58′ 27″ E / 47.8556, 3.974247° 51′ 20″ Nord 3° 58′ 27″ Est / 47.8556, 3.9742  
Altitude Min. 129 m – Max. 323 m
Superficie 58,27 km2
Localisation

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Tonnerre

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Tonnerre
Liens
Site web tonnerre.fr

Tonnerre est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Traversée par le Canal de Bourgogne, la commune se situe au carrefour :

  • de la RD 965 (ancienne RN 65), axe reliant Auxerre à 35 km à l'ouest et Troyes à 65 km au nord
  • de la RD 905 (ancienne RN 5), axe reliant Sens à 70 km au nord-ouest et Dijon à 125 km au sud-est

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Junay Dannemoine, Épineuil Molosmes Rose des vents
Tissey
Serrigny
N Saint-Martin-sur-Armançon
Tanlay
Lézinnes
O    Tonnerre    E
S
Viviers Yrouerre, Sambourg Vireaux

Histoire[modifier | modifier le code]

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Tonnerre apparaît à l’époque romaine sous le nom de Tornodurum, « forteresse » pour les Lingons, elle était le capitale du Pagus tornodorensis. Ici, sur la vallée de l’Armançon, s’est créé le Comté de Tonnerre, qui a servi de point de passage entre Paris et Dijon, à l’époque où le roi de France avait des visées sur le duché de Bourgogne.

Les étymologies de Tonnerre viendraient, pour l’époque celte, de Torn, dérivant de l'appellation d’une obscure divinité locale ; d’autres la rapportent à Douros : forteresse, enfin une autre dénomination correspondrait à Dour en liaison avec un lieu près du torrent. Il est également possible que les trois solutions se rejoignent en une seule :

  • Un lieu divinisé : 1782, mise au jour des cavités contenant armes et ornements, monnaies et bijoux liés au culte de divinités.
  • La forteresse dominant Tonnerre se serait située sur les lieux « Mont Bellant » et « Vieux Châteaux » livrant de nombreux vestiges antiques.
  • Quant à la « source divinisée », le vestige en est d’une évidence flagrante, puisqu’il s’agit de la Fosse Dionne.

Moyen Age[modifier | modifier le code]

La dynastie comtale autochtone[modifier | modifier le code]

Tonnerre est le siège d'un comté depuis le milieu du Xe siècle. Il administre le rebord occidental du vaste évêché de Langres. Plusieurs membres de la famille comtale se hisseront à la tête de cet évêché. Il pourrait avoir eu dans son giron la région de Bar-sur-Seine. Les comtes, connus par les chartes de l'abbaye Saint-Michel, portent le prénom de Miles. Au XIe siècle, les successions se font plus cahotiques.

Un vicomte de Tonnerre apparaît au début de ce siècle. En droit, cela signifie que le titulaire du comté dispose d'un droit comtal autre que celui de Tonnerre, ce qui impose l'établissement d'un vicomte (même problématique qu'à Joigny en 1080). Ce vicomte est à l'origine de la famille de Rougemont.

La dernière héritière de cette première dynastie épouse au milieu du XIe siècle Guillaume, comte de Nevers et d'Auxerre, quand celui-ci se relève très difficilement de la tutelle de son oncle le duc de Bourgogne qui avait tué son père. Sa soeur cadette, en épousant un fils du comte de Brienne, provoque la séparation définitive de Tonnerre du comté de Bar-sur-Seine.

La dynastie comtale de Nevers-Auxerre (1045-1193)[modifier | modifier le code]

Guillaume de Nevers administre longuement le comté. Un prévôt devient le représentant de son administration pour le Tonnerrois. La tendance à l'hérédité est un aveu de faiblesse comtale. Le fils cadet de Guillaume a failli faire émerger à nouveau un comté autonome. Le comté servira fréquemment de douaire aux comtesses douairières. Des féodaux étalent leur puissance dans le comté : Argenteuil, Rougemont. Certains se hissent au rang de vicomte quand les princes font émerger des vicomtés sur des axes commerciaux à la jointure de leurs principautés (Ligny-le-Châtel vers 1120). Ce phénomène touche d'autres contrées de la principauté. Les sires de Noyers-sur-Serein échappent très tôt à l'autorité comtale, et bâtissent une puissante seigneurie indépendante en franc-alleu, à la lisière du comté d'Auxerre et de l'ancien comté d'Avallon. La féodalisation atteint sa plénitude classique. Pour autant, la ville de Tonnerre se développe. Elle se dote de deux paroisses : Notre-Dame et Saint-Pierre. L'abbaye Saint-Michel fait face au château, de l'autre côté du vallon. Les comtes tenteront tardivement et avec un succès relatif de reprendre la main sur leurs grands féodaux. Ils ne parviendront qu'à leur imposer un partage successoral (Toucy vers 1170). Le Tonnerrois est durablement et profondément féodalisé.

