Mauléon (Deux-Sèvres)

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Mauléon
Mauléon (Deux-Sèvres)
Ancienne porte de ville.
Blason de Mauléon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Bressuire
Canton Mauléon
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bocage bressuirais
Maire
Mandat
Pierre-Yves Marolleau
2014-2020
Code postal 79700
Code commune 79079
Démographie
Population
municipale
8 479 hab. (2015 en augmentation de 3,76 % par rapport à 2010)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 55′ 25″ nord, 0° 44′ 54″ ouest
Altitude Min. 104 m
Max. 226 m
Superficie 120,64 km2
Localisation

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Mauléon est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine. Elle a obtenu le label Village étape en 2016.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mauléon est située sur la RN 249 (E 62), à vingt minutes par la route de Cholet et de Bressuire, à l'extrême nord-ouest du département des Deux-Sèvres. Elle est limitrophe de la région Pays de la Loire (Vendée et Maine-et-Loire).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Commune très étendue des Deux-Sèvres, Mauléon est limitrophe de treize autres communes, dont quatre en Maine-et-Loire et trois en Vendée.

Communes limitrophes de Mauléon
La Tessoualle
(Maine-et-Loire),
Cholet
(Maine-et-Loire),
Mortagne-sur-Sèvre
(Vendée),
Saint-Laurent-sur-Sèvre
(Vendée)
Saint-Pierre-des-Échaubrognes Yzernay
(Maine-et-Loire),
Les Cerqueux
(Maine-et-Loire)
Treize-Vents
(Vendée)
Mauléon Nueil-les-Aubiers
Saint-Amand-sur-Sèvre La Petite-Boissière Le Pin,
Combrand

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mauléon est une contraction de « mauvais lion », signifiant « méchant lion »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Mauléon est située sur un éperon rocheux entouré de la vallée de l'Ouin et qui s'oppose au Mont-Gaillard (Château-Gaillard) et au quartier de Saint-Jouin.
En 1080, le nom de Mauléon apparaît dans les premières chartes de l’abbaye de la Trinité.

Mauléon est un fief de la famille qui porte le même nom, Le plus connu est Savary Ier, sénéchal du Poitou, troubadour, poète, corsaire et preneur de ville. Notamment, il s'empara de Niort en 1205 pour Jean sans Terre. Au XIIIe siècle, Mauléon appartient aux vicomtes de Thouars, et plus tard au XVe siècle, à la famille d'Amboise, puis à leurs héritiers les La Trémoille.

Mauléon fut très disputée pendant les guerres de religion car c'était un lieu stratégique. En 1587, Henri de Navarre s'empare de Mauléon. Et la ville est prise six fois de suite, tantôt par les huguenots, tantôt par les catholiques. En 1642, le château (remparts, tours…) qui domine l'éperon est démantelé par Richelieu très soucieux de la réunification du pays encore trop attaché à ses traditions selon lui.

En 1716, le vicomte de La Trémoille vend la baronnie au marquis de la Flocellière, Gilles de Granges de Surgères. Vingt ans plus tard, ce dernier revend la baronnie au duc Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon, gouverneur du dauphin, fils de Louis XV. Usant de son influence à la cour, il donna à Mauléon son nom, c'est ainsi que Mauléon devint pour un temps Châtillon-sur-Sèvre (érigé en duché-pairie) alors que cette dernière, la Sèvre nantaise, ne passe qu'à 8 kilomètres environ.

En 1793, la ville de Châtillon-Sur-Sèvre, devient la capitale de la Vendée militaire, et ce durant la période des guerres de Vendée (1793-1796).

Le 15 février 1965, les communes de Saint-Jouin-sous-Châtillon et de Châtillon-sur-Sèvre se réunissent et deviennent une seule et même commune sous l'ancien vocable de Mauléon. Par arrêté préfectoral du 21 novembre 1972 prenant effet au , Saint-Amand-sur-Sèvre, La Chapelle-Largeau, Loublande, Moulins, Rorthais, Saint-Aubin-de-Baubigné et Le Temple fusionnent avec la commune de Mauléon. Saint-Amand-sur-Sèvre redevient indépendante le (arrêté préfectoral du 16 décembre 1991)[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Grandes entreprises[modifier | modifier le code]

La commune abrite le siège social de 7 grandes entreprises[3] réalisant plus de 10 milions d'euros de chiffre d'affaires.

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le niveau de vie médian de la commune se chiffre à 17 622 € annuels, un chiffre moins élevé (-12,27 %) que le revenu médian national (19 785 €).

