Frédéric Encel

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Frédéric Encel, né à Paris le , est un essayiste et géopolitologue français.

Il est professeur de relations internationales et de sciences politiques à la PSB Paris School of Business[1], habilité à diriger des recherches (HDR) et maître de conférences à Sciences Po Paris[2]. Directeur de séminaire à l'Institut français de géopolitique[3], il est également intervenant à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Frédéric Encel suit des études à Sciences Po Grenoble, dont il reçoit le diplôme. Il s'oriente vers l'étude de la géopolitique et obtient un doctorat en géopolitique à l'Institut français de géopolitique. Sa thèse, intitulée « Géopolitique de Jérusalem : représentations, stratégies et perspectives autour d’une cité sanctifiée », est écrite sous la direction d’Yves Lacoste, et obtenue en 1997 avec les félicitations du jury[5],[6].

Il a obtenu son habilitation à diriger des recherches (HDR) à l'Institut français de géopolitique à l'université de Vincennes à Saint-Denis.

Il a obtenu plusieurs prix. Premier prix au Concours national de la résistance et de la déportation en 1987, il est en 2015 lauréat du Grand prix de la Société de Géographie.

Travaux[modifier | modifier le code]

Formé par Yves Lacoste au Centre de recherche et d'analyse en géopolitique (CRAG, devenu ensuite Institut français de géopolitique), il est spécialiste du conflit israélo-palestinien. Ses travaux et publications portent sur les questions stratégiques, les relations internationales (Moyen-Orient en particulier), la défense de la laïcité et l’égalité entre hommes et femmes. En 1998, il fait paraître chez Flammarion Géopolitique de Jérusalem, version remaniée de sa thèse de doctorat. L'année suivante, il rédige Le Moyen-Orient entre guerre et paix : une géopolitique du Golan. En 2000, il publie L’art de la guerre par l’exemple : stratèges et batailles. À la suite des Attentats du 11 septembre 2001, il rédige Géopolitique de l’apocalypse : la démocratie à l’épreuve de l’islamisme en 2002, ouvrage dans lequel il appelle notamment à ne pas confondre l'islam avec l'islamisme radical.

En collaboration avec Olivier Guez, il publie l'année suivante La Grande alliance : de la Tchétchénie à l’Irak : un nouvel ordre mondial[7]. En 2004, il publie avec le géopolitologue François Thual Géopolitique d’Israël : dictionnaire pour sortir des fantasmes. Un autre essai, Comprendre le Proche-Orient : une nécessité pour la République, coécrit et codirigé avec Éric Keslassy, traite de la menace pour la cohésion nationale d'une « mauvaise importation du conflit proche-oriental en France ». Dans ce livre, Encel prône une présentation du conflit israélo-palestinien allant « au-delà des mythes et des fantasmes »[réf. nécessaire].

En 2006, il publie chez Armand Colin Géopolitique du sionisme : stratégies d'Israël, puis signe en 2008 le tout premier atlas d'Israël publié en français. Intitulé Atlas géopolitique d'Israël et paru chez Autrement, il fera l'objet en 2012 d'une seconde édition, augmentée et mise à jour. En 2009, il publie au Seuil un ouvrage de géopolitique générale intitulé Horizons géopolitiques (réédité dans la collection Points-poche en 2011 sous le titre Comprendre la géopolitique), puis un ouvrage collectif sur les risques énergétiques ayant pour titre Perspectives énergétiques. Rédigé avec le concours des membres de l'équipe de la Chaire de management des risques énergétiques de l'ESG Management School, il paraît chez Ellipses en 2013.

Selon Julien Salingue du site Acrimed, Frédéric Encel est avec Alain Finkielkraut l'un des auteurs français cités comme référence par Anders Behring Breivik dans son manifeste[8].[pertinence contestée]

Il a été chroniqueur géopolitique à France Inter. Il est membre du jury du Prix Brienne/Ministère de la Défense du Livre géopolitique, membre du Conseil scientifique du Forum mondial Normandie pour la Paix, membre du Comité de la revue géopolitique Hérodote, et consultant en géopolitique pour des entreprises publiques et privées œuvrant à l’exportation.

En 2013, il publie aux éditions Autrement un nouvel ouvrage géopolitique à vocation pédagogique : De quelques idées reçues sur le monde contemporain : précis de géopolitique à l'usage de tous.

En 2014, il fait paraître aux Presses universitaires de France (PUF) Géopolitique du Printemps arabe qui lui fera obtenir le Grand Prix de la Société de Géographie (2015).

L'année suivante, il publie chez Autrement Petites leçons de diplomatie, puis dirige la rédaction d'un second livre collectif de la Chaire de Management des risques énergétiques qu'il a fondée en 2011 et qu'il préside depuis au sein de la Paris School of Business (ex-ESG) : Gaz naturel. La nouvelle donne ? (PUF, 2016).

Il est expert auprès du Centre national du livre (CNL) pour les questions internationales.

