Hippolyte Moulin

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Hippolyte Moulin
Naissance
Décès
Nom de naissance
Hippolyte Alexandre Julien Moulin
Nationalité
Activité
Formation
Une Trouvaille à Pompéi (1863), Paris, musée d'Orsay.

Hippolyte Alexandre Julien Moulin, dit Hippolyte Moulin, né à Paris[1] le et mort à Charenton en , est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hippolyte Moulin est le fils de Félix Julien Moulin, marchand de nouveautés[2] et de Clarisse Angélique Ferrand[3]. Il est admis a l'École des beaux-arts de Paris le et dit être l'élève d'Auguste Ottin et d'Antoine-Louis Barye[4]. Il épouse Alice Rachel Sasportas[5] à Paris le . Ils auront trois enfants : Hélène Clarisse Émilie[6], Henriette Annie Suzanne[7], et Jacques Ismaël[8].

Très engagé avec son ami le peintre Hippolyte Dubois dans la Fédération des artistes et partisans de la Commune, il participe à la Semaine sanglante[9] pendant laquelle son ami peint un portrait de Moulin[10].

Moulin expose au Salon de 1857 a 1878, où il obtient des médailles en 1864, 1867 et 1869. Il obtient une médaille à l'Exposition universelle de 1878.

Il doit abandonner les cours et poursuivre seul sa formation. Parlant un peu anglais et allemand, il donne des cours pour se faire un peu d'argent[4].

Hippolyte Moulin meurt le à l'hôpital de Charenton (actuellement Saint-Maurice)[11].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis
En France

Réception critique[modifier | modifier le code]

« Devant : Le Secret d'en Haut le groupe que monsieur Hippolyte Moulin, nous donne le plaisir de revoir cette année, taillé dans un merveilleux bloc de Carrare et d'une conception et d'une forme parfaites, est une des œuvres les plus saillantes du Salon de 1875, et c'est par oubli que nous ne l'avons pas classé parmi nos candidats à la médaille d'honneur. Le Mercure adorable de beauté et de jeunesse, qui se penche pour raconter tout bas la chronique scandaleuse d'Olympe à l'oreille d'un Terme qui jaillit, railleur de sa gaine, unit la grâce antique à l'esprit français, c'est une ode d'Horace traduite par Alfred de Musset. »

— Le Moniteur universel, 29 mai 1875[15]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au no 16 rue de la Chauverie.
  2. Né au Havre le .
  3. Née en 1797.
  4. a et b Stanilas Lami, Dictionnaire des sculpteurs français, t.III, 1919.
  5. Née en 1850, fille de Paul Phines Saul Sasportas et d'Émilie Esther Azevedo.
  6. Née a Paris le , qui épousera Léon Hermann Fernand Schuck (né à Marseille le ).
  7. Née à Paris le 10 juillet 1872, morte en janvier 1875.
  8. Né à Collo, Constantine, Algérie, le , qui épousera à Marseille le Marie Eugénie Cailhol.
  9. C.J. Sanchez Organizung Independence…, 1997, p. 83-84.
  10. Daté, signé et localisé « À mon ami Moulin le 21-23 mai 1871 », collection privée. Reproduction dans le dossier « Hippolyte Dubois » de la documentation du musée d'Orsay.
  11. Déclaration faite début janvier 1884[réf. incomplète].
  12. Notice sur frenchsculpture.org.
  13. Le XVIIIe siècle avait vu les découvertes de Pompéi et d'Herculanum et en 1834 le roman Les Derniers Jours de Pompéi d'Edward George Bulwer-Lytton était devenu un succès.
  14. Jean-Claude Daufresne, Théâtre de l'Odéon, architecture, décors, musée, éditions Mardaga, Paris, 2004, p.190/297 p.
  15. Salon de 1875, Le Moniteur Universel du 29 mai 1875, 10e article, p.689, dans : François Coppée, Yan Mortelette, Chroniques Artistiques et Littéraires, Presses Paris Sorbonne, 2003, p.63/362.p. (ISBN 2-84050-244-5)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, tome X, p.910.
  • Stanilas Lami, Dictionnaire des sculpteurs français, Tome III, 1919.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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