Collège Stanislas (Paris)

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Collège Stanislas
Description de l'image Blason Stanislas.jpg.
Description de cette image, également commentée ci-après
Le bâtiment des classes préparatoires, côté cour intérieure.
Identité
Devise « Français sans peur, chrétien sans reproche ».
Surnom Stan
Histoire et statut
Fondation
par l'Abbé Claude Rosalie Liautard
Type Enseignement privé
Administration
Composante Stanislas S.A.
Directeur Frédéric Gautier
Études
Population scolaire 3660 (en 2023)
Formation École maternelle, École primaire, collège, ULIS, SEGPA, lycée général, CPGE, Prépa médecine
Options Russe, chinois, grec ancien, latin
Localisation
Ville 6e arrondissement de Paris
Pays Drapeau de la France France
Site web stanislas.fr
Coordonnées 48° 50′ 43″ nord, 2° 19′ 39″ est
Géolocalisation sur la carte : 6e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 6e arrondissement de Paris)
Collège Stanislas (Paris)
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Collège Stanislas (Paris)
Collège Stanislas en 1905. Vue générale d'après une aquarelle de H. Basin (carte postale ancienne).

Le collège Stanislas (souvent appelé « Stan » par ses élèves) est un établissement privé catholique sous contrat d'association avec l'État fondé en 1804 par l'abbé Claude Rosalie Liautard (1774-1842) dans le quartier Notre-Dame-des-Champs à Paris.

Depuis 1804, cette institution a failli disparaître plusieurs fois ; son maintien dans le cadre de l'enseignement national et l'éducation catholique est dû à plusieurs de ses directeurs et anciens élèves.

Réputé pour ses excellents résultats au baccalauréat, au concours général et aux concours d'entrée aux grandes écoles, notamment scientifiques, Stanislas est considéré comme l'un des meilleurs établissements de France, faisant ainsi partie des lycées fournissant de nombreux élèves de l'École polytechnique.

Il est néanmoins de plus en plus critiqué pour ses méthodes et une certaine rigidité face aux évolutions de la société ; il est en outre le cadre de plusieurs affaires d'agressions sexuelles et violences depuis le début des années 2000. Après des accusations d'homophobie, de sexisme et de racisme, l'établissement fait l'objet en 2023 d'une enquête administrative dont les conclusions sont rapportées par la presse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts (1804-1821)[modifier | modifier le code]

Premier emplacement du collège Stanislas sur l'atlas de Jacoubet (vers 1830).

1804 – 1810. La fondation[modifier | modifier le code]

Le Collège Stanislas de Paris est fondé le , sous le nom de Maison d'éducation de la rue Notre-Dame-des-Champs, par trois prêtres du diocèse de Paris, MM. Liautard, Augé et Froment[1]. La collaboration de ces trois prêtres, dont les deux premiers étaient d'anciens élèves de l'Université, tandis que M. Froment devait sa formation aux oratoriens du Collège de Juilly, commence à réaliser dès le début cette fusion des traditions de l'Université avec celle des congrégations enseignantes.

L'immeuble qu'ils occupent en 1804 était situé rue Notre-Dame-des-Champs, dans un ancien hôtel particulier qui se trouvait sur le tracé des actuelles rue Vavin et Bréa, à la limite sud de Paris : l'hôtel Traversaire. Quelques années plus tard, l'abbé Augé acquiert l'hôtel de Fleury, beaucoup plus vaste, et ancienne demeure du cardinal de Fleury. De magnifiques jardins entouraient cet hôtel et ses bâtiments, prolongés eux-mêmes par le Luxembourg et, au-delà du boulevard du Montparnasse, par la plaine de Montrouge.

1810 – 1821. Classes préparatoires et premières difficultés[modifier | modifier le code]

La maison d'éducation prospère rapidement. Elle compte 500 élèves en 1810 ; dès 1806, une succursale est fondée à Gentilly. On y donne l'enseignement secondaire intégral, et l'abbé Liautard, son premier directeur et ancien élève de l'École polytechnique, la complète de deux années d'études supplémentaires destinées à parachever la formation intellectuelle des élèves, et les préparer en même temps aux grandes écoles : ce sont les classes préparatoires. Entretemps, Napoléon et son ministre Fourcroy promulguent la loi du instaurant l'Université de France et le corps enseignant de l'État. Puis, par le décret d'application du , ils créent le baccalauréat. À partir de 1810, cette nouvelle organisation contraint les vues de l'abbé Liautard, et l'oblige à envoyer ses élèves suivre les cours du lycée impérial Napoléon (auj. Henri-IV). La maison qu'il a fondée se voit réduite au rang de simple pension, mais il doit se soumettre. La Restauration de 1814 et le retour des Bourbons sur le trône, qu'il soutient depuis le début, ne met pas immédiatement fin à cet état de fait. Il faut attendre 1821 pour que soit reconnu le rôle d'enseignement de l'institution Liautard.

Le collège de plein exercice (1821-1847)[modifier | modifier le code]

1821 – 1824. La reconnaissance de l'État[modifier | modifier le code]

L'institution Liautard, nom usuel de l'« Institution de la rue Notre-Dame-des-Champs », fut reconnue par le Conseil royal de l'instruction publique en tant que Collège de plein exercice en 1821, notion créée par l'ordonnance de . À la demande adressée à Louis XVIII par l'abbé Claude Liautard, fondateur, d'obtenir pour son institution le nom de « Collège de Louis XVIII », il fut répondu en deux moments : l'intégration de l'institution dans le cadre de l'Université de France ; le nom de « Collège Stanislas ».

En , il est élevé au rang des collèges royaux de l'Université de France, et change de nom en collège Stanislas, en hommage à Stanislas Leszczynski, arrière-grand-père de Louis XVIII[2]. Avant , le premier collège Stanislas était situé dans la rue Notre-Dame-des-Champs, entre la rue Stanislas et la rue Bréa, à l'emplacement du boulevard Raspail.

La législation concernant les établissements privés est en effet modifiée en 1821. Cette cause, l'abbé Liautard y contribue, notamment par la préparation à la promulgation de l'ordonnance royale du . Cette réintroduction des prêtres dans l'Université implique aussi que désormais les bases de l'éducation sont « la religion, la monarchie, la légitimité et la charte ». Elle permet également la conversion des collèges libres agréés en « collège de plein exercice ». L'abbé Liautard obtient ce privilège pour sa maison d'éducation. Cette reconnaissance donne également la permission aux élèves de participer au concours général, épreuves auxquelles de nombreux élèves sont couronnés depuis.

C'est donc de cette époque que date la pleine existence du Collège, car sous sa direction indépendante du Conseil royal de l'instruction publique, les professeurs de l'Université peuvent y donner leurs enseignements : les élèves ne sont plus obligés de se rendre au Lycée Henri-IV. L'intuition des débuts est enfin réalisée, où le collège est à la fois à caractère ecclésiastique et universitaire.

Liautard souhaita manifester sa reconnaissance au roi, duquel il était proche, et veut nommer son institution au nom de règne du roi. Louis XVIII préfère honorer la mémoire de son grand-père Stanislas Leszczyński, ancien roi de Pologne et duc de Lorraine ; et dont il porte le prénom (Louis Stanislas Xavier). L'ordonnance du déclare que le collège de plein exercice dirigé par le sieur Liautard portera à l'avenir le nom de collège de Stanislas, devenu rapidement dans l'usage « collège Stanislas[3] ».

Les difficultés financières que connaît toutefois l'institution risquent de provoquer sa disparition, l'abbé Augé ayant du se retirer de l'indivision en . L'abbé Liautard démissionne en 1824 pour assurer la survie de son œuvre plutôt que de lui faire perdre son autonomie. Il est nommé curé de Fontainebleau en 1825. Il décède en 1842.

1824 – 1838. Direction de l'abbé Augé[modifier | modifier le code]

Malgré son âge, l'abbé Augé accepte la succession, et se donne pour tâche de développer la tradition naissante à travers les difficultés que rencontrent une œuvre qui doit compter sur elle seule pour vivre et prospérer. Après de longues discussion, la mairie de Paris est finalement autorisée à acquérir les bâtiments du collège. La vente du par Liautard et Froment comprend également les meubles et les jardins. L'abbé Augé reste toutefois propriétaire de sa partie personnelle. Un bail est alors signé avec la ville, concession renouvelable dont le régime dura vingt ans, jusqu'en 1845[4].

Lacordaire[modifier | modifier le code]

L'éclat des succès du Collège au concours général des lycées et collèges témoigne de la force de ses études. Son nom, d'autre part, se trouve mêlé à ceux qui étaient particulièrement chers aux hommes de la renaissance religieuse de 1830 : c'est dans la chapelle de Stanislas que Henri Lacordaire donne ses premières conférences en . Devant l'enthousiasme imprévu qui, de semaine et semaine, remplit pendant trois mois d'un joyeux trouble la paisible maison, Lacordaire découvre sa vocation d'orateur et d'apologiste. mais, entre succès et critiques, elles sont suspendues. Le soutien de Mgr de Quélen lui vaut cependant d'honorer les Conférences de carême en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

1838 – 1841. Direction de l'abbé Buquet[modifier | modifier le code]

Âgé de quatre-vingts ans, l'abbé Augé est remplacé par l'abbé Charles-Louis Buquet, âgé de quarante-et-un an, préfet des études et sous-directeur. Inconditionnel de M. Liautard, Buquet y reprend ses directives, auxquelles l'abbé Augé n'a d'ailleurs rien changé, mais il en impose une observance stricte mais paternelle, où éducation et religion sont inséparables. L'écrivain Barbey d'Aurevilly laisse quelques notes sur lui[5]. L'abbé Buquet est alors secondé par l'abbé Ravinet, sous-directeur, ainsi que le père Louis Millériot, s.j., controversiste réputé, comme directeur du Petit Collège. En 1840, il attire Frédéric Ozanam, fraîchement agrégé de lettres, pour enseigner en classe de rhétorique de 1840 à 1844.

La première société civile (1839 – 1847)[modifier | modifier le code]

Le nombre des élèves étant toujours considérable, et, d'autre part, les difficultés de toutes sortes ne cessant d'augmenter, M. Buquet craint de ne pouvoir suffire à la direction du spirituel, s'il conserve en même temps la responsabilité du temporel. Il se décide à former une société civile qui prend pour elle les charges et les profits du collège, se déchargeant des soucis matériels. Il se réserve la direction proprement dite, c'est-à-dire le soin de la formation religieuse, morale et intellectuelle des élèves. Voyant d'ailleurs quelle force peut provenir d'un tel groupement de jeunes gens, il fonde également une association d'anciens élèves. La société civile s'engage d'une part à racheter les immeubles et jardins appartenant à l'abbé Augé depuis 1821, vente qui a lieu en 1838 et 1839, et d'autre part de reprendre le bail en cours avec la ville de Paris. Cette société est fondée pour une durée de vingt ans. Mais cette dernière année, le bail de la ville arrivant a expiration en 1845, la municipalité revend sans profit sa part à Léon Bérard de Chazelles et ses associés, MM. de Cacqueray, Gibon, Gouraud et Lebaudy[6].

1841 – 1846. Direction du père Joseph Gratry[modifier | modifier le code]

Après la retraite de l'abbé Buquet, les destinées de Stanislas sont confiées à l'abbé Gratry, philosophe, l'un des hommes marquants de l'histoire religieuse du XIXe siècle. C'est lui qui achève l'organisation des études au Collège Stanislas, par la fondation de deux écoles préparatoires. L'une en 1841, l'école préparatoire aux travaux classiques, est destinée aux tout petits et a pour objet de leur rendre le collège attrayant en ne leur demandant, pendant plusieurs travaux d'une extrême facilité qui doivent d'ailleurs les préparer à l'abord des études difficiles ; ce sont là les prémices des « cours d'enfants » qui se répandent par la suite. Mais, avant tout homme d'études de haut niveau, il se dévoue particulièrement à l'école spéciale préparatoire de Stanislas. Depuis longtemps, le Collège prépare ses élèves aux examens des écoles du gouvernement, mais l'École préparatoire proprement dite n'existe pas, faute d'un régime spécial. L'abbé Gratry le lui donne en 1842, en s'appliquant dans le choix sévère qu'il fait des professeurs et des élèves admis à cette nouvelle « école de mathématiques », dirigée par Paul Desains, et où enseigne Urbain Le Verrier. Le baccalauréat n'est pas encore exigé pour y être admis.

Le nouveau Stanislas (1847-1855)[modifier | modifier le code]

1846 – 1854. Direction du Père Goschler[modifier | modifier le code]

En 1847, à la suite de problèmes financiers, le collège est contraint de quitter les lieux (hôtels Traversaire et de Fleury), pour se réfugier dans les locaux de l'ancienne brasserie Combalot, une brasserie lyonnaise ayant fait faillite. Cette brasserie était située au no 16 de la rue Notre-Dame-des-Champs (aujourd'hui no 22), dans l'ancien hôtel de Mailly dans le 6e arrondissement de Paris[7]. En trois semaines, il faut tout aménager pour créer pensionnat et salles de cours. En 1850 la loi Falloux légalise la liberté de l'enseignement. Le privilège de l'ordonnance de 1821 faisant du Collège Stanislas un collège particulier de plein exercice est maintenu par arrêté du ministre Félix de Parieu du [8]. Les professeurs fonctionnaires peuvent ainsi continuer à y enseigner. Cette disposition est abrogée par la loi de finances du , dans un contexte moins favorable à l'enseignement catholique, puis rétablie par celle de la loi du [9].

Direction des pères marianistes (1855-1903)[modifier | modifier le code]

Portrait de Jean-Philippe-Auguste Lalanne.

1855 – 1872. Direction de l'abbé Lalanne[modifier | modifier le code]

Prêtre de la Société de Marie et ancien élève, l'abbé Lalanne sauva Stanislas en travaillant au relèvement d'une œuvre qui avait failli périr quelques années plus tôt et qui ne semblait pas tout à fait sortie d'affaire. En 1855, il place le Collège sous la protection de l'Immaculée Conception dont le dogme venait d'être défini l'année précédente[10]. Depuis lors, la fête patronale du Collège est le 8 décembre.

La grande chapelle, ou chapelle du Grand Collège (démolie en 1970) est commencée en 1859 et dotée en 1861 d'un orgue Cavaillé-Coll.

En 1861 est acquis l'ancien hôtel de Silène (construit en 1777, qui appartenait à la princesse de Belgiojoso, et qui renferme aujourd'hui les bureaux de la direction et du Conseil d'administration. Cette acquisition permet à la Société de Marie de doubler l'emprise du Collège, et d'y bâtir plusieurs bâtiments neufs (démolis en 1965-1968), dont une seconde chapelle, la chapelle du Petit Collège, également dotée d'un orgue Cavaillé-Coll (replacé dans l'actuelle chapelle Notre-Dame-sous-Terre).

Dès 1870, l'abbé Lalanne, prenant la direction de l'Institut Stanislas de Cannes qu'il vient de fonder, demande à l'abbé Petitjean de Lagarde d'assurer l'intérim de la direction, mais ce n'est qu'en 1872 que ce dernier le remplace tout à fait.

À la sortie de la guerre de 1870, est ouverte au sein du collège la première classe préparatoire civile à Saint-Cyr, Stanislas devenant ainsi la première « corniche » de France. Les élèves préparant Saint-Cyr avaient l'habitude de se réunir sous une corniche de la cour d'honneur, lieu qu'ils durent défendre face aux assauts d'autres élèves souhaitant se l'approprier. N'y parvenant pas ceux-ci les auraient alors par dépit surnommés les « cornichons »[11].

La devise « Français sans peur, chrétien sans reproche », inspirée du chevalier Pierre Terrail de Bayard[12], est instaurée par l'abbé Louis de Lagarde, directeur de à .

1872 – 1884. Direction de l'abbé de Lagarde[modifier | modifier le code]

L'abbé Petitjean de Lagarde entreprend la modernisation des bâtiments en faisant reconstruire la façade du 22, rue Notre-Dame-des-Champs, telle qu'elle est encore aujourd'hui, en un ajoutant un niveau et un comble mansardé. C'est à lui que l'on doit le Salon rouge (ancien parloir), où se trouve son buste, offert par une souscription de ses élèves, et la galerie des portraits. En 1880, il fait acquérir une maison à Meudon (Bellevue) pour le dimanche des élèves, avec de grands terrains de jeux. Il y meurt en 1884 et est remplacé par son censeur et bras droit, l'abbé Florian Prudham.

1884 – 1903. Direction de l'abbé Prudham[modifier | modifier le code]

Prêtre de la Société de Marie et lui aussi ancien élève, l'abbé Prudham a la lourde charge de succéder au grand éducateur Lagarde. Il poursuit le programme de construction, notamment sur la rue du Montparnasse. Ces deux décennies sont le temps des beaux jours avant l'orage, où le Collège conserve son quota élevé de lauréats du Concours général, ce qui ne manque pas de provoquer des controverses dans un climat de plus en plus hostile à l'enseignement confessionnel, qui plus est au sein de l'Université de France. En 1894 est fondée la classe de rhétorique supérieure. Le gouvernement prépare cependant une loi pour interdire aux congrégations religieuses d'enseigner. Les marianistes, en perdant leur statut, risquent de perdre tout ce qu'ils ont bâti. L'abbé Prudham, conscient de la gravité des événements, et cherchant un moyen de pérenniser son Collège après lui, proposa aux anciens élèves de se cotiser et de se former en société immobilière. Il pourrait alors vendre les murs et le nom de Collège Stanislas à cette société, plutôt que laisser l'État faire mainmise.

Panneau photographique des lauréats au concours général de 1894 par Pierre Petit.

En 1903-1904, l'établissement est ainsi transformé en société anonyme dont la majeure partie des actions est détenue par les anciens élèves de Stanislas. Cette opération fut établie en vue de sauver l'établissement d'une fermeture certaine, en conséquence des lois anti-congrégationnistes. L'abbé Prudham est quant à lui contraint de démissionner, mais s'installe à deux pas de son Collège, mourant dix ans plus tard avec la satisfaction d'avoir sauvé Stanislas, et la reconnaissance de ses élèves, d'avoir donné l'élan à cette société.

La Société de Marie, qui la gérait depuis [2], est obligée de vendre la propriété en à une société anonyme créée par d'anciens élèves, les lois anti-congréganistes chrétiens obligeant les Marianistes à s'en séparer sous peine de mise sous tutelle par l'État et d'intégration de l'établissement au sein des établissements relevant alors de la compétence du ministère de l'Instruction publique.

Sauvetage du collège, nouvelle direction et Grande Guerre (1903-1931)[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du Grand Collège, sur la rue Notre-Dame-des-Champs.
Armoiries en 1905.

1903 – 1920. Direction de l'abbé Pautonnier[modifier | modifier le code]

Le salut du Collège Stanislas lui vient du dévouement de ses anciens élèves. Dès 1902, l'Association amicale des anciens élèves arrête le projet d'une société civile, à l'initiative notamment de l'abbé Prudham ; aux mois de novembre et , un capital de deux millions de francs est réuni. Le , l'abbé Prudham transmet la direction de son Collège à l'abbé Adrien Pautonnier, prêtre diocésain. Ce dernier était alors professeur de mathématiques élémentaires au Collège depuis 1883.

Au cours de l'été 1903, l'abbé Pautonnier a le difficile exercice de recruter des professeurs, afin de compléter son corps professoral amputé par les décrets anti-congrégationnistes. Il recrute notamment l'abbé Henri Petitmangin (reçu 3e à l'agrégation de lettres), qui y sera un professeur de latin très réputé jusqu'en 1937: Henri Petitmangin a été l'auteur à succès de manuels de latin des classes de collège et de lycée, dont une célèbre Grammaire latine complète qui est toujours rééditée. Quelques années plus tard, il fait entrer le philosophe Jacques Maritain à partir de 1912.

L'abbé Pautonnier travaille ainsi à la transmission des traditions du Collège, le plus délicat étant d'y maintenir la vie religieuse, compte tenu de la mise sous scellés des chapelles. Enfin, par adjudication des 23 juillet et , la propriété de l'immeuble et le titre du Collège Stanislas sont définitivement attribuées à la « Société anonyme immobilière et d'enseignement libre », qui l'a conservée depuis. L'abbé Pautonnier peut organiser les fêtes du centenaire de son institution en 1905. Cette même année, les chapelles sont rendues au culte, en vertu de la loi séparant l'Église catholique de l'État (). Le nombre des élèves, qui avait baissé dans les années de trouble, monta à 910 en 1906, puis 1 100 en 1914. C'est dans cette période que sont élèves Georges Guynemer et Charles de Gaulle (1908-1909). Sur le plan pédagogique, dans la foulée de la suppression du concours général, l'abbé Pautonnier doit faire face aux nouveaux programmes de 1902[13]. Il s'agissait de privilégier l'enseignement de la littérature moderne contre les langues anciennes, en particulier le latin.

