Institut d'études politiques de Grenoble

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Institut d’Etudes Politiques de Grenoble
Image illustrative de l'article Institut d'études politiques de Grenoble
Devise « Une grande école de service public »
Informations
Fondation 1948[1]
Type Institut d'études politiques (EPA)
Budget 13 millions d'euros
Localisation
Coordonnées 45° 11′ 29″ nord, 5° 46′ 12″ est
Ville Saint-Martin-d'Hères

Annecy

Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Direction
Directeur Jean-Charles Froment
Chiffres clés
Enseignants 370
Étudiants 1 835 (2012)[1]
Divers
Affiliation AGERA
Site web http://www.sciencespo-grenoble.fr/

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Institut d’Etudes Politiques de Grenoble

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Institut d’Etudes Politiques de Grenoble

L'Institut d’études politiques de Grenoble, dit « Sciences Po Grenoble », est un établissement français public d'enseignement supérieur créé en 1948, situé 1030 avenue centrale sur le campus de Saint-Martin-d'Hères, près de Grenoble. Il est rattaché par décret à l'université Pierre-Mendès-France devenue université Grenoble-Alpes en 2016 et appartient à la Fondation nationale des sciences politiques.

Membre de l'Alliance des grandes écoles Rhône-Alpes[2], l'institut est également associé à la communauté Université Grenoble-Alpes. C'est l'un des deux instituts d'études politiques dits « d'équilibre » avec celui de Bordeaux, et l'un des dix de France et fait à ce titre partie des Grandes écoles.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'établissement est créé grâce, en partie, à Jean-Marcel Jeanneney[3], par décret le [4] sous le nom « d’Institut d’études politiques de l’université de Grenoble ». L'établissement est situé au 1 rue général Marchand à Grenoble. L'année 1955 voit l'arrivée d’un fonds de bibliothèque pour l’IEP, en provenance de la Faculté de droit. L'institution déménage à la rentrée scolaire de 1966 sur le domaine universitaire de Grenoble à Saint-Martin-d'Hères et prend son nom actuel en application du décret du 18 janvier 1969[5].

C'est un établissement public à caractère administratif dont le statut est fixé par le décret du 18 décembre 1989[6].

Depuis octobre 2015, le Conseil d'Administration est présidé par Laurent Olléon, conseiller d’État.

Directeurs[modifier | modifier le code]

Dix directeurs ont été à la tête de l'Institut depuis 1948.

  • 1948-1958[7] : André Mathiot, professeur de droit.
  • 1958-1969[7] : Jean-Louis Quermonne, professeur de science politique.
  • 1969-1971[7] : Jean Leca, professeur de science politique.
  • 1971-1981[7] : Claude Domenach, administrateur civil.
  • 1981-1988[7] : Yves Schemeil, professeur de science politique.
  • 1988-1995[7] : François d'Arcy, professeur de science politique.
  • 1995-2002[7] : Henri Oberdorff, professeur de droit.
  • 2002-2005[7] : Pierre Bréchon, professeur de science politique.
  • 2005-2012[7] : Olivier Ihl, professeur de science politique.
  • Depuis mai 2012[8] : Jean-Charles Froment, professeur de droit public.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Conditions d'admission[modifier | modifier le code]

L'IEP de Grenoble dispense une formation sélective visant à former des cadres supérieurs des secteurs privé ou public.

L’admission à l'Institut se fait par concours en 1re ou 4e année. Le concours d’entrée en première année reste propre au site grenoblois car il ne s'associe pas aux sept autres instituts[9]. Ouvert aux terminales et aux bacheliers de l'année précédente, il est composé de deux épreuves écrites (épreuve sur un ouvrage d’histoire contemporaine et épreuve de langue étrangère), d’une durée totale de cinq heures[10].

Sciences Po Grenoble propose également des parcours de deuxième cycle accessibles par voie de concours en quatrième année aux étudiants titulaires d'un niveau Bac+3[11].

En 2014, l'institut signe une convention d'une durée de quatre ans avec l'Institut d'études politiques de Paris et l'Institut d'études politiques de Bordeaux, visant à améliorer la mobilité des étudiants et approfondir la coopération entre ces trois établissements. Ce partenariat permet notamment aux étudiants de Sciences Po Grenoble d'accéder aux programmes de master de Sciences Po Paris "Droit économique", "Carrières judiciaires et juridiques", "Organisations et management des ressources humaines", "Stratégies territoriales et urbaines" et "Governing the Large Metropolis"[12].

Cursus[modifier | modifier le code]

En 2004, la scolarité a été étendue de quatre à cinq ans dans le cadre du système européen « LMD ».

Une année internationale (en 2e année) est proposée systématiquement aux étudiants de l'Institut, grâce aux nombreuses conventions avec des universités étrangères.

