Léon Cogniet

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Léon Cogniet
Léon Cogniet self-portrait 1818.jpg

Léon Cogniet, Autoportrait (vers 1818),
musée des beaux-arts d'Orléans.

Naissance
Décès
(à 86 ans)
Paris 10e
Nationalité
Drapeau : France Française
Activités
Formation
Maîtres
Mouvement
Distinctions
Œuvres réputées
Disdéri, Léon Cogniet (vers 1865), Paris, Bibliothèque nationale de France.

Léon Cogniet est un artiste peintre et lithographe néoclassique et romantique français, né à Paris le et mort à Paris 10e le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père artiste dessinateur de papiers peints, Léon Cogniet entre en 1812 à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) aux côtés d'Eugène Delacroix et de Théodore Géricault. Il fréquente également l'atelier de Jean-Victor Bertin. Après un échec en 1816 avec Œnone refusant de secourir Pâris blessé[2], son Hélène délivrée par Castor et Pollux lui vaut le prix de Rome en 1817. La même année, il débute au Salon. Il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome de 1817 à 1822.

En 1827, il réalise une série de peintures sur la vie de Saint Étienne pour l'église Saint-Nicolas-des-Champs de Paris, puis il peint L’Expédition d’Égypte sous les ordres de Bonaparte pour l'un des plafonds du Palais du Louvre en 1833-1835. En 1831, sa sœur, Marie-Amélie Cogniet, exécute des vues du grand atelier parisien de son frère au 9 rue de la Grange-aux-Belles. Entre 1840 et 1860 il ouvre un atelier féminin très fréquenté dont il confie la direction à sa sœur Marie-Amélie, puis à une autre de ses élèves, Catherine Caroline Thévenin (1813-1892), qui devient sa femme en 1865.

Son plus grand succès lui vient en 1843 avec Le Tintoret peignant sa fille morte, après quoi il se consacre principalement aux portraits et à l'enseignement. Il est professeur de dessin à Paris au Lycée Louis-le-Grand de 1831 à 1876, et à l'École polytechnique de 1847 à 1861. Il est nommé professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris en 1851. Il en démissionne en 1863 après avoir enseigné à plusieurs générations d'artistes.

Il meurt dans le 10e arrondissement de Paris le et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 15).

Marie-Edmée Pau le décrit comme « très timide, silencieux et réservé, il était de taille moyenne et avait en 1865, les cheveux gris, des traits fins, le regard et le front d'un homme supérieur[3]. »

La ville de Paris a donné son nom à une rue du 17e arrondissement.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis
En France
En Italie
Au Royaume-Uni

Galerie[modifier | modifier le code]

Estampes[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Cours de dessin d'après Julien avec 29 têtes d'études, planches, Paris, 1835

Salons[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste alphabétique non exhaustive)

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Michaël Vottero, « Le cri de la conscience, Léon Cogniet et ses ateliers », dans Image de l'artiste sous la direction de Éric Darragon et Bertrand Tillier, Territoires contemporains, nouvelle série 4.
  • Paul Mantz, « Léon Cogniet », dans Gazette des Beaux-Arts, 1881, pp. 33-34.
  • Anatole de la Forge, La peinture contemporaine en France, Paris, Amyot, 1856, pp. 315-316.
  • Ernest Vinet, « Léon Cogniet », dans Revue nationale et étrangère, politique, scientifique et littéraire, Paris, éd Charpentier, 1862, p. 273.
  • Henri Delaborde, Notice sur la vie et les ouvrages de Mr Léon Cogniet, Paris, Firmin-Didot, 1881, pp. 16-17.
  • Alfred Busquet, « Salon de 1857 », dans Le portefeuille de l'amateur, n°7, le 1er novembre 1857, p. 27.
  • Henry Jouin, « Léon Cogniet », dans Maîtres contemporains, Paris, éd. Perrin et Cie, 1887, pp. 143-144-149.
  • Collectif, « Autour de Léon Cogniet et Charles Chaplin, la formation des femmes peintres sous le Second-Empire », dans Histoire de l'Art, n°63 d'octobre 2008, pp. 57-66.

Iconographie[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son acte de décès est visible sur le site des Archives de Paris en ligne, acte 5025.
  2. Musée de Fécamp.
  3. Marie-Edmée Pau, Le Journal de Marie-Edmée, Paris, 1876, p. 290.
  4. Catalogue de la 27eExposition d'Amiens de 1885, organisée par la Société des Amis des Arts de la Somme, p.21.
  5. Hippolyte Michaud sur le site de la Ville de Beaune [1]
  6. a, b et c « Notice no LH/560/44 », base Léonore, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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