Jean Dampt

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Jean Dampt, né le 2 janvier 1854 à Venarey-les-Laumes, mort le 26 septembre 1945 à Dijon, est un sculpteur, médailleur, ébéniste et bijoutier français. Son œuvre appartient au courant l'Art nouveau.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chaise haute d’enfant, vers 1897, musée des arts décoratifs de Paris.

Fils d'un ébéniste, Jean Dampt étudie à l'École des beaux-arts de Dijon, puis, en 1874, sous la direction de François Jouffroy et Paul Dubois à l'École des beaux-arts de Paris. Il débute au Salon de la Société des artistes français de 1876 avec son Buste de l'architecte Belot. Il obtient le deuxième prix de Rome en sculpture de 1877. Il effectue son service militaire puis organise un Salon de la Société des amis de la Côte d'Or pour favoriser l'art dans sa région. Il participe au groupe « Les Cinq », qui devient « L’Art dans tout », avec Alexandre Charpentier, Félix Anthyme Aubert, Henry Nocq, Charles Plumet, et François-Rupert Carabin, et noue des liens d'amitié avec Pascal Dagnan-Bouveret et Carlos Schwabe[1],[2].

Jean Dampt bénéficie du mécénat de la comtesse Martine-Marie-Pol de Béhague[3] pour laquelle il réalise la Salle du Chevalier (Paris, musée d'Orsay[2]) et le petit groupe en acier, ivoire et or Le Chevalier Raymondin et La Fée Mélusine dont Émile Verhaeren estime « qu'il s'agit d'une œuvre de celles qui marquent une date. »[1]. Il apparaît comme un « militant idéaliste »[1]. Joséphin Peladan écrit : « Dampt doit être considéré comme un des plus nobles artistes de ce temps : à un savoir considérable, il joint une conscience extrême et une véritable volonté de l'idéal. »[1].

Il travaille le marbre, le bronze mais aussi l'or, l'argent et l'ivoire et a conçu quelques bijoux et des meubles.

Certaines de ses sculptures sont exposées au musée des beaux-arts de Dijon. Plusieurs œuvres sont exposées dans la section Art nouveau du musée d'Orsay à Paris.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

  • Saint Jean-Baptiste, 1881, marbre, musée d'Orsay, Paris[4]
  • Avant la fantasia, souvenir de Tanger, 1885, statuette en bronze, musée d'Orsay, Paris[5]
  • Buste d'Edmond Aman-Jean, 1892, bronze, Petit Palais, Paris
  • Le Baiser de l'aïeule, 1892, bouble buste en marbre et bois, musée d'Orsay, Paris[6]
  • Jean Dagnan-Bouveret enfant, 1895, buste en marbre, musée d'Orsay, Paris[7]
  • Moissonnage, 1903, médaillon en cuivre, musée d'Orsay, Paris[8]
  • Labourage, 1903, médaillon en cuivre, musée d'Orsay, Paris[9]
  • L'Enfant aux cerises, 1904, ivoire et bois, musée des beaux-arts de Dijon
  • Tête de bélier, 1918, haut-relief en pierre, musée d'Orsay, Paris[10]

Mobilier[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Gaudichon, Des amitiés modernes, de Rodin à Matisse: Carolus-Duran et la Société nationale des beaux-arts de 1890 à 1905, Somogy Éditions d'Art,‎ 2003, 295 p., « Jean Dampt », p. 208.
  • Jean-David Jumeau-Lafond, Les peintres de l'âme: le symbolisme idéaliste en France, Snoeck-Ducaju & Zoon,‎ 1999, 192 p., « Jean Dampt », p. 50.
  • Jean-Jacques Lévêque, L'aube de l’Impressionnisme: 1848-1869, ACR Éditions,‎ 1994, 660 p., p. 108.