Léopold Bernstamm

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Léopold Bernstamm
Leopold Bernstamm - Monument Pailleron.jpg
Monument à Édouard Pailleron, Salon de 1905.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Formation
Lieux de travail

Léopold Bernhard Bernstamm, né à Riga le et mort à Paris le ), est un sculpteur allemand de la Baltique, sujet de l'Empire russe. Il a été l'un des sculpteurs attitrés du musée Grévin à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léopold Bernhard Bernstamm[1] est né à Riga, en Lettonie actuelle, dans une famille germanophone allemande de la Baltique. Il entre dans l'atelier de David Jensen en 1872, et est admis à l'Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg en 1874. Il voyage en Italie et passe l'année 1884 à Rome et Florence, continuant ses études dans l'atelier de Rivalti[2].

En 1885, il s'établit à Paris, retournant régulièrement à Saint-Pétersbourg. Il reçoit une formation auprès d'Antonin Mercié[3].

Il accède à la célébrité au début des années 1880 en exécutant quelque trois cents portraits de personnalités russes et françaises comme Fiodor Dostoïevski, Denis Fonvizine, Alexandre Ostrovsky, Mikhaïl Saltykov-Chtchédrine, François Coppée, Paul Déroulède, Gustave Flaubert, Ludovic Halévy, Ernest Renan, Alexandre Falguière, Paul Dubois, Victorien Sardou, ou Émile Zola.

Sa rapidité d'exécution et son sens de la physionomie l'ont amené à collaborer comme sculpteur au musée Grévin pour lequel il a modelé des effigies de nombreux mannequins de cire[4].

Il a réalisé plusieurs portraits de l'empereur Nicolas II de Russie, et des membres de la famille impériale (1896), d'Anton Rubinstein (1901), et de Pouchkine (1911). Sa dernière œuvre à Saint-Pétersbourg est le buste du tsar Alexandre III.

Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1891, il a ensuite été élevé au grade d'officier puis de commandeur[5].

Il obtient en 1887 la mention honorable au Salon des artistes français, puis en 1889 la médaille d'argent et à l'exposition de 1900 la médaille d'or avant d'être placé en Hors-concours[6].

Président d'honneur de la section russe de la Maison des arts, il prend part aux expositions de Liège et de Marseille[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

On lui doit une série de sculptures coloniales de style Indochine ainsi que, entre autres :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Achille Segard, « Léopold Bernstamm, sculpteur », dans Revue Illustrée
  • Serge Bernstamm, Léopold Bernstamm, sa vie, son œuvre, éditions L. Lapina & Cie, Imprimeur, 1913
  • Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 122

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dit aussi Léopold-Bernhard Bernstam, Léopold Bernard Bernstamm, ou Leopold Adolfovich Bernstam.
  2. Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 122
  3. Ibid.
  4. Catalogue-almanach du musée Grévin, 1891 [1]
  5. Édouard-Joseph, Ibidem
  6. Édouard-Joseph, op. cit.
  7. Édouard-Joseph, Idem.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :