Raoul Verlet

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Raoul Verlet
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Fonction
Président
Société des amis des arts du département de l'Eure (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
CannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
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Activité
Enfant
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Maître
Distinctions
Œuvres principales
Villebois-Mareuil (d), Jules Massenet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Raoul Verlet est un sculpteur français né à Angoulême (Charente) le et mort à Cannes (Alpes-Maritimes) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Raoul Verlet est le fils du concierge du cimetière d'Angoulême. Il étudie d'abord la sculpture à Bordeaux de 1884 à 1886, puis est admis à l'École des beaux-arts de Paris où il suit pendant quatre ans l'enseignement dispensé par Jules Cavelier et Louis-Ernest Barrias. L'attribution d'une médaille lui vaut une bourse de sa ville natale.

Ses premières œuvres sont appréciées du public. Il obtient une mention honorable aux Salon des artistes français de 1885 pour son Buste du docteur Bouillaud, et en 1886 pour le Tombeau de madame Weiller. Le choix par un jury composé de personnalités éminentes (Alexandre Falguière, Antonin Mercié, Pierre Puvis de Chavannes, Jean-Léon Gérome, Emmanuel Frémiet, Jules Dalou) de son projet de Monument aux enfants de Charente morts en 1870 lui apporte la consécration : l'œuvre représente « La Patrie vaincue mais non abattue ». Par la suite, il sera de nouveau choisi à l'issue d'un concours pour le Monument aux morts de 1870 à Châteauroux, inauguré le .

Sa réputation grandissant, il répond à de nombreuses commandes de statues et monuments à Paris, Rouen, Marseille, Cognac, Louviers. Deux de ses œuvres les plus connues sont le Monument à Carnot à Angoulême et le Monument à Maupassant pour le parc Monceau à Paris. Dans le même temps, il exécute un grand nombre de bustes de particuliers.

Il vit alors à Louviers (vers 1895-1910) dont sa femme est originaire et est président de la Société des amis des arts de l'Eure[1], mais il a aussi une adresse parisienne au no 7 rue Galvani. Il devient professeur à l'Académie Julian, et rejoint entre autres William Bouguereau, Jules Lefebvre et Édouard Toudouze. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1893, il est promu officier en 1900[2].

Raoul Verlet devait continuer à s’illustrer dans tous les domaines de la sculpture : monuments aux morts, décor d’hôtels particuliers, bustes, statuettes… À partir de 1905, il enseigne à l’École nationale supérieure des beaux-arts et il est reçu membre de l’Institut en 1910.

Son fils, le poète Paul Verlet (1890-1922), blessé gravement lors de la Première Guerre mondiale, sera un des chantres des poilus.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Louviers (1907).
Monument aux morts de 1870, Châteauroux.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Second grand prix de Rome en 1883 pour son bas-relief La Mort de Diagoras,
  • Prix du Salon de 1887 pour la Douleur d'Orphée,
  • Médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889 et la médaille d'honneur au Salon de 1900.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Sculpture du XIXe siècle dans l'Eure (1820-1914), musée de Bernay, 1987.
  2. « Cote LH/2691/10 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  3. Lucien Lacour, Souvenir et commémoration : les monuments aux morts (XIXe-XXe s.), chapitre 18 de Michel Maupoix et coll. Sculptures de l’Indre, Belles comme un rêve de pierre, Rencontres avec le patrimoine religieux, 2011.
  4. Notice sur Raoul Verlet sir le site Base architecture et urbanisme du grand Angoulème.
  5. « Victor Cornil sur son piédestal avec bas-relief », notice no PM03001512, base Palissy, ministère français de la Culture.
  6. Notice du musée d'Orsay
  7. « Inauguration d'une statue de Gambetta au Neubourg », Le Journal de Rouen, 5 septembre 1921.
  8. Notice sur e-monumen.net
  9. Anna Zsófia Kovács, « Autour d’un petit bronze conservé au musée des Beaux-Arts de Budapest : Le Monument à Maupassant de Raoul Verlet », Bulletin du musée hongrois des Beaux-Arts,‎ , p. 167-180 (lire en ligne)
  10. Guy Pessiot, Histoire de Rouen 1900-1939, PTC, 2004, p. 39.
  11. Notice sur e-monumen.net
  12. Notice sur e-monumen.net
  13. « Monument au prince Henri d'Orléans », notice no 50520006779, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. « Statue du général Francisco de Paula Santander – Bucaramanga », sur e-monumen.net (consulté le 30 mars 2020).
  15. « Verlet, Charles Raoul », base Léonore, ministère français de la Culture
  16. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, tome 3, Gründ, 1976 p. 539.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Loïc Vadelorge, Les Statues de Rouen, XIXe – XXe siècles, Rouen, 1999 (ISBN 978-2-9509804-4-1 et 2-9509804-4-9).
  • Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), Paris, CTHS, coll. « Format no 71 », , 559 p. (ISBN 978-2-7355-0780-1, OCLC 828238758, notice BnF no FRBNF43504839), p. 474-483.
  • Anna Zsófia Kovács, « Autour d’un petit bronze conservé au musée des Beaux-Arts de Budapest : Le Monument à Maupassant de Raoul Verlet », Bulletin du musée hongrois des Beaux-Art, n° 119 (2014), pp. 167-180.

Liens externes[modifier | modifier le code]