Laboratoire Pacte

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Laboratoire Pacte
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Histoire et statut
Fondation
2003
Type
Unité mixte de recherche
Régime linguistique
Français
Fondateur
Site web
Chiffres-clés
Enseignants-chercheurs
100
Chercheurs
20
Localisation
Campus
Campus universitaire, Cité des territoires, Cermosem
Ville
Pays
Géolocalisation sur la carte : Grenoble-Alpes Métropole
(Voir situation sur carte : Grenoble-Alpes Métropole)
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Géolocalisation sur la carte : France
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Le laboratoire Pacte (UMR 5194[1]) est une unité mixte de recherche du CNRS, de l’université Grenoble-Alpes et de l'Institut d'études politiques de Grenoble, implantée principalement sur les sites universitaires de Grenoble. Sa mission vise la construction de langages communs et de connaissances transverses sur les transformations de nos sociétés dans leurs dimensions politiques, territoriales, sociologiques et écologiques. Pacte rassemble la majorité des géographes, politistes, sociologues et urbanistes de Grenoble et accueille également des économistes et historiens.

Historique[modifier | modifier le code]

Le laboratoire est fondé comme unité mixte de recherche (UMR 5194) en 2003, à partir de la fusion de deux centres de recherches : le CERAT (administration et territoires) et TEO (territoire, environnement organisation). Le CIDSP[2] (Informatisation des Données Socio-Politiques) l’a rejoint en 2004. En 2006, les CERAT et CIDSP se sont regroupés[3]. En 2007 les équipes CRISTO (innovation socio-technique et organisations industrielles) et SEIGAD (systèmes environnementaux, information géographique et aide à la décision) ont aussi rejoint Pacte, qui s’est restructuré avec la création de deux départements : Politique/Organisations et Territoires. Enfin, l’UMR a hébergé en 2014-2015 l’équipe de recherche EDDEN[4] (économie de l’énergie).

L’UMR a donc dû se réorganiser à de multiples reprises en quelques années. Après avoir connu une remise en question de son mode de gouvernance et de son organisation scientifique durant l’année 2015-2016, le laboratoire a évolué en avec la création de cinq équipes de recherche (Régulations, Gouvernance, Environnements, Justice sociale et Villes et territoires) et l’élection d’une nouvelle équipe de direction[5], qui a pris ses fonctions au .

Accusations d'islamophobie[modifier | modifier le code]

En 2021, la presse évoque le cas de deux professeurs accusés d'islamophobie dont les noms ont été placardés sur les murs de l'IEP suscitant des craintes pour leur sécurité. Fin 2020, l'un des enseignants a exprimé ses doutes quant à la pertinence du concept d'islamophobie utilisé pour désigner des discriminations dont feraient l'objet des musulmans en raison de leur religion. Il refuse notamment que ce terme soit accolé à celui d'antisémitisme. Une chercheuse en désaccord après un échange de courriels se plaint alors de « harcèlement ». En décembre, dans un communiqué officiel signé par Anne-Laure Amilhat Szary, directrice du laboratoire, le PACTE avait apporté son soutien à Claire M., l'enseignante, qui s'était plainte de harcèlement[6]. Pour Klaus Kinzler, le professeur incriminé, c'est d'abord le laboratoire Pacte qui a publié un communiqué officiel l'accusant sans « aucun fondement de harcèlement et de violence, d'atteinte morale violente » contre sa collègue[7].

En mai de la même année, l’inspection de l’Éducation nationale écrit un sévère rapport d’enquête de 60 pages sur cet « événement inadmissible ». Selon le rapport, la controverse entre deux enseignants, qui a dégénéré en une crise ouverte affectant l’ensemble de l’Institut d’études politiques (IEP), est « le résultat d’une accumulation de maladresses, d’erreurs d’appréciation, de réactions à contretemps, de manquements et de fautes de tous les acteurs, dont la directrice de l’IEP, nouvellement nommée en pleine crise du Covid et inexpérimentée »[8]. Le rapport évoque également « un climat délétère minant cet établissement bien avant cette controverse. » Le rapport pointe notamment le fait que la directrice n’est pas intervenue alors que les messages concernant les deux professeurs relevaient « visiblement de la diffamation et de l’injure ». L’école a ainsi laissé pourrir la situation, suscitant une polémique nationale[8].

