René de Saint-Marceaux

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René de Saint-Marceaux
René de Saint-Marceaux.jpg

René de Saint-Marceaux

Naissance
Décès
(à 69 ans)
Paris
Nom de naissance
Charles René de Paul de Saint-Marceaux
Nationalité
Activité
Formation
Maîtres

René de Saint-Marceaux est un sculpteur[1] français, né à Reims le et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

René de Saint-Marceaux est le petit-fils d'Augustin Marie de Paul de Saint-Marceaux, maire de Reims. Il devient l'élève de François Jouffroy à l'École des beaux-arts de Paris. Il est élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1905.

Saint-Marceaux épouse, en 1892, Marguerite Jourdain (1850-1930), veuve du peintre Eugène Baugnies, de la fortune duquel elle vient d'hériter. Le salon de musique de madame de Saint-Marceaux, au 100, boulevard Malesherbes, rivalise avec celui de la princesse de Polignac. Marguerite sert de modèle, parmi d’autres, au personnage de Madame Verdurin du roman À la recherche du temps perdu de Marcel Proust[2]. René de Saint-Marceaux adopte les trois fils que Marguerite a eus de son premier mariage. Ils ajoutent à leur nom de naissance celui de leur père adoptif : Baugnies de Paul de Saint-Marceaux. Le fils du peintre Jacques Baugnies de Saint-Marceaux est le sculpteur Jean-Claude de Saint-Marceaux.

René de Saint-Marceaux est une figure représentative de ces nombreux artistes de la Troisième République, exposant aux Salons et multipliant les concours et les honneurs.

Son atelier était situé rue d'Assas à Paris[3].

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur puis officier en 1879.

Il repose à Cuy-Saint-Fiacre (Seine-Maritime).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Charlotte Corday (1900), musée des beaux-arts de Reims.
Monument à Dumas-fils (1906), place du Général-Catroux à Paris.
Monument de l'Union postale universelle (1909), Berne (Suisse).
  • Musée d'Orsay à Paris :
    • Génie gardant le secret de la tombe (salon de 1879), statue, marbre
    • Sourire (vers 1888), haut-relief, terre cuite
    • Algérienne (vers 1889), masque, terre cuite
    • Tahitienne (vers 1890), masque, terre cuite
    • La Langueur (vers 1893), tête, terre cuite
    • Saint Jean-Baptiste (vers 1899), tête, terre cuite
    • Phénix (vers 1908), tête, terre cuite
    • Douleur, masque, terre cuite
    • Buste de Pascal Dagnan-Bouveret (1892), bronze[4]

Médailles[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

René de Saint-Marceaux dans son atelier (1907), agence Roll.
  • Notice sur la vie et les travaux de M. Paul Dubois : Lue à l'Académie des beaux-arts à la séance du 3 février 1906, Paris, Institut de France / Académie des beaux-arts,‎ , 17 p. (notice BnF no FRBNF31282800) .

Sources[modifier | modifier le code]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il est également graveur-médailleur. Cf. Édouard Papet (dir.), Au creux de la main : La Médaille en France aux XIXe et XXe siècles, Skira Flammarion / Musée d'Orsay (catalogue d'exposition),‎ , 204 p.
  2. Marguerite de Saint-Marceaux et Myriam Chimènes (éd.) (préf. Michelle Perrot), Journal : 1894-1927, Arthème Fayard,‎ , 1488 p. (ISBN 978-2-213-625-23-2).
  3. La médaille en France aux XIXe & XXe siècle. Au creux de la main. Skira Flammarion. Bibliothèque nationale de France, 2012, pages 103 et 104
  4. Notice sur la base Joconde
  5. Descriptif sur le site paris1900.lartnouveau.com
  6. Notice sur le site e-monumen.net
  7. La médaille en France aux XIXe & XXe siècle. Au creux de la main, Skira Flammarion, Bibliothèque nationale de France, 2012, pp.  103 et 104
  8. La médaille en France aux XIXe & XXe siècle. Au creux de la main, Skira Flammarion, Bibliothèque nationale de France, 2012, pp.  103 et 104.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Gardet, Notice sur la vie et les œuvres de M. de Saint-Marceaux : lue dans la séance du samedi 11 janvier 1919, Institut de France, Paris, 1919, 18 p.
  • Jean-Michel Nectoux, Antoinette Le Normand-Romain, Véronique Alemany-Dessaint et al., Les Saint-Marceaux : une famille d'artistes en 1900 (exposition, Paris, Musée d'Orsay, 20 octobre 1992-17 janvier 1993, Reims, Musée des beaux-arts, 12 mars-8 juin 1993), Réunion des musées nationaux, Paris, 1992, 106 p. (ISBN 2-7118-2726-7) (catalogue)
  • Lucette Turbet, « De Reims à Berne : René de Saint-Marceaux (1845-1915), sculpteur du mouvement », dans La Vie en Champagne, no 57, janvier-mars 2009.
  • Charles-Marie Widor, Funérailles de M. de Saint-Marceaux… le lundi 26 avril 1915, Institut de France, Paris, 1915, 4 p. (discours)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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