Gesvres (Mayenne)

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Gesvres
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Villaines-la-Juhel
Intercommunalité Communauté de communes du Mont des Avaloirs
Maire
Mandat
Denis Duvallet
2014-2020
Code postal 53370
Code commune 53106
Démographie
Gentilé Gesvrois
Population
municipale
537 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 08″ N 0° 08′ 47″ O / 48.368889, -0.146389 ()48° 22′ 08″ Nord 0° 08′ 47″ Ouest / 48.368889, -0.146389 ()  
Altitude Min. 145 m – Max. 301 m
Superficie 21,78 km2
Localisation

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Liens
Site web www.gesvres.mairie53.fr

Gesvres est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 537 habitants[Note 1] (les Gesvrois).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans une dépression à l'est de la forêt de Pail, Gesvres recèle de pittoresques paysages.

Communes limitrophes de Gesvres[1]
Pré-en-Pail,
Crennes-sur-Fraubée
Saint-Pierre-des-Nids Saint-Pierre-des-Nids
Averton Gesvres[1] Saint-Léonard-des-Bois
Averton Averton, Saint-Paul-le-Gaultier
Saint-Paul-le-Gaultier

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gavre[2] (v. 834); Vicaria Gaviacencis[3] (Xe siècle); ecclesia de Gabra[4] (v. 1120); Presbytere de Gervre[5] (v. 1140); Gesvre[6] (1312); sanctus Petrus de Gevra[7] (1545); Gevres[8],[9] . L'étymologie de Gesvres est Gevra ou Capra.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Aldric fonda un domaine à Gesvres vers 834. En 900, Charles le Simple autorise un de ses parent à donner aux moines de Saint-Evroult plusieurs domaines situés dans la vigueries de Gesvres[10]. L'abbaye de Saint-Évroult possédait une villa Nunniacum au Xe siècle[9].

En 1312, la seigneurie de Gesvres appartenait au sire de Doucelle puis à la famille d'Usage. Durant la Guerre de Cent Ans, les Anglais qui occupaient la forteresse de Bouéssé-la-Lande, faisaient des courses dans le pays en 1361. Ils prirent les bœufs de deux paroissiens de Gesvres qui voituraient du vin d'Alençon au château de Vir...; ce fut une occasion de de haine suivie de rixes et de mort d'homme entre les deux voituriers, le jour de Saint-Nicolas d'hiver 0(1361) (6 décembre), à la sortie d'une auberge[11],[10].En 1394 et 1432, la seigneurie de Gesvres appartenait à Guy de La Rochefoucault, tige de Vertueil, l'eut par son mariage avec Marie d'Usage; en 1446, à Guillaume de la Rochefoucault.

Au XVIe siècle, la seigneurie de Gesvres appartenait à Jacques de La Rochefoucault, en 1507. Puis à Jean Cueillette, contôleur des finances du Languedoc mari de Jeanne Roland, d'une famille de financiers, seigneur de Gesvres par acquisition. Ensuit, en 1523, la seigneurie appartint à Pierre Potier par son mariage avec Françoise, fille unique de Jean Cueillette[12]; puis, à Louis Potier, fils de Jacques Potier, qui servit sous le roi Henri IV avec dévouement, fit ériger Gesvres en baronnie, en 1596 et Tresmes en comté, janvier 1608. Il mourut le 25 mars 1630.

Au XVIIe siècle, Louis Potier, petit fils du précédent, né en 1613 de René Potier devenu en 1643 duc de Tresmes, et de Marie de Luxembourg, avait lui-même obtenu l'érection en marquisat de la terre de Gesvres. Il se fit tuer au siège de Thionville le 4 août 1645, eu comme successeur en son marquisat François, son frère, qui fut tué un an plus tard au siège de Lérida, 27 mai 1646, sans alliance lui aussi. Le Marquisat de Gesvres ne fut jamais 'vérifié'[9]. Léon Potier, duc de Tresmes, frère des deux précédents, gouverneur du Maine, époux de Marie-Angélique du Val, fit donner, en 1670, à son duché de Tresmes le titre de duché pairie de Gesvres, titre qu'on ne doit pas appliquer à Gesvres du bas-Maine[9].

Naissance de triplés le 14 mai 1659[13]

La seigneurie de Gesvres a été érigée en Marquisat, en faveur de Louis Potier, maréchal de s Camps & Armées du Roi, fils aîné de René Potier, duc de Fresnau, Gouverneur du Maine[14].

13 brumaire an VI (4 novembre 1795), trois brigands armés, avec cocarde blanche, veulent forcer une maison. Ils sont repoussés et l'un deux est tué.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gesvres

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Burelé d'argent et d'azur à deux clés de gueules adossées en chevron et accompagnées de trois mains d'argent.[15]

Couronne murale (à trois tours) 
Supports 
Deux lions burelés d'or et de sinople couronnés d'argent.
Composition de Jean-Claude Molinier, adoptée en séance du conseil municipal le 19 juillet 1999[15] 
  1. Les clés symbolisent saint Pierre, saint patron de la commune ;
  2. « La disposition en chevron indique que la commune est entourée de monts plus ou moins élevés, dont les dernières crêtes de la corniche de Pail[15]. »
  3. Le fond burelé d'argent et d'azur avec la couleurs des clés de gueules rappellent le blason de la maison de La Rochefoucauld, dont les membres furent seigneurs de Gesvres (1394-1508)
  4. L'azur et les trois mains d'argent sont les éléments principaux du blason de la famille Potier qui possédait dans son marquisat de Gesvres les villages de Gesvres, Pré en Pail, La Pooté et Couptrain.
  5. Les ornements extérieurs (les deux lions burelés) reprennent le blason de la famille Doucelle, premiers seigneurs de Gesvres (1312-1350). La couronne de tours est le « symbole échu aux communes[15]. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 (?) mars 2008 Christian Ramond - Responsable de production
mars 2008 septembre 2008 Claude Bourillon SE Gérant en métallurgie retraité
septembre 2008 en cours Denis Duvallet[16] SE Électromécanicien


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[16].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 537 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Gesvres a compté jusqu'à 1 574 habitants en 1872.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 171 1 201 1 338 1 474 1 419 1 464 1 502 1 472 1 542
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 494 1 516 1 500 1 574 1 525 1 461 1 425 1 421 1 325
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 188 1 217 1 076 974 893 872 850 806 737
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
651 625 573 486 489 543 532 537 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre du XIIe siècle.
  • Chapelle Sainte-Catherine.
  • Chapelle de Rouvadin.
  • Chapelle Saint-Sulpice :Saint-Sulpice-des-Chèvres est l'ancien nom d'une ferme située sur la commune. À Saint-Sulpice, un prieuré bénédictin est mentionné par Hubert Jaillot. Il semble être delaissé au XVIe siècle. La chapelle sur le versant de la vallée était delabrée en 1753 : Jean Louis Desaunais, prêtre séculier, en fut pourvu à condition de la restaurer. Il ne le fit point : son successeur la trouva totalement en ruine. On l'a reconstruite pourtant, mais la bâtisse fut vendue nationalement le 28 avril 1791 pour 12 000 livres avec la ferme[19].
  • Chapelle du Bourg.
  • Lavoir communal.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Potier (mort en 1630), baron de Gesvres, homme d'État.
  • Pierre Culioli (1912-1994), résistant, est enterré au cimetière de Gesvres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Gesta Aldrici.
  3. Dom Piolin, Histoire de l'Église du Mans, t. II, p. 494.
  4. Cartulaire de Saint-Vincent, ch. 516.
  5. Cartulaire de Tiron, ch. 254.
  6. B.N., fr. 8.736.
  7. Insin. eccl.
  8. Jaillot Almanach de 1774 et Cassini.
  9. a, b, c et d Abbé Angot Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne. (1962), t. 2, p. 291-294.
  10. a et b Abbé Angot Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne. (1962), t. 4, p. 400.
  11. Province du Maine, (1898), t. 6-7, p. 272.
  12. Abbé Angot Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne.
  13. ADM. Registres de catholicité Gesvres, vue 134/137.
  14. André René Le Paige, Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine, Vol. 1, (1777) , p. 382.
  15. a, b, c et d « Site officiel de la mairie de », Gesvres (Mayenne), sur www.gesvres.mairie53.fr (consulté le 31 janvier 2012)
  16. a et b Réélection 2014 : « Gesvres (53370) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 juin 2014)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. ANGOT (abbé). Dict Hist, toponym et biographique. (1962), t. 3, p. 676-677.