Cyclomoteur
Un cyclomoteur est une catégorie réglementaire de véhicules à deux-roues motorisés de petite cylindrée. La plupart des pays ont une législation similaire et une appellation spécifique.
Le cyclomoteur selon les pays[modifier]
Que ce soit en ou hors europe, la réglementation peut etre très différente d'un pays à l'autre. Mais le cyclomoteur désigne dans tout les cas, les deux roues de très petites cylindrée ayant une vitesse de pointe modérée, avec des conditions pour l'autorisation de conduite (notamment en terme de permis) simplifiées par rapport aux autres types de véhicules comme voitures ou motos
En Europe[modifier]
La réglementation pour les deux roues de 50cm3 varie entre les pays Européens, et il est difficile de connaître les lois pour chacun d'eux. Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas en France qu'elles sont les plus restrictives. Dans certains pays, la vitesse limite d'un cyclomoteur est de 25, voir 20 km/h, alors que dans d'autre, elle est de 50 km/h, voir non limité. L'âge minimum est variable, de 14 à 18 ans selon les pays et le type de cyclo [1]. Par exemple, au danemark, la conduite d'un cyclomoteur ne dépassant pas 45 km/h n'est possible qu'à partir de 18 ans et avec permis (16 ans avec permis pour les cyclos n'excedant pas 30 km/h).Une tentative d'harmonisation est en cours mais loin d'etre achevée.
Allemagne[modifier]
En 1952, l'Allemagne définit une norme imposant 580 mm de diamètre maximal des roues, manivelles de 125 mm minimum, poids maximum de 33 kg.
Faisant exception à la règle, la Lohmann allemande des années 1950 était un cyclomoteur doté d'un moteur Diesel de 18 cm³[2],[3].
Les cyclomoteurs ne dépassant pas 20 km/h peuvent etre conduit des 15 ans, avec seulement une formation et examen théorique (équivalent à l'ASSR en France). Ceux pouvant atteindre 25 km/h nécessite en plus une formation pratique, sans examen. Enfin, dès l'age de 16 ans, après formation et examen pratique , il est possible de conduire un cyclomoteur dont la vitesse peut dépasser 25 km/h sans dépasser 50 km/h
Belgique[modifier]
Le nom utilisé pour ce genre de véhicule est le cyclomoteur et sa vitesse maximale ne doit pas excéder 25 km/h pour les cyclos de classe A (qui ne demandent pas de permis de conduire) ou 45 km/h pour ceux de classe B qui demandent un permis de conduire provisoire pendant au minimum un mois et un permis définitif suite à un examen pratique ou immédiatement après le passage du permis théorique de type A3 à condition de faire deux heures d'apprentissage dans une auto-école.
L'immatriculation n'est pas obligatoire pour les cyclomoteurs, néanmoins, une plaque jaune (8 x 8 cm) apposée à l'arrière du véhicule reste obligatoire pour les cyclos de classe A. Prendre un passager est autorisé dès l'âge de 18 ans sans devoir passer un permis supplémentaire.
France[modifier]
Depuis 1943, un cyclomoteur est un véhicule à deux ou trois roues muni d'un moteur d'une cylindrée strictement inférieure à 50 cm³ pour les moteurs à combustion interne et, depuis 1963, une vitesse maximale de 50 km/h puis à partir de 1968 de 45 km/h. Pour les autres types de moteurs (moteur electrique par exemple), la puissance maximale ne doit pas excéder les 4 kW[4]. La catégorie des cyclomoteurs, avec celle des Vélomoteurs (aujourd'hui Moto Légère) a remplacé celle des bicyclettes à moteur auxiliaire (BMA).
L'obligation de présence de pédales a disparu depuis juillet 1983. Toutefois, les cyclomoteurs équipés de pédales d'origines doivent en principe les conserver, surtout si ils ne peuvent etre démarrés qu'en poussant ou en pédalant (c'est-à-dire non équipés ni de démarreur électrique ni de kick, le démarrage dit "à la poussette" n'est en principe, pas autorisé sur la voie publique), ou lorsque les pédales deviennent nécessaires pour assister, dans certains cas, notamment en cotes, le moteur sur les cyclomoteurs peu puissant (par exemple sur les Solex). Mais en pratique le remplacement des pédales par les reposes pieds reste toleré.