La société anonyme acquiert des terrains entre et (comme l'hôtel de Mailly, datant du XVIIIe siècle), pour s'agrandir et bâtir les nouveaux bâtiments de ses classes préparatoires, avant et après la Seconde Guerre mondiale, sous la direction des abbés Beaussart et Méjecaze. D'importants travaux de restructuration sont effectués dans les années 1960 sous la direction de l'architecte Jacques Barge, à l'initiative de l'abbé Roger Ninféi[12], qui avait précédemment dirigé Sainte-Marie de Monceau, dans le 8e arrondissement de Paris de 1950 à 1960 puis l'ensemble scolaire Sainte-Marie Grand Lebrun à Bordeaux. Le grand bâtiment moderne qui porte son nom, est inspiré de Le Corbusier. S'y sont ajoutés d'importants équipements sportifs : sept gymnases, deux piscines, deux murs d'escalade, etc[14].

1914 – 1919. Ambulance chirurgicale dans Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Assuré par les dames de l'Association des Dames de France (ADF), la transformation du Collège s'opère dès avril 1914. Dès le début du conflit, les blessés sont acheminés. Comme tout Paris, Stanislas est la cible des avions bombardiers Gotha G qui infligent des dégâts et font des victimes. Pendant le premier conlit mondial, environ 900 anciens élèves laisseront leur vie au Champ d'Honneur, dont le jeune Guynemer et le général Albert Baratier en 1917[15].

1920 – 1924. Direction de l'abbé Labourt[modifier | modifier le code]

La direction de l'abbé Labourt est marquée par plusieurs achats immobiliers proposés par la Société devenue propriétaire des locaux.

1924 – 1928. Direction de l'abbé Martin[modifier | modifier le code]

Ancien censeur du Collège, l'abbé Martin succède à l'abbé Labourt. Avec l'aide de Théodore Laurent, il procède à l'acquisition de nouveaux terrains, le long de la rue du Montparnasse.

La colonnade Louis XVI de l'hôtel de Silène[16] (1777), côtoie des bâtiments des années 1960 de Jacques Barge ou plus récents (2011). Deux de ses portes ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du , puis d'autres éléments de l'édifice ont été inscrits à leur tour par arrêté du [17].

1928 – 1932. Direction de l'abbé Beaussart[modifier | modifier le code]

Censeur remplaçant de l'abbé Martin pensant la Première Guerre mondiale, l'abbé Beaussart demande à l'architecte Gustave Chifflot de bâtir un nouveau bâtiment des Classes préparatoires sur le terrain acquis récemment par son prédécesseur.

Les fondations nouvelles (1931-1962)[modifier | modifier le code]

1932 – 1962. Direction de François Méjecaze[modifier | modifier le code]

Dès 1936, à l'initiative de l'abbé François Méjecaze, directeur, la maison mère parisienne se dota de trois annexes : une à Paris, avec la reprise de l'école Saint-Léon ; une en 1938 à Montréal au Québec avec la fondation d'un nouveau collège Stanislas ; et une en 1940 à Nice avec la reprise du Lycée Masséna. Stanislas de Paris les développa en leur accordant une grande autonomie avant de s'en séparer dans le courant des années 1960. Le Collège de Nice, à l'initiative de Mgr Méjecaze, avait même mis en place un aérium dans un chalet à Annot (Alpes-maritimes), entre 1954 et 1963, Collège de « plein air » appelé parfois « Stanislas des Monts ».

Quant au collège Stanislas de Cannes, existant déjà depuis 1866, il a eu une trajectoire différente. Les deux maisons de Paris et de Cannes ont été sous gouvernement marianiste jusqu'aux lois anti-congrégationistes de 1903.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le un groupe de douze élèves de grandes écoles, résistants, dont dix issus du lycée Stanislas de Paris, ont été fusillés à Marcilly-en-Villette (Loiret). Les troupes allemandes sont arrivées après avoir fusillé un autre groupe d'une trentaine de résistants à la Ferté-Saint-Aubin[18],[19]. Ces élèves avaient entre 17 et 21 ans, n'étaient pas armés et appartenaient au réseau Vélite-Thermopyles[20].

Les reconstructions (1962-1994)[modifier | modifier le code]

1962 – 1970. Direction de père Ninféi[modifier | modifier le code]

Après les trois décennies de la période Mèjecaze, les défis des temps modernes s'imposèrent à Stanislas comme à l'ensemble de la société. En 1965, à l'initiative du Conseil d'administration et grâce aux qualités de bâtisseur du nouveau directeur, le père Roger Ninféi, marianiste, une partie importante des anciens bâtiments fut démolie, pour faire place à une nouvelle construction. Au printemps 1966, les travaux commencèrent et l'élément principal, un bâtiment de 7 étages en béton sur piliers dû à l'architecte Jacques Barge, comprenant près de 60 salles de classe et 3 gymnases. Il a été inauguré le . De même, quelques annexes furent ajoutées, comme le bâtiment Guynemer servant de foyer pour les étudiants, ainsi qu'un self moderne et un parc en lieu et place des anciennes cours et de bâtiments devenus vétustes.

1970 – 1982. Direction de l'abbé Ancel[modifier | modifier le code]

En 1970, l'abbé Ancel succède au père Ninféi, à charge de continuer la tranche suivante des travaux de rénovation du vieux Stanislas. La chapelle de 1859 est démolie pour laisser place à un parking souterrain, à un jardin arboré, à deux gymnases et au bâtiment « Méjecaze », construction également due à Jacques Barge et à sa fille Monique. Les travaux ont été terminés en 1978. Dans le même temps, deux bassins de piscine ont été ajoutés par l'Association sportive, complétant le complexe sportif du Collège Stanislas.

En 1981, le ministre de l’Éducation nationale Alain Savary, lui-même ancien élève, s’étonne que les élèves des classes préparatoires de Stanislas aient pour professeurs ceux du lycée Saint-Louis. Jugeant le principe illégal en raison des caractères privé et public des deux établissements, les classes préparatoires sont fermées en 1983. En 1984, une réouverture « hors-contrat » est permise grâce à quelques professeurs agrégés. L’action judiciaire contre le gouvernement aboutit en 1986 à un rétablissement définitif et à la signature d’un contrat d’association.

1982 – 1994. Direction de l'abbé Rechain[modifier | modifier le code]

En 1982, Mgr Marty nomme l'abbé Claude Rechain comme directeur. Jusqu'en 1992, Stanislas était un collège uniquement de garçons (depuis 1969 la maternelle et les classes préparatoires étaient cependant ouvertes aux jeunes filles). Stanislas acquiert alors les bâtiments de l'Institution Notre-Dame-des-Champs (collège de filles) et la mixité fut alors progressivement introduite au collège et au lycée. Aujourd'hui encore subsiste au collège le choix entre des classes de garçons, mixtes ou de filles.

Les entrées se trouvent aux nos 6 et 28 de la rue du Montparnasse ; celle du 155 bis, rue de Rennes n'est plus utilisée. Les bâtiments sont compris dans le pâté de maisons que forment les rues citées[2], à l'exception du bâtiment de l'angle des rues du Montparnasse et Notre-Dame-des-Champs, construit en 1988 par l'Institut supérieur d'électronique de Paris (ISEP), et sont constitués de locaux anciens et modernes[21].

La démolition des chapelles du XIXe siècle a permis la reconversion de l'ancienne cave de la brasserie en une chapelle souterraine. D'autres constructions ont eu lieu en , en , et plus récemment en - le long de la rue du Montparnasse.

