Chapelle royale de Dreux

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Chapelle royale de Dreux
Domaine de la chapelle royale Saint-Louis.jpg
La chapelle royale Saint-Louis de Dreux.
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Type
Chapelle funéraire (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Diocèse
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La chapelle royale de Dreux ou chapelle royale Saint-Louis de Dreux est la nécropole de la famille d'Orléans. Elle est située dans l'enceinte du château de Dreux, dans le département français d'Eure-et-Loir.

La chapelle royale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La collégiale Saint-Étienne du château de Dreux[modifier | modifier le code]

À l'origine, Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, contraint de laisser Rambouillet à Louis XVI, son cousin, qui lui a cédé le comté de Dreux en 1775, fait transférer de l'église de Rambouillet, le , les neuf cercueils renfermant les corps de ses parents, le comte Louis-Alexandre de Bourbon et son épouse Marie-Victoire de Noailles, de sa femme Marie-Thérèse-Félicité d'Este, princesse de Modène, de leur fils le prince de Lamballe, et de leurs cinq autres enfants morts en bas âge. Il choisit comme sépulture pour sa famille la collégiale Saint-Étienne du château de Dreux[2].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 6 au , le corps du duc, mort à Bizy le , est transporté et inhumé clandestinement à Dreux, entre le comte de Toulouse et sa femme. Le , afin de récupérer le plomb des cercueils, le caveau est violé, les corps en sont extraits et « jetés dans une fosse profonde de six pieds » dans le cimetière des chanoines, dont l'emplacement sera plus tard reconnu par Lefebvre et Cholet, anciens serviteurs des Bourbon-Penthièvre.

En , quatre ans après avoir été incarcérée à la prison du Luxembourg, Marie-Adélaïde de Bourbon, duchesse d'Orléans, dernière fille du duc, est expulsée de France ; le château et la collégiale, biens séquestrés depuis la mort de son père, sont confisqués au profit de la Nation et vendus, le , à un marchand de bois chartrain qui démolit le toit de l'église pour en récupérer les matériaux et, en 1801, revend le domaine à François Belois, maçon à Dreux, qui y demeure jusqu'en 1816.

Restauration[modifier | modifier le code]

Le , la duchesse lui rachète le terrain, fait construire une chapelle par Claude-Philippe Cramail, architecte parisien, chargé dès de ce projet. Il ouvre le chantier début à l'emplacement de la fosse commune, et la première pierre est posée le . Certains matériaux proviennent de la démolition de l'ancienne abbaye bénédictine de Coulombs, près de Nogent-le-Roi, et des ruines du château de la Ferté-Vidame.

Louis-Philippe, roi des Français[modifier | modifier le code]

Intérieur de la chapelle royale de Dreux.
Intérieur de la chapelle royale côté entrée.

À partir du printemps 1839, cette chapelle de style néogothique est agrandie par son fils, le roi Louis-Philippe, qui en fait la nécropole de sa famille et de ses descendants, d'où le surnom « Saint-Denis des Orléans », en référence à la nécropole historique des rois de France[3]. Victor Hugo narre la translation des restes des ancêtres de la famille le , à laquelle le roi lui-même a contribué.

La chapelle primitive de 1816 est alors complétée par des ajouts de style néo-gothique par l'architecte Pierre-Bernard Lefranc[1] et, de 1843 à 1845, ses nombreuses fenêtres sont garnies de somptueux vitraux exécutés à la manufacture nationale de Sèvres, selon la technique de fabrication des verres teints dans la masse.

Les douze grandes fenêtres ogivales du transept sont ornées de vitraux représentant des saints sur fond « bleu de Sèvres », dont les cartons sont dessinés par Ingres, qui reproduisent à cette occasion quatre des vitraux qu'il avait exécuté pour l'ancienne chapelle funéraire de Neuilly, aujourd'hui église Notre-Dame-de-Compassion de Paris, en mémoire du prince Ferdinand, fils aîné de Louis-Philippe mort dans un accident en 1842[Note 1].

C'est Viollet-le-Duc qui dessine les pinacles gothiques encadrant chacun des douze personnages.