Après avoir été interdite en 1981, la transmission par boîte de vitesses a été autorisée de nouveau en 1996. Dans le jargon, on appelle ces machines des « mécaboîtes ». Note : Les mécaboites mis en circulation avant 1981 rentre de nouveau dans la catégorie "cyclomoteur" (contre motocyclette légère auparavant) si leur vitesse ne dépasse pas 45 km/h, ou restent dans la catégorie "motocyclette légère" si ils peuvent rouler à des vitesses supérieures.
L'immatriculation est obligatoire pour tous les véhicules, neufs et anciens, depuis le 1er janvier 2011.
Le transport d'un passager agé de moins de 14 ans est autorisé si un siège, des repose-pieds et une poignée de maintien sont installés. Le transport d'un passager de plus de 14 ans n'est possible que si la carte grise mentionne 2 places assises. Le transport des enfants de moins de cinq ans est autorisé si un siège spécial avec dispositif de retenue est installé, ainsi que s'il ne risque pas de se prendre les mains ou les pieds dans des parties mobiles.
Les cyclomoteurs n'ont pas le droit de circuler sur les autoroutes, les routes pour automobiles, la plupart des voies rapides, ni sur les pistes cyclables a moins qu'un panneau routier ne l'autorise.
Pour conduire un cyclomoteur :
- si l'on est né après le 1er janvier 1988, il faut soit avoir suivi la formation de BSR avant le 19 janvier 2013, soit avoir passé le permis de conduire AM depuis cette date, ou bien être titulaire d'un permis de conduire A ou B.
- Aucun permis ni formation n'est exigé si l'on est né avant cette date.
Nouvelle clientèle pour les cyclomoteurs : les adultes "sans permis" :
- Auparavant réservé aux ados, le cyclomoteur voit aujourd'hui apparaître une nouvelle clientèle "adulte". En effet, face à la montée en flèche des suspensions et annulations de permis de conduire en France, de plus en plus d'adultes "privés de leur permis" se tournent vers le cyclomoteur pour garder une certaine autonomie. De même, des adultes n'ayant jamais obtenu le permis et ne souhaitant pas le passer, par manque de moyens et/ou de temps, se tournent vers ces machines. Ainsi, les constructeurs développent des cyclomoteurs exprès pour eux : gabarit généreux, confortables, avec des équipements qui n'ont rien à envier aux scooters et motos 125 cm3, mais aussi plus chers qu'un cyclo "pour ado".
- La conduite d'un cyclomoteur reste en effet autorisée pour les personnes faisant l'objet d'une suspension ou annulation du permis de conduire. Une exception toutefois : si suite à une suspension ou annulation judiciaire du permis de conduire, le juge a étendu l'interdiction de conduire à l'ensemble des véhicules terrestres à moteur, y compris ceux ne nécessitant pas de permis. Cependant, ce type de sanction n'est prononcée que dans des cas très graves comme par exemple : homicide involontaire, récidive de conduite sous l'emprise d'état alcoolique ou de stupéfiant, de conduite sans permis, de grands excès de vitesse, etc.
- À noter qu'un adulte né après le 1er janvier 1988 et privé de son permis de conduire doit, si il n'est pas titulaire du BSR, passer le nouveau permis AM
Les deux inconvénients majeur du cyclomoteur "pour adulte" :
- Leur vitesse de pointe faible : 45 km/h, suffisant pour circuler en ville, mais handicapant, voire dangereux en dehors des agglomérations où les autres usagers (camions compris) peuvent rouler deux fois plus vite. C'est aussi pour cette raison qu'ils sont interdits sur autoroutes et routes pour automobiles.
- Le coût élevé de l'assurance. La cotisation annuelle pour assurer un cyclomoteur est souvent supérieur à celle d'une motocyclette légère. Ces tarifs élevés sont dus essentiellement à la clientèle historique de ces machines : les ados de 14 à 18 ans, victimes de nombreux accidents mortels. Pour un adulte qui vient de se faire retirer son permis de conduire, il est difficile pour lui d'assurer un cyclomoteur, bien que des assurances spécialisées existent. Dans tous les cas, la tournée des assurances pour comparer, voire le passage par un courtier s'avère nécessaire pour obtenir le tarif le plus juste.
Suisse[modifier]
On l'appelle familièrement « boguet » en Suisse romande et « moped » en Suisse alémanique. L'age minimum est de 14 ans et une formation théorique avec examen est nécessaire pour conduire un cyclomoteur ne dépassant pas 45 km/h (Classe M = Mofa), Il est interdit de transporter un passager et les pédales doivent être conservées.
À partir de 16 ans, avec permis, il est possible de conduire des cyclomoteurs non limités en vitesse de pointe (dans ce cas, seule la limitation de vitesse imposée par le code de la route s'applique)
Récapitulatif par pays en europe[modifier]
Le tableau ci dessous présente la reglementation selon le pays européen. Notamment en terme d'age, permis et vitesse :
| Pays | Age | Formation obligatoire | Vitesse maximum (km/h) |
|---|---|---|---|
| Allemagne | 15 | Examen théorique | 20 |
| 15 | Examen théorique + formation pratique | 25 | |
| 16 | Examen théorique et pratique | 50 | |
| Autriche | 15 | Examen théorique + formation pratique | 45 |
| Belgique | 16 | Aucun | 25 |
| 16 | Examen théorique et pratique | 45 | |
| Danemark | 16 | Examen théorique et pratique | 30 |
| 18 | Examen théorique et pratique | 45 | |
| Espagne | 14 | Examen théorique | 45 |
| Finlande | 15 | Aucun | 45 |
| France | 14 | Examen théorique + formation pratique | 45 |
| né avant le 1er janvier 1988 | Aucun | 45 | |
| Grande Bretagne | 16 | Examen théorique et pratique | 48 |
| Grèce | 16 | Examen théorique et pratique | 45 |
| Irlande | 16 | Examen théorique et pratique | 45 |
| Islande | 15 | Examen théorique et pratique | 50 |
| Italie | 14 | Aucun | 45 |
| Luxembourg | 16 | Examen théorique | 45 |
| Norvege | 16 | Examen théorique et pratique | 50 |
| Pays bas | 16 | Examen théorique | 45 |
| Portugal | 15 | Examen théorique et pratique | 45 |
| Suède | 15 | Aucun | 25 |
| 15 | Examen théorique | 45 | |
| Suisse | 14 | Examen théorique | 45 |
| 16 | Examen théorique et pratique | non limitée |
Hors Europe[modifier]
Canada[modifier]
Un cyclomoteur est un véhicule qui a deux volets :
- est équipée de deux roues disposées l'une derrière l'autre ou de trois roues, chacune desquelles ayant un diamètre supérieur à 250 millimètres ;
- est équipé d'un siège ou d'une selle dont la partie la plus avancée se trouve, à vide, à 650 millimètres au moins du sol ;
- peut être propulsé à tout moment au moyen d'un pédalier uniquement s'il en est équipé, d'un moteur uniquement ou des deux à la fois. Le moteur du véhicule a une cylindrée qui n'est pas supérieure à 50 centimètres cubes ou 3,1 ci à essence, ou fonctionne à l'électricité et ne permet pas à la bicyclette d'atteindre une vitesse supérieure à 50 km/h.
Une bicyclette de type scooter n’a pas besoin de satisfaire à des normes de sécurité fédérales et peut atteindre une vitesse maximale de 50 km/h. Les motocyclettes à vitesse limitée (MVL) doivent obligatoirement satisfaire à plusieurs normes de sécurité fédérales et peuvent atteindre une vitesse maximale de 70 km/h là où la vitesse maximale des cyclomoteurs est de 50 km/h. Contrairement aux utilisateurs de motocyclettes à vitesse limitée (MVL) et de cyclomoteurs, les utilisateurs de bicyclettes à essence ou électriques de type scooter n’ont besoin d’aucun permis, d’aucune assurance ni d’aucune immatriculation.
Dans huit provinces, on distingue deux types de cyclomoteurs :
- courte distance, style bicyclette ;
- longue distance style motocyclette.
Le cyclomoteur (ou « moped ») a une vitesse maximale de 50 km/h, doit être équipé de pédales et ne possède pas d'embrayage à pied/main ni de boîte de vitesses.
À l’heure actuelle[Quand ?], au Canada, sept provinces et un territoire (Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Québec, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador et le Territoire du Yukon) autorisent la conduite des bicyclettes assistées sur les voies publiques ou les traitent comme des bicyclettes ordinaires et (non comme des véhicules motorisés). De ces huit provinces, quatre imposent un âge minimal : douze ans en Alberta, quatorze ans au Manitoba et seize ans en Colombie-Britannique et au Québec.
Au Canada, un cyclomoteur est un vélomoteur équipé de pédales qui peuvent fonctionner en tout temps ayant une vitesse maximale de 50 km/h (31 mph).
Une bicyclette assistée est un vélo :
- (A) qui est équipé de pédales qui peuvent fonctionner en tout temps pour propulser la bicyclette,
- (B) qui ne pèse pas plus de 55 kg (121 lb),
- (C) qui n'a pas la main ou à pédale d'embrayage ou de boîte de vitesses actionnée par le moteur et transmettant la puissance à la roue motrice,
- (D) qui a un moteur joint entraînée par l'électricité ou d'une cylindrée ne dépassant pas 50 centimètres cubes (3,1 ci), et
- (E) qui n'a pas une puissance suffisante pour permettre à la bicyclette d'atteindre une vitesse supérieure à 50 kilomètres par heure (31 mph) sur un terrain plat dans un rayon de 2 kilomètres (1,2 mi) à partir d'un départ arrêté; ("school")[10]
Il est recommandé pour les moins de 18 ans de posséder un permis de conduire comme pour les vélos assistés électriques.
Il est important si vous faites des recherches de faire attention d'indiquer qu'il s'agit de vélos à pédales. La ligne est mince entre certains autres produits sur le marché.
Etats Unis[modifier]
Aux Etats Unis, Le cyclomoteur est un deux roues de moins de 50 cm3, ne dépassant pas 25 mph.
Il est beaucoup moins répandu qu'en Europe dans la mesure ou l'age minimum pour le conduire est de 16 ans et nécessite un permis. Or l'age minimum pour conduire une voiture (age variable d'un état à l'autre) et également de 16 ans et le permis de conduire auto est plus facile à obtenir qu'en France et est surtout beaucoup moins cher. Les ados passent alors souvent, directement du vélo à la voiture.
Caractéristiques du moteur[modifier]
Celui-ci est de 49,9 cm³ au maximum.
Il est de type deux-temps ; soit à carburateur, soit à injection, et de plus en plus, à cause des normes antipollution, de type quatre-temps.
Transmission[modifier]
La transmission du moteur à la roue comporte :
- un embrayage, centrifuge ou manuel
- suivi d'un variateur ou d'une boîte de vitesse
- puis d'une transmission entrainant l'axe de la roue arrière :
La démultiplication est habituellement gérée par un variateur automatique ou une boîte de vitesses commandée au pied ou au guidon.
Certains des tout premiers cyclomoteurs n'avaient cependant aucun de ces équipements, tel les premiers Vélosolex et les premières Mobylette (type AV3) sur lesquels il fallait faire caler le moteur lors de l'arrêt et utiliser les pédales lors du démarrage pour relancer le moteur, à la manière des motos du début du XXe siècle.
Équipements obligatoires du cyclomoteur en France[modifier]
- Une vignette d'assurance collée à un endroit visible.
- Immatriculation sur tous les cyclomoteurs neufs depuis le 1er janvier 2004 et plus anciens à partir du 1er janvier 2011.
- Un rétroviseur côté gauche.
- Une plaque constructeur comportant le nom du constructeur, la marque de réception, le numéro d'identification, le niveau sonore à l'arrêt et le régime moteur correspondant.
- Un avertisseur sonore.
- Un ou deux projecteurs à l'avant.
- Un ou deux feux de position à l'arrière.
- Un ou deux dispositifs réfléchissants, catadioptres, latéraux.
- Un dispositif réfléchissant, catadioptre, à l'arrière.
- Dispositif réfléchissant, catadioptre, sur les pédales.
- Un ou deux feux de freinage rouges à l'arrière.
- Un dispositif de freinage avant et arrière
- Un indicateur de vitesse
- Un compteur kilométrique
- Les pédales restent obligatoires sur les cyclomoteurs qui en disposent d'origine
Ces équipements ne sont obligatoires que pour les cyclomoteurs qui en disposent d'origine. Les lois successives obligeant à fournir ces équipements n'étant pas rétroactives, ces obligations ne sont effectives que s'il est précisé sur la feuille des mines que cet équipement est d'origine.
