Solex

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Page d'aide sur les redirections Pour le vélomoteur Solex, voir VéloSoleX.

Solex est l'entreprise de mécanique créée vers 1905 par Maurice Goudard (1881-1948) et Marcel Mennesson (1884-1976), tous les deux centraliens[1], et connue pour ses carburateurs et son cyclomoteur, le Vélosolex.

Historique[modifier | modifier le code]

Solex S3800. Le capot antiparasite sur le dessus du moteur devrait en principe être de la couleur du cycle lui-même.

En 1905, création par Maurice Goudard et Marcel Mennesson d'une société à leur nom, vite rebaptisée Solex, qui fabrique des radiateurs centrifuges, puis des carburateurs et starters pour automobiles[2].

En 1906, premiers grands succès pour Solex, qui gagne l'appel d'offres lancé par la Compagnie générale des omnibus, ce qui représente quatre cents autobus à équiper de carburateurs centrifuges, et donnera la notoriété nécessaire au groupe.

En 1916, Marcel Mennesson fait une demande de brevet pour une bicyclette peu gourmande en énergie avec un moteur auxiliaire à explosion à loger au centre de la roue arrière ; ce brevet lui sera accordé le 31 décembre 1917.

En 1918, un second brevet est déposé ; il sera délivré en mai 1919 pour un deux-roues complet consistant en : un cadre composé d'un tube unique de large section allant de la selle à la colonne de direction en passant par le repose-pied, ainsi qu'une suspension avant par fourche pendulaire. Ces brevets ne seront jamais suivis d'une mise en production.

En 1940, Marcel Mennesson fait réaliser un prototype de l'engin avec moteur à explosion situé sur l'avant. Les caractéristiques sont celles du futur Solex : cylindrée de 38 cm³[réf. nécessaire], une transmission par galet, le cylindre décalé par rapport à l'axe de la roue et le carburateur à niveau constant alimenté par une pompe à membrane avec retour du surplus de carburant vers le réservoir. En décembre 1940, ce moteur est installé sur un vélo d'homme Alcyon à grandes roues de 700, couleur noir à filets blanc et rouge, c'est donc le premier modèle de VéloSolex.

En 1946, les premiers VéloSolex seront vendus en avril, ils sont produits dans une usine à Courbevoie à la cadence de 15 machines par jour, et ils coûtent 13 600 FRF.

En 1973, la partie carburateurs est reprise par Matra, elle sera ensuite reprise par Magneti-Marelli.

En 1974, Renault puis Motobécane reprennent la marque Solex (avec 51 % des parts).

En 1983, Motobécane est racheté par Yamaha, et devient MBK.

En 1988, la production de Solex en France, à Saint-Quentin, s'arrête définitivement.

En 1998, le groupe Magneti-Marelli (Fiat) reprend la marque Solex. Il accorde au hongrois Impex une licence d'exploitation, mais cette aventure se terminera par une faillite.

En 2004, le groupe Cible et son fondateur Jean-Pierre Bansard rachètent la marque en vue de commercialiser ce qu'il appellera l'e-Solex, ou Solex électrique, dessiné par Pininfarina et produit en Chine.

En 2004, le commerce des Vélosolex continue de façon active sur le site web de ventes aux enchères eBay. C'est toujours le cas en 2012.

En 2006, commence la commercialisation par le groupe Cible de l'e-Solex (moteur "Brushless" de 400 watts, 35 km/h, autonomie 1 h 30).

En 2009, le groupe Cible lance l'e-Solex 2.0, une version à batterie lithium-polymère[3].

En 2010, lancement du VéloSolex, vélo à assistance électrique pliant[4].

En 2011, lancement du Solexity, vélo à assistance électrique avec des grandes roues de 26 pouces[5].

En 2013, la société Easybike[6], spécialisée dans les vélos à assistance électrique et déjà associée au groupe Cible pour la distribution, rachète la marque Solex et tous les modèles actuels. Easybike annonce qu'une partie de la production des vélos à assistance électrique sera relocalisée en France à partir de 2014 dans un nouvel atelier situé à Saint-Lô[7].

Modèles et évolutions[modifier | modifier le code]

  • Printemps 1946 : 45 cm3 à roues de 650 puis de 600 quelques années plus tard, cadre "col de cygne", bougie en haut de culasse
  • Septembre 1953 : 330 (la cylindrée passe à 49 cm3 et ne changera plus. La bougie migre en avant de culasse et est inclinée à 45°)
  • Septembre 1955 : 660 (nouveau cadre à poutre principale descendant au pédalier pour former repose-pieds, moteur du 330)
  • Avril 1957 : 1010 (nouveau moteur : adoption du balayage en U, piston bombé sans déflecteur)
  • Septembre 1958 : 1400 (Nouveau cadre à roues de 550, moteur du 1010)
  • Octobre 1959 : 1700 (Moteur du 1400 élargi pour accueillir un embrayage automatique compound, embrayage qui sera repris sur tous les modèles suivants)
  • Juin 1961 : 2200 (la bougie retourne en haut de culasse, et se cachera désormais sous le filtre à air pour satisfaire à la loi rendant l'antiparasitage obligatoire)
  • Octobre 1964 : 3300 (nouveau cadre entièrement embouti et moteur de 2200)
  • Mai 1966 : 3800 (nouveau moteur dont la puissance atteint maintenant 0,8 ch)
  • Janvier 1967 : Micron (bleu ou rouge) : son absence de pédales le classe d'emblée dans les vélomoteurs (immatriculation et casque obligatoires, éclairage code/phare...) malgré une mécanique de 3800
  • 1968 : 3800 luxe couleur bleu ou rouge, puis Blanc avec garde-boue inox
  • Octobre 1969 : « Flash » qui devient 6000 en 1972 (transmission acatène, frein AR à disque et moteur caréné par le cadre)
  • Octobre 1971 : 5000 (déclinaison du 3800, 4 coloris et roues de 16 pouces)
  • Octobre 1973 : Plisolex (5000 pliant)
  • Février 1973 : « Ténor »

Succès d'une marque déposée[modifier | modifier le code]

Solex, Vélosolex et Solexine (carburant développé par BP à la demande de la société Solex) sont des marques commerciales déposées, propriété groupe Cible, qui en a acquis l'exclusivité. À ce titre, ces termes doivent s'écrire avec une majuscule et, en vertu des dispositions de l'article 714-6 du code de la propriété intellectuelle, le propriétaire s'oppose formellement à leur usage générique.

D'origine obscure, les deux syllabes « Solex » ont un indéniable pouvoir de séduction. Trois ans après Solex, naissaient en Suisse les montres Rolex ; dans les années 1930, apparaissent les caméras Bolex, également suisses, et aux États-Unis les plastiques Molex.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Document de l’École centrale de Paris
  2. Daniel Cauzard, Jean Perret, Yves Ronin, Le livre des marques, Du May,‎ 1993, p. 164
  3. Le Monde 6 janvier 2009.
  4. http://www.transport-ecolo.fr/velosolex-velo-assistance-electrique/
  5. http://www.transport-ecolo.fr/solexity-velo-assistance-electrique/
  6. Société dirigée alors par Grégory Trébaol, qui emploie 25 salariés et qui réalise un chiffre d’affaires de 10  millions d’euros, fabriquant essentiellement des vélos électriques pour la grande distribution (Decathlon, Go Sport). Source : « Grégory Trébaol, 34 ans, directeur associé d’Easybike », sur Capital,‎ 2013
  7. http://www.scooter-infos.com/actualite-010278-easybike-rachete-solex-et-relocalise-en-france.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]