Huit autres vitraux illustrant la vie de Saint-Louis ornent la chapelle de la Vierge, dont trois devaient être détruits durant la Seconde Guerre mondiale. Les dessins sont d'Eugène Delacroix, Hippolyte Flandrin, Georges Rouget, Claudius Jacquand, Horace Vernet, Charles-Marie Bouton et Wattier.

Un orgue de tribune du facteur Aristide Cavaillé-Coll est installé en 1845 dans un buffet de 1614. La partie instrumentale est classée monument historique au titre d'objet en 1880[4],[5].

Seconde moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant la guerre franco-allemande de 1870, le lieutenant-colonel Henri de Beaurepaire-Louvagny chute du dôme, devenu poste d'observation de l'ennemi, et se tue[6].

La flèche de la chapelle de la Vierge, qui abrite une cloche, est détruite par la foudre en , et jamais reconstruite. La même année, Cavaillé-Coll modifie l'orgue installé en 1845 : il transforme certains jeux et répare la soufflerie[5].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , lors de la libération de la ville par les Américains, des obus allemands endommagent le déambulatoire, détruisent trois des huit verrières sur la vie de Saint-Louis placées en 1843, ainsi que des sculptures et gisants.

Tout comme le château de Dreux, la chapelle appartient aujourd'hui à la Fondation Saint-Louis, suite à la donation faite par Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris, descendant de Louis-Philippe et aîné des Orléans.

Dans la chapelle sont fréquemment célébrés de grands évènements touchant à la famille d'Orléans ; par exemple, les obsèques d'Henri d'Orléans (1933-2019), comte de Paris, duc de France, ancien chef de famille et prétendant au trône, en présence de nombreux membres du Gotha, notamment la reine Sofia d'Espagne ou le prince souverain Albert II de Monaco et présidée par le fils du défunt, Jean d'Orléans (1965), devenu l'actuel comte de Paris.

Vitraux[modifier | modifier le code]

La chapelle[modifier | modifier le code]

La totalité des vitraux est issue de la manufacture de Sèvres.

L'entrée[modifier | modifier le code]

Quatre vitraux ornent l'entrée de la chapelle. La plupart ont pour origine des cartons de Charles-Philippe Larivière et d'Antoine Béranger. Sont représentées les scènes suivantes :

  • Sainte Adélaïde reine de Lombardie distribuant des aumônes aux pauvres, signé de Larivière et Béranger, au nord ;
  • La Vierge au pied de la Croix, au nord-ouest ;
  • Jésus au Jardin des Oliviers, au sud-ouest ;
  • Saint Arnoult évêque de Metz lavant les pieds des pèlerins de retour de Terre Sainte, au sud.

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Le transept[modifier | modifier le code]

Les cartons des vitraux du transept sont une réalisation de Jean-Auguste-Dominique Ingres :

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Le déambulatoire[modifier | modifier le code]

Au milieu du déambulatoire, la chapelle axiale de la Vierge présente, devant le groupe sculpté représentant Louis-Philippe debout et Marie-Amélie en orant, cinq vitraux illustrant la vie de saint Louis.

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La crypte[modifier | modifier le code]

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Sépultures de la famille d'Orléans[modifier | modifier le code]

En dehors du caveau inférieur (des Bourbon-Penthièvre), les sépultures se répartissent sur deux niveaux : le déambulatoire et la crypte.

Quelques vingt-cinq gisants ou statues ornent certaines de ces sépultures, réalisés par une quinzaine d'artistes dont les plus renommés ont obtenu plusieurs commandes : James Pradier (1792-1852), Aimé Millet (1819-1891), Antonin Mercié (1845-1916), Charles-Albert Walhain (1877-1936).

Déambulatoire (niveau -1)[modifier | modifier le code]

Chapelle de la Vierge[modifier | modifier le code]

1 et 2 - Tombeau double et monumental du couple royal, sculpté par Antonin Mercié en 1886, où reposent :

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3 et 4 :

  • Hélène de Mecklembourg-Schwerin, duchesse d'Orléans (1814-1858), épouse de Ferdinand-Philippe d'Orléans. Inhumée dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge au Royaume-Uni, elle est également réinhumée le dans la nécropole des Orléans. Étant de religion réformée, elle ne repose pas dans l'enceinte de la chapelle principale (rite catholique), mais dans une chapelle annexe voisine du bâtiment principal, affectée au culte protestant. Une ouverture a été pratiquée dans le mur de la chapelle de la Vierge de manière à faire communiquer sa sépulture, ainsi rendue visible, avec celle de son mari. Gisant d'Henri Chapu.

5 - Marie-Clémentine de Habsbourg, archiduchesse d'Autriche, princesse de Salerne (1798-1881), épouse de Léopold de Bourbon-Siciles, mère de Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, duchesse d'Aumale (belle-fille de Louis-Philippe, numéro 16, qui suit). Inhumée dans la basilique Santa Chiara de Naples en Italie, elle est réinhumée des années plus tard dans la nécropole des Orléans (auxquels elle est restée très liée sa vie durant), bien que n'appartenant pas directement à la maison d'Orléans. Gisant de Charles Joseph Lenoir.

6 - Adélaïde d'Orléans (1777-1847), mademoiselle de Chartres, sœur cadette de Louis-Philippe. Gisant d'Aimé Millet.

7 - Marie-Adélaïde de Bourbon, duchesse d'Orléans (1753-1821), fille de Louis-Jean-Marie de Bourbon et de Marie-Thérèse-Félicité d'Este, épouse de Louis-Philippe d'Orléans, dit Philippe Égalité, et mère de Louis-Philippe. Gisant de Jean-Auguste Barre. Son tombeau contient également les restes mortels de sa famille, les Bourbon-Penthièvre (voir plus bas).

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Déambulatoire Nord[modifier | modifier le code]

8 - Bathilde d'Orléans (1750-1822), princesse de Condé, duchesse de Bourbon, dite « citoyenne Vérité » sous la Révolution, sœur de Philippe Égalité et tante de Louis-Philippe, inhumée, non avec son époux, le prince de Condé (dont elle était séparée), mais dans la nécropole des Orléans.

9 et 10 :

  • Philippe d'Orléans (1838-1894), comte de Paris, petit-fils aîné de Louis-Philippe, contraint à un nouvel exil à partir de 1886, inhumé dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, transféré en 1958.
  • Marie-Isabelle d'Orléans (1848-1919), comtesse de Paris, sa femme, inhumée dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, transférée en 1958.

11 - Philippe d'Orléans (1869-1926), duc d'Orléans, fils aîné des précédents, contraint à l'exil, mort et inhumé en Angleterre, transféré dans la chapelle royale de Dreux en 1931. Gisant de Maxime Real del Sarte.

12 - Tombeau resté vide (et vierge de toute gravure), destiné par les Orléans à la duchesse d'Orléans (épouse du précédent), qui attend toujours la dépouille de cette princesse[7].

13 - Ferdinand d'Orléans (1884-1924), duc de Montpensier, fils de Philippe d'Orléans, comte de Paris (numéro 9).

14 - Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary (1822-1857), duchesse de Nemours, belle-fille de Louis-Philippe, inhumée dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, transférée en 1979.

15 et 16 :

17 - François d'Orléans (1854-1872), duc de Guise, fils du duc d'Aumale (qui précède).

18 - Louis d'Orléans (1845-1866), prince de Condé, fils du duc d'Aumale (numéro 15).

19 et 20 - Dans un tombeau double, les corps de cinq enfants du duc d'Aumale (numéro 15) inhumés dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, transférés en 1876 : Henri (1847-1847), une fille (1849-1849), deux enfants morts-nés en 1861 et 1864, et François-Paul (1852-1852).

21 - Ferdinand d'Orléans (1859-1873) et son frère Louis d'Orléans (1867-1874), fils du duc de Montpensier devenu infant d'Espagne, décédés et inhumés en France pendant l'exil de leur père de son pays d'adoption, petits-fils de Louis-Philippe. Sur la sépulture commune, gisant (de Ferdinand) d'Aimé Millet.

22 - Devant son tombeau (numéro 21), le cénotaphe de Louis d'Orléans (1867-1874), avec la figure de l'Enfant voilé d'Aimé Millet.

23 - Petit tombeau de Charles d'Orléans (1875-1875) et Jacques d'Orléans (1880-1881), enfants de Philippe d'Orléans, comte de Paris (numéro 9). Statue les représentant tels des angelots au pied de la Croix de Louis Julien, marbre par Franceschi.

