Eugène Dodeigne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2016).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Eugène Dodeigne
KMM Dodeigne Homme 01.JPG

Eugène Dodeigne, Homme et femme (1963),
Otterlo, musée Kröller-Müller.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
LinsellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Formation
Domicile
Mouvement
Œuvres réputées

Eugène Dodeigne, né le à Rouvreux (Sprimont, province de Liège) et mort le à Linselles, est un sculpteur français ayant vécu et travaillé à Bondues (Nord-Pas-de-Calais).

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès 1936, Eugène Dodeigne apprend son métier avec son père, tailleur de pierre, qui l'engage à prendre des cours de dessin et de modelage à Tourcoing, puis à l'École des beaux-arts de Paris, où il connaît une véritable révélation dans l'atelier de Marcel Gimond.

De 1957 à 1960, Eugène Dodeigne enseigne à L'école supérieure des arts Saint Luc de Tournai, il aura comme élèves Pierre Carlier, Marc Ronet et Yvan Theys.

C'est sous l'influence des formes abstraites, lisses et denses de Constantin Brancusi qu'il comprend qu'une pierre, ne serait-ce qu'un simple galet, peut receler une énergie et une tension insoupçonnées selon le rapport que sa surface entretient avec son volume. Il emprunte alors, en 1960, la voie de la pierre éclatée qui le mène à une figuration abrupte, fortement expressive, persistante jusqu'à ses sculptures les plus récentes. Il s'imprègne aussi du dépouillement d'Alberto Giacometti et de Germaine Richier. Lorsqu'on lui demande d'évoquer ses œuvres anciennes et ses influences, il reste évasif : aux yeux de Dodeigne, rien ne compte davantage que la motivation toujours fraîche et l'expression toujours renouvelée de ses sculptures et de ses dessins les plus récents.

Des expositions à la galerie Claude Bernard, à la galerie Pierre Loeb, à la galerie Jeanne Bucher, puis à Berlin, Hanovre, Rotterdam, Bruxelles et Pittsburgh lui assurent dans les années 1960 une reconnaissance internationale qui ne perturbe jamais son exploration de la pierre taillée : en 1968, il se consacre à une série de sculptures alliant de façon inédite les surfaces lisses et les volumes irréguliers de la pierre éclatée. Dans les années 1970, le groupe des Dix (Fondation Prouvost, Marcq-en-Barœul) consacre son évolution vers la monumentalisation qui coïncide avec le développement simultané de la sculpture en plein air dans les villes et dans les parcs. Des pierres de Dodeigne peuplent dès lors beaucoup de villes et de musées du Nord : Roubaix (La Piscine), Lille, Dunkerque, Villeneuve-d'Ascq, Anvers, Liège, Hanovre, Utrecht, Otterlo (Krollër-Mullër museum) puis Bobigny, Argentan et Paris, jusqu'à Grenoble en 1998 et Vitry-sur-Seine, plus récemment.

Une participation à la Biennale de Paris en 1985, une exposition au musée Rodin à Paris en 1988, sa participation aux Champs de la Sculpture en 1995, à Made in France au musée national d'art moderne en 1996, puis sa présence dans le tout nouveau parc de sculpture du jardin des Tuileries en 1999, une exposition à la Fondation de Coubertin (Saint-Rémy-lès-Chevreuse) en 2002, confirment l'importance grandissante qu'occupe Dodeigne dans l'histoire de la sculpture de la seconde partie du XXe siècle. Il a aussi exposé un peu partout dans le monde et son œuvre figure dans de nombreuses collections publiques notamment en Europe du Nord (Allemagne, Autriche, Belgique, Norvège, Pays-Bas), en France, aux États-Unis et en Suisse. Il a été élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1999 au fauteuil d'Étienne Martin.

Œuvres dans les lieux et collections publiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Du 2 février au 30 juin 2013, le musée municipal de la tour abbatiale de Saint-Amand-les-Eaux a présenté une exposition consacrée à l’œuvre peint du sculpteur Eugène Dodeigne, la première jamais organisée par une institution muséale sur cette facette de l'artiste. À travers une quarantaine d’œuvres provenant du musée La Piscine de Roubaix, du MUba de Tourcoing et du LAM de Villeneuve d’Ascq, mais aussi de collections privées, le musée a mis en lumière cette part méconnue du travail de l’artiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la ville de Saint-Malo : Le Patrimoine contemporain.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Germain Hirselj, Eugène Dodeigne, Œuvre peint (1948-2000), [catalogue d'exposition], Saint-Amand-les-Eaux, Musée de la Tour Abbatiale, 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :