Maison de Balzac

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Maison de Balzac
Image illustrative de l'article Maison de Balzac
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse 47, rue Raynouard
75016 Paris
Coordonnées 48° 51′ 19″ nord, 2° 16′ 51″ est
Informations générales
Date d’inauguration 1949
Collections Objets personnels, tableaux, gravures, éditions originales, manuscrits, illustrations
Superficie
Protection Logo monument historique Classé MH (1913)
 Inscrit MH (1944)
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 23 777 (2003)
24 311 (2004)
22 224 (2005)
19 106 (2006)
20 799 (2007)[1]
Site web La Maison de Balzac sur le portail de la ville de Paris

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Maison de Balzac

La Maison de Balzac est un pavillon abritant un musée consacré à Honoré de Balzac, sis au 47, rue Raynouard et 24, rue Berton, dans le 16e arrondissement de Paris.

Il s'agit d'un des quatorze musées de la ville de Paris gérés depuis le 1er janvier 2013 par l'établissement public administratif Paris Musées.

Histoire de la maison[modifier | modifier le code]

La Maison de Balzac, côté rue Berton (numéro 24) ; la pierre à droite, sur le mur d'enceinte de la Maison de Balzac, marquait la limite entre les villages de Passy et d'Auteuil (plaque).

Au XIXe siècle, Honoré de Balzac vécut de 1840 à 1847 dans cette maison de Passy, sous le pseudonyme de « monsieur Breugnol » pour fuir ses créanciers pendant sept ans ; cette maison présentait en effet l'avantage d'avoir deux entrées, dans deux rues différentes, la rue Raynouard et la rue Berton.

Le pavillon en lui-même a été classé aux monuments historiques par un arrêté du , puis les terrains ayant fait partie de son jardin ont été inscrits par un arrêté du [2].

Les terrains attenants aux 43-45, rue Raynouard ont été acquis par la ville de Paris en 2002 afin d'étendre le musée, trop à l'étroit. Mais les difficultés de réalisation ont poussé la municipalité à renoncer au projet et à mettre en vente ces parcelles, ce qui provoque la critique du maire de l'arrondissement, Claude Goasguen, qui regrette de voir la mairie « mettre en vente un patrimoine municipal exceptionnel au cœur de Passy », et des inquiétudes de la part de l'historien d'art Didier Rykner dans La Tribune de l'art[3], les parcelles concernées n'étant pas protégées et pouvant potentiellement faire l'objet d'un projet immobilier détruisant le site[4].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Collections du musée[modifier | modifier le code]

La Maison de Balzac a été transformée en musée (gratuit). Actuellement, on y trouve les documents de l'auteur, ses manuscrits, lettres autographes, éditions rares, quelques traces de ses excentricités comme la fameuse canne à turquoises, et sa cafetière avec les initiales « HB ». Des toiles acquises par l’auteur, grand amateur d’art, sont également présentes dans les différentes pièces. Dans son bureau, sa chaise et sa petite table de travail.

Dans une autre pièce, on découvre de nombreuses pages d’épreuves corrigées par Balzac. Il corrigea dans cette maison l’intégralité de La Comédie humaine et écrivit plusieurs autres de ses romans, notamment Une ténébreuse affaire. Une généalogie des personnages de La Comédie humaine est à la disposition du public, sous forme d'un tableau long de 14,50 m où sont référencés 1 000 personnages sur les 6 000 que compte La Comédie humaine. On peut en acheter une copie repliable.

Au sous-sol, une salle propose des bustes de Balzac réalisés par différents sculpteurs dont Auguste Rodin.

Outre l'appartement de Balzac, le musée occupe trois niveaux et s'étend sur plusieurs pièces et dépendances autrefois occupées par d’autres locataires.

Depuis 1997, le musée a développé un fonds autour de Théophile Gautier, grand ami et admirateur de Balzac.

Un livret-animation, mis au point pour les enfants à partir de 8-9 ans, est à la disposition des jeunes visiteurs. Avec La Canne de Monsieur Balzac, chaque étape leur raconte la vie de l'écrivain, avec des énigmes à résoudre. On leur fait aussi découvrir ces lieux où il faut « descendre pour aller à l'étage » puisque la maison est sur un terrain en pente.

Le musée fait partie des musées de la ville de Paris et a reçu le label musée de France[5].

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

Musée littéraire, la Maison de Balzac dispose d'une bibliothèque dotée d'un important fonds patrimonial, constitué autour des éditions des œuvres d'Honoré de Balzac et de Théophile Gautier ainsi que de la littérature contemporaine en rapport avec ces deux écrivains :

  • éditions originales et successives (notamment illustrées, entre autres par Charles Genty), y compris les éditions populaires, les éditions critiques et les traductions ;
  • ouvrages reliés, annotés ou dédicacés par Balzac ;
  • livres imprimés par Balzac ;
  • physiologies, codes et manuels ;
  • journaux du XIXe siècle ;
  • reliures et illustrations de l'époque romantique.

La bibliothèque propose aussi un fonds documentaire comportant les études critiques consacrées aux deux écrivains, à l'art et à la littérature à l'époque du romantisme et, plus généralement, au XIXe siècle français. Située au niveau inférieur du musée, la bibliothèque est accessible à toute personne intéressée par ses collections : élèves, étudiants, amateurs, chercheurs, spécialistes du XIXe siècle.

Représentations théâtrales à la Maison de Balzac[modifier | modifier le code]

Jardin[modifier | modifier le code]

Le jardin d'une superficie de 650 m2 est accessible par un escalier longeant le bâtiment. On peut admirer la tour Eiffel dans le silence. Balzac l'a décrit en évoquant la présence de nombreux tilleuls et arbres fruitiers. À son époque, il existait un accès secondaire par la rue Berton[7]. Des chaises et des bancs invitent les visiteurs à se poser pour prendre le temps de profiter de la quiétude de l’endroit. D’ailleurs, certains riverains viennent à la Maison de Balzac juste pour s’asseoir sur les bancs et lire tranquillement à l’ombre des arbres.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Lucile Zizi, « Muséostat 2007 : fréquentation des musées de France », ministère de la Culture, direction des Musées de France, département des Publics de l'action éducative et de la diffusion culturelle, juillet 2008, p. 120.
  2. Notice no PA00086709, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « La Mairie de Paris sacrifie l’agrandissement de la Maison de Balzac », La Tribune de l'art.
  4. « À Paris, Balzac et son musée continueront d'être logés à l'étroit », Le Parisien, article du 13 juillet 2011.
  5. Notice no 7511616, base Muséofile, ministère français de la Culture.
  6. Jacqueline Ordas, « Quand Séraphîta nous entraine », Le Courrier balzacien, Paris, 2012, no 19, p. 64-65.
  7. Emeline Collet, « Balades de l’été à Paris : cinq jardins cachés à (re)découvrir », sur leparisien.fr, (consulté le 18 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Gagneux, « La Maison de Balzac et son avenir proche », Revue Jules Verne 2001, no 12, p. 75-80.
  • Hélène Rochette, Maisons d'écrivains et d'artistes. Paris et ses alentours, p. 44-49, Paris, Parigramme, 2004, 269 p. (ISBN 2-84096-227-6).

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Liens externes[modifier | modifier le code]