Encel avait intégré en 1999 le think tank néoconservateur du Cercle de l'Oratoire qui publiait au début des années 2000 la revue Le Meilleur des Mondes, à laquelle il participait activement, et collabore aujourd'hui régulièrement aux revues Hérodote (au Comité de rédaction duquel il figure) et Politique internationale. Il est par ailleurs régulièrement invité à intervenir aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois et au Festival international de géographie (FIG) de Saint-Dié-des-Vosges.

Durant la saison 2013-2014, il a assuré la Chronique internationale quotidienne (qu'il avait déjà animée trois étés durant) sur France Inter[9] à 18 H 15.

En juin 2016, il crée les Rencontres internationales géopolitiques de Trouville-sur-Mer.

Militant anti-négationnisme, Frédéric Encel a créé en 2011 (et préside depuis) les Assises nationales annuelles de la lutte contre le négationnisme, organisées chaque dernier dimanche de janvier à la Paris School of Business en partenariat avec le Mémorial de la Shoah. Il entre en 2016 au Bureau exécutif de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA).

Frédéric Encel a été nommé chevalier dans l'Ordre national du Mérite (JO - 17 mai 2009)[10].

En 2016, il devient directeur de la chaire franco-israélienne de relations internationales[11] de TAL Business School[12], la première école francophone de commerce en Israël.

En septembre 2016, il est juré du Prix Brienne du Livre Géopolitique décerné par le ministère de la Défense[13].

Le 17 décembre 2016, lors d'un débat animé par Frédéric Haziza sur l'antenne de LCP, il qualifie d'« ennemis de la nation » Alain Badiou, Pascal Boniface et Edwy Plenel[14]. Ce dernier écrit alors au CSA pour se plaindre de cette injure publique vécue comme incitation à la haine[15]. Le CSA ne donnera pas suite.

Distinction[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Frédéric Encel trouve un contradicteur en Pascal Boniface qui l'a pris à partie personnellement à plusieurs reprises. Dans son livre Les intellectuels faussaires, Pascal Boniface dénonce les « contre-vérités » de certains intellectuels parmi lesquels il range Frédéric Encel[16]. Il reprend dans cet ouvrage des critiques déjà émises quelques années plus tôt[17],[18], accusant sans fondement Frédéric Encel d'être un ancien responsable du Betar[citation nécessaire] qui « masque ses positionnements communautaires pour se faire passer pour un universitaire « objectif » ». Frédéric Encel a toujours réfuté ces allégations et y répond dans son livre Géopolitique de l'Apocalypse[19]. Mais , notamment, le journal libanais As-Safir reprend l'allégation[20].

N'étant pas d'accord avec Frédéric Encel[21], Pascal Boniface l'accuse de désinformation dans son ouvrage De quelques idées reçues sur le monde contemporain. Précis de géopolitique à l'usage de tous, qu'il qualifie de « magnifique exemple de désinformation » et de « monument de propagande »[22].

Le magazine culturel Télérama, dans son Palmarès satirique sur la couverture médiatique, qualifie Frédéric Encel de « géopolitologue pro-israélien dont le champ d'expertise ne connaît (presque) pas de frontières »[23].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Presses universitaires de France :

  • Géopolitique du Printemps arabe, Presses universitaires de France, 2014 (Grand Prix de la Société de Géographie 2015, réédité en 2017).
  • Petites leçons de diplomatie. Ruses et stratagèmes des grands de ce monde à l'usage de tous, Autrement, 2015.
  • Gaz naturel : la nouvelle donne ? (dir. collectif), Presses universitaires de France, 2016.
  • Géopolitique de la Nation France (avec Yves Lacoste), Presses universitaires de France, 2016.
  • Mon Dictionnaire géopolitique, Presses universitaires de France, 2017.

Livres de géopolitique:

  • Géopolitique de Jérusalem, Flammarion, 1998 (nouvelles éd. revues et augmentées, 2008, 2014). (ISBN 978-2080814609)
  • Le Moyen-Orient entre guerre et paix. Une Géopolitique du Golan, Flammarion, 1999. (ISBN 978-2080800121)
  • L’Art de la guerre par l’exemple, Flammarion, 2000 (nouvelle éd. revue et augmentée, 2015). (ISBN 978-2081218857)
  • Géopolitique de l’Apocalypse. La démocratie à l’épreuve de l’islamisme, Flammarion, 2002. (ISBN 978-2080800664)
  • La Grande alliance. De la Tchétchénie à l’Irak, un nouvel ordre mondial (avec Olivier Guez), Flammarion, 2003. (ISBN 978-2080800961)
  • Géopolitique d’Israël. Dictionnaire pour sortir des fantasmes (avec François Thual), Seuil, 2004. (nouvelles éd. revues et augmentées en poche Points-Seuil, 2011, 2018). (ISBN 978-2020638203)
  • Comprendre le Proche-Orient. Une nécessité pour la République (codirigé avec Eric Keslassy), Bréal, 2005. (ISBN 978-2749505633)
  • Géopolitique du sionisme, Armand Colin, 2006. (nouvelles éd. revues et augmentées, 2009, 2015). (ISBN 978-2200345426)
  • Atlas géopolitique d'Israël. Aspects d'une démocratie en guerre, Autrement, 2008 (nouvelles éd. revues et augmentées, 2012, 2014, 2017). (ISBN 978-2746711143)
  • Comprendre la géopolitique, Seuil, 2011. (ISBN 978-2757822937)
  • Perspectives énergétiques (dir. collectif), Ellipses, 2013.
  • De quelques idées reçues sur le monde contemporain. Précis de géopolitique à l'usage de tous. Autrement, 2013 (nouvelle éd. revue et augmentée, Champs-Flammarion, 2014).
  • Les 100 mots de la guerre, Que sais-je ?, 2020.