Présentation[modifier | modifier le code]

Pacte est l’un des principaux centres de recherche en sciences sociales en France. Il rassemble environ 130 chercheurs et 170 doctorants de différentes disciplines (sociologie, science politique, urbanisme, géographie, économie...) répartis en cinq équipes et épaulés par une trentaine d’ingénieurs et techniciens. Le directoire, élu en , est composé de la directrice et des 5 directeurs d’équipe[9]. Le laboratoire fonctionne grâce au support de trois tutelles : le CNRS[10], l’université Grenoble-Alpes et l'Institut d'études politiques de Grenoble[11]. Il est aussi affilié à la Fondation Nationale des Sciences Politiques. Les chercheurs et doctorants sont répartis sur cinq sites géographiques : les deux principaux sont Science Po Grenoble (campus) et la Cité des territoires[12] (Vigny Musset), les sites secondaires sont la Maison des sciences de l'Homme-Alpes (campus), l’Institut polytechnique de Grenoble et le Cermosem[13],[14] en Ardèche.

Missions[modifier | modifier le code]

La mission du laboratoire est la recherche et la formation à la recherche dans différentes sciences sociales : sociologie, sciences politiques, géographie, urbanisme, droit, histoire, sciences économiques, philosophie etc. Il a vocation à réunir des moyens financiers, matériels et personnels pour la réalisation d’un programme de recherche scientifique[15] dans le cadre des missions statutaires du CNRS. Il produit des savoirs scientifiques (articles dans des revues, ouvrages) et assure leur dissémination[16] (séminaires, colloques, etc), leur valorisation[17] (transferts de connaissances et de compétences vers les partenaires socio-économiques) et leur vulgarisation (auprès du grand public).

Le laboratoire place l’interdisciplinarité au cœur de ses pratiques, par le partage et la confrontation des méthodes, des épistémologies, et des terrains communs.

Recherche[modifier | modifier le code]

Le laboratoire se développe autour de cinq équipes de recherche :

  • Environnements (Adaptation des sociétés et des territoires - Gouvernance de la transition et de l’innovation)
  • Justice sociale (Pensée critique et approche par les marges - Vulnérabilités, subalternités, capacités - Frontières, migrations, exils, inégalités, territorialités)
  • Gouvernance (Organisations et gouvernance internationales - Action publique et européanisation - Comportements politiques et vie démocratique - Dynamiques des opinions et des valeurs)
  • Régulations (Marchés et Organisations Productives - Écologies culturelles et médiatiques - Action publique - Savoirs, Connaissance et Société)
  • Villes & Territoires (Transitions et dynamiques territoriales et urbaines)

Publications[modifier | modifier le code]

Le laboratoire dispose d'une collection sur le dépôt Archives ouvertes pluridisciplinaire HAL[18] :

Ensemble des publications du laboratoire Pacte.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Répertoire des structures. », sur appliweb.dgri.education.fr (consulté le )
  2. « Calame : CIDSP : Centre d'informatisation des données socio-politiques | Calame », sur calame.ish-lyon.cnrs.fr (consulté le )
  3. Zuanon, Jean-Paul, 1944- ..., Douillet, Anne-Cécile. et Impr. Netprint), Quarante ans de recherche en sciences sociales : regards sur le CERAT, 1963-2003, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, impr. 2004, 296 p. (ISBN 2-7061-1250-6, OCLC 470128123, lire en ligne)
  4. « Historique EDDEN | Laboratoire d'économie appliquée de Grenoble », sur gael.univ-grenoble-alpes.fr (consulté le )
  5. « Une nouvelle direction pour Pacte », sur Pacte, laboratoire des sciences sociales (consulté le )
  6. Hadrien Brachet, Grenoble : les noms de deux professeurs accusés d'islamophobie placardés sur les murs de l'IEP, marianne.net, 5 mars 2021
  7. Professeur de Sciences Po Grenoble accusé d'islamophobie : "J'ai un noyau dur de gens qui me soutiennent mais c’est une minorité", lci.fr, 8 mars 2021
  8. a et b Marie-Estelle Pech, «Islamophobie»: comment une brouille entre profs a fait imploser l’IEP de Grenoble, lefigaro.fr, 7 mai 2021
  9. « Gouvernance », sur Pacte, laboratoire des sciences sociales (consulté le )
  10. « CNRS - Institut des sciences humaines et sociales », sur www.cnrs.fr (consulté le )
  11. « Recherche | Sciences Po Grenoble », sur www.sciencespo-grenoble.fr (consulté le )
  12. « La Cité des territoires s’agrandit ! | Gre.mag, le webzine de la Ville de Grenoble », sur www.gre-mag.fr (consulté le )
  13. « Cermosem - Université Grenoble Alpes / Pacte - Data.gouv.fr », sur www.data.gouv.fr (consulté le )
  14. « Cermosem | UFR de Géographie - IGA », sur iga.univ-grenoble-alpes.fr (consulté le )
  15. « Projet scientifique », sur Pacte, laboratoire des sciences sociales (consulté le )
  16. « CNRS - Institut des Sciences humaines et sociales », sur www.cnrs.fr (consulté le )
  17. « Direction de l'innovation et des relations avec les entreprises - CNRS », sur www.cnrs.fr (consulté le )
  18. « Accueil », sur hal.archives-ouvertes.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]