Étaule

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Étaule
La mairie, sise au hameau de Vassy.
La mairie, sise au hameau de Vassy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Avallon
Intercommunalité CC Avallon - Vézelay - Morvan
Maire
Mandat
Olivier Rauscent
2014-2020
Code postal 89200
Code commune 89159
Démographie
Population
municipale
414 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 19″ N 3° 55′ 15″ E / 47.5219, 3.9208 ()47° 31′ 19″ Nord 3° 55′ 15″ Est / 47.5219, 3.9208 ()  
Altitude Min. 190 m – Max. 330 m
Superficie 8,89 km2
Localisation

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Étaule

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Étaule

Étaule est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plus généralement appelée "Vassy-Etaules", la commune est située à 3,5 kilomètres au nord d'Avallon, dans un site champêtre très agréable, typique de la porte du Morvan.

La commune est formée de deux parties : Etaule-le-Bas et Vassy-lès-Avallon, ainsi que du hameau "La Gare".

Le hameau voisin de Etaule-le-Haut est rattaché à la commune de Sauvigny-le-Bois.

Étaule est traversé par le ruisseau d'Aisy et environné de petits promontoires boisés. Vassy est construit au sommet d'un monticule : celui-ci se rattache à une colline de forme cônique et culmine à 310 mètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lucy-le-Bois Thory Provency Rose des vents
Annay-la-Côte N
O    Étaule    E
S
Annéot Avallon Sauvigny-le-Bois

Histoire[modifier | modifier le code]

Étaule est mentionné au XIIe siècle sous le nom de « Stabulae », et dans une charte de 1228. Et dans la charte de 1209: " Estaubles". Stabulis en (1228). Au XIIIe siècle on retrouve une mention de Vassy sous le nom de "Vasseium".

Eudes III de Bourgogne, fait concession du fief d'Étaule(s), en 1209, à l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun[1]. La Forêt d' Étoles (Stabulis) fait l'objet d'une charte avec l'Abbaye de St Martin, en 1228[2].

La terre d'Étaule était possédée en indivis par le chapitre d'Avallon et une famille seigneuriale, les "du Vernes" au XVe siècle et les Clugny au XVIe siècle. Le château existant d'Étaule fut rebâti à l'époque par Georges de Clugny.

L'ancienne route Paris-Lyon passait par Vassy.

En 1786 des recherches sont faites pour trouver du charbon de terre.

M. Honoré Gariel et son frère Hippolyte créèrent en 1835 une société afin de produire de la chaux hydraulique (ou ciment prompt). « Un dépôt fut fondé à Paris; le ciment, qualifié désormais de "Ciment romain de Vassy" fut employé dans des entreprises considérables, et fit la fortune de la Société, dont Honoré Gariel avait cessé de faire partie[3] ».

Le hameau dépassa le chef-lieu de la commune : devenu maire, Honoré Gariel, transféra la mairie d'Étaule à Vassy.

La famille Gariel dota Vassy d'une école de filles (dirigée par les sœurs de la Providence), d'une chapelle et d'un presbytère. La population augmentant régulièrement, une nouvelle église fut construite en 1859 et terminée en 1862. En 1871, le hameau fut doté d'une gare sur la ligne Cravant-Les-Laumes afin de desservir les cimenteries.

Mais en 1885, Adrien Dumarcet, successeur de la famille Gariel, installe ses usines à Provency et ferme la cimenterie de Vassy.

A noter également le hameau de « La Vaire », autrefois appelé « La Vesvre ». Vesvre est un nom topographique d'origine gauloise wabero qui désignait le ruisseau, puis le ruisseau dans un bois, une terre, jadis humide c'est aussi un nom de lieu « Vesvres » en Côte-d’Or et en Haute-Marne, nom de hameau que l'on retrouve dans la Nièvre et nom de lieu-dit fréquent comme dans l’Yonne. On retrouve dans "Description des villes et campagnes du département de l’Yonne" de Victor Petit la mention de La Vaire : « La Vaire, Varia au XIIIème siècle, située dans une vallée à l’extrémité nord de la commune ». Située dans le duché de Bourgogne depuis l’origine, « les hameaux de Vassy et de La Vaire, communes d’Etaules, ont fait partie de cette paroisse jusqu’au neuf juillet 1870, date du décret en succursale de l’église de Vassy » in Mémoire sur Etaules de Breuillard. L’Armorial historique de l’Yonne de 1862 évoque la terre de la seigneurie de Vassy et de La Vaire. . Tout d’abord possessions du seigneur du château d’Etaules le bas, ces terres furent vendues en mai 1595 au Robert Lefoul. « Cette seigneurie ne consistait qu’en toute justice, haute, moyenne et basse, droit de bourgeoisie dû à raison de 5 sols par feu » in Mémoire sur Etaules de Breuillard p 55. Ce nouveau seigneur de Vassy et de La Vaire, par ailleurs conseiller du roi au bailliage d’Avallon la transmet à sa fille Guillemette qui l’a vend le 4 août 1658 à Pierre Colas Cromot, in Inventaire de la Chambre des comptes de Bourgogne, par J.-B. Peincedé, Tome 29 page 214. Il y avait à l’époque cinq maisons à La Vaire et six à Vassy. La famille de Cromot dominait ces terres de l’avallonnais depuis son anoblissement le 27 avril 1761. À ce propos, on disait d’eux en Bourgogne : « « Frappez sur un buisson, il en sortira un de Guyon, entrez dans un château, vous y verrez un de Cromot ». Parmi les plus illustres personnes de cette famille, Jules-David de Cromot surintendant des finances de Louis XVIII, son fils Maxime aide de camp du général de Rochambeau lors de la guerre d’indépendance des Etats-Unis. Il y avait aussi Dominique Cromot, chanoine à la collégiale Saint Lazare d’Avallon, Jacques et Georges Cromot, avocats au parlement demeurant à Dijon. C’est enfin Françoise de Cromot, qui épousa en 1782 le comte de Saillans héros de la contre-révolution dans le Vivarais, qui hérita des terres de la seigneurie de Vassy et de La Vaire en 1778.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2001   Olivier Rauscent[4] Divers Droite exploitant agricole

