Notre-Dame-de-Benoite-Vaux

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Notre-Dame-de-Benoite-Vaux
Pèlerinage à Notre-Dame de Benoite-Vaux.
Pèlerinage à Notre-Dame de Benoite-Vaux.
Présentation
Culte Catholique romain
Rattachement Diocèse de Verdun
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Ville Rambluzin-et-Benoite-Vaux
Coordonnées 48° 58′ 41″ nord, 5° 21′ 03″ est

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Notre-Dame-de-Benoite-Vaux, est situé dans le diocèse de Verdun (département de la Meuse) à une trentaine de kilomètres au Sud de Verdun, sur la commune de Rambluzin-et-Benoite-Vaux. C'est l’un des plus anciens lieux de pèlerinage lorrains, situé dans un vallon entouré de forêts.

Histoire[modifier | modifier le code]

Statue du chœur de Notre-Dame-de-Benoite-Vaux

Vers 1157, Albéron de Chiny, évêque de Verdun, donne à l'abbaye prémontrée Notre-Dame de l'Étanche, la terre de Basse-Ham que l'on appellera bientôt Benoite vallée.

La légende veut que des bûcherons entendirent des voix célestes chantant l'Ave-Maria et, se dirigeant vers l'endroit d'où provenait cette mélodie angélique, ils découvrirent près d'une source, une statue de la Vierge. Un ermite nommé Martin en aurait eu la garde, puis des prêtres jusqu'au jour où l'affluence de pèlerins nécessita un lieu de culte plus important. Benoite-Vaux fut un des grands sanctuaires protégés par les ducs de Lorraine, en particulier René II, et par les ducs de Guise et de Bar-Lorraine.

Une église est construite sous le vocable de l'Annonciation de la Vierge. Elle est plusieurs fois remaniée et agrandie jusqu'au XVIIe siècle. Elle conserve aujourd'hui encore un jubé séparant les fidèles des officiants (séparation de la nef en deux parties).
L'église est d'architecture composite. La façade occidentale, de style toscan, est surmontée d'un tympan représentant le Christ remettant les clefs à St Pierre; ce groupe est encadré de niches abritant les quatre évangélistes.

Le pèlerinage est administré par les pères prémontrés jusqu'à la Révolution (1791). En 1638, pendant la guerre de Trente Ans, la statue est mise à l'abri au château de Neuville-en-Verdunois par Barbe d'Ernecourt, dame de Saint-Baslemont. La statue primitive, brisée en 1793, sera remplacée après la Révolution par la statue surmontant la source, elle aussi très ancienne et ressemblant à la statue originelle.

Après la Révolution, le pèlerinage est assuré par les prêtres du diocèse jusqu'en 1852, par les clercs réguliers de la congrégation de Notre-Sauveur jusqu'en 1919, puis par les Oblats de Marie-Immaculée de 1936 à 1972. Depuis cette date, il est animé par le clergé séculier du diocèse de Verdun.

L'hôtellerie, entretenue un temps par les sœurs de la Foi d'Haroué, est aujourd'hui administrée par les sœurs de Saint-Joseph de Saint-Marc. Le pèlerinage se tient tous les ans lors de la première semaine de septembre.

Chemin de Croix[modifier | modifier le code]

Il est conçu par le sculpteur Chapu en 1890. Il consiste en un alignement de 14 monolithes extraits des carrières d'Euville près de Commercy. Chapu avait esquissé le projet mais meurt en avril 1891 avant d'arriver au terme de son œuvre. L'exécution est donc confiée à Désiré Fosse, jeune sculpteur meusien.

Ce chemin de croix est béni le 26 septembre 1895 par Monseigneur Pagis, évêque de Verdun.

Couronnement liturgique[modifier | modifier le code]

Le couronnement liturgique de la statue a eu lieu le 8 septembre 1875.

Les deux couronnes (Vierge et Enfant) actuellement visibles sont des répliques, les originales étant conservées en sécurité. C'est aussi le cas en Lorraine à la basilique Notre-Dame de Sion, à l'église Notre-Dame-de-Bonsecours de Nancy ou, à Lyon, à la basilique Notre-Dame de Fourvière.

Fontaine[modifier | modifier le code]

La source primitive située au chevet de l'église, dans la cour du monastère, a été déplacée à cause de la clôture monastique. Elle est replacée à l'endroit actuel vers 1644. Un monument néogothique l'abrite. Il est dû à la générosité d'un converti, Joseph Sauce, domestique du châtelain de Thillombois. Inauguré en septembre 1846, il est surmonté par une statue offerte par Claude Rollet, archiprêtre de Bar-le-Duc. Cette statue est une réplique de celle qui existait au XVIe siècle et qui avait été détruite en 1793, pendant la Révolution. La tête de l’Enfant Jésus, rescapée de ce vandalisme, fut réajustée sur un buste d’emprunt et placée dans le transept nord de l’église.

Oratoire Notre Dame du T.G.V.[modifier | modifier le code]

Lors de la construction de la ligne TGV Nancy-Metz, les ouvriers ont été hébergés au presbytère.

En remerciement, ils ont érigé un oratoire dédié à Notre-Dame du T.G.V. qui a été béni le 30 juin 2004 en présence du Père Pierre Toussaint.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Allemang, « Benoite-Vaux » dans Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, vol. VIII. (Benoit - Biscioni), Paris, Librairie Letouzey et Ané, (ISBN 2-7063-0157-0) , col. 274-5.
  • Alain Brix, « Le pèlerinage de Benoite-Vaux », Revue Lorraine Populaire, no 37,‎ , p. 22-25