Oroux

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Oroux
Oroux
Le château de Maurivet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Parthenay
Canton La Gâtine
Intercommunalité Communauté de communes Parthenay-Gâtine
Maire
Mandat
Mickaël Chartier
2014-2020
Code postal 79390
Code commune 79197
Démographie
Population
municipale
102 hab. (2015 en diminution de 2,86 % par rapport à 2010)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 34″ nord, 0° 05′ 18″ ouest
Altitude Min. 142 m
Max. 177 m
Superficie 6,56 km2
Localisation

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Oroux est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Implantée dans l'est du département des Deux-Sèvres, la commune d'Oroux est limitée à l'est par le ruisseau de l'Altrère.

Le bourg d'Oroux, traversé par la route départementale 121, se situe en distances orthodromiques, douze kilomètres à l'est-nord-est de Parthenay et six kilomètres au sud-ouest de Thénezay.

La commune est également desservie par la route départementale 165.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Oroux
Lhoumois Aubigny
Oroux Thénezay
La Peyratte La Ferrière-en-Parthenay

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1981 mars 2001 Louis Chauvière    
mars 2001 mars 2013 Josette Collon    
mars 2013 en cours Mickaël Chartier    

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2].

En 2015, la commune comptait 102 habitants[Note 1], en diminution de 2,86 % par rapport à 2010 (Deux-Sèvres : +1,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
201207207239264284280274291
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
281303292297293305300320298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
288276258225238233233221191
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
179155119114106107100108102
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Oroux
    Le château d'Oroux, XIIe et XVIIe siècles, monument agréé patrimoine national, est ouvert à la visite depuis 2005. Certains éléments intérieurs sont inscrits à l'Inventaire des Monuments historiques.

Situé à proximité d’une voie romaine et sur le chemin de saint-Jacques de Compostelle, édifié sur une base fort ancienne : une villa gallo-romaine dont de nombreuses traces sont visibles, le château d’Oroux (Ororio en 1090 ou Houroux en 1400) dépendait de la châtellenie de la Ferrière, de la sénéchaussée, de l’élection de Poitiers et de l'archiprêtré de Parthenay. Occupant un plan en U, il est aujourd’hui composé d’un corps de bâtiments du XIIIe siècle flanqué d’une première tour carrée percée de trois grandes archères au rez-de-chaussée : celle-ci supporte au premier étage une petite salle décorée d’une grande fenêtre à coussièges. Elle est pourvue d’un pigeonnier au dernier étage. Le bâtiment composé de deux niveaux est agrémenté de trois cheminées en granit du XIVe siècle, de diverses portes ogivales en granit (XIIIe siècle) et de fenêtres à meneaux. Il est prolongé par une seconde grande pièce soutenant une charpente ancienne, le niveau supérieur étant aujourd’hui détruit, ainsi que la tour d’angle carrée qui le prolongeait. De nombreuses fenêtres sont ornées de coussièges en pierre et de grilles en fer forgé. Cette aile se prolonge (troisième corps du U), appuyée sur une grosse tour ronde en partie arasée (aujourd’hui la chapelle du château, Sainte-Néomaye). Une seconde tour carrée, identique aux quatre autres, percée de grandes meurtrières, d’une porte donnant sur l’ancien mur de rempart, sert aujourd’hui de clocher. Une porte ouvre sur ce qui fut autrefois un haut mur de défense : ce dernier fermait le U et reliait la tour à l’autre corps de la bâtisse. Seules les fondations de cette défense demeurent aujourd’hui. Elles supportent la terrasse qui occupe l’ancienne cour.

La seconde tour du corps principal, elle aussi carrée, abrite un grand escalier à vis en granit datant du XIVe siècle. Celui-ci donne accès à un second corps de bâtiments à quatre niveaux dont une double cave voûtée d'époque romane. Muni d’une ancienne tour carrée, il est édifié sur une base très ancienne. Il est aujourd’hui couvert d’un toit à la Mansart.

