Musée des beaux-arts de Valenciennes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Musée des beaux-arts.
Musée des beaux-arts de Valenciennes
Valenciennes musée.jpg
Vue du hall du musée de Valenciennes en 1995.
Informations générales
Visiteurs par an
56 664 (2003)
80 547 (2004)
44 536 (2005)
40 083 (2006)
140 743 (2007)[1]
Site web
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Boulevard Watteau
59300 Valenciennes
Coordonnées
Localisation sur la carte du Nord
voir sur la carte du Nord
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg

Le musée des beaux-arts de Valenciennes est un musée municipal de la ville de Valenciennes. Issu des collections de l'Académie valenciennoise de peinture et de sculpture, le musée fut ouvert pour la première fois au public en 1801. En 1834, un musée communal fut installé dans l'hôtel de ville.

À la fin du XIXe siècle à la suite d'un concours, un nouveau bâtiment fut érigé d'après les plans de l'architecte Paul Dusart et le 27 juin 1909, il fut inauguré. En 1995, il a été entièrement rénové[2], afin d'augmenter sa superficie par l'ouverture d'une crypte archéologique et d'améliorer la mise en valeur de ses collections.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une collection d'académie[modifier | modifier le code]

L'histoire des collection du Musée des Beaux-arts de Valenciennes commence avec la fondation de l'Académie de Peinture et de Sculpture de la ville en 1782. Elle est affiliée à l'Académie royale en 1785. Lieu d'études des arts et du dessin, ses collections se forment des travaux d'élèves et des œuvres d'artistes[3]. Ces dernières sont en particulier les morceaux de réception offert avant l'intégration des artistes au groupes des académiciens. Ceux-ci sont conservés par l'académie et présenté au Salon de l'école et lors d'expositions[3].

En 1794, dans le sillage de la Révolution, l'Académie est fermée. Tandis que les collections restent sur place, elles sont rejointe le 20 janvier 1798 par des saisies révolutionnaires, en particulier 128 pièces installées dans le Salon de l'Académie et 65 dans les autres espaces[3]. Parmi les saisies révolutionnaire, la collections de Croÿ ont une place importante tant quantitativement (tableaux, sculpture...) que qualitativement[4]. En juin 1801, le mot musée apparaît pour la première fois pour désigner cet ensemble[3].

Ces collections ont été inventoriée le 6 juin 1801 et forment le cœur historique de la collection actuelle. Appartiennent ainsi aux morceaux de réception des œuvre de Louis de François Watteau et au groupe des saisies révolutionnaires, un grand nombre de peintures flamande, dont le retable du Martyre de saint-Etienne de Rubens[3] provenant de l'abbaye de Saint-Amand[5].

Une collection de musée[modifier | modifier le code]

Vue extérieure du musée des beaux-arts.

Le musée est institué en août 1801. Encore lié à l'Académie, il n'acquiert des œuvres par dépôts de l'Etat ou par achat qu'à partir de 1827. En 1834, la musée est installé, pour des raisons de place, dans l'Hôtel de ville. Alors que certaines œuvres saisies à la Révolution avaient réintégrées des églises de la région, les œuvres réintègrent les collections en 1838. En 1939, le premier catalogue est publié. En 1882, le "musée Carpeaux" est inauguré dans trois salles du musée[3].

En 1888, une commission lance une réflexion sur la création d'un bâtiment plus adapté le long du rempart de la ville, en prévoyant sa destruction. Le concours est lancé en 1897. Le projet de Paul Dusart est sélectionné. Il est inauguré le 27 juin 1909. Jules Pilion nommé responsable du musée est, durant les travaux, en charge de scinder la collection entre les œuvres importantes qui intègre le nouveau musée et les œuvres de moins bonne qualité qui restent à l'Hôtel de Ville[3].

D'une guerre à l'autre[modifier | modifier le code]

En 1916, le musée de Valenciennes est utilisé par les Allemands comme dépôt central pour réunir les œuvres de Lille, Cambrai, Douai et d'autres institutions dans le cadre du kunstschutz. Les œuvres sont évacuées peu avant la reprise de la ville par les Anglais en péniche vers Bruxelles. Les œuvres sont réinstallées en 1920 dans les salles du musée après sa rénovation[3].

Le conservateur Adolphe Lefrancq, en poste de 1922 à 1943, lance alors une grande politique d'expositions temporaires, dont celle du centenaire de Carpeaux en 1927 qui participe au développement du fonds Carpeaux à Valenciennes[3].

À partir du 10 mai 1940, deux semaines avant la prise de la ville par les Allemands, un incendie ravage la ville et les collections de l'hôtel de ville partent en fumée. Les collections du musée des beaux-arts sont, quant à elles, évacuées vers un château de Bretagne[3].

Reconstruction et rénovations[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Les collections[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Le musée comporte une importante collection de peintures surtout flamandes, mais aussi françaises allant du Moyen Âge au XXe siècle :

Liste de peintures[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

  • Le musée présente de nombreuses œuvres de Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), sculpteur et peintre né à Valenciennes.

Autres domaines[modifier | modifier le code]

  • La crypte archéologique présente une collection d'antiquités locales.
  • Enfin, le musée possède également un cabinet des dessins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Veille Info Tourisme, p. 131
  2. La structure métallique au centre du hall, en partie recouverte de lierre, a été démontée.
  3. a b c d e f g h i et j Musée des Beaux-arts de Valenciennes - Guide des collections, Trouville-sur-Mer, , "Naissance et résurgence"
  4. Les saisies révolutionnaires au Musée de Valenciennes, édition des amis du musée, 1989, p. 83.
  5. Les saisies révolutionnaires au Musée de Valenciennes, édition des amis du musée, 1989, p. 55.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :