Jean Gautherin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gautherin.
Jean Gautherin
Defaut.svg
Naissance
Décès
(à 49 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Distinction
Œuvres réputées
Monument à Diderot ; Le Paradis perdu

Jean Gautherin est un sculpteur et peintre français né au hameau de Savault, dans la commune d'Ouroux-en-Morvan (Nièvre) le , et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Né au cœur du Morvan dans une famille paysanne, Jean Gautherin commence à sculpter avec son couteau des morceaux de bois dans sa jeunesse[1].

Sa mère, nourrice morvandelle sur place à Paris, travaille pour un directeur de l'hôpital de la Salpêtrière. À l'occasion d'un voyage à Paris, le père de Jean Gautherin donne une des œuvres de son fils au patron de sa femme. Impressionné, celui-ci lui offre son voyage à la capitale[1].

Illettré, Gautherin arrive à Paris et commence par faire ses humanités puis, après quelques années, travaille dans le faubourg Saint-Antoine[1].

Le il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Charles Gumery et d'Auguste Dumont. Il débute au Salon de 1865.

En 1879, il participe au concours pour l'édification d'un Monument à la République destiné à la place de la République à Paris. Son projet est sélectionné pour le premier tour, mais ce sont les frères Charles et Léopold Morice qui gagnent le concours[2]. Il habite à cette époque au no 84 rue d'Assas à Paris.

Il est membre du comité des « Quatre-vingt-dix[Quoi ?] » et est élu membre du comité de sculpture[Où ?].

Certaines de ses torchères[3] ont été fondues par le Val d'Osne et ornent des édifices ou des jardins publics à Rio de Janeiro. Les fonderies de Tusey et Barbedienne ont également édité ses œuvres.

Jean Gautherin meurt le à son domicile parisien, passage Stanislas. Ses obsèques religieuses eurent lieu dans sa paroisse Notre-Dame-des-Champs le et il est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris[4].

Il est décrit[Par qui ?] comme un sculpteur talentueux, artiste consciencieux et modeste.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Au Danemark
En France
À Monaco

Œuvres exposées au Salon des artistes français[modifier | modifier le code]

Jean Gautherin obtient des médailles aux Salons de 1868, 1870 et 1873

  • 1876 : Saint-Sébastien (marbre), hors-concours ;
  • 1879 : Jeune fille à la Coquille ; Clotilde de Surville (marbre) ;
  • 1880 : La République ; Portrait de Mr Pierre Véron ;
  • 1889 : Portrait de l'impératrice de Russie.

Expositions[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Aliette Robbé, « Jean Gautherin (1840-1890) », in Vents du Morvan, no 4.
  2. Étude de l'histoire de l'aménagement de la place de la République par Géraldine Texier-Rideau, sur le site fontesdart.org
  3. Fontes d'art en France et dans le monde : un réseau international
  4. Le Gaulois, du 23 juillet 1890, dans : Vents du Morvan, courrier des lecteurs par Marie Gil.
  5. Notice du musée d'Orsay
  6. Notice sur la base Palissy

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Pingeot, Antoinette Le Normand-Romain, Catalogue sommaire illustré des sculptures, Musée d'Orsay, Paris, 1986.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :