Château de Tanlay

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Château de Tanlay
Image illustrative de l'article Château de Tanlay
Période ou style Renaissance
Début construction XVIe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Destination initiale Résidence
Propriétaire actuel Marquis de Tanlay
Destination actuelle Monument privé, ouvert à la visite
Protection Logo monument historique Classé MH (1927, 1994, Parc, château)
Site web www.chateaudetanlay.fr/
Coordonnées 47° 50′ 57″ N 4° 05′ 07″ E / 47.849167, 4.08527847° 50′ 57″ Nord 4° 05′ 07″ Est / 47.849167, 4.085278  
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Commune Tanlay

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

(Voir situation sur carte : Bourgogne)
Château de Tanlay

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Tanlay

Le château de Tanlay est situé à Tanlay dans l'Yonne, en Bourgogne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux XIIIe et XIVe siècles, la terre de Tanlay et sa forteresse appartiennent à la maison des Courtenay.

Au début du XVIe siècle débute la construction d'un nouveau château, sur les fondations de l'ancienne forteresse. En 1533, Tanlay échoit à Louise de Montmorency, sœur du connétable Anne de Montmorency et veuve du maréchal Gaspard de Coligny. C'est son plus jeune fils, François de Coligny d'Andelot, qui entreprend la construction du grand château, de 1550 à 1568 et le petit château à partir de 1558. Il reçoit pour cela le soutien financier de son frère, Gaspard de Coligny[1].

Pendant les heures sombres des guerres de religion son frère Gaspard, amiral de Coligny, choisit Tanlay pour réunir les chefs protestants[2]. Louis Ier de Condé y séjourne fréquemment, son château de Noyers étant voisin de Tanlay[1].

François d'Andelot meurt en 1569, laissant le projet inachevé. Son gendre Jacques Chabot, marquis de Mirebeau et fils de Philippe Chabot, poursuit les travaux avec la Tour de la Ligue, la Tour Coligny et achève le petit château (1610)[2].

En 1635, la seigneurie passe à Claude Vignier, premier président au Parlement de Metz. En 1642, il revend Tanlay à un proche de Mazarin : le surintendant des finances Michel Particelli d'Émery[1]. Celui-ci charge l'architecte Pierre Le Muet d'achever les travaux. Entre 1642 et 1650, il fait élever l'aile droite du bâtiment, selon un plan symétrique en U qui encadre la cour d'honneur. Il travaille sur les façades du corps de logis principal et sur la décoration des appartements. Face au château, il construit des communs, dans un style classique et régulier. Des travaux importants sont menés dans le parc, afin d'aménager un canal et d'entourer le château par des douves.

Après 1650 le gendre de Particelli, Phelypeaux de la Vrillière recueille Tanlay, qui est érigé en marquisat en sa faveur par Louis XIV en 1671[1].

En 1704, son petit-fils vend Tanlay à Jean Thévenin, gouverneur de Saint-Denis[1]. Le château appartient encore à ses descendants[2].

Le 20 décembre 1994, le château et certains éléments[3] de son environnement sont classés au titre des monuments historiques[4].

Architecture[modifier | modifier le code]

Dessin du château de Tanlay au XIXe siècle

Le château de Tanlay est représentatif du style Renaissance française, édifié aux XVIe siècle et XVIIe siècle, entouré de douves. Certains détails d’architecture, tels que les pyramides sur le pont d’accès, le mur entourant la Cour verte, la Galerie des Césars, le Nymphée, sont imprégnés du goût italien[2].

Extérieure[modifier | modifier le code]

Le bâtiment d'entrée, le Petit Château, est une porte triomphale d'un étage avec des combles aménagés. Au-dessus de la porte subsistent les rainures du pont-levis. Il donne accès à la cour verte. Cette cour est fermée sur trois côtés par un haut mur décoré d'une arcature aveugle. Une porte ornée d'une tête de cheval donne sur les écuries. Une autre porte ornée de fleurs donne sur le jardin. Le quatrième côté fait face au château, auquel on accède par un pont précédé de deux obélisques de pierre[1].

Le Grand Château occupe les trois côtés d'un quadrilatère entouré de douves. L'architecte initial pourrait en être Bertrand de Cazenove, de Saint-Florentin. On accède à la cour par la porterie construite par Le Muet. En face s'élève le corps de logis principal, bâtiment d'un étage flanqué de chaque côté par deux courtes ailes que prolongent deux bâtiments de moindre hauteur. Les ailes sont fermées par deux tours rondes à la toiture en dôme surmonté d'un lanternon. À l'arrière du corps principal, côté parc, deux hautes tours couvertes d'un dôme et de deux lanternons superposés occupent les autres sommets du quadrilatère[1].

La façade, avec ses sept travées rythmées de pilastres, pourrait être du XVIe siècle. Elle est surmontée d'une toiture avec des lucarnes rectangulaires ou en œil-de-bœuf. Au-dessus de la porte se trouve un cartouche portant les initiales de Michel Particelli d'Émery[1].

Intérieure[modifier | modifier le code]

Fresques de la tour de la Ligue

On entre dans un grand vestibule, dit des Césars, œuvre de Le Muet. On accède à un petit puis à un grand salon, aux boiseries marquées MPH et à la cheminée monumentale[1].

À l'étage se trouve la galerie d'apparat longue de 21 m, avec un plafond en berceau et des murs couverts de peintures en trompe-l'œil[1].

La tour de la Ligue aurait accueilli les assemblées des chefs protestants. La voûte de la salle basse est peinte d'un décor pompéien, dont les attributs marins permettent de penser qu'elle avait pu servir de cabinet de travail à l'amiral de Coligny. Les fresques de la voûte en coupole de l'étage supérieur représentent des personnages de la cour de France, sous les traits de dieux de l'Olympe[1].

La tour de la Chapelle, construite au XVIe siècle, a été aménagée au siècle suivant par Le Muet. Il a édifié une chapelle carré dans le plan circulaire de la tour, éclairée par une haute baie cintrée[1].

Le parc[modifier | modifier le code]

Du parc tracé par Pierre Le Muet subsiste le grand canal, long de près de 530 m. Il est alimenté par un très beau nymphée Renaissance.

Chaque été se tiennent dans les communs des expositions d'art contemporain.

Le parc du château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 27 décembre 1927[5].

Galerie[modifier | modifier le code]

Le Centre d'art de l'Yonne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre d'art de l'Yonne.

Depuis 1998, le Centre d'art de l'Yonne organise ses expositions dans les communs du château de Tanlay.

Angélique, marquise des anges (1964)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Angélique, marquise des anges.

En 1963, le château a servi de lieu de tournage pour le premier volet de la saga Angélique (avec Michèle Mercier et Robert Hossein). Dans le film, il est la demeure du comte de Peyrac, époux d'Angélique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Le Guide des châteaux de France : YONNE, Hermé (ISBN 2-86665-028-X)
  2. a, b, c et d « Site officiel - Château de Tanlay » (consulté le 29 juillet 2009)
  3. La fiche mérimée précise : Le château, le "petit château", les communs et la chapelle Saint-Emilian, en totalité ; les douves et les ponts dormants ; la cour verte et les murs qui l'encadrent ; le parc et les éléments qu'il contient : le canal et la "perspective", les ponts, le moulin, le portail d'entrée ; tous les murs de clôture
  4. « Domaine de Tanlay », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Notice no IA89000455 », base Mérimée, ministère français de la Culture