Denys Puech

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Denys Puech
Denys Puech b Meurisse 1921.jpg
Denys Puech en 1921.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
RodezVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Pierre Denis PuechVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Œuvres principales
Denys Puech.jpg
Vue de la sépulture.

Denys Puech, né le à Gavernac (commune de Bozouls), Aveyron, et mort le à Rodez, Aveyron, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Denys Puech est issu d'une famille d'agriculteurs très modestes. Orpheline du tisserand de Gavernac, sa mère, qui sait écrire, inculquera à ses quatre fils le goût d'apprendre. Travaillant le bois en gardant ses moutons sur le causse, il débute comme apprenti à Rodez chez l’artisan marbrier et sculpteur ruthénois François Mahoux (Rodez - Rodez ) qui a formé également Marc Robert (1875-1962). En 1872, après deux ans de formation, il poursuit son apprentissage à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de François Jouffroy puis d'Alexandre Falguière et d'Henri Chapu.

En 1881, il obtient le 2e grand prix de Rome pour Tyrtée chantant les Messéniennes et en 1883, le 2e grand prix de Rome pour Diagoras mourant de joie en apprenant le triomphe de ses deux enfants vainqueurs aux Jeux Olympiques. Il est enfin lauréat du grand prix de Rome pour Mézence blessé en 1884. En 1900, il obtient Le grand prix à l'Exposition universelle[1]. Il réalise de nombreuses commandes d'État durant la Troisième République, sculptant entre autres les bustes de Jules Ferry (1882)[2], Gaston Doumergue (1930)[3], Émile Loubet (1901)[4], et pendant son séjour romain comme directeur de la villa Médicis, celui de Benito Mussolini (1925)[5]. Á Rome, il fait la connaissance de Jérôme Carcopino[6].

Il est le plus jeune membre de l'Académie des beaux-arts en 1905.

Il occupa le poste de directeur de la villa Médicis à Rome de 1921 à 1933, et avait épousé le la princesse Anina Gagarine Stourdza (1865-1918), artiste peintre.

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En 1903, il fonda à Rodez un musée des beaux-arts. Le bâtiment, inauguré en 1910, est conçu en concertation avec l'architecte Boyer pour y conserver la donation de son œuvre. Il est l'auteur de la statue de La Musique sur la nouvelle façade de l'Opéra-Comique. En tout, 573 œuvres sont recensées[7] . Plusieurs dessins et maquettes de ses œuvres ont figuré dans la vente aux enchères publiques de son atelier compris dans la succession Lestel-Puech à Rodez en 1991.

Il épouse le , la princesse Anina Gagarine Stourdza (1865-1918)[8], descendante de la famille Gagarine, arrière-grand-tante de Macha Méril. Il adopte sa fille, Helen Minitzky (1893-1977), future épouse de Raoul Philippe Legras (1879-1953)[9].

De ses trois frères, Louis Puech sera avocat, député de la Seine (1898-1932), ministre des Travaux publics[Note 1], Germain sera médecin et Henri reprendra l'exploitation agricole familiale.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Commandeur de la Légion d'honneur le [10].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En exercice du au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Acad-Atlas, Puech.
  2. Joconde, notice 119
  3. Joconde, notice 160
  4. Joconde, notice 144
  5. Joconde, notice 112.
  6. Louis-Napoleon Panel, « « L’année des quatre empereurs ». L’École française de Rome en 1922-1923 », Mélnges de l'École française de Rome,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2016).
  7. Puech Académie Julian.
  8. (en + fr) Rik Van Beveren et Robert Kuhmann, « Denys Pierre Puech », Find A Grave,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2016).
  9. (en + fr) Robert Kuhmann, « Anina Gregorievna Gagarin-Sturdza Puech », Find A Grave,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2016).
  10. « Puech, Pierre Denis », base Léonore, ministère français de la Culture
  11. « La muse d'André Chénier », sur www.musee-orsay.fr (consulté le 3 mars 2016).
  12. « Sirène », sur www.musee-orsay.fr (consulté le 3 mars 2016).
  13. « Monument à Francis Garnier – Paris, 6e arr. », sur www.e-monumen.net (consulté le 3 mars 2016).
  14. « L'Aurore », sur www.musee-orsay.fr (consulté le 3 mars 2016).
  15. « Monument à Jules Simon - Lorient (fondu) », sur www.e-monumen.net (consulté le 3 mars 2016).
  16. N° inv. 1904.27.1 (photo.rmn.fr).
  17. photo.rmn.fr.
  18. J.M.Cosson, « Monument de la Victoire : l'œuvre polémique de Denys Puech », Centre Presse (Aveyron),‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2016).
  19. « buste : Le Poète Charles de Pomairols (1843-1916) », sur patrimoines.midipyrenees.fr (consulté le 3 mars 2016).
  20. (en)Netherlands Institute for Art History.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), Paris, CTHS, coll. « Format no 71 », , 559 p. (ISBN 978-2-7355-0780-1, OCLC 828238758, notice BnF no FRBNF43504839), p. 404-410.
  • Henri Jaudon, Denys Puech et son Œuvre, Fb&c Limited, 1908, réédité en 2018, 312 p. (ISBN 9780428005634).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]