Le taux de pauvreté (10,1 %) est plus bas que le taux de pauvreté français (13,9 %)

47,7 % des foyers fiscaux de la commune sont non imposables[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 1989 Louis Fruchard CD puis UDF-CDS Médecin des Hôpitaux de Paris
Conseiller général du canton de Mauléon (1964 → 1988)
Président du conseil régional de Poitou-Charentes (1986 → 1988)
mars 1989 mars 2001 Louis-Marie Marolleau DVD Principal de collège retraité
Conseiller général du canton de Mauléon (1994 → 2008)
mars 2001 mars 2014 Daniel Amiot UMP Retraité
Conseiller général du canton de Mauléon (2008 → 2009)
Président de la CC Delta-Sèvre-Argent [Quand ?]
mars 2014 en cours Pierre-Yves Marolleau DVD Professeur de collège

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune a été labellisée « trois fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[5].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1965, Châtillon-sur-Sèvre prend le nom de Mauléon à la suite de sa fusion avec Saint-Jouin-sous-Châtillon.

En 1973, sept communes s'associent avec Mauléon : La Chapelle-Largeau, Loublande, Moulins, Rorthais, Saint-Aubin-de-Baubigné, Le Temple, et Saint-Amand-sur-Sèvre. Cette dernière reprend son indépendance en 1992.

La démographie de La Chapelle-Largeau, Loublande, Moulins, Rorthais, Saint-Amand-sur-Sèvre et Saint-Aubin-de-Baubigné figure sur ces articles. Celle du Temple est indiquée ci-dessous.

Démographie de Saint-Jouin-sous-Châtillon[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Saint-Jouin-sous-Châtillon
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
957512689621586753753882
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
9739881 0301 0601 0291 0301 0411 070
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 0901 1461 0761 0881 0971 019996994
1936 1946 1954 1962 - - - -
9961 0139731 175----
À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini [6].)

Démographie de la commune du Temple[modifier | modifier le code]

Évolution démographique du Temple
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
195174169164145204207204
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
202238250282255317346325
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
309336348353379274287264
1936 1946 1954 1962 1968 - - -
272265289293274---
À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini [7].)

Démographie de Châtillon-sur-Sèvre, puis de Mauléon[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2015, la commune comptait 8 479 habitants[Note 1], en augmentation de 3,76 % par rapport à 2010 (Deux-Sèvres : +1,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
9005687739351 0601 1701 2561 4151 494
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 4601 5371 3561 3791 4731 3361 4471 5171 342
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 3171 3421 2691 3051 3251 3501 2951 3001 254
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
2 6608 1968 4458 7797 3277 8247 8858 3548 479
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

La hausse sensible de population entre 1968 et 1975 résulte de la fusion des communes de Saint-Amand-sur-Sèvre, La Chapelle-Largeau, Loublande, Moulins, Rorthais, Saint-Aubin-de-Baubigné et Le Temple avec la commune de Mauléon en 1973. La baisse de la population entre 1990 et 1999 s'explique quant à elle principalement par le rétablissement de la commune de Saint-Amand-sur-Sèvre, qui s'est détachée de celle de Mauléon en 1992. Depuis 1999, la population de Mauléon est en nette augmentation.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’abbaye de la Sainte-Trinité[modifier | modifier le code]

Fondée vers la fin du XIe siècle, l’abbaye de la Trinité de Mauléon de l’ordre de saint Augustin devient rapidement le principal centre religieux de la contrée. Les moines réguliers vont s'installer dans l’abbaye jusqu'en 1540. Ensuite les moines commendataires prennent la relève. Les guerres de religion précipitent son déclin et elle est pillée plusieurs fois à la fin du XVIe siècle.

En 1660 l’abbaye de la Trinité entre dans la congrégation de France des Génovéfains dont le siège se trouvait à l’abbaye de Sainte-Geneviève à Paris. Elle est partiellement restaurée par les frères cardinaux d'Escoubleau de Sourdis au XVIIe siècle. Finalement, c'est au milieu du XVIIIe siècle que l'on reconstruit entièrement l'abbaye de la Trinité sur un plan de « fer à cheval » dont la façade mesure plus de 65 mètres de long. Ruinée après la Révolution, l'abbaye de la Trinité n’est pas épargnée par les guerres de Vendée au XVIIIe siècle.

L'histoire de l'abbaye s’arrête en 1806 avec son dernier prieur. Vendue comme bien national en 1803, elle est rachetée en 1813 par la commune de Châtillon-sur-Sèvre pour y installer ses administrations : hôtel de ville, palais de justice, gendarmerie et asile pour enfants. Dans l'aile ouest du bâtiment, les sœurs de la Sagesse qui s'occupent de l'asile, font élever une chapelle de style néo-gothique. Aujourd'hui encore, l'ancienne abbaye abrite l'hôtel de ville. À la place de la gendarmerie se trouve la poste et à la place de l'asile pour enfant, le musée du BRHAM (Bureau de recherches historiques et archéologique du Mauléonnais).