Équipements facultatifs du cyclomoteur[modifier]
- Un ou deux feux de route.
- Des clignotants avant et arrière
- Un dispositif d'éclairage de la plaque d'immatriculation.
- Un rétroviseur côté droit.
- Des sacoches ou un coffre.
- Un antivol.
- Un odomètre ("totaliseur partiel").
- Un voyant d'huile...
À noter que les équipements facultatifs du type, clignotants, feux de routes, rétroviseur droit ou encore antivol deviennent obligatoires si le procès verbal de réception du cyclomoteur délivré par l'administration (exemple de certificat de conformité) les mentionnent. Il convient donc de se reporter à ce document remis à l'achat du cyclomoteur pour connaître ce qui est obligatoire ou ne l'est pas. Par exemple, si le certificat de conformité mentionne "feux de directions avant et arrière" (clignotants), ceux ci doivent etre conservés et rester en parfait état de fonctionnement
Équipements obligatoires du conducteur[modifier]
Belgique[modifier]
- Un casque homologué.
- Pour les cyclomoteurs de classe B (vitesse maximale de 45 km/h), un permis de conduire de catégorie A3.
Il est indiqué à l’article 36 de l’arrêté royal portant règlement général sur la police de la circulation routière et de l’usage de la voie publique que les conducteurs de motocyclettes et de cyclomoteurs doivent porter un casque de protection. Le port de vêtements de protection est uniquement obligatoire pour les conducteurs de motocyclettes, il ne l’est donc pas pour les conducteurs de cyclomoteurs[5].
France[modifier]
- Un casque homologué
- Le BSR (brevet de sécurité routière). Cette mesure s'applique uniquement aux personnes âgées de 14 ans à compter du 1er janvier 2004 (c'est-à-dire nées après le 1er janvier 1988). Pour pouvoir passer le BSR il est obligatoire de posséder l'ASSR 1, qui est obtenu au collège en classe de cinquième.
Suisse[modifier]
- un casque
- permis de conduire de catégorie M.l
Bridage, modifications en Europe[modifier]
Le débridage ou kitage du moteur est interdit[6] mais fréquent, il permet à la plupart des cyclomoteurs de dépasser la vitesse limite de 45 km/h. En effet, en l'absence de bridage, le moteur d'origine d'un cyclomoteur permet de rouler bien au delà des 45 km/h autorisés en France :
- 60 - 65 km/h pour les cyclomoteurs de type mobylette ;
- 60 - 65 km/h pour les cyclomoteurs de type scooter avec moteur 4T;
- 70 - 75 km/h pour les cyclomoteurs de type scooter avec moteur 2T;
- 80 - 90 km/h pour les cyclomoteurs de type mécaboite;
Pour éviter de dépasser 45 km/h réglementaires en France, les constructeurs on recours au bridage du moteur pour l’empêcher de délivrer sa puissance d'origine. Le bridage peut être effectué :
- Au niveau de l'échappement, ce type de bridage est surtout utilisé sur les machines 2T, très sensible au type d'échappement.
- Au niveau de l'admission (carburateur, injecteur)
- Au niveau de la transmission (en empêchant par exemple, le variateur de monter complétement).
- Au niveau de l'allumage, dans le cas d'un bridage électronique. Ce type de bridage est surtout utilisé sur les machines 4t, plus rarement sur des modèles 2t.
Les constructeurs combinent généralement plusieurs type de bridage. Par exemple, un scooter 2 temps sera bridé généralement au niveau de l'échappement, du variateur et de l'admission. Une machine 4t combinera souvent, bridage électronique, variateur, et admission.
Le débridage consiste donc à supprimer ces artifices afin de permettre au moteur de retrouver sa puissance d'origine. Mais il existe une pratique encore plus dangereuse : le "kitage" qui consiste, en plus de débrider la machine, à remplacer certains éléments du moteur par des pièces réservés à la compétition ou des modèles de plus grosses cylindrées. Un cyclomoteur kité peut ainsi dépasser les 90 voire 100 km/h, avec une partie cycle totalement inadapté (freins, pneus, suspensions, qui se détériorent rapidement, avec une efficacité considérablement réduite). L'engin devient alors extrêmement dangereux, tant pour le conducteur que pour les autres usagers.