Livres en participation :

  • Les conflits dans le monde: Approche géopolitique, sous la direction de Béatrice Giblin, Armand Colin, 2011 (Chapitre 2. Jérusalem : capitale frontière)

Articles de revues :

  • Jérusalem. Le nœud gordien, Études, 1996/2 (Tome 384)
  • Guerre israélo-palestinienne : d'encombrants renforts religieux au service des belligérants, Hérodote, 2002/3 (N°106)
  • Israël : le salut par les airs, avec François Thual, Hérodote, 2004/3 (N°114)
  • L'armée israélienne et ses spécificités géopolitiques, Hérodote, 2005/1 (no 116)
  • La Syrie, homme malade du Proche-Orient, Commentaire, 2005/2 (Numéro 110)
  • L'évolution spatiale des Juifs orthodoxes à Jérusalem et en Cisjordanie : simple extension démographique ou réelle stratégie territoriale , Hérodote, 2008/3 (n° 130)
  • Le pétrole du Moyen-Orient est-il géo- politiquement si précieux ? Réflexions autour d'une contestable centralité économique, stratégique et énergétique, Management & Avenir, 2011/2 (n° 42)
  • Israël/États-Unis : du bon usage politique de l'islamisme radical, Politique étrangère, 2011/3 (Automne)
  • Introduction, Avec Armand Derhy, Management & Avenir, 2011/2 (n° 42)
  • Causes, déroulement et conséquences de la rupture israélo-turque, Hérodote, 2013/1 (n° 148)
  • Benjamin Netanyahou, promoteur et incarnation d'un nouvel Israël... pour quelle stratégie ?, Sécurité globale, 2012/3 (N° 21)
  • Quand les sionistes puis les Israéliens pensent les Arabes, Hérodote, 2016/1-2 (N° 160-161)
  • Israël et Iran : les faux ennemis ?, Hérodote, 2018/2 (N° 169)
  • L’ aliya : condition première et quintessence de la nation israélienne, Hérodote, 2019/3 (N° 174)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ESG Paris, « Département : Relations et Cultures Internationales », sur esg.fr (consulté le )
  2. IEP Paris, « catalogue des enseignements 2011-2012 », sur sciencespo.fr (consulté le ), p. 693
  3. IFG, « Descriptif du Doctorat et liste de ses enseignants », sur geopolitique.net (consulté le )
  4. IHEDN, « Personnalités ayant prononcé une ou plusieurs conférences dans le cadre des Entretiens d’Euromed-IHEDN », sur euromed-ihedn.fr (consulté le )
  5. http://www.sudoc.abes.fr, « Géopolitique de Jérusalem 009958258 » (consulté le )
  6. http://www.geopolitique.net, « Les docteurs » (consulté le )
  7. « Encel Frédéric », sur idref.fr
  8. « Tueries d’Oslo : selon que vous serez, ou non, islamiste », Acrimed, 2 août 2011.
  9. https://www.franceinter.fr/emission-la-chronique-internationale-bientôt-la-conscription-obligatoire-pour-les-ultra-orthodoxes-e
  10. Studialis, « F. Encel, professeur à l'ESG, nommé au grade de chevalier dans l'orde national du Mérite », PSB Paris School of Business, école de commerce,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. http://www.tal-bs.com/ils-nous-soutiennent/chaire-franco-israelienne-de-relations-internationales/
  12. http://www.tal-bs.com
  13. « Frédéric Encel », sur Armand Colin, (consulté le )
  14. Anne-Sophie Jacques, Traité d'"ennemi de la nation", Plenel saisit le CSA, arretsurimages.net, 20 décembre 2016.
  15. « «Ennemi de la nation»: ma lettre au CSA, puis au bureau de l’Assemblée nationale », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. Pascal Boniface, Les intellectuels faussaires, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2011, p. 151-163
  17. Denis Sieffert, « Un expert », Politis, (consulté le )
  18. Les bons services d’Encel, Politis, 22 octobre 2009.
  19. Frédéric Encel, Géopolitique de l'Apocalypse : La démocratie à l'épreuve de l'islamisme, Champs Flammarion, p. 205-208
  20. Syrie. Embarrassant BHL, Courrier International, 25 juillet 2011.
  21. Causeur.fr et Luc Rosenzweig, « Boniface qui mal y pense », sur Causeur, (consulté le )
  22. Pascal Boniface, Frédéric Encel : entre fausses idées reçues et vraie désinformation, LePlusNouvelObs, 26 septembre 2013
  23. Les experts à la télé, ils parlent à tort et à travers, Télérama, 29 mars 2016.

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