La dynastie comtale des Courtenay[modifier | modifier le code]

De la fin du XIIe au milieu du XIIIe siècle, Tonnerre vit dans le giron du comté de Nevers-Auxerre et Tonnerre. Ce vaste ensemble est de fait abandonné quand le chef du lignage se hasarde sans profit en Orient (empire de Constantinople). Copiant une institution mise en place en 1184 dans le domaine royal, ce comte institue un bailli. Mais comme en Champagne, ce nouvel agent est nettement moins efficace que son confrère de Sens. Il gère à la fois les baillies d'Auxerre et de Tonnerre. Il ne contrarie pas les féodaux locaux. Les heurts avec l'évêque d'Auxerre et la révolte d'Hervé de Donzy humilient le comte Pierre de Courtenay.

Un cadet de la famille de Courtenay prend place à la tête de la seigneurie de Tanlay.

La dynastie comtale des Chalon (1308-1463)[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIII e siècle, une comtesse de Tonnerre épouse le roi de Sicile. Elle fonde le Grand Hôtel-Dieu : le plus grand monument civil de Bourgogne.

La famille de Chalon parvient à participer au partage de la principauté et se fait remettre le comté de Tonnerre.

En prélude de la seconde phase de la guerre de Cent Ans, le comte de Tonnerre enlève une fille d'honneur de la duchesse de Bourgogne. Jean Sans Peur saute sur ce prétexte pour mener une guerre à outrance contre le comte de Tonnerre. Malgré la disproportion des forces, le comte de Tonnerre parvient à retarder l'échéance de sa ruine. mais ce combat désespéré a un prix : le Tonnerrois est ravagé. Les féodaux qui ont suivi leur suzerain naturel sont spoliés par des nobles bourguignons accourus à la curée. La guerre entre Armagnacs et Bourguignons sera de peu postérieure (1411). Tonnerre reste au pouvoir du duc de Bourgogne. Pendant ce XVe siècle, la ville gagne des institutions fiscales : la recette des Aides et l'Election.

La dynastie comtale des Husson (1463-1540)[modifier | modifier le code]

la révolution[modifier | modifier le code]

Elle constitue le chef-lieu du district de Tonnerre de 1790 à 1795 et de l'Arrondissement de Tonnerre de 1800 à 1926.

En 2005, des recherches au lieu-dit Les Petits Ovis ont permis de découvrir que le site était occupé par une nécropole datant de la fin de l’âge du Bronze et un habitat aggloméré datant du second âge du fer. Au lieu-dit Terre de Vauplaine des inhumations et des incinérations datant de la période située entre l’âge du bronze et l’âge du fer ont été mis au jour. Un établissement rural gallo-romain, connu mais mal localisé, a pu être circonscrit[1].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules à la bande d'or ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Lavoir de la Fosse Dionne
L'Armançon
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
17.. 17.. ... - -
env 1780 18.. Claude Bazile - Ordonnateur des Guerres
18.. 18.. ... - -
avril 1800 18.. Jacques-François Barbuat des Maisons-Rouges de Boisgérard - Général de brigade, nommé
18.. 18.. ... - -
janvier 1856 18.. . Hardy - -
18.. 18.. ... - -
18.. sept. 1870 . Montreuil - -
1870 1872 Jules-François Hardy - Juge, nommé, faisant fonction
1872 187. ... - -
1881 188. . Gaupillat ... - -
188. 1899 ... - -
1899 1927 Edmond Jacob - -
1927 1929 Désiré Legrand - -
1929 1945 Maurice Cerceau - -
1945 1965 Roger Picand - Commissaire-priseur
1965 1971 René Gérard - Pharmacien
1971 1975 Jacques Suisse - Chirurgien
1975 1977 Jean Cadieu - Médecin
1977 1989 Georges Roze, ancien Résistant[2] - Cadre EDF
1989 1998 Henri Nallet PS Député, ministre
1998 2001 André Fourcade PS Instituteur
2001 2008 Raymond Hardy - Expert-comptable
2008 2014 André Fourcade PS Instituteur
2014   Mme Dominique Aguilar (1ère femme Maire de Tonnerre) UDI Agent Finances Publiques