En 1994, face à la pénurie des vocations sacerdotales[Quoi ?], le cardinal laisse la direction pour la première fois à un laïc.

Direction laïque depuis 1994[modifier | modifier le code]

Mgr Lustiger nomme le professeur Jacques Vauthier, docteur ès sciences, agrégé de mathématiques, directeur d'UER à l'Université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI). Ses successeurs sont l'abbé Guy Lafon, puis en 1998 le philosophe Henri Hude jusqu'en 2002. Après des années difficiles (affaire de pédophilie, dégradation des résultats), Daniel Chapellier, ayant auparavant dirigé le collège de Juilly et Saint-Martin-de-France, devient directeur, et le restera de 2002 à 2015. L'effectif atteint le nombre de 3000 élèves. Les réalisations des années 1931-1940 et 1965-1970 ont nécessité une mise en conformité avec les nouvelles normes ainsi qu'un effort impérieux de modernisation. La rénovation a porté sur l'entretien général du bâti, la réfection des salles de classe, des chambres d'internat, de la restauration scolaire et des structures sportives. Cet effort commencé en 2002 se poursuit de nos jours. Un programme de reconstruction de certains bâtiments à partir de 2008 a été entamé.

À la rentrée 2007, la Manécanterie des Petits Chanteurs franciliens s'est associée au collège Stanislas où elle est désormais basée (bureaux, répétitions). Elle y assure l'intégralité de son recrutement, profitant d'horaires intégrés à l'emploi du temps des collégiens.

Controverses[modifier | modifier le code]

Communauté Saint-Jean[modifier | modifier le code]

En 1994, l'aumônerie du collège Stanislas est confiée par le cardinal Lustiger à la communauté Saint-Jean, durant deux mandats de trois ans, jusqu'à ce que le cardinal, archevêque de Paris, les remplace en 2000 à la suite d'un certain nombre de « maladresses »[22], notamment pour des « erreurs de casting manifestes »[23]. Il est ainsi reproché à la communauté de « manquer de discernement » lors des recrutements, « une formation unilatérale qui prépare mal les frères aux tâches éducatives », ainsi qu'à une manière autoritaire d’imposer leurs croyances et façons de faire[23],[24]. D'après le Canard enchaîné, les religieux auraient eu une influence excessive dans l'établissement, tant sur la sélection des élèves que du contenu des enseignements[25].

Selon le Monde, la raison officielle de ce départ est liée au refus du diocèse de Paris, d'accorder à la communauté religieuse l’ouverture d'un prieuré à Stanislas pour mieux y loger les aumôniers et accueillir des prêtres de passage[23],[26]. Selon la version officieuse, il s'agit d'une volonté du cardinal d'éloigner les Frères de Saint-Jean de l’école parisienne, au moment où plusieurs affaires de pédocriminalité et d’agressions sexuelles concernant la communauté Saint-Jean sont mise au jour[24],[26]. Des problèmes de mœurs qui corroborent une « mise en garde » du de l'association d'Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles, qui relate que « des revues, cassettes et instruments sadomasochistes sont retrouvés dans l'appartement occupé alors par les frères de Saint-Jean » au sein de l'établissement[24],[27].

Remise en cause du projet éducatif et des enseignements[modifier | modifier le code]

Des enquêtes de L'Express, Mediapart, Le Monde et Brut mettent en cause à partir de « l’univers sexiste, homophobe et autoritaire de Stanislas »[12],[28],[29],[30] ; après de nombreuses relances[31], le ministère de l’Éducation nationale ouvre une enquête administrative en « afin d’identifier d’éventuels dysfonctionnements » au sein de l’établissement, incluant un appel à témoignages[32],[33]. Une centaine de personnes sont auditionnées par les membres de l'Inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN)[12].

Après un signalement effectué par l'IGEN en au titre de l’article 40 du code de procédure pénale qui oblige les fonctionnaires à signaler tout crime ou délit porté à leur connaissance, une enquête est ouverte notamment pour injure publique et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre par le parquet des mineurs et est confiée aux services d'enquête judiciaire des commissariats du 5e et du 6e arrondissement de Paris[34].

Les conclusions des inspecteurs sont rendues en à Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale, qui est aussi personnellement alerté par un parent d'élève, mais ces conclusions ne sont pas dévoilées[35]. Le , Amélie Oudéa-Castéra, nouvelle ministre de l’Éducation nationale dont les enfants sont scolarisés à Stanislas, affirme ne pas avoir reçu ce rapport[36].

Mediapart obtient et rend public ce rapport d'environ trente pages le [37]. Celui-ci révèle que le contrat d’association avec l’État est « imparfaitement respecté ». En particulier, tous les élèves doivent suivre une heure hebdomadaire d’enseignement de la religion catholique sous peine d’exclusion, contrairement à l’application de la loi du contrat d’association avec l’État, qui rappelle son caractère facultatif. Interrogée, la direction du Collège précise que les cours d’instruction religieuse sont effectivement obligatoires, contrairement aux cours de catéchèse destinés à la préparation de certains sacrements[38].

Néanmoins, Mediapart et Libération mettent en évidence un cours d’instruction religieuse durant lequel un intervenant extérieur aurait tenu des propos sur l’homosexualité et l'avortement que la direction de Stanislas « n'a pas jugés acceptables »[39] et « qui dérivaient très largement par rapport à la position de l’Église »[39]. D’après le directeur de l’établissement Frédéric Gautier, l’intervenant a été « sanctionné » et « ne remet plus les pieds dans l'établissement ». Interrogé sur la question de l'homophobie sur BFMTV, il reprend les mots du pape François à ce sujet, il ajoute : « Qui suis-je pour juger ? Je n'ai pas à juger de l'homosexualité en tant que telle mais à accueillir des personnes »[39].

Le rapport décrit également que l'établissement incite les étudiants à contourner Parcoursup en leur assurant d'avoir une place si ils renoncent à inscrire d'autres écoles préparatoires dans leurs vœux, un procédé favorisant l'entre-soi dont a bénéficié le fils d'Amélie Oudéa-Castéra d’après Mediapart. Pour le directeur de Stanislas, personne n'est lésé dans cette procédure car « il y a largement de la place pour tous les autres élèves qui veulent postuler ». Il déclare qu'il sera procédé différemment si besoin[40],[41],[42],[43].

Après la publication du rapport, les sénateurs communistes Pierre Ouzoulias et Ian Brossat se joignent à l'association SOS homophobie pour signaler au procureur de la république de Paris les faits et demandent le « déconventionnement » du lycée au préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris ; ils annoncent vouloir saisir le tribunal administratif en cas d'absence de réponse[44],[45].

