Claude Grange

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Claude Grange
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Distinctions

Claude Grange né le à Vienne et mort le à Paris est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude Grange est le fils d'un tailleur de pierre[1].

Après sa scolarité au collège Ponsard de Vienne, Claude Grange poursuit en 1900 ses études à l'École des beaux-arts de Lyon où il est l'élève de Pierre Aubert, et participe avec lui à plusieurs projets lyonnais dont le couronnement de l'hôtel de ville. En 1906, après avoir reçu le prix de Paris aux Beaux-Arts de Lyon, il entre à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Injalbert[1].

En 1910, Grange expose au Salon des artistes français[1].

Il concourt pour le prix de Rome en 1911 et obtient le 1er second prix avec Électre veillant sur le sommeil d'Oreste. Il obtient le prix de Rome en 1913 avec Concours de chants entre bergers et devient pensionnaire à la villa Médicis. Lors de ce séjour, il subit l'influence de Joseph Bernard et travaille particulièrement la taille directe[1].

Il réalise plusieurs monuments aux morts après la Première Guerre mondiale, notamment pour sa ville natale en 1926, pour Verdun en 1928. On lui doit aussi le Monument aux Basques à Craonnelle. Il réalise à Lyon les bas-reliefs de l'île des Cygnes du parc de la Tête d'Or, pour laquelle il a été aidé par Jean-Baptiste Larrivé et Louis Bertola[1].

Il est l'auteur d'un Buste d'Hector Berlioz[2], d'un Portrait de Victor Charles Descoust[3] et de la Tête de Mademoiselle Suzanne Ursault[3]. Il sculpte un portrait en bas-relief pour la tombe de Léon Cathlin au cimetière de Chalezeule.

En 1960, il travaille aux bas-reliefs Les Forces aériennes françaises libres sont engagées sur tous les fronts pour le Mémorial de la France combattante du Mont Valérien.

Il est élu membre de l’Institut de France en 1950[4]. Il en devient le président en 1953.

Il meurt à Paris le et est inhumé dans la même ville au cimetière du Père-Lachaise.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Électre veillant sur le sommeil d'Oreste, 1911, Vienne, musée des Beaux-Arts et d'Archéologie.
  • Berger chaldéen étudiant les astres, 1913.
  • Concours de chant entre bergers, 1913.
  • L'Automne, 1913.
  • Le Soir, 1914.
  • Mère accroupie, 1919, bronze, Vienne, bibliothèque municipale.
  • Au jardin, 1919.
  • Le calvaire, 1920.
  • L'Automne, 1926.
  • Bas-reliefs du monument aux morts de l'île du Souvenir, 1926-1928, Lyon, parc de la Tête d'Or, avec Larrivée et Garnier.
  • Pluviose, Ventôse, Germinal et Floréal, 1927, Lyon, immeuble des Galeries Lafayette, avec Larrivée et Trévoux.
  • Monument à Hector Berlioz, Grenoble, place Victor-Hugo.
  • Hommage à Chopin.
  • La Jeunesse et la mer.
  • le Rugbyman.
  • La France.
  • Sirène (Reims, 1971).
  • Les Forces aériennes françaises libres sont engagées sur tous les fronts, bas-reliefs en bronze pour le Mémorial de la France combattante, 1960, Mont Valérien.
  • Monument à Laurent Mourguet, participation, Lyon.
  • Monument à Gustave Goublier, compositeur de chansons, médaillon en bronze, Paris, cimetière du Père-Lachaise (4e division)[5].

Monuments aux morts[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Dufieux 2007, p. 121.
  2. 1953, musée de Grenoble.
  3. a et b Poitiers, musée Sainte-Croix.
  4. Section II : sculpture, fauteuil IV.
  5. « GOUBLIER Gustave (1856-1926) », sur www.appl-lachaise.net (consulté le 11 octobre 2018).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]