Jacques Loysel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir Jacques Loysel (homonymie) et Loysel.
Jacques Loysel
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
Nationalité
Activité

Jacques Loysel, né le à Courcelles-de-Touraine et mort le , est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Loysel est né dans le château du Vivier des Landes, propriété de ses parents, dans la petite commune de Courcelles-de-Touraine, canton de Château-la-Vallière, en Indre-et-Loire. Son père, Léon Félix Loysel, est le fils d'un riche négociant en textiles. Voulant être peintre, il est l'élève de Constant Troyon et de Théodore Rousseau. Sa mère, Anne Dufour, est la fille d'un industriel, sucrier à Paris, rue de Bagneux.

Après ses études secondaires, Jacques Loysel entre à l'École des beaux-arts de Paris, où il est l'élève des sculpteurs Henri Chapu et Antonin Mercié.

Il figure au Salon de la Société des artistes français de 1892 à 1920. Il obtint successivement une médaille au Salon de 1894, une bourse de voyage en 1897 et une médaille à l'Exposition universelle de 1900 à Paris.

Il installe d'abord son atelier au 299, rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris et achète ensuite un hôtel particulier au 25, rue de Prony, avec un jardin privatif au fond duquel un grand atelier donnait sur le 6, rue Jadin.

Jacques Loysel meurt le et est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise dans sa sépulture familiale.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Une de ses principales œuvres, exécutée en 1896, est une statue en marbre d'une femme nue couchée en demi taille, La Grande névrose (collection particulière), qu'il garda dans son atelier près de lui toute sa vie[1],[2].

Il expose en 1911 à Paris à la galerie Brame et Lorenceau et fait l'objet d'une critique de Paul-Jean Toulet[réf. nécessaire].

Le , Hughes Balagny lui consacre un article élogieux dans Revue moderne[3].

Loysel est l'auteur de dizaines de statuettes en bronze de danseuses nues, ainsi que d'un ensemble de trois surtouts de table en argent massif figurant des sirènes et des tritons dans l'océan, pièces uniques.

Il envoie une statue en bronze d'une femme nue dans un tub en marbre au Salon de 1905.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Kjellberg, Les bronzes du 19e siècle, p. 444.
  2. Paradis perdus-l'Europe symboliste, Musée des beaux-arts de Montréal, 1995, p. 228.
  3. Hughes Balagny, « Le sculpteur des danseuses », Revue moderne, no 11, .