Le rapport dresse une liste de 15 recommandations[37] qui « concernent en premier lieu l’établissement et doivent aussi faire l’objet d’un contrôle par l’autorité académique ». Malgré le « caractère propre » (c’est-à-dire son identité catholique et élitiste) invoqué par Stanislas, les inspecteurs proposent à l'établissement de « veiller, conformément au contrat d’association, à ce que les activités de catéchèse et de pastorale soient facultatives et n’empiètent pas sur les enseignements » ; « renforcer le contrôle sur les intervenants dans la catéchèse et l’information sur leurs responsabilités, afin de prévenir les propos contraires aux valeurs de la République, voire pénalement répréhensibles » ; « travailler à une évolution du projet éducatif et des règles de vie, notamment relatives à la tenue vestimentaire, afin de renforcer, conformément aux valeurs de la République, l’égalité filles-garçons et le respect des différences au sein de l’établissement » ; « mettre en place un protocole de circulation de l’information et de signalement en cas d’incident afin de protéger les élèves de propos ou d’actes contraires aux valeurs de la République, voire pénalement répréhensibles »[37].

Des témoignages d'anciennes élèves font également état de racisme au sein de l'établissement dans les années 2000, la direction actuelle de l'établissement indiquant que tout ce qui lui a été remonté après 2015 ayant été sanctionné[46].

Le Journal du dimanche affirme lui que Mediapart détourne le rapport de l’Inspection générale pour accabler l'institution privée, en biaisant la lecture et en généralisant à tout l'établissement des faits isolés[47]. Selon la déclaration de la cheffe de l’Inspection générale au JDD, l'enquête administrative de ses services n'a pas été rendue publique en vertu du code des relations entre le public et l’administration[47]. Le JDD relativise le nombre de témoignages à l'inspection par rapport au nombre d'élèves, note que ces faits datent de la précédente direction, et pointe le champ lexical accusateur utilisé par Mediapart, L’Express ou Le Monde[47]. Arrêt sur images pointe le conflit d'intérêts du journaliste du JDD, Raphaël Stainville, avec l'établissement catholique conservateur, notamment pour y avoir étudié en classe préparatoire, tout comme certains de ses enfants, ainsi que par la présence de son frère, François Jubert, comme censeur-directeur et membre de la direction de l'établissement[48].

Dossiers judiciaires[modifier | modifier le code]

En 2001, Stanislas a été l'objet d'une enquête judiciaire du parquet de Paris, à la suite de dénonciations de « surfacturations » et « travail au noir » par son directeur d'établissement[49] et cette enquête n'a pas été concluante, n'entraînant pas de poursuites judiciaires[source secondaire souhaitée],[50].

Agressions sexuelles[modifier | modifier le code]

Affaire Amoros[modifier | modifier le code]

En 2003, Jean-Yves Amoros, un ancien éducateur, diacre à la cathédral Notre-Dame de Paris[51] et salarié de l’association Loisirs-Culture-Stanislas depuis trente-et-un ans, est condamné à sept ans de réclusion criminelle pour tentative de viol sur un élève de 5e de l'établissement lors d'un séjour à Courchevel.

Jean-Yves Amoros a admis son attirance sexuelle pour sa victime agé de 14 ans au moment des faits, alors qu'il était âgé de 51 ans[52],[51],[53] au moment des faits survenus en 1985-1986[51],[54]. Il reconnait lui avoir imposé de multiples fellations et masturbations, mais les faits d'agressions sexuels, prescrits, ne peuvent être jugés[55]. D’autres faits similaires, antérieurs et postérieurs à celui-ci sont également révélés au cours de l'audience. Amoros achetait le silence de ses victime avec des cadeaux[51]. Lors du procès, l'avocat général dénonce le « laxisme de l'encadrement » et « la loi du silence » alors que le « penchant pédophile » de l’éducateur - lui-même victime de pédophilie au lycée Lamoricière d'Oran à l'âge de treize ans - était connu dans l’établissement[54],[51],[55].

Affaire Seguin[modifier | modifier le code]

L’abbé Guillaume Seguin, responsable de l’aumônerie de Stanislas jusqu'en 2009. Une procédure canonique initié en 2018, le condamne en par l'Église catholique à ne plus « exercer d’accompagnement spirituel et ne peut plus confesser en dehors de son ministère d’aumônier d’hôpital, et ce, pour une durée de cinq ans » pour deux agressions sexuelles, dont l’une au moins a été commise au collège Stanislas[12],[26]. Les faits se seraient déroulés pendant la confession, en , sur un jeune homme de 17 ans, interne en classe préparatoire de 2000 à 2002[26],[56].

En , une instruction est ouverte[56],[57]. Le parquet de Paris classe sans suite l'affaire le pour « infraction insuffisamment caractérisée »[58].

La condamnation du prêtre, révélé le par Le Monde et le magazine catholique Golias, entraine deux jour plus tard sa suspention à titre conservatoire de l’aumônerie de l’hôpital Cochin par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP)[56],[59].

Affaire Olivier P.[modifier | modifier le code]

Licenciement pour consultation de site pédopornographique[modifier | modifier le code]

Les faits visent Olivier P., ancien directeur de l'internat de l’établissement Ozanam composé de quatre cents élèves des classes préparatoires agé de 16 à 20 ans. Engagé en 2013 par Daniel Chapellier[60],[61] — lui-même soupçonné d'agressions sexuelles (voir Affaire Chapellier) — [62]Olivier P. est professeur de musique de 2014 à 2018 pour les enfants de 13-14 ans[63].

Fin septembre 2018, la direction du collège découvre qu'il consulte « de manière régulière » sur son lieu de travail, des sites jugés pédopornographiques sur son ordinateur professionnel[60],[64],[65]. Il reconnaît les faits auprès de la direction[63]. Les fait sont signalé à la justice le [61]. Le , il est licencié pour « faute lourde ». L’enquête pénale ouverte en décembre est classée sans suite le parce qu'il n'a pas été démontrer la présence de mineurs sur les sites consultés[63]. Lors de l'enquête pénale, les juges précisent que des fait datant de la fin des années 80 le visant ont été « signalé comme faisant l’objet de fait de viol couvert par la prescription »[61],[63].

Sa plainte au prud’hommes est rejeté en [60] et son licenciement est confirmé en appel au motif qu'il « consultait des images de jeunes adolescents du même âge que les élèves de l’internat [...]. L’établissement scolaire a une obligation de sécurité de résultat vis-à-vis des élèves et devait prendre les mesures nécessaires afin d’assurer l’intégrité physique et morale des enfants »[63].

Plainte pour agression sexuelle et harcèlement moral[modifier | modifier le code]

Alerté fin par d'anciens élèves[61], la direction de Stanislas refuse d'émettre un appel à témoignages pour protéger « la réputation » du lycée, s'appuyant sur des « raisons juridiques pour lesquelles l’établissement ne pouvait communiquer publiquement sur le motif du licenciement et du premier signalement, classé sans suite (procédure en cours, présomption d’innocence, droit du travail, prescription). »[60],[63]. Mi-novembre, un parent d'élève contacte l'évêque auxiliaire Thibault Verny, chargé de la coordination de la lutte contre les abus au diocèse, qui fait un signalement au procureur de la République de Paris. Une enquête est ouverte le à la suite d'un signalement concernant des faits « d’agression sexuelle par personne ayant autorité, violences dans un établissement scolaire et harcèlement moral »[66]. En , suite à la médiatisation de l'affaire par Le Monde[61], le directeur Frédéric Gautier informe officiellement les parents d'élèves et les anciens élèves d'Olivier P. des accusations qui pèsent contre lui[62].

