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Céline Pina

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Céline Pina
Céline Pina en 2017.
Fonction
Conseillère régionale d'Île-de-France
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (55 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Olivier Véran ( - )
Raymonde Le Texier (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Site web

Céline Pina, née le , est une chroniqueuse et essayiste française.

Initialement militante au Parti socialiste, elle évolue à partir de vers des organisations et des médias de plus en plus marqués à droite et à l'extrême droite, et se fait connaître à partir de pour des propos polémiques.

Fille d'un dentiste et d'une professeure de dessin, elle grandit dans les montagnes iséroises, où son père travaille pour la sécurité sociale minière de La Mure[1].

Après un diplôme en sciences politiques et un diplôme d'études approfondies (DEA) d'administration publique à l'Institut d'études politiques de Grenoble, Céline Pina obtient à Paris un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de gestion des collectivités locales[2].

Céline Pina est repérée à 22 ans par l'ancien ministre socialiste Jean Poperen[3],[4]. Après avoir travaillé au sein de diverses collectivités territoriales, soit dans l'administration soit en cabinet — notamment auprès du maire de Pontoise et de celui des Mureaux —, elle est pendant sept ans assistante parlementaire au Sénat, puis à l'Assemblée nationale jusqu'à fin . À la suite de vingt ans de militantisme au sein du Parti socialiste (PS), elle est élue pour la première fois en adjointe au maire de Jouy-le-Moutier dans le Val-d'Oise et, jusqu'en , conseillère régionale d'Île-de-France[5],[6]. De à , elle est la suppléante du député Dominique Lefebvre[7].

En réaction aux attentats terroristes de et engagée tout d'abord avec le Printemps républicain, Céline Pina fonde ensuite son propre mouvement associatif avec Fatiha Boudjahlat, « Viv(r)e la République ». Créé en [8], il vise à combattre l'islam politique et à défendre la laïcité[6]. En , il bénéficie d'un soutien financier du projet Périclès du milliardaire Pierre-Édouard Stérin, proche de la droite et de l'extrême droite française, indique La Lettre[9].

En , elle publie Silence coupable dans lequel elle dénonce ce qu'elle considère comme une complaisance et un clientélisme du personnel politique à l'égard de l'islamisme[10].

En , Céline Pina est poursuivie par Rokhaya Diallo pour « injure publique » pour avoir soutenu, dans une tribune du Figaro[11], que si la militante n'avait pas été intégrée au Conseil national du numérique, ce n'est pas par racisme d'État, comme l'avançaient Rokhaya Diallo et The New York Times[12], mais « à cause de son propre racisme, de son sexisme et de sa proximité avec la mouvance islamiste »[13]. Elle est relaxée en [14].

Elle participe en à la création de la revue Front populaire, à l'initiative de Michel Onfray, et y publie plusieurs articles[15].

En , elle publie Ces biens essentiels, dans lequel elle regrette que les produits culturels ne soient pas considérés comme « essentiels » par l'État pendant les confinements liés à la pandémie de Covid-19[16].

Depuis , elle est membre de la rédaction du magazine Causeur, créé par la journaliste Élisabeth Lévy et l'historien Gil Mihaely ainsi que les philosophes Alain Finkielkraut, Paul Thibaud et Peter Sloterdijk.

Elle participe également à FigaroVox, Marianne, la Revue des Deux Mondes[17] ; elle intervient sur CNews, LCI, RTL[2] et Sud Radio[18],[19].

Polémiques

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Propos sur la guerre de Gaza

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En , sur le plateau de la chaîne de télévision CNews et dans le contexte de la guerre de Gaza et de l'attaque du Hamas du , Céline Pina commente les bombardements israéliens à Gaza. Elle affirme une différence entre enfants israéliens tués par le Hamas et enfants palestiniens tués par l'armée israélienne, en déclarant notamment au sujet de ces derniers : « Une bombe qui explose tuera sans doute des enfants, mais ces enfants ne mourront pas en ayant l'impression que l'humanité a trahi tout ce qu'ils étaient en droit d'attendre »[20].

L'extrait, largement relayé sur les réseaux sociaux, est également repris dans les médias arabophones (notamment sur Al-Jazeera, TRT et le journal arabo-américain Watan (en). Dans une tribune intitulée « Aucune armée n'est immunisée contre les crimes contre l'humanité », publiée dans L'Obs, Saïd Benmouffok critique les propos de Céline Pina, Caroline Fourest et Raphaël Enthoven[20]. Dans le média québécois Urbania, l'éditorialiste Oriane Olivier dénonce une « hiérarchisation parfaitement abjecte des victimes »[21]. Ces propos sont également critiqués par Firas Kontar, militant franco-syrien des droits de l'homme[22], et Pascal Boniface[23].

Publication sur Mamdani

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Le , elle partage sur X un photomontage qui rapproche une photo du maire de New York nouvellement élu, Zohran Mamdani, et les attentats du World Trade Center, avec le commentaire : « , n'oublions jamais – , nous avons oublié ». Acrimed y voit « un dérapage authentiquement raciste », de même que Dominique Sopo président de SOS Racisme[24], tandis que Mediapart le qualifie de « visuel d'extrême droite, clairement islamophobe » qui consiste à assimiler Mamdani, qui est musulman, à un terroriste[25],[26]. Elle justifie cette publication par les « liens avérés entre le nouveau maire de NY et les islamistes », ajoutant que « c'est documenté », sans toutefois donner de sources soutenant cette assertion[27].

Publications

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Monographies

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Participations

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  • Jean-Jacques Erbstein (dir.), Galith Benzimra, Jérôme Haas, Avi Vanwetter et Naqdimon Weil (avec la collab. de Tandem TV), Lettres à mon ami antisioniste : Un défi pour l'Humanité, Le Coudray-Macouard, Unpertinents, , 149 p. (ISBN 979-10-97174-86-6).

Notes et références

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  1. Juliette Briens, « [Portrait] Céline Pina : elle était socialiste », L'Incorrect, .
  2. a et b « Céline Pina », sur laref.org, Rencontre des entrepreneurs de France, Medef.
  3. Catherine Durand, « Céline Pina : "J'ai vu le sexisme en politique" », Marie Claire.
  4. Gérald Andrieu, « Être une gauche libérée, c'est pas si facile… », Causeur, .
  5. « Entretien avec Céline Pina ou Le combat des femmes contre l'obscurantisme de l'islamisme », sur Newspress.fr, News Press, (version du sur Internet Archive).
  6. a et b Isabelle Racine, « Orléans : naissance d'un comité local Viv(r)e la République », sur franceinfo.fr, France 3 Centre-Val de Loire, (consulté le ).
  7. « Camping-car militant pour Dominique Lefebvre », Le Parisien, (consulté le ).
  8. Annonce no 1493 du , déclaration à la préfecture de police de Paris, dans le Journal officiel Associations, no 40, , p. 91.
  9. Alexandre Berteau, « Pierre-Édouard Stérin sort le carnet de chèques pour faire gagner la droite de la droite dans les têtes et dans les urnes » Accès payant, sur La Lettre, (consulté le ).
  10. Hugo Domenach, « Céline Pina : "J'ai été traitée d'islamophobe et de raciste par ma famille politique" », Le Point, (consulté le ).
  11. Céline Pina, « Éviction de Rokhaya Diallo : Céline Pina répond au New York Times », FigaroVox, Le Figaro, .
  12. (en-US) « France Fails to Face Up to Racism », The New York Times, (consulté le ).
  13. Nadir Dendoune, « L'ancienne élue socialiste Céline Pina, au tribunal pour injure publique à l'encontre de Rokhaya Diallo », Le Courrier de l'Atlas, (consulté le ).
  14. « Céline Pina relaxée après la plainte de Rokhaya Diallo pour «injure publique» », Le Figaro, (consulté le ).
  15. Sonya Faure, Erwan Cario, Cécile Daumas, Thibaut Sardier et Simon Blin, « Ils participent à la revue d'Onfray », Libération, (consulté le ).
  16. Fernand Schwarz, « « Pour tracer son sillon droit, il faut accrocher sa charrue à une étoile » (1) », Acropolis, Nouvelle Acropole, no 329,‎ , p. 1–2 (lire en ligne [PDF]) [lire sur revue-acropolis.asbl.foodle.co].
  17. Thibault Le Hégarat, « Le désespoir de « La Revue des deux mondes » et consorts : « on ne peut plus rien dire » », sur L'Observatoire des Médias, .
  18. « Céline Pina : « Les rencontres de la Cité des débats sont une véritable respiration » », sur ville-saintraphael.fr, mairie de Saint-Raphaël (Var), .
  19. Mathieu Magnaudeix, « Des expertes de l'ONU s'inquiètent du « harcèlement » de Rokhaya Diallo en France » Accès payant, sur Mediapart, .
  20. a et b Said Benmouffok, « Aucune armée n'est immunisée contre les crimes contre l'humanité », L'Obs, (consulté le ).
  21. Oriane Olivier, « Gaza/Israël : quand les journalistes hiérarchisent les massacres », sur urbania.fr, (consulté le ).
  22. Firas Kontar, « Gaza, piège pour les démocraties », Esprit,‎ , p. 22–25 (DOI 10.3917/espri.2408.0022, lire en ligne).
  23. Pascal Boniface, Permis de tuer : Gaza : Génocide, négationniste et hasbara, Chevilly-Larue, Max Milo, (ISBN 978-2-315-02437-7 et 978-2-315-02438-4).
  24. Dominique Sopo, « Dominique Sopo : « Comment expliquer cette réduction agressive de Zohran Mamdani à sa qualité de musulman aux fins de disqualification ? » », Le Nouvel Obs, .
  25. Jérémie Younes, « Déluge de calomnies contre Mamdani, nouveau maire de New York », Acrimed, (consulté le ).
  26. Fabien Escalona, « En France aussi, la peur du grand méchant Mamdani », sur Mediapart, .
  27. Élodie Safaris, « Zohran Mamdani : de Cnews à Radio France, une semaine de diabolisation », sur Arrêt sur images, .

Liens externes

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