Chénérailles

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Chénérailles
Chénérailles
Le bourg de Chénérailles.
Blason de Chénérailles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Gouzon
Intercommunalité C.C. de Chénérailles
Maire
Mandat
Bernard Robin
2014-2020
Code postal 23130
Code commune 23061
Démographie
Population
municipale
765 hab. (2015 en augmentation de 2 % par rapport à 2010)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 46″ nord, 2° 10′ 34″ est
Altitude Min. 482 ou 487 m
Max. 551 ou 553 m
Superficie 7,77 km2
Localisation

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Chénérailles

Chénérailles est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Dans le centre du département de la Creuse, la commune de Chénérailles s'étend sur 7,77 km2. Elle est arrosée par un affluent de la Voueize, le ruisseau des Planches de Mollas[1] qui prend sa source sur le territoire communal, sur une colline dominant un chapelet d'étangs.

L'altitude minimale, 482 ou 487 mètres[Note 1], se trouve localisée à l'extrême nord-est, au bord de l'étang de Malleret, en limite de la commune de Saint-Chabrais. L'altitude maximale avec 551 ou 553 mètres[Note 2] est située dans le sud-ouest, en forêt communale de Chénérailles[2].

Implanté à l'intersection des routes départementales (RD) 4, 55, 990 et 997, le bourg de Chénérailles est situé, en distances orthodromiques, dix-huit kilomètres au nord d'Aubuson et vingt-quatre kilomètres à l'est-sud-est de la préfecture Guéret.

La commune est également desservie par la RD 7.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Chénérailles est limitrophe de quatre autres communes.

Carte de Chénérailles et des communes avoisinantes.
Communes limitrophes de Chénérailles
Saint-Dizier-la-Tour
Saint-Pardoux-les-Cards Chénérailles Saint-Chabrais
Issoudun-Létrieix

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention historique connue du lieu date de la période 1154-1158 où sont évoqués des burgenses de Chanalelis et un rector Ecclesiae Chanalelis[3]. Le cartulaire de l'abbaye de Bonlieu mentionne entre 1214 et 1222 les formes Chanalelhas et Chanarelas[3]. Ces graphies ont été rapprochées de canaliculas représentant un diminutif de canalis, signifiant donc « petit canal » ou « petit chenal », en référence possible à des canaux qui auraient alimenté en eau les fossés entourant partiellement la bourgade[3].

La commune se nomme Chanarlhâ en auvergnat[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Chénérailles (Canalis) est fort ancienne. Elle remonte certainement à l'époque romaine, ainsi que le prouvent plusieurs urnes pleines de cendres, mêlées à des médailles des empereurs Maximien, Gallien, Gordien, Licinius, etc. qu'on y a trouvées. C'était autrefois une ville forte, au milieu de laquelle il y avait une roche élevée dont le sommet était couronné par un château détruit depuis longtemps et dont l'emplacement est de nos jours occupé par l'église paroissiale Saint-Barthélémy (XIIIe siècle) qui abrite un haut-relief dédié à Barthélémy de la Place, prêtre mort en 1300 et considéré comme le fondateur de cette église[5]. Chénérailles a beaucoup souffert de la guerre contre les Anglais au début du XVe siècle. Elle fut même presque entièrement détruite, mais Jacques et Bernard d'Armagnac, comtes de la Marche, la firent reconstruire de 1430 à 1440. Le premier de ces comtes confirma plusieurs privilèges qui avaient été accordés à Chénérailles, en 1265, par Hugues XII de Lusignan. En 1592, cette ville soutint un siège pour la Ligue. Elle opposa aux royalistes une vigoureuse résistance, et ne se rendit qu'après un blocus de huit mois, lorsque la garnison et les habitants eurent épuisé tous leurs moyens de subsistance[6]. La localité a été siège d'un arrondissement du département de Guéret lors de la création des assemblées provinciales. De 1790 à 2015, Chénérailles a été le chef-lieu d'un canton de la Creuse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville en 2018.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
2001 2008 Gérard Berthelet    
2008 en cours Bernard Robin[7] UMP puis LR Agriculteur retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2015, la commune comptait 765 habitants[Note 3], en augmentation de 2 % par rapport à 2010 (Creuse : -2,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8007098119561 0281 0891 0791 1011 106
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0501 0481 0991 1051 0761 1551 2011 2631 149
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1091 1221 0281 027965887905872847
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
770729674685794759740737765
2015 - - - - - - - -
765--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire de Chénérailles.