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 414 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
378 439 414 397 438 400 429 510 536
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
555 641 675 591 625 622 601 474 474
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
422 437 385 376 356 360 314 308 292
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
298 327 298 335 393 409 422 418 412
2011 - - - - - - - -
414 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Etaule-le-Bas[modifier | modifier le code]

Dessin de Victor Petit
  • Maison-forte du XVIe siècle : corps de logis terminé par deux tours rondes et attenant à des bâtiments de service, avec une avant-cour entourée autrefois de fossés[3].
  • Église Saint-Valentin reconstruite en 1705 par le chapitre d'Avallon, propriété de la commune d'Étaules. Portail plein cintre XIIe, chapiteaux XIIIe. À l’intérieur : triptyque sculpté sur bois. Le chœur est voûté en pierre et cintré. L’église, aujourd'hui isolée de la commune, est à l'emplacement de l'ancien village d'Aisy[7]. Elle a été totalement restaurée en 2009, avec la mise en valeur d'éléments anciens découverts lors des travaux : niches, table d'autel.

Vassy[modifier | modifier le code]

  • Ancienne cimenterie fondée en 1832 par Honoré et Hippolyte Gariel d'Avallon, et François Garnier de Marmeaux.

« Pendant cette période, la fabrication allait toujours en augmentant ; il fallut doubler, puis tripler le nombre de fours. En 1840, quinze broyeurs, actionnés nuit et jour par des chevaux que l'on échangeait toutes les deux heures, étaient à peine suffisants pour la production. En 1855, une machine à vapeur remplaça les chevaux pour la fabrication ; cette machine, d'une force de 120 chevaux environ, sortie des ateliers de la maison Farcot, avait figuré à l'Exposition Universelle. Ce fut, parait-il, la première machine à vapeur employée pour l'industrie dans le département de l'Yonne.[8] »

En 1885, l'exploitation de l'usine cesse et la cimenterie est transformée en ferme. La grande cheminée est démolie en 1905.

  • Église édifiée de 1859 à 1862, à l'initiative de la famille Gariel. Elle est construite dans le style ogival du XIVe siècle, avec une façade de style gothique. L'église - d'une longueur de 45 mètres - comporte trois nefs composées de cinq travées, elle est surmontée d'un clocher terminé en flèche. Dans une crypte se trouve le caveau funéraire de la famille Gariel.

« Dans cette église, il n'a été employé de pierre que ce qui était indispensable. Le ciment de Vassy a pris les formes les formes les plus diverses et a servi aux nervures des voûtes, à l'ornementation des chapiteaux et au revêtissement général des parois, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur[3]. »

  • Château du XIXe siècle construit en 1873 par la famille Gariel, encadré par deux tours rondes. Parc avec bassin et fausses ruines appartenant actuellement à la famille Du Baysnat de Septfontaine.
Article détaillé : Château de Vassy-le-Bois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • famille Gariel : Honoré et Hippolyte, fondateurs des cimenteries en 1835. Ils développèrent Vassy au XIXe siècle, le dotant d'une école, d'une église, d'une gare.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Petit, Description des villes et campagnes du département de l'Yonne, librairie Voillot, Avallon,‎ 1870 (réimpr. 2001)
  • J. Prévost, « Une industrie de l'Avallonnais : le ciment de Vassy », Bulletin de la Société d'Etudes d'Avallon,‎ 1907

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte N° XXXII. Texte en ligne.
  2. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte N°XLIII. Texte en ligne
  3. a, b et c Victor Petit, Description des villes et campagnes du département de l'Yonne, librairie Voillot, Avallon,‎ 1870 (réimpr. 2001)
  4. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 22 décembre 2013.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. Maximilien Quantin, Histoire de l'Yonne - Répertoire archéologique, Res Universis, Paris,‎ 1868 (réimpr. 1991)
  8. J. Prévost, « Une industrie de l'Avallonnais : le ciment de Vassy », Bulletin de la Société d'Etudes d'Avallon,‎ 1907