Le premier cycle[modifier | modifier le code]

Dans la tradition des IEP, le premier cycle de Sciences Po Grenoble privilégie un enseignement généraliste (basé sur l'étude du droit, de l'économie, des sciences politiques ou encore des relations internationales) et engage l’étudiant dans l’exploration méthodique des fondamentaux de ces disciplines qui seuls lui garantissent de dominer plus tard les spécialités professionnelles qui en ont dérivé. Quelques cours optionnels permettent cependant à l’étudiant de flécher son parcours en première année puis, en troisième année, de se spécialiser dans l'une des quatre sections suivantes : Institutions et mutations de l'action publique, Politique, Affaires économiques et financières et Sociétés, régulations et innovations.

La deuxième année est une année passée à l'étranger dans une université partenaire du monde entier[13]. Les élèves partant en Europe reçoivent une bourse Erasmus ou de la région Rhône-Alpes. Pour le reste du monde, les étudiants ont le droit à une bourse d'environ 95€/semaine. Les étudiants poursuivent leur parcours dans l'université choisie et rentrent de cette année en étant bilingues.

La troisième année comprend, outre une première spécialisation via les conférences de méthode et les enseignements magistraux, la réalisation d'un mémoire ou d'un papier de recherche. Ce travail fait l'objet d'une soutenance. Son sujet est déterminé par le choix d'un séminaire. La troisième année se termine par l'épreuve du grand oral.

À la fin de ces trois premières années, les étudiants se voient remettre le bachelor.

Le second cycle[modifier | modifier le code]

L'Institut d'études politiques de Grenoble délivre une vingtaine de spécialités de diplôme, classées par thématiques :

  • Études internationales et européennes (Amérique Latine, Gouvernance européenne, Intégration et mutations en Méditerranée et au Moyen-Orient, Politiques et pratiques des organisations internationales)
  • Administration et action publique (Centre de préparation aux concours administratifs et judiciaires, Direction de projets culturels, Management des collectivités territoriales, Politiques publiques de santé, Sciences de gouvernement comparées, Techniques, sciences et décisions)
  • Études, médias, communication et marketing (Communication politique et institutionnelle, École de journalisme de Grenoble, Ingénierie juridique et financière des organisations privées, Progis : études d'opinion, marketing, médias, Solidarités, innovations économiques et développement territorial, Autonomie et service à la personne, Développement et expertise de l'économie sociale, Tourisme : territoires, innovation, gouvernance, Transmedia et Villes, territoires, solidarités)

Outre le diplôme de l'IEP, l'institut délivre un certificat d'études politiques pour les étudiants étrangers. Par ailleurs, il développe une offre de formation continue[14].

Le centre de préparation à l'ENA[modifier | modifier le code]

L'établissement dispose d'un centre de préparation aux concours de l'École nationale d'administration (Prep/ENA), qui prépare également à d'autres concours de la haute fonction publique : secrétaire des affaires étrangères, administrateur de l'Assemblée nationale ou du Sénat, administrateur territorial, commissaire des armées, etc. Le centre de préparation aux concours de l'ENA dispose d'une équipe d'enseignants de haut niveau, composée à la fois d'universitaires (professeurs d'université et maîtres de conférence) et d'anciens élèves de l'ENA : membres du Conseil d’État, inspecteurs des finances, magistrats de la Cour des comptes ou des chambres régionales des comptes, diplomates, hauts fonctionnaires des directions du Trésor, de la législation fiscale, du budget, etc. Il est dirigé depuis octobre 2011 par Rémi Keller, conseiller d’État et par ailleurs professeur associé à l'IEP.

L'établissement dispose également d'un Centre de préparation à l'administration générale (CPAG) qui prépare les étudiants mais aussi les fonctionnaires aux concours de catégorie A ( IRA, attaché territorial, inspecteur des finances publiques, inspecteur des douanes, directeur de la probation et de l'insertion, directeur d'hôpital, etc).

Recherche[modifier | modifier le code]

L’IEP de Grenoble dispose de deux centres de recherche[15].

Le laboratoire PACTE (Politiques publiques, ACtion politique, TErritoires) est le plus important centre de recherche en sciences sociales en France[16] : il rassemble des politistes, des sociologues, des économistes, des juristes, des historiens, des géographes et des urbanistes. Il s'agit d'une unité mixte de recherche avec le Centre national de la recherche scientifique (CNRS)[17].

L'ESEAC (Équipe de socio-économie associative et coopérative) est spécialisé dans l’étude des organisations associatives, mutualistes et coopératives[18].

Enseignants[modifier | modifier le code]

L'IEP de Grenoble compte plus de soixante-dix enseignants permanents. Il compte aussi bien des attachés temporaires d'enseignement et de recherche (ATER), que des professeurs associés à temps partiel (PAST), des professeurs agrégés de l'enseignement secondaire (PRAG), des professeurs certifiés du second degré (PRCE) ou encore également des intervenants extérieurs issus du monde professionnel (près de 350 chaque année). Certaines filières sont ouvertes à l'alternance (agréées par Format sup) et proposent des contrats de professionnalisation.