Du point de vue de la loi, circuler avec un cyclomoteur débridé ou kité sur route (même si on est titulaire du permis de conduire) est constitutif d'une contravention de quatrième classe passible d'une peine d'amende de 135 € (jusqu’à 750 € en cas de passage au tribunal), d'une immobilisation de l'engin avec obligation de remise en conformité. Une confiscation définitive peut également être prononcé par un tribunal. Pour déceler un engin débridés, les "forces de l’ordre" peuvent utiliser à leur guise, le compteur de vitesse de leur voiture ou moto, un radar, un banc de puissance, etc.
Les modifications esthétiques sont quant à elles autorisées tant qu'elles n'entravent pas la sécurité du conducteur et d'autrui, qu'elles ne suppriment pas les équipements obligatoires ni ne leur provoquent de dysfonctionnement. Les mesures doivent elles rester identiques à celles d'origine (poids, taille des pneumatiques). Par exemple : peinture, kit déco, remplacement des clignotants, rétroviseur, pot d'échappement, guidon, poignées, plaque phare, feu arrière (en France, toutes ces nouvelles pièces doivent être homologuées).
L'engin doit être conforme à un type réceptionné. Les assureurs et leurs experts se fondent sur les rapports d'experts et des constructeurs et vérifient en cas d'accident grave l'absence de toute modification ayant entraîné une augmentation de la puissance non signalée au contrat.
Différentes familles de cyclomoteurs en Europe[modifier]
On distingue 4 grandes familles de cyclomoteurs en France :
- Cyclomoteurs traditionnel de type "mobylette", avec ou sans variateur, très à la mode entre les années 70 à 90. Aujourd'hui, la traditionnelle "mob" s'efface progressivement depuis les années 2000, malgré ses tarifs modestes ( entre 800 et 1000 € neuf). En 2013, seul Peugeot maintient son 103 vogue à variateur à son catalogue, pour un tarif abordable (849€). D'autres marques, moins connus comme "Tomos", commercialise des mobs aux lignes d’antan (ressemblant aux 51, Dax ou encore Chappy). Les machines d'occasion commence aujourd'hui à être recherché par les collectionneurs;
- Cyclomoteurs à variateur de type "scooter", le plus répandu aujourd'hui ; abordable, il doit son succès sans doute au célèbre Booster-BW's qui a lancé la mode du scooter chez les jeunes au début des années 90, auparavant, le scooter était boudé car réputé peu stable, cher... ; Aujourd'hui, on trouve tout type de scooters à tous les prix. De moins de 1000 € pour une machine simple et pratique à 2500 € pour une machine de type "GT" ressemblant à s'y méprendre à un scooter 125.
- Cyclomoteurs à boîte de vitesses de type "petite moto", appelés généralement mécaboîte. Malgré son tarif élevé (souvent plus de 2500 €) il connait un succès grandissant depuis la réintroduction de cyclomoteurs à boite de vitesse manuelle en France en 1996, tant sa conduite se rapproche de celle d'une vrai moto, et son aspect sécurisant.
- Et depuis peu des cyclomoteurs de type Vélo à assistance électrique rapide. Il s'agit de VAE qui peuvent assister au pédalage jusqu’à 45 km/h, et/ou qui on des moteurs de plus de 250w, ou meme qui peuvent avancer sans avoir à pédaler, contrairement au VAE traditionnel. Très écologique, léger et maniable, c'est sans doute la "mobylette" du futur. Mais ce type d'engin est encore marginal, notamment en raison de son cout d’acquisition encore élevé (souvent plus de 3000 €). La concurrence est donc très rudes faces au scooters bien implantés et bien moins cher
Notes et références[modifier]
- L'accès aux 50cm3 en Europe
- Lohmann- Astucieux petit moteur
- (en) The Lohman Diesel moped engine - 50ccs.blogspot.fr, 11 janvier 2009
- Article R 311-1 du Code de la Route, sur le site legifrance.gouv.fr
- 1er décembre 1975 : Arrêté royal portant règlement général sur la police de la circulation routière et de l'usage de la voie publique - code-de-la-route.be
- Les dangers du débridage et du kitage, sur le site preventionroutiere.asso.fr