L’ensemble a subi une première dégradation à la fin du XVIe siècle lors des guerres de religion, puis à la fin du XVIIIe siècle pendant la guerre de Vendée, en 1793 (« En 1598, l’église d’Oroux était dépourvue de clocher, de cloche et de couverture. En 1695, en 1731, deux travées de la nef étaient écroulées, le bâtiment sous la latte. Le 20 janvier 1762, on a pu assister à la chute de la charpente et des murs. »). Une nef fut bâtie avec des éléments de réemploi afin que la tour du château puisse accueillir la cloche, « puis bénie le 22 septembre 1766 ». Le château est agrémenté de nombreux autres éléments anciens dont un four du XIVe siècle que prolonge un logis de la même époque. Le château fut une première fois restauré et modernisé au XVe siècle, puis aux XVIIe et XVIIIe siècles (en 1746). Il ne fut pas modifié jusqu’à ce jour.

Un ensemble de dix colonnes géminées, surmontées de chapiteaux romans en marbre et calcaire du XIIe siècle supporte la charpente d’une dépendance : cette galerie abrite trois sarcophages mérovingiens, un important fragment de chapiteau gallo-romain qui atteste de l’existence de fondations gallo-romaines, divers vestiges gallo-romains, des bois sculptés du XVe siècle.

Une chapelle située dans le parc du château, Sainte-Marie d'Oroux, a été édifiée en 2014, rassemblant des éléments des XVe et XVIIe siècles. Elle a été consacrée, en août 2015, par Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers. Une stèle dédiée à sainte Jeanne d'Arc, un bronze, œuvre d'Henri Chapu, datant de 1863, a été bénite en 2016.

Arthus Rataud, chevalier, seigneur de Curzay, d’Oroux, d’Ardin et du Plessis, fut bailli de Gâtine de 1514 à 1524. Le 2 octobre 1537, à Poitiers, Louis Jourdain, écuyer, seigneur des Forges, échangea le château d’Oroux qu’il tenait du précédent avec Adrien Vernon, seigneur de Montreuil-Bonnin, écuyer, qui lui céda l’hôtel de Boisfremyn à Quinçay dans la Vienne. À partir de 1680, la seigneurie d’Oroux a appartenu à César des Francs, seigneur de la Bretonnière et de la Vergnaudière, puis à son fils François des Francs, commandant du Terrible, célèbre vaisseau de la Marine Royale : tous deux sont dits seigneurs de Saint-Denis d’Oroux. Pierre des Francs, frère de César est également qualifié seigneur de Saint-Denis. Il épousa le 18 février 1687, Marie Main. De cette union, naquirent plusieurs enfants. Parmi eux, Pierre des Francs, écuyer, seigneur de Saint-Denis d’Oroux, qui épousa le 26 octobre 1723, Élisabeth Bégaud. François I Garnier de Maurivet a pour parent le 10e Grand Maître de l’Ordre de Malte. Le dernier des Garnier est mort et inhumé à Oroux le 18 février 1659 : les terres de Maurivet et d’Oroux furent saisies sur sa sœur Françoise Garnier et adjugées en 1702 à Pierre Cossin, son cousin. Dès 1740, les Cossin sont dits seigneurs d’Oroux. Charles Cossin, seigneur d’Oroux, époux de Marie Godrie, est mort à Oroux en 1785. Louis-Joseph Cossin, membre de la Compagnie des Mousquetaires noirs émigra en 1792. En 1815, il reprit le combat dans l’armée d’Anjou. En 1845, Jacqueline Cossin de Maurivet épousa Charles le Vaillant de Chaudenay. Le 23 mai 1832, après avoir participé à des battues organisées pour rechercher des Chouans ayant participé au combat de la Monnère, les villageois d’Oroux purent voir flotter sur la tour du château un drapeau blanc fleurdelisé et portant l’inscription « vive Henri V ». La famille Le Vaillant de Chaudenay a vendu le château en 1999. La famille Ambrogi y réside depuis lors et conduit d’importants travaux de restauration.

Bibliographie :
Beauchet-Filleau, Tome 1, page 705
Maurice Poignat, Le pays de Gâtine
Ledain Belisaire, La Gatine historique et monumentale, 1874
Ledain Belisaire, Essai sur la hiérarchie féodale dans l’ancienne Gâtine, 1897
Le château de Maurivet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pascal-Raphaël Ambrogi, écrivain et haut fonctionnaire, réside à Oroux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]