Les anciens élèves et l'Association des diplômés[modifier | modifier le code]

L'Institut d'études politiques de Grenoble revendique 12 000 anciens élèves[19] dont parmi ceux-ci des hommes et femmes politiques comme Mohammed Bedjaoui (ancien ministre algérien de la justice, et des affaires étrangères), Louis Besson (ancien Ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et de la Mer), Bernadette Laclais (députée, maire), Thierry Repentin (ancien Ministre délégué), André Vallini (Secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie), Fathallah Sijilmassi (Secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée).

D'anciens élèves sont également dans le monde du journalisme comme Éric Conan (journaliste à Marianne), Olivier Galzi (journaliste à i>Télé), Françoise Joly (journaliste de télévision), Laurent Mauduit (journaliste d'investigation, cofondateur de Mediapart), Jean-Dominique Merchet (journaliste à L'Opinion), Philippe Robinet (directeur général des Éditions Kero, directeur général des éditions Calmann-Lévy), Caroline Roux (journaliste à Europe 1 et à France 5)[20]. D'autres élèves ont acquis une notoriété comme Pierre Muller (Directeur de recherche au CNRS, ancien secrétaire général de l'Association française de science politique) ou Jacques Lambert (Président du comité de pilotage de l'Euro 2016 de football, ancien directeur général de la Fédération française de football).

Partenariats internationaux[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs double diplômes délivrés avec des universités à travers le monde comme avec l'université de Constance, l'université du Kent, l'université de Galatasaray, l'université de Buenos Aires, l'université de Turin et l'université internationale de Rabat.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b letudiant.fr du 26 avril 2012, Sciences po Grenoble selon Olivier Ihl.
  2. Agera
  3. (fr) Jean-Marcel Jeanneney et Olivier Ihl, « L'histoire de Sciences Po Grenoble - 1948-1970 : Les années de fondation », sur olivierihl.fr (consulté le 12 octobre 2010)
  4. Décret n° 48–778 du 4 mai 1948 portant création de l'Institut d'études politiques de l'université de Grenoble, publié au Journal officiel de la République française du 5 mai 1948, p. 4362
  5. Décret n° 69-56 du 18 janvier 1969 relatif aux instituts d'études politiques d'Aix, de Bordeaux, de Grenoble, de Lyon, de Strasbourg et de Toulouse (abrogé)
  6. Décret n°89-901 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d'études politiques sur www.legifrance.gouv.fr et Décret n°89-902 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d'études politiques dotés d'un statut d'établissement public administratif rattachés à une université sur www.legifrance.gouv.fr
  7. a, b, c, d, e, f, g, h et i (fr) Institut d’études politiques de Grenoble, « Quelques figures emblématiques : les directeurs successifs », sur 60ans-iepg.fr (consulté le 8 novembre 2011)
  8. (fr) Institut d'études politiques de Grenoble, « Le Directeur », sur sciencespo-grenoble.fr (consulté le 8 mai 2012)
  9. letudiant.fr du 14 février 2017, Sciences po : les épreuves de l’IEP de Grenoble.
  10. (fr) « Admission en premier cycle » sur le site officiel de l'Institut d'études politiques de Grenoble, consulté le 5 mars 2009
  11. « Entrer en 4ème année – les conditions d’accès | Sciences Po Grenoble », sur www.sciencespo-grenoble.fr (consulté le 1er juin 2016)
  12. mcetv.fr du 19 janvier 2016, Sciences Po et Sciences Po Grenoble approfondissent leur coopération dans le domaine de la formation.
  13. « Les universités partenaires | Sciences Po Grenoble », sur www.sciencespo-grenoble.fr (consulté le 1er juin 2016)
  14. « Formation continue | Sciences Po Grenoble », sur www.sciencespo-grenoble.fr (consulté le 1er juin 2016)
  15. « Recherche | Sciences Po Grenoble », sur www.sciencespo-grenoble.fr (consulté le 1er juin 2016)
  16. « Sciences Po Grenoble | Sciences Po Grenoble », sur www.sciencespo-grenoble.fr (consulté le 3 août 2016)
  17. « Pacte | Laboratoire de recherche en sciences sociales », sur www.pacte-grenoble.fr (consulté le 1er juin 2016)
  18. « Équipe de Socio-Économie Associative et Coopérative (ESEAC) | Sciences Po Grenoble », sur www.sciencespo-grenoble.fr (consulté le 1er juin 2016)
  19. diplomes-iepg.fr, L’Association des Diplômés.
  20. « Association des Diplômés de Sciences PO Grenoble », sur diplomes-iepg.fr (consulté le 7 août 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]