Étienne Balibar

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Etienne Balibar

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Étienne Balibar en 2011

Naissance
à Avallon
Nationalité française
Œuvres principales Lire le Capital

Étienne Balibar, né le à Avallon dans l'Yonne, est un philosophe français. Professeur émérite de l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense (ex-Paris X), il y était Professeur de philosophie politique et morale jusqu'en 2002. Il est également Professeur de français, d'anglais et de littérature comparée ainsi que Professeur affilié au département d'anthropologie à l'Université de Californie à Irvine, aux États-Unis, et Visiting Professor à l'Institut de Littérature et Société Comparée de l'Université Columbia où il enseigne également dans le Département de Français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1960, Étienne Balibar est reçu à l'École normale supérieure, où il a comme professeur Louis Althusser, qui aura une grande influence sur lui. En 1961, il est opposé à la guerre d'Algérie et adhère au Parti communiste dont il sera exclu en 1981 suite à la publication d'un article De Charonne à Vitry[1] dans le Nouvel observateur[2]. Il obtient une licence de philosophie à la Sorbonne, suivie l'année suivante d'un diplôme d'études supérieures, sous la direction de Georges Canguilhem. Il définit alors le fait d'être marxiste en philosophie, comme une attitude vis-à-vis de la philosophie.

En 1964, il est reçu premier à l'agrégation de philosophie (devant son camarade Rancière) et commence à enseigner. Son premier poste l'amène à l'Université d'Alger (Algérie), où il est assistant en tant que volontaire pour la coopération, de 1965 à 1967.

En 1982, il crée avec Dominique Lecourt la collection « Pratiques théoriques » aux Presses universitaires de France.

Étienne Balibar est le mari de la physicienne Françoise Balibar et le père de l'actrice Jeanne Balibar.

Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009 et un militant depuis des années de la cause palestinienne[3].

Étienne Balibar est activement engagé en faveur des immigrés clandestins qu'il désigne sous le terme de « prolétaires au sens strict ». Il défend le droit de cité des étrangers en Europe soutenant que la « frontière est, comme l'armée ou la police, une institution non démocratique qui accompagne paradoxalement la souveraineté du peuple »[4].

Principaux ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De Charonne à Vitry sur le site du Centre international d'étude de la philosophie française contemporaine (CIEPFC)
  2. Article protestant contre l'initiative du maire communiste de Vitry-sur-Seine qui avait fait enfoncer, par un bulldozer, l’entrée d’un foyer de travailleurs maliens (Pierre Sauvêtre et Cécile Lavergne, Pour une phénoménologie de la cruauté. Entretien avec Étienne Balibar, revue Tracés, 19/2010). "Minutieusement Balibar énumère les erreurs des directions successives: atermoiements pendant la guerre d'Algérie, aveuglement en 68, poussée nationaliste, tentation d'exploiter les peurs, «peyrefttisme du pauvre». Sans oublier le «culte stupéfiant de la personnalité de «Georges» (Marchais). C'est une lettre de rupture, un adieu méthodique. Le lundi suivant, «l'Humanité» annonce en une son exclusion." (Eric Aeschimann, Balibar, le philosophe de l'égaliberté, Nouvel Observateur 05-10-2011)
  3. Universalité de la cause palestinienne, Etienne Balibar, Le Monde diplomatique, mai 2004
  4. Etienne Balibar : “La condition d’étranger se définit moins par le passeport que par le statut précaire”, Entretien, Télérama, 24 avril 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]