Dépendant de l'académie de Limoges, Chénérailles dispose en 2018 d'un groupe scolaire public regroupant école maternelle et école élémentaire[12] ainsi que d'un collège[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Goubert(1735-1815), est un homme d'Église et un homme politique français. Fils de Jean Goubert, fabricant de tapisseries, et de Marie Cartier, docteur en théologie, il est prévôt d'Aubusson en 1762, puis curé à Bellegarde et official de Chénérailles. Il est élu le en 1789 député du clergé de la Creuse.
  • Guillaume Boëry (1747-1822), né à Chénérailles ; député du Tiers état en 1789, député au Conseil des Cinq-Cents, membre du Conseil Législatif, chevalier de l'Empire.
  • Gilbert-Amable Faure-Conac (1755-1819), est un homme politique mort à Chénérailles.
  • Joseph Lemasson (1874-1937) né et mort à Chénérailles, architecte, négociant en bois et matériaux de construction, propriétaire terrien, neveu de Germain Sauvanet. Officier de réserve, il fonda au cours de la Première Guerre mondiale une installation d'entraînement militaire dans la forêt de Chénérailles, qui porte le nom de « Stand Lemasson » et qui est aujourd'hui utilisée pour des activités omnisports.
  • Georges Sarre (1935-), homme politique, né à Chénérailles, ancien secrétaire d'État, adjoint au maire de Paris chargé de la sécurité et de la prévention, ancien député, ancien maire du 11e arrondissement de Paris.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Manteau de cheminée sculpté aux armoiries de Chénérailles.


Blason Chénérailles 23.svg

Les armoiries de Chénérailles se blasonnent ainsi :

De gueules aux trois chênes d'or posés et rangés en bande.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Hugon, Chénérailles (Excursion archéologique du 6 Juillet 1924), Extrait des Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, t. XXIII, Imprimerie Betoulle, J. Lecante, Guéret, 1926.
  • Claude del Puppo, Chénérailles, son histoire, ses histoires, Association « Les Amis du Vieux Chénérailles »
  • Guy Marchadier et Christophe Ruby, Le canton de Chénérailles, coll. « Mémoire en Images », Éditions Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, juin 2006, (ISBN 2-84910-449-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux valeurs différentes pour l'IGN, 482 mètres sur la carte et 487 sur son ancien site.
  2. Deux valeurs différentes pour l'IGN, 551 mètres sur la carte et 553 sur son ancien site.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - les Planches de Mollas (K5149000) », consulté le 28 décembre 2017.
  2. Géoportail, « 551 » (consulté le 29 décembre 2017)..
  3. a b et c * Henri Hugon, Chénérailles (Excursion archéologique du 6 Juillet 1924), Extrait des Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, t. XXIII, Imprimerie Betoulle, J. Lecante, Guéret, 1926, p. 3.
  4. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Nonette, Créer, , 878 p. (ISBN 2-8481-9021-3), p. 164
  5. Plaque funéraire de Barthélémy de la Place, document disposé à côté de la plaque funéraire, consulté le 2 janvier 2018.
  6. Extraits de la revue Creuse - Géographie-Histoire-Statistique-Administration par V.A. Malte-Brun aux éditions du Bastion, réédition de l'ouvrage de 1882.
  7. Annuaire des mairies de la Creuse, Préfecture de la Creuse, consulté le 13 décembre 2017.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. École primaire publique - Chénérailles, Ministère de l'Éducation nationale, consulté le 6 janvier 2018.
  13. Collège - Chénérailles, Ministère de l'Éducation nationale, consulté le 6 janvier 2018.
  14. « Église Saint-Barthélémy », notice no PA00100044, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 13 décembre 2017.
  15. « plaque funéraire dite tombeau de Barthélemy de la Place », notice no PM23000057, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 2 janvier 2018.
  16. « Clocher d'une église de France : INSEE 23061 - Chénérailles », Clochers de France, consulté le 15 janvier 2018.