Plusieurs anciens élèves ont en effet dénoncé les pratiques humiliantes, intrusives et violentes de sa part. Actes de violence qu'il dément[62].

Olivier P. est placé en garde à vue le et mis en examen pour des faits supposés, ayant eu lieu en 2001, de « viol sur mineur par personne ayant autorité » commis en 2001 au sein de l'école Saint-Martin-de-France, à Pontoise (Val-d’Oise)[63]. L'affaire sera jugée en [67].

Affaire Chapellier[modifier | modifier le code]

Daniel Chapellier, un ancien directeur du collège de Juilly (Seine-et-Marne), directeur du collège Stanislas entre 2003 et 2015 puis directeur de Saint-Jean-de-Passy par intérim depuis le 19 juin 2020[68], est visé par une plainte déposée par un élève de Saint-Jean-de-Passy[69]. Il est mis en examen pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans » en [69],[70].

Placé en garde à vue quarante-huit heures puis remis en liberté sous contrôle judiciaire, il nie les faits qui lui sont reprochés[71], mais de nombreuses accusations sont rapportées par les journalistes de France Télévisions[72]. À l'occasion de l’enquête, les policiers découvrent que le chef d’établissement mis en examen pour agression sexuelle, Daniel Chapellier, était également assesseur au tribunal pour enfants[73]. Il porte d’abord plainte pour « dénonciation calomnieuse », puis conteste sa mise en examen. Sa mise en examen est confirmée par la cour d’appel de Versailles le [12]. Daniel Chapellier forme un pourvoit devant la Cour de cassation[12].

Plainte pour discrimination homophobe[modifier | modifier le code]

En 2022, une « brillante élève de Stanislas » primée du « prix d’excellence du lycée », scolarisée depuis 2013, est exclue définitivement par le directeur Frédéric Gautier et le censeur-directeur François Jubert, « en dehors de tout conseil de discipline et sans l’avis des professeur·es, parce qu’elle “ne respectait pas l’esprit de Stanislas” », après avoir dénoncé les propos homophobes et racistes de membres du personnel[48].

Le , les associations STOP Homophobie et Mousse déclarent porter plainte contre l'établissement pour discrimination à la suite de l'exclusion de cette élève[48],[74],[75],[76].

Financements et tarifs[modifier | modifier le code]

En 2023, les tarifs annuels de scolarité allaient de 1 208  à 2 027 , auxquels s'ajoutent 1 354  en demi-pension ou 10 252  en pension complète. L'établissement a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 3 millions d'euros la même année[77], tout en bénéficiant d'un financement public d'1,3 million d'euros, auquel s'ajoute près d'un demi-million d'euros, à la légalité contestée, de subventions d’investissement pour « des travaux de mise aux normes et de mise en accessibilité » octroyées par la région Île-de-France dirigée par Valérie Pécresse[78],[79],[80].

À la suite de la publication par Mediapart en du rapport administratif de l'inspection générale de l'Éducation nationale, la ville de Paris suspend les financements de l'établissement à titre conservatoire[81],[82]. La région Île-de-France annonce attendre les conclusions du rapport d’inspection de l’éducation nationale demandé en 2023 avant de suspendre les subventions tout en reconnaissant des « manquements »[83], malgré les demandes de nombreux élus d'opposition[84]. À la suite de la publication du rapport d'inspection[37], la région conditionne le maintien du financement de cet établissement au maintient du contrat d'association par l'État[83].

Administration[modifier | modifier le code]

Direction[modifier | modifier le code]

Le directeur, depuis la rentrée 2015, est Frédéric Gautier. Il était auparavant directeur diocésain de l'enseignement catholique à Paris[85]. En 2024, son départ à la retraite et son remplacement par Igor Le Diagon sont annoncés[86]. Ce dernier vient d’une autre institution privée réputée en région lilloise, elle aussi en prise à des faits sexistes et homophobes[86].

Il est assisté d’une directrice académique pour l’école primaire et de trois censeurs-directeurs pour les collège, lycée et classes préparatoires[réf. nécessaire].

Directeurs du collège Stanislas[modifier | modifier le code]

  • 1804-1824 : Abbé Claude Rosalie Liautard, fondateur,
  • 1824-1838 : Abbé Jean-Baptiste Augé, cofondateur,
  • 1838-1841 : Abbé Louis-Charles Buquet, nommé évêque in partibus de Parium,
  • 1841-1847 : Abbé Joseph Gratry,
  • 1847-1854 : Abbé Isidore Goschler,
  • 1855-1871 : Abbé Jean-Philippe-Auguste Lalanne, s.m.,
  • 1871-1884 : Abbé Louis de Lagarde, s.m.,
  • 1884-1903 : Abbé Florian Prudham, s.m.,
  • 1903-1920 : Abbé Adrien Pautonnier,
  • 1920-1924 : Abbé Jérôme Labourt,
  • 1924-1928 : Abbé François Martin,
  • 1928-1932 : Abbé Roger Beaussart, devenu évêque auxiliaire de Paris,
  • 1932-1962 : Abbé François Méjecaze,
  • 1962-1970 : Père Roger Ninféi, s.m.,
  • 1970-1982 : Chanoine Georges Ancel,
  • 1982-1995 : Abbé Claude Rechain,
  • 1995-1996 : Jacques Vauthier,
  • 1996-1997 : Abbé Guy Lafon,
  • 1997-2001 : Henri Hude,
  • 2001-2002 : Benoît Richard (intérim),
  • 2002-2015 : Daniel Chapellier,
  • 2015-2024 : Frédéric Gautier,
  • 2024 (annoncé) : Igor Le Diagon.

Enseignements[modifier | modifier le code]

Depuis 1804, cette institution a failli plusieurs fois disparaître ; son maintien dans le cadre de l'éducation catholique est dû à plusieurs de ses directeurs et anciens élèves.

Sur le plan de son histoire pédagogique, la mixité y a été introduite à la même époque dans les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), puis en au collège et au lycée, tout en conservant des classes non mixtes[28]. L'internat était réservé aux étudiants masculins[87] jusqu'à l'ouverture de 10 % des places de l'internat aux filles en 2013.

Anciens bâtiments du collège Stanislas, carte postale.

Concours général[modifier | modifier le code]

En 1890, un nombre important de prix de Concours général, 70 nominations, revient à des élèves formés au Collège Stanislas. Il était alors réservé aux élèves des établissements publics parisiens et des collèges privés appartenant à l'Université de France. La presse écrite parisienne favorable aux règlements anti-congrégationnistes s'empare une nouvelle fois de ce fait, mais avec plus de vigueur de l'année précédente[88]. Une polémique s'ensuit qui aboutit à un décret de 1902 interdisant la participation des collèges privés : en fait le Collège Stanislas et le Collège Sainte-Barbe[89]. Devant le peu d'entrain des élèves des grands établissements publics à participer au concours de 1903, le concours général est supprimé en 1904 et rétabli seulement en 1922.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ses élèves sont régulièrement primés au concours général depuis , ce qui lui vaut la colère de la presse républicaine à la fin du XIXe siècle, dans un contexte d'anticléricalisme violent[réf. nécessaire]. Dans son édition de , le guide Paris-Parisien y voit « deux camps très tranchés : fils de famille et domestiques »[90]. Une association d'anciens élèves est créée en [91], reconnue d'utilité publique en [92]. Charles de Gaulle a été élève à Stanislas en 1908-1909 et l'abbé Henri Petitmangin, agrégé de lettres, auteur d'une grammaire latine renommée, y a enseigné jusqu'en [93].

En 2018, le lycée se classe 7e sur 108 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 12e sur 2 277 au niveau national[94]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[95].

Le lycée Stanislas figure souvent dans les premières places des classements des meilleurs lycées de France[96],[97]. Il est par ailleurs régulièrement classé en tête du classement du Figaro des meilleurs établissements scolaires privés du pays[98],[99],[100], notamment pour ses mentions au baccalauréat, soit 100 % en 2022[12].

Classe préparatoire aux grandes écoles[modifier | modifier le code]

Le lycée abrite aussi des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) littéraires (Khâgnes B/L), économiques et commerciales (ECS), scientifiques (MPSI, PCSI, MP, PC, PSI). Jusqu'aux années 1970, il possédait une « corniche » intégrée (préparation à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr), qui a été d'ailleurs le lieu où Charles de Gaulle avait préparé le concours d'entrée, au cours de l'année scolaire 1908-1909.

En 2015, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2014 :

Filière Élèves admis dans
une grande école*
Taux
d'admission*
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
ECS[101] 50 / 80 élèves 63 % 58 % 5e
sur 95
en augmentation 4
Khâgne B/L[102] 7 / 38 élèves 18 % 21 % 5e
sur 22
en diminution 1
MP / MP*[103] 61 / 83 élèves 73,5 % 63,1 % 3e
sur 126
en augmentation 1
PC / PC*[104] 55 / 97 élèves 57 % 53 % 4e
sur 110
en augmentation 1
PSI / PSI*[105] 61 / 84 élèves 73 % 62 % 5e
sur 120
en augmentation 1
Source : Classement 2015 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2014).
* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. En filières ECE et ECS,
ce sont HEC, ESSEC, et l'ESCP. Pour les khâgnes, ce sont l'ENSAE, l'ENC, les 3 ENS, et 5 écoles
de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon et EDHEC). En filières scientifiques, ce sont un panier
de 11 à 17 écoles d'ingénieurs qui ont été retenus selon la filière (MP, PC, PSI, PT ou BCPST).

Sociologie[modifier | modifier le code]

En 2018, 9 % des 3 613 élèves du collège Stanislas portaient un nom à particule, soit une nette surreprésentation face au 0,2 % de la population française issue d’une grande lignée[106].

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Parmi les personnalités ayant fréquenté Stanislas figurent l'aviateur Georges Guynemer, le général de Gaulle ou encore les écrivains Anatole France, Edmond Rostand et Jules Barbey d'Aurevilly[2].

De nombreux anciens élèves sont morts pour la France, dont 976 lors de la Première Guerre mondiale et environ 300 lors de la Seconde Guerre mondiale (dont 12 fusillés par la Gestapo)[2].

Le collège Stanislas comprend un internat réservé aux garçons d'environ 450 places, muni de chambres individuelles[107] et d'un internat pour filles, ouvert à compter de 2013, situé à proximité immédiate[28].

En 2012-2013, l'établissement comptait 3 400 élèves allant de la maternelle (petite section) aux classes préparatoires[108] et, en 2023, 3 660 élèves[12].

Visites de personnalités[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Victor Chauvin, Histoire des lycées et colléges de Paris, Paris : 1866, p. 151-170.
  2. a b c d et e B. D., « Le collège Stanislas a cent cinquante ans » Accès limité, sur Le Monde, (consulté le )
  3. Le palmarès des prix de 1822 porte cette mention : « In ædibus Collegii a regis nomine Stanislai nuncupati ».
  4. Sous la Restauration,le neveu de l'abbé Augé, Josué Alexis Augé, (1787-1850), notaire royal et maire de Passy, chevalier de la Légion d'honneur, est anobli par le roi Charles X par Lettres Patentes du 30 juin 1830, sous le nom d'Augé de Fleury, par référence à l'Hôtel de Fleury.
  5. « Le Père Buquet a été mon père à Stanislas. Quand l'étude ennuyait mon indépendance, j'allais travailler dans sa chambre. J'y prenais des livres, il me gâtait », Jules Barbey d'Aurevilly, Correspondance, d'apr. G. Sauvé, Le Collège Stanislas. Deux siècles d'éducation, paris, 1994, p. 148.
  6. G. Sauvé, Le Collège Stanislas. Deux siècles d'éducation, Paris, 1994, p. 176 ; Centenaire du Collège Stanislas (1804-1905), Paris, Dumoulin, 1905, p. 32.
  7. Annuaire général du Commerce..., Paris, Firmin Didot, 1840, p. 175 et 423 ; et 1842, p. 158 : d'après Correspondance générale de Sainte-Beuve, recueillie, classée et annotée par Jean Bonnerot, Paris, Stock, 1935, p. 415, note 12.
  8. Mgr Jean Milet, Le Collège Stanislas (1804-1979). Notice historique, Paris, Stanislas, 1979, p. 25-26, et texte de l'arrêté
  9. Mgr Milet, Op. cit., p. 26.
  10. Par le bienheureux pape Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus.
  11. Thèse du lieutenant-colonel Milhiet dans son ouvrage Saint-Cyr, trois siècles d'histoire : du poète Jean Racine au sculpteur César, Paris, Christian, 1998 (ISBN 2864960753). Vers 1930, cette corniche prend le nom de « corniche Gouraud » du nom du général Gouraud, ancien élève du collège, officier général pendant la Première Guerre mondiale, haut-commissaire du gouvernement français au Levant de 1919 à 1923, et alors gouverneur militaire de Paris.
  12. a b c d e f g h et i Marie-Béatrice Baudet et Sarah Belouezzane, « Les démons du collège Stanislas, citadelle de l’enseignement privé catholique », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès limité)
  13. Réforme de Georges Leygues, ministre de l'Instruction publique dans le ministère Combes, à la suite du rapport Ribot Cf. Barrès contre les Aliborons
  14. « Le lieu et les équipements », sur Collège Stanislas Paris (consulté le )
  15. À nos morts. Recueil à la mémoire des anciens élèves du Collège Stanislas morts pour la France 1914-1918, Paris, Association amicale des anciens élèves du Collège Stanislas, 1922.
  16. « La maison Dorlian ou hotel de Silène villégiature 1776 », (consulté le ).
  17. Notice no PA00088499, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Documentaire. “Les lycéens, le traitre et les nazis” : récit du massacre de 41 jeunes en Sologne lors de la Seconde Guerre Mondiale », sur France 3 Centre-Val de Loire (consulté le )
  19. Joumas, Georges., La tragédie des lycéens parisiens résistants : 10 juin 1944 en Sologne, Corsaire, , 176 p. (ISBN 978-2-910475-60-4 et 2-910475-60-3, OCLC 910800393, lire en ligne)
  20. Mémorial de Stanislas. Morts pour la France, 1919-1999, Paris, AAAECS, 2000, p. 86-91.
  21. Sauvé 1994, chap. X.
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Art et architecture[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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