24 - Charles d'Orléans (1820-1828), duc de Penthièvre, fils de Louis-Philippe Ier, roi des Français. Gisant de James Pradier.

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Déambulatoire Sud[modifier | modifier le code]

25 - Françoise d'Orléans (1816-1818), mademoiselle de Montpensier, fille de Louis-Philippe. Petit gisant de James Pradier.

26 - Louis d'Orléans (1814-1896), duc de Nemours, fils de Louis-Philippe. Gisant de Daniel Campagne.

27 et 28 :

29 et 30 :

31 - Petit tombeau commun à un fils mort en bas-âge du prince et de la princesse de Joinville (qui précèdent) et à un fils mort en bas-âge du duc et de la duchesse de Chartres (numéros 40 et 41).

32 et 33 - Dans un tombeau double, Jean d'Orléans (1874-1940), duc de Guise, fils aîné du duc de Chartres (numéro 41), contraint à l'exil, mort et inhumé au Maroc avant transfert a posteriori de sa dépouille à Dreux, et Isabelle d'Orléans (1878-1961), duchesse de Guise, sa femme.

34 - Pierre d'Orléans (1845-1919), duc de Penthièvre, petit-fils de Louis-Philippe.

35 - Sophie d'Orléans (1898-1928), fille du duc de Vendôme (qui suit). Gisant de Charles-Albert Walhain.

36 et 37 - Dans un tombeau double, Emmanuel d'Orléans (1872-1931), duc de Vendôme, fils du duc d'Alençon (numéro 28), et Henriette de Belgique (1870-1948), duchesse de Vendôme, sa femme. Inhumation dans cette sépulture, début 2020, des cendres d'Henryane de Chaponay (1924-2019), leur petite-fille[9] (fille de la princesse Geneviève d'Orléans, décédée et enterrée au Brésil, et d'Antoine, marquis de Chaponay).

38 - Robert d'Orléans (1866-1885), fils cadet du duc et de la duchesse de Chartres (numéros 40 et 41).

39 - Henri d'Orléans (1867-1901), troisième fils du duc et de la duchesse de Chartres (qui suivent). Gisant de Antonin Mercié.

40 et 41 :

42 - Marie d'Orléans (1813-1839), duchesse de Wurtemberg, fille de Louis-Philippe Ier, roi des Français, morte à Pise et enterrée, non auprès de son mari, mais dans la nécropole des Orléans. Gisant d'Hector Lemaire. Elle a sculpté l'Ange de la résignation qui surplombe son tombeau.

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Crypte (niveau -2)[modifier | modifier le code]

En raison de la saturation du déambulatoire de la chapelle royale, c'est désormais dans la crypte exclusivement que sont inhumés les membres de la famille d'Orléans. Y subsistent quelques places encore.

Crypte circulaire[modifier | modifier le code]

La crypte circulaire a été réaménagée dans les années 50 et affectée par Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris, aîné des Orléans et chef de maison (fils et successeur du duc de Guise, numéro 32 dans le déambulatoire), à la sépulture de ses descendants. Elle abrite douze tombeaux individuels, dont sept libres. De gauche à droite (dos à la galerie occidentale) :

43, 44, 45, 46, 47 : inoccupés.

48 - François d'Orléans (1961-2017), dauphin de France, comte de Clermont, petit-fils aîné d'Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris (qui suit).

49 - Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris.

50 - François d'Orléans (1935-1960), duc d'Orléans, mort pour la France, fils du précédent.

51 - Isabelle d'Orléans-Bragance (1911-2003), comtesse de Paris, épouse d'Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris (numéro 49).

52 - Henri d'Orléans (1933-2019), comte de Paris, duc de France, fils aîné de la précédente et d'Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris (numéro 49).

53, 54 : inoccupés.

Crypte galerie[modifier | modifier le code]

Face entrée crypte circulaire :

55 - Thibaut d'Orléans (1948-1983), comte de la Marche, fils d'Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris[10] (numéro 49).

Sous la chapelle Sainte-Adélaïde (Nord) :

56 - Au centre, cénotaphe d'Antoine d'Orléans (1775-1807), duc de Montpensier, fils de Louis-Philippe, exilé avec la Révolution, inhumé dans l'abbaye de Westminster pendant l'Empire. Copie par Trouchaud du gisant de Westmacott[11].

57 - Antoine d'Orléans-Bragance (1881-1918), prince brésilien mort en exil en Europe, fils de Gaston d'Orléans, comte d'Eu (voir numéros 63 et 64).

58 et 59 - Dans un tombeau double :

  • Louis d'Orléans-Bragance (1878-1920), prince du Grão-Para, mort en exil en Europe comme son frère Antoine (qui précède). Gisant par Jean Magrou.
  • Marie-Pie de Bourbon-Siciles (1878-1973), princesse du Grão-Para, épouse de Louis d'Orléans-Bragance. Pas de gisant, contrairement à son mari, auprès duquel une place lui avait été réservée.

60 - Louis Gaston d’Orléans-Bragance (1911-1931), qui repose auprès de ses parents (qui précèdent), en France.

61 - Dans un petit tombeau installé dans une niche, Louis-Philippe d'Orléans (1979-1980), fils mort au berceau du comte de la Marche (numéro 55)[12].

Sous la chapelle Saint-Arnould (Sud) :

62 - Au centre, cénotaphe de Louis-Charles d'Orléans, comte de Beaujolais, fils de Louis-Philippe, exilé avec la Révolution, mort à Malte et inhumé en la chapelle de Notre-Dame de Liesse pendant l'Empire, puis transféré en 1843 dans la chapelle de France de la Co-cathédrale Saint-Jean de La Valette. Gisant de Pradier[13].

63 et 64 - Dans un tombeau double, Charles-Philippe d'Orléans (1905-1970), duc de Nemours, fils d'Emmanuel d'Orléans, duc de Vendôme (numéro 36 dans le déambulatoire), et Marguerite Watson (1899-1993), duchesse de Nemours. Rien n'indique la présence des corps des deux époux[14] dans le tombeau dont ils ne sont pas les premiers occupants. Sont gravées, outre les armes d'Orléans, les armoiries impériales du Brésil ; en effet, ce sont Gaston d'Orléans (1842-1922), comte d'Eu devenu prince brésilien, petit-fils de Louis-Philippe, et son épouse, la princesse régente Isabelle du Brésil (1846-1921), qui ont d'abord reposé dans la tombe, avant que leurs dépouilles soient rapatriées au Brésil en 1953[15].

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Sépultures des Bourbon-Penthièvre[modifier | modifier le code]

Tombeau de la duchesse d'Orléans[modifier | modifier le code]

Le tombeau de Marie-Adélaïde de Bourbon (gisant n° 7, dans la chapelle de la Vierge), fille du duc de Penthièvre et mère de Louis-Philippe, contient aussi un reliquaire renfermant les restes mortels des Bourbon-Penthièvre, ses grands-parents, parents, ses frères et sa sœur :

Caveau inférieur, sous la crypte principale (niveau -3)[modifier | modifier le code]

Couloir d'entrée[modifier | modifier le code]

Sépulture de Louis François Joseph de Bourbon (1734-1814), prince de Conti, beau-frère du duc de Penthièvre et grand-oncle de Louis-Philippe, mort exilé à Barcelone pendant l'Empire et transféré à Dreux en 1844, avant la démolition de l'église Saint-Michel où il avait été inhumé.

Caveau des reliques[modifier | modifier le code]

Quatre niches contenant des urnes qui renferment les reliques suivantes :

  • le cœur de Philippe d'Orléans (1674-1723), duc d'Orléans, régent de France pendant la minorité du futur Louis XV et aïeul paternel de Louis-Philippe[16].
  • des restes mortels des membres de la famille de Bourbon-Conti (famille de la grand-mère paternelle de Louis-Philippe).
  • le cœur de Mademoiselle de Montpensier (1816-1818), fille de Louis-Philippe.

Ancien caveau Penthièvre[modifier | modifier le code]

Cénotaphe du duc de Penthièvre (précité), mort au château de Bizy le , et des membres de sa famille, les Bourbon-Toulouse ou Bourbon-Penthièvre.