L’abbaye de la Trinité est construite dans la pierre locale, le granit, est de style néo-classique. Le premier niveau est percé de grandes baies éclairant un grand couloir qui autrefois servait de corridor qui rappelle le cloître. Le second niveau possède aussi de belles fenêtres encadrées de pierres de taille en saillie. Un joli balcon en fer forgé décore l'entrée principale et l'on peut encore apercevoir le blason du duc de Châtillon surmonté de la couronne ducale et du collier de l’ordre du Saint-Esprit.

L’église de la Sainte-Trinité[modifier | modifier le code]

Fondée au XIIe siècle, l'église de la Trinité est également ruinée par les guerres de religion au XVIe siècle et incendiée pendant la guerre de Vendée.

En 1793, d’Elbée est élu généralissime des Insurgés dans l'église de la Trinité.

Elle est agrandie au XIXe siècle de trois travées et restaurée. L’église de la Sainte-Trinité possède une façade harmonieuse qui date de 1854 (restaurations). Son ancien portail roman a été réutilisé comme porte d'entrée du presbytère.

La nef est un vaste volume scandé de piliers rectangulaires. Son abside a des pans coupés revêtus de boiseries réalisés en 1835 sur le modèle des stalles de la cathédrale d'Angers.

L'église a connu un autre événement historique : à la suite de la loi de décembre 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, le 14 février 1906, une altercation entre les gendarmes de Cholet qui viennent faire l'inventaire et les Châtillonnais éclate. Des traces sur les portes de l'église en témoignent encore et montrent les « blessures » des catholiques.

Depuis le début de l'année 2006 l'église de la Trinité subit un grand chantier de restauration : voûtes, charpentes, murs.

Le presbytère[modifier | modifier le code]

Fondé au XVIIe siècle par les génovéfains sur la demande du cardinal d'Escoubleau de Sourdis, le presbytère de style classique est un beau monument. Les frères d'Escoubleau de Sourdis ont par la même occasion remis de l'ordre dans la vie des moines qui à cette époque semblaient bien apprécier les tavernes et les auberges.

La façade du presbytère est découpée en trois niveaux de hauteur inégale, séparés par des bandeaux de pierres de granit en saillies. Les larges fenêtres au rez-de-chaussée, entourées d'un imposant chaînage de granit contribuent, avec la porte d'entrée, à donner un aspect austère et cossu. La date "1840", est inscrite sur le fronton triangulaire au-dessus de la porte principale pour indiquer l'année où ce monument est redevenu l'actuel presbytère.

Henri d'Escoubleau de Sourdis était l'évêque de Maillezais et de Mauléon. Il devient archevêque de Bordeaux et avec son frère François, ils entreprennent de grandes réparations de l'église et de l’abbaye de la Trinité de Mauléon. De plus, étant le cousin germain de Gabrielle d'Estrées (la favorite du roi), il est très proche d'Henri IV.

La fontaine de la Bachelette[modifier | modifier le code]

Installée au printemps en 1994 et inaugurée le 21 juin 1994 pour la fête de la musique, la fontaine est une œuvre contemporaine de l'artiste Crespin Guest de Nogent-sur-Marne.

Trois colonnes rectangulaires sont surmontées de trois personnages masculins, nus, qui semblent danser. Seul le personnage central porte sur ces épaules un mouton. Cette scène rappelle la fête de la bachelette qui existait bien avant l'époque médiévale et qui avait lieu dès le dernier vendredi du mois d'avril et qui durait plusieurs jours. Les jeunes gens célibataires ou futurs mariés, étaient mis à l'honneur d'où le nom de bachelette qui vient de bachelier autrement dit « bas-chevalier » (jeune chevalier). Des jeux et des danses étaient organisés. L'une des attractions principales était réservée aux jeunes hommes qui faisaient tournoyer un mouton au-dessus de leurs têtes après l'avoir bien nourri et bien saoulé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au lion d'or, à la bordure d'azur chargée de huit besants d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6)..
  2. Code officiel géographique - Fiche de la commune de Mauléon sur le site de l'INSEE, consulté le 30 novembre 2010.
  3. « Créer des listes personnalisées d'entreprises avec Verif.com », sur www.verif.com (consulté le 19 octobre 2018)
  4. « Données fiscales et impôts pour Mauléon | Le Monde.fr », sur Le Monde.fr (consulté le 19 octobre 2018)
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2017.
  6. « Notice communale de Saint-Jouin-sous-Châtillon », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 30 novembre 2010).
  7. « Notice communale du Temple », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 30 novembre 2010).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.