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 235 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 012 4 261 4 190 4 023 4 242 4 271 4 184 4 427 4 672
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 692 4 789 5 429 5 332 5 536 5 681 5 095 4 734 4 749
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 685 4 522 4 384 4 373 4 463 4 484 4 433 4 237 4 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
5 595 5 834 6 336 6 007 6 008 5 979 5 440 5 322 5 246
2011 - - - - - - - -
5 235 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hôtel-Dieu de Tonnerre avec en arrière plan l'église Saint-Pierre
  • Le vignoble de Bourgogne tonnerre
  • La Fosse Dionne, source vauclusienne, au débit important, et aménagée en lavoir avec bassin circulaire au XVIIIe siècle. Cette curiosité touristique est un bassin aux eaux vert émeraude, serti dans une galerie couverte de tuiles de Bourgogne. Le site était voué à une divinité antique d’où le nom « Divona », qui signifie « Divine », évolué en « Dionne ».
  • Le Vieil Hôpital ou Hôtel-Dieu, fondé par Marguerite de Bourgogne en 1293 et construit en trois années seulement, est un des plus anciens et des plus vastes ensembles hospitaliers de la France médiévale. Ses dimensions sont importantes avec notamment une toiture d'une surface de 4500 m² (initialement recouverte de tuiles vernissées) et une salle principale longue de 90 mètres pour une largeur de 18,2 mètres et une hauteur de 27 mètres. Le plafond est lambrissé et la gigantesque charpente est en forme de carène de vaisseau renversé. Jusqu'à 40 malades pouvaient y être soignés. À voir : la chapelle avec le tombeau de Marguerite de Bourgogne, le Mausolée de Louvois, un Saint-Sépulcre du XVe siècle, une méridienne du XVIIIe siècle, intéressant musée de l'Hôpital.
  • L’église Saint-Pierre, avec sa façade de style baroque, domine la ville et offre un beau panorama. Bâtie à partir du IXe siècle, elle a subi de nombreuses modifications. Elle a été quasiment détruite en 1556 par un incendie qui ravagea Tonnerre. À l'intérieur, on peut remarquer un orgue dont le buffet date de 1616, une chaire à prêcher, réalisée dans les années 1712-1713 et des vitraux datant du XVIe siècle et restaurés en 2003. Aujourd'hui, Il ne reste plus rien de l’ancienne chapelle du XIe siècle.
  • L'église de style gothique Notre-Dame du XIIe siècle. Le bâtiment religieux fut sévèrement endommagé par les bombardements de la seconde guerre mondiale.
  • L’hôtel d'Uzès, maison natale du chevalier d'Éon, devenue propriété de la Caisse d'épargne depuis 1879. Le bâtiment, restauré profondément en 1888, est décoré de fresques murales du peintre Georges Henri Carré. Tonnerre compte de nombreux autres hôtels particuliers.
  • L'ancienne abbaye Saint-Michel, reconvertie en hôtellerie. Ce fut durant des décennies un hôtel-restaurant doublement étoilé au Guide Michelin et Relais & Châteaux tenu par la famille de Christophe Cussac.
  • L’ancien couvent des Ursulines (>1789), place Edmond-Jacob, actuel lycée.
  • L’ancien couvent des Ursulines (1805>), rue Pasteur, actuels bâtiments annexes du Lycée.
  • La crypte Sainte-Catherine, rue Saint-Pierre, voûtes romanes du XIIe siècle.
  • Le marché couvert, inauguré en 1904 au style d'architecture de la fin XIXe, début XXe siècle, en fer et en verre à la mode Baltard.
  • L’hôtel de ville construit en surplomb du marché couvert.
  • Le château de Vaulichères, ancienne propriété de la Maison de Clermont-Tonnerre.
  • Le musée municipal et sa bibliothèque.
  • La promenade du Pâtis.

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Hôtel d'Uzes

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Les médiévales de Tonnerre se déroulent durant le mois de septembre chaque année paire.
  • Les vinées tonnerroises : exposition, dégustation et vente des vins du pays et des environs, et de produits gastronomiques, le week-end de Pâques, dans la grande salle de l'ancien hôpital Marguerite-de-Bourgogne, avec intronisation de nouveaux Chevaliers du Tastevin par la confrérie des Foudres du Tonnerrois et par la confrérie du Cassis.
  • Le festival littéraire écrits et dits : en mai, manifestations liées à la littérature (conférences, théâtre, contes, lectures…) autour d'un thème choisi.
  • L'académie et le festival de musique de Tonnerre : la première semaine de juillet.
  • La foire exposition a lieu au centre ville sur le Pâtis devant la gare le dernier samedi d'août et s'étale du Vendredi au Lundi. Elle attire une centaine d'exposants avec une fête foraine.
  • La course de côte régionale automobile : sur le mont Sara, dans la côte de la Chappe sur la route départementale 117. Elle se déroule le 3e dimanche du mois d'août. Organisée par l’écurie Vauban, sous l’égide de l’ASA de l’Yonne pour la coupe de France de la fédération française du sport automobile et les challenges Bourgogne Franche-Comté.
  • Le salon des antiquaires et des métiers d'art de Tonnerre : exposition de meubles et objets anciens et présentation de métiers d'art, dans les Hospices de Tonnerre, l'avant-dernier ou le dernier week-end de septembre.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Tonnerre (Yonne).

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Inrap rapport d'activité, 2006, page 75.
  2. url=http://rhin-et-danube-yonne.wifeo.com/section-de-tonnerre.php
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. Jacques Boussard, « Les évêques de Neustrie, avant la réforme grégorienne (950-1050 environ) », Journal des savants, vol. 3, no 3,‎ juillet-septembre 1970, p. 179.