Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Maison de Cossé-Brissac.
Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac
Image illustrative de l'article Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac

Naissance
Paris
Décès assassiné le (à 58 ans)
Versailles (Yvelines)
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Général de brigade
Distinctions Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions Gouverneur militaire de Paris

Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, duc de Brissac, né à Paris le , assassiné à Versailles le , pair et grand panetier de France, capitaine-colonel des Cent-Suisses de la garde du roi, maréchal de camp en 1780, gouverneur de Paris (1775-1791), et chevalier de ses ordres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Personnage important à la Cour de Louis XV et de Louis XVI, il est le fils de Jean Paul Timoléon de Cossé-Brissac, grand panetier, gouverneur de Paris sous Louis XV et lieutenant-colonel des Cent-Suisses, puis commandant en chef de la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI (1791).

Le 29 mai 1792 l'Assemblée décrète la dissolution de ce corps soupçonné d'opinions excessivement royalistes, accuse son chef d'y faire régner un esprit contre-révolutionnaire et d'avoir fait prêter à ses hommes le serment d'accompagner le roi partout où il se rendrait.

Emprisonné à Orléans en attendant d'être jugé par la Haute-Cour, Brissac est transféré à Versailles. Au cours de ce transfert, les prisonniers sont séparés de leur escorte, et livrés le 9 septembre à une bande d'égorgeurs qui les réclamaient. Homme de grande force et de grand courage, il résista longtemps à ses assassins, reçut plusieurs blessures et fut finalement abattu par un coup de sabre.

Son cadavre est mutilé et dépecé. Sa tête ensanglantée est lancée de l'extérieur dans le salon de la comtesse du Barry, sa maîtresse. Il est inhumé le 9 septembre 1792 au cimetière Saint-Louis à Versailles.

Il était aussi un homme d'esprit, à la fois bibliophile et amateur d'art, la collection de son hôtel parisien contenait nombre de tableaux de maître hollandais ; saisis à la Révolution, ils sont maintenant au musée du Louvre.

Il s'était toujours distingué par son dévouement à Louis XVI, et il répondit à quelqu'un qui lui témoignait beaucoup d'admiration pour sa conduite :

« Je ne fais que ce que je dois à ses ancêtres et aux miens. »

Ses vertus et sa mort ont inspiré à Delille de beaux vers dans le 5e chant du poème de la Pitié. On trouve également des anecdotes sur le duc de Brissac dans l'intéressant ouvrage intitulé Paris, Versailles et les provinces.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Louis Hercule de Cossé-Brissac avait épousé en 1760 Diane Hortense Mazarini Mancini (1742-1808), arrière-petite-nièce du cardinal Mazarin, dont :

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]