Hélène de Mecklembourg-Schwerin

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Hélène de Mecklembourg-Schwerin
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Hélène de Mecklembourg-Schwerin, princesse royale (1839).

Titre

Duchesse d'Orléans


(20 ans 11 mois et 17 jours)

Prédécesseur Marie-Amélie de Bourbon-Siciles
Successeur Marie-Isabelle d'Orléans
Biographie
Dynastie Maison de Mecklembourg-Schwerin
Nom de naissance Helene Luise Elisabeth, Herzogin zu Mecklenburg-Schwerin
Naissance
Ludwigslust, Grand-duché de Mecklembourg-Schwerin
Décès (à 44 ans)
Londres
Royaume-Uni
Père Frédéric de Mecklembourg-Schwerin
Mère Caroline Louise de Saxe-Weimar-Eisenach
Conjoint Ferdinand-Philippe d'Orléans
Enfants Philippe d'Orléans
Robert d'Orléans
Religion Protestantisme
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Duchesse d'Orléans

Hélène de Mecklembourg-Schwerin, née le 24 janvier 1814 et morte le 17 mai 1858, épouse de Ferdinand-Philippe d'Orléans (1810-1842), prince royal et duc d'Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe, est une personnalité de la Monarchie de Juillet.

Famille[modifier | modifier le code]

Hélène est la fille du prince héréditaire Frédéric de Mecklembourg-Schwerin (1778-1819) et de sa deuxième épouse, la princesse Caroline de Saxe-Weimar-Eisenach et la petite-fille du grand-duc Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin (1756-1837) et de son épouse la princesse Louise de Saxe-Gotha.

Le 30 mai 1837, au château de Fontainebleau, elle épouse le duc d'Orléans, fils aîné de Louis-Philippe Ier (1773-1850) et de la reine Marie-Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles.

De cette union naissent deux enfants :

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Elle grandit au château de Ludwigslust jusqu'à l'automne 1825 puis à Friedensbourg où sa belle-mère Augusta de Hesse-Hombourg a décidé de s'installer.

Un mariage heureux mais endeuillé (1837-1842)[modifier | modifier le code]

Après avoir envisagé différents partis, la famille royale de France choisit la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin pour épouser Ferdinand-Philippe d'Orléans.

Pour le duc d'Orléans, c'est une alliance convenable, mais sans éclat[1], même si la princesse est apparentée de loin au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III[2].

En revanche, pour l'ambitieuse Hélène, qui n'est pas particulièrement belle[3] et passe pour libérale, il s'agit là d'un mariage brillant puisque Ferdinand-Philippe est appelé à succéder un jour à son père, déjà sexagénaire. C'est la raison pour laquelle, tout en conservant la religion protestante, la princesse accepte la demande en mariage, malgré les réticences de sa famille qui boude la cérémonie, durant laquelle Hélène n'est accompagnée que par sa belle-mère, Augusta de Hesse-Hombourg.

Le duc et la duchesse d'Orléans forment un couple heureux et seule la reine Marie-Amélie se soucie quelque peu du protestantisme et du libéralisme de la princesse Hélène.

Plus prosaïquement, la princesse aurait popularisé en France la coutume germanique du sapin de Noël.

Le décès accidentel de son mari, en 1842, endeuille la famille royale et inquiète les Orléans, car le prince était populaire et laisse de très jeunes enfants.

La révolution de 1848[modifier | modifier le code]

En février 1848, le roi Louis-Philippe est poussé à l'abdication par sa famille et quitte le territoire français sans résister aux insurgés.

Cependant, la duchesse d'Orléans n'est pas disposée à renoncer aux droits de ses deux enfants, le comte de Paris et le duc de Chartres. Elle se présente donc à l’Assemblée avec eux, accompagnée par son beau-frère, Louis d'Orléans, duc de Nemours, pour essayer de faire proclamer l’aîné roi des Français.

Conscient de son impopularité, le duc de Nemours est prêt à renoncer au titre de régent (qu'une loi de 1842 lui a octroyé), au profit de sa belle-sœur. Mais cette tentative est un échec : l'assemblée proclame la république.

L'exil (1848-1858)[modifier | modifier le code]

Portrait dit de "La duchesse d'Orléans", veuve et en exil (1850)

Hélène de Mecklembourg-Schwerin gagne alors l'Allemagne avec ses enfants et c'est le début d'une longue période d'errance.

Pendant la IIe République et les débuts du Second Empire, elle maintient ses positions politiques et continue à réclamer les droits du jeune comte de Paris.

Elle empêche ainsi pendant longtemps les princes d'Orléans de se rapprocher du prétendant légitimiste au trône de France, Henri de Bourbon, comte de Chambord, et de réunir ainsi définitivement les monarchistes français.

La princesse meurt en 1858 d'une grippe contractée en soignant son fils cadet, le duc de Chartres, pendant un voyage en Angleterre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. H. de Schubert, Lettres originales de Madame la duchesse d'Orléans : Hélène de Mecklenbourg-Schwerin et souvenirs biographiques, Genève : H. Goerg et Paris : Magnin, Blanchard et Cie, 1859. (texte archivé)
  • Georges Poisson, Les Orléans, une famille en quête d'un trône, Perrin, Paris, 1999. (ISBN 226201583X)
  • Guy Antonetti, Louis-Philippe, Paris, Fayard, 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Petite mais bonne maison », selon Metternich (cité par Guy Antonetti, Louis-Philippe, Paris, Fayard, 2002, p. 782)
  2. Sa mère était née Louise de Mecklembourg-Strelitz. Cette parenté n'a pas manqué de susciter des difficultés à Berlin, que l'ambassadeur de France, le comte Bresson, est parvenu à résoudre.
  3. On lui prête une grande bouche et un menton fuyant