Couloir de sortie[modifier | modifier le code]

Sépulture de Jacques-Marie Rouzet (1743-1820), comte de Folmon, inhumé à Dreux selon la volonté de sa maîtresse, la duchesse d'Orléans, née Bourbon-Penthièvre (mère de Louis-Philippe).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les quatre cartons réinterprétés sont : saint Louis, saint Ferdinand de Castille, sainte Amélie reine de Hongrie, saint Philippe l'apôtre.
  2. Il s'agit de la seconde version de cette œuvre, réalisée en 1910. La première, sculptée par Barrias en 1904, aujourd'hui exposée au musée d'art et d'histoire de Dreux, a été jugée trop dramatique par son réalisme, Sophie-Charlotte en Bavière ayant été brûlée vive dans l'incendie du bazar de la Charité

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Domaine de la chapelle royale Saint-Louis », notice no PA00097097, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Édouard Lefèvre, Documents du comté et la ville de Dreux, p. 190.
  3. Contrairement à l'empereur Napoléon, puis à son neveu Napoléon III (qui d'ailleurs ne devaient ni l'un ni l'autre y reposer), Louis-Philippe ne songea pas à aménager un caveau destiné à recevoir sa sépulture dans l'ancienne nécropole royale, où Louis XVIII avait été le dernier souverain inhumé.
  4. « Orgue de tribune », notice no PM28000969, base Palissy, ministère français de la Culture.
  5. a et b « Orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue », notice no PM28000296, base Palissy, ministère français de la Culture.
  6. Voir la plaque apposée à l'intérieur de la chapelle en souvenir de cet accident.
  7. Séparée de son époux, et morte sans descendance, la duchesse d'Orléans a été inhumée par sa famille, les Habsbourgs, dans la crypte de la chapelle du château d'Alcsút (hu), en Hongrie, où elle est décédée et où sa dépouille se trouve toujours.
  8. « Statue : gisant de la duchesse d'Alençon », notice no PM28000998, base Palissy, ministère français de la Culture
  9. http://www.noblesseetroyautes.com/deces-dhenryane-de-chaponay/
  10. Sa sépulture, installée dans une grande niche, se situe en dehors de la crypte circulaire, sur décision du comte de Paris qui considérait que, s'étant marié sans son consentement, son fils s'était exclu (ainsi que sa descendance) de la dynastie.
  11. Ramené du château de Versailles pour être placé dans la chapelle en 1986. J. Lelièvre, La chapelle royale de Dreux, SAEP édition, 1986. Une autre copie de ce gisant se trouve dans la nef de la chapelle néo-classique du château de Randan (1831), domaine auvergnat d'Adélaide d'Orléans de 1821 à 1847.
  12. Exclu, comme son père, de la crypte circulaire, sur la volonté de son grand-père Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris, cet enfant repose auprès des Orléans-Bragance (famille de sa grand-mère), à quelques mètres de son père, le prince Thibaut.
  13. Ramené du château de Versailles pour être placé dans la chapelle en 1986. J. Lelièvre, La chapelle royale de Dreux, SAEP édition, 1986. Une autre copie de ce gisant se trouve dans la nef de la chapelle néo-classique du château de Randan (1831), domaine auvergnat d'Adélaide d'Orléans de 1821 à 1847.
  14. Dont l'union, restée stérile, n'avait pas reçu l'approbation du duc de Guise, alors prétendant au trône et chef de la famille d'Orléans.
  15. Installés en Normandie, au château d'Eu, pendant leur exil, ils furent enterrés en France. En 1953, leurs dépouilles devaient être transférées dans la cathédrale de Rio de Janeiro, puis enfin, en 1971, dans celle de Petrópolis, leur place définitive.
  16. Ce cœur, porté à la chapelle Sainte-Anne (ou « chapelle des cœurs », embaumés, des rois de France) de l'église du Val-de-Grâce a été sauvé de la profanation de 1793.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chanoine Martin, Dreux. La Chapelle royale Saint-Louis, sépulture de la famille d'Orléans - son origine - son histoire - sa description, 1930
  • Jean Lelièvre, Dreux, la chapelle royale
  • Éphéméride de la Maison de France de 1589 à 1848
  • Stéphane Bern et Alexis Robin, Vallée royale de l'Eure, de Chartres à Rouen, éd. Sagamédias, 2017

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]