Auguste Vacquerie

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Auguste Vacquerie
Auguste Vacquerie 01.jpg

Auguste Vacquerie photographié par Nadar vers 1865.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Charles-Isidore Vacquerie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie

Auguste Vacquerie, né à Villequier le et mort à Paris le , est un poète, dramaturge, photographe et journaliste français.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Après des études au lycée de Rouen, le père d’Auguste Vacquerie, armateur au Havre, l’envoie compléter ses études à Paris au collège Charlemagne, où il est le condisciple de Paul Meurice. Parce qu’elle est située près de la place Royale où réside Victor Hugo, auquel il voue une très grande admiration, Vacquerie choisit de résider à la pension Favart. Un jour, il s’enhardit et porte à Hugo une épître en vers dans laquelle il avoue ses ambitions littéraires. Hugo lui fait répondre qu’il attendait sa visite et l’invite ensuite, avec Paul Meurice, à dîner chaque semaine chez lui. De là datent ses liens étroits avec le poète, qui ont fait connaître le nom de Vacquerie.

Le père de Vacquerie ayant mis sa propriété de Villequier à la disposition de Hugo, c’est là que son frère Charles Vacquerie rencontre Léopoldine, la fille du poète, dont il devient l’époux au printemps 1843. Ces liens furent brutalement rompus par l’accident tragique qui coûta la vie à Charles et à Léopoldine, lorsque leur barque chavira près de Villequier, le 4 septembre 1843. Mais cela ne fit que renforcer son attachement à la famille Hugo. Pendant la Commune, en 1871, Il écrit, dans le journal Le Rappel, des éditoriaux où il manifeste son admiration pour les communards tout en prêchant la conciliation avec Versailles.

Il meurt à Paris en 1895. Sa tombe se trouve au cimetière de Villequier, près de celle de son frère Charles et de Léopoldine.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Poète romantique, Vacquerie est l’auteur de quelques recueils poétiques et de plusieurs drames. Il collabora en août 1848 à l’Événement lors de sa fondation par les fils de Hugo et Paul Meurice, et il fut incarcéré en 1851 lorsque le journal fut interdit. Il poursuivit cependant une double carrière journalistique et littéraire, visitant fréquemment la famille Hugo pendant les années d’exil. Il réalisa en compagnie de François-Victor et de Charles, souvent sous la direction du maître, des portraits photographiques des Hugo et de leur entourage à Jersey. Exécuteur testamentaire de Hugo, avec Paul Meurice, il se chargea des éditions posthumes du poète. Il a également publié Miettes de l’histoire, récit de son séjour à Jersey où il accompagna les Hugo dès 1852.

Gustave Flaubert parle de lui sur un ton à la fois dédaigneux et plutôt bienveillant :

« Je ne tiens compte que des intentions. C’est pour cela que je m’estime, les miennes étant hautes et nobles. Et voilà pourquoi j’ai défendu le doux Vacquerie. S’il n’a pas plus de talent, est-ce sa faute ? Je garde toute ma haine et tout mon dédain pour les gens qui font des choses convenables et réussies, – et j’aime mieux un bossu, un nain et même un crétin du Valais qu’un Môsieu quelconque. Il n’est pas donné à tout le monde d’être ridicule. Êtes-vous bien sûre que dans vingt-cinq ans la Camaraderie, ou la Calomnie [deux pièces d'Eugène Scribe], sera plus admirée que les Funérailles de l’honneur ? Parlons d’autre chose ; le sujet n’est pas gai[1]. »

Galerie[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Poésies
  • L’Enfer de l’esprit (1840)
  • Demi-teintes (1845), recueil contenant le sonnet à la neige, connu pour ses vers de trois pieds
Théâtre
Varia
  • Les Drames de la grève, en vers (1855)
  • Profils et grimaces, recueil d’articles (1856)
  • Châteaubriant, sa vie publique et intime, ses œuvres (1860)
  • Les Miettes de l’histoire, souvenirs de Jersey (1863)
  • Mes premières années de Paris, récit en vers (1872)
  • Aujourd’hui et demain, recueil d’articles (1875)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gustave Flaubert, Correspondance, Lettre à Mme Jules Sandeau du 21 octobre 1861 — http://flaubert.univ-rouen.fr/correspondance/conard/outils/1861.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Barbou, Victor Hugo et son temps, Paris, Charpentier, 1881
  • F.Heilbrun & D.Molinari, En collaboration avec le soleil, Victor Hugo, photographies de l'exil, Paris-Musées, 1998
  • Georges Bertal, Auguste Vacquerie. Sa vie et son œuvre, lettre-préface de Henri de Lapommeraye, Paris, Andréol, Pigeon, 1889

Liens externes